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Course à la chefferie au PLC - Pas de couronnement libéral

La députée ontarienne Martha Hall Finlay s’apprête à se lancer dans la course

12 octobre 2012 | Hélène Buzzetti | Canada
Ottawa — Il est à peu près certain maintenant que Justin Trudeau ne sera pas couronné chef du Parti libéral du Canada. Tout indique qu’il aura de la compétition musclée, alors que Martha Hall Finlay s’apprête à se lancer dans la course.

Dans un courriel qu’elle a fait parvenir à ses sympathisants, Mme Hall Finlay indique qu’il ne lui reste plus que 18 000 $ à rembourser de sa précédente course au leadership de 2006. Elle demande un dernier petit effort financier pour effacer l’ardoise et ainsi se lancer une seconde fois à l’assaut de la chefferie.


« Beaucoup d’entre vous savent que je songe sérieusement à me présenter à la course au leadership du Parti libéral. Toutefois, j’ai dit que je le ferai seulement si nous pouvons régler entièrement la dette de la dernière campagne. L’excellente nouvelle est que nous y sommes presque - il reste moins de 18 000 $ pour régler le tout ! Étant donné les règles très strictes régissant les dons pour la course au leadership et auxquelles nous devons adhérer, il s’agit d’une réalisation incroyable », écrit-elle dans ce courriel distribué jeudi.


La perspective d’affronter le jeune favori Trudeau n’effraie pas Mme Hall Finlay. « D’autres candidats éventuels déclarent déjà qu’ils ne participeront pas à la course au leadership en raison de la candidature de mon ami Justin. Pour ma part, je suis convaincue qu’une vigoureuse course dynamique qui aborde des questions de fond sera essentielle tant pour le Parti libéral que pour le pays », écrit-elle encore.


Plusieurs stratèges, tout en étant favorables à M. Trudeau, sont d’accord qu’un couronnement doit être évité, ne serait-ce que pour l’exercer à la confrontation politique qui l’attend. Dans une entrevue accordée au Globe and Mail, Justin Trudeau a écarté cette crainte. « Vous devez penser que la campagne au leadership de 2006 a été terriblement exaltante, c’était de la bonne télévision, a-t-il dit. Malheureusement, une des conséquences de la course a été la perpétuation de divisions au sein du parti avec des gens qui sont encore dans leurs clans et pas nécessairement ensemble. »


Officiellement, seuls M. Trudeau et l’ex-conjointe de son père, Deborah Coyne, sont candidats dans cette course. L’ex-astronaute Marc Garneau tâte encore ses appuis. Il est toujours à la recherche d’organisateurs, selon une source libérale.


Martha Hall Finlay a perdu son siège en 2011. Inconnue du grand public, cette avocate torontoise s’était lancée dans la course au leadership de 2006 et avait causé la surprise en sillonnant le pays à bord d’une camionnette rouge. Elle avait terminé huitième et dernière au premier tour (2,7 %), mais avec presque autant de voix que les députés Joe Volpe (3,2 %) et Scott Brison (4 %) et en obtenant trois fois plus de voix que le nombre de délégués lui étant attitrés.


Mme Finlay n’est pas très appréciée de l’establishment du parti, car elle n’hésite pas à critiquer publiquement son manque de principes. Elle estime que le PLC doit renoncer au « centre » pour camper davantage ses positions sociales (à gauche) et économiques (à droite).

 
 
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