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Droits de la personne: Harper promet d’envoyer un message clair à la RDC

13 octobre 2012 | La Presse canadienne | Canada
Le premier ministre Stephen Harper salue à son départ de Dakar, vendredi, au terme d’une visite de deux jours au Sénégal. M. Harper doit maintenant participer au Sommet de la Francophonie en République démocratique du Congo.
Photo : La Presse canadienne (photo) Paul Chiasson Le premier ministre Stephen Harper salue à son départ de Dakar, vendredi, au terme d’une visite de deux jours au Sénégal. M. Harper doit maintenant participer au Sommet de la Francophonie en République démocratique du Congo.
Dakar — Stephen Harper a assuré que le Canada allait exprimer son inquiétude quant aux droits de la personne en République démocratique du Congo, mais il n’a pas précisé pourquoi il n’a pas envisagé de boycotter le Sommet de la Francophonie afin d’envoyer un message fort au pays hôte.

Pourtant, le premier ministre a déjà menacé de ne pas se rendre au Sri Lanka, où se tiendra le prochain Sommet du Commonwealth, si ce pays ne fait pas de progrès sur le plan des droits de la personne. Interrogé sur ce standard différent, M. Harper n’a pas expliqué les raisons de la position canadienne envers la RDC.


Les élections du président Joseph Kabila ont été entachées d’irrégularités, alors que les affrontements armés et les viols sont légion dans l’est du pays. D’ailleurs, la première ministre du Québec, Pauline Marois, a choisi de ne pas rencontrer le président de la RDC. Quant à M. Harper, il participera malgré tout à un souper officiel avec M. Kabila samedi soir.


À Dakar, au Sénégal, où il tenait un point de presse avant de s’envoler pour Kinshasa, M. Harper a toutefois exprimé ses « graves » inquiétudes à l’égard du manque de respect pour les droits de la personne en RDC. Il a rappelé que son ministre en charge de la Francophonie, Bernard Valcourt, avait lui-même visité le pays hôte cet été pour s’enquérir des progrès.


« Le ministre Bernard Valcourt a déjà visité le Congo pour exprimer nos inquiétudes envers les violations des droits de la personne, et nous exprimerons très clairement pendant notre visite notre préoccupation à cet égard. Et ce sera bien clair », a-t-il fait valoir.


À sa gauche, le président sénégalais Macky Sall a pour sa part insisté sur le fait que tous les pays n’avaient pas le même passé, et qu’on ne pouvait donc s’attendre à ce qu’ils aient le même respect des droits de la personne.


« L’Afrique a besoin de démocratie pour son développement. Nous devons aider les pays africains à évoluer dans cette dynamique. Nous devons savoir aussi que tous les pays n’ont pas la même histoire et ne marchent pas à la même cadence », a indiqué M. Sall.


Selon lui, le Sénégal, perçu comme un pilier démocratique dans un continent où l’instabilité est fréquente, ne peut être comparé à un pays sorti d’une guerre, en proie à des affrontements tribaux. « Nous allons de notre côté donner notre message fraternel à nos amis de la RDC, mais dans le respect des spécificités de chacun. »


Mal à l’aise avec le manque de transparence des dernières élections congolaises, ainsi qu’avec les crimes commis sur le territoire, le président français François Hollande a hésité longuement avant de décider de participer au sommet. Il n’y restera en fin de compte que quelques heures.

 

Deux jours


Stephen Harper a terminé vendredi une visite officielle de deux jours au Sénégal, au cours de laquelle il a notamment offert une aide spécifique pour la région du Sahel, aux prises avec une grave crise alimentaire.


Il a également profité de son séjour pour rencontrer des gens d’affaires, particulièrement des Canadiens investissant dans le secteur minier. Il a d’ailleurs confié qu’il s’attendait à ce que les relations commerciales avec le Sénégal, voire avec toute la région, gagnent de l’importance dans le futur.


« Compte tenu du bilan du Sénégal de bonne gouvernance, de transparence, de démocratie et de droits de la personne, ce pays a vraiment l’occasion de devenir le centre des investissements canadiens dans toute la région africaine », a signalé M. Harper.

 
 
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