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    Sommet de la Francophonie - Pas de duel en vue entre Marois et Harper

    9 octobre 2012 |La Presse canadienne | Canada
    Le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf. Avec ses 80 millions d’habitants, la République démocratique du Congo, pays hôte du Sommet, est le pays le plus peuplé du monde à avoir le français comme langue officielle.
    Photo: Agence France-Presse (photo) Jacques Demarthon Le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf. Avec ses 80 millions d’habitants, la République démocratique du Congo, pays hôte du Sommet, est le pays le plus peuplé du monde à avoir le français comme langue officielle.
    L’expression de points de vue divergents, mais pas nécessairement de coups d’éclat : Stephen Harper et Pauline Marois se rencontreront pour une toute première fois en fin de semaine, à l’étranger, et ceux qui s’attendent à des affrontements publics pourraient se méprendre.

    Le calendrier a voulu que la première rencontre entre les deux politiciens ait lieu en République démocratique du Congo (RDC), à l’occasion du 14e Sommet de la Francophonie, du 12 au 14 octobre prochains. Il s’agira du tout premier voyage à l’étranger de Mme Marois à titre de première ministre du Québec, et d’une occasion pour elle de donner un avant-goût du ton qu’elle adoptera face au gouvernement fédéral.


    Le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, assure que Québec prendra sa place dans le cadre de cette rencontre. « Le Québec va s’affirmer, va prendre ses positions en fonction de ses intérêts, en fonction de ses sensibilités. Et on s’attend à ce que le Canada fasse de même », a-t-il signalé en entrevue.


    Quant à la possibilité que Mme Marois tente de se faire remarquer par un coup d’éclat ou un coup de gueule, M. Lisée reste prudent. « Je ne réfléchis pas en ces termes-là. »


    Du côté d’Ottawa, on ne craint pas spécialement que la chef péquiste tente de monopoliser l’attention aux dépens d’Ottawa dans le cadre du Sommet. « Je n’ai pas de raison de croire ça. Le Québec connaît très bien quel est son rôle comme membre associé », a expliqué le ministre canadien responsable de la Francophonie, Bernard Valcourt, en entretien.


    « Avec le Nouveau-Brunswick [qui a droit aussi à une délégation], l’expérience passée, c’est que [le Québec] s’est toujours conformé au protocole et l’entente qui est conclue entre le Canada et ces provinces-là, qui sont représentées à l’OIF. Je n’ai pas de raison de croire que Mme Marois va vouloir déroger à ça. »


    Mme Marois aura l’occasion de s’exprimer devant les pays membres en séance plénière. Selon M. Lisée, la première ministre québécoise, vraisemblablement la seule femme chef de gouvernement qui sera présente au Sommet, risque fort bien de profiter de cette tribune pour livrer un discours portant sur les droits des femmes.


    Si la question des droits de la personne est souvent indissociable de telles réunions, cette année, elle s’impose plus que jamais, alors que le pays hôte ne peut se targuer d’un bilan impeccable en la matière. Les dernières élections en RDC, en novembre 2011, qui ont mené à la réélection de Joseph Kabila, ont été entachées d’irrégularités et de fraudes. Le président français François Hollande a même jonglé avec l’idée de boycotter le Sommet. Des violences continuent par ailleurs de faire rage dans l’est du pays - dont les femmes sont les premières victimes -, et Kinshasa ne parvient pas à apaiser les tensions.


    Tant Ottawa que Paris ont promis d’exprimer haut et fort leurs inquiétudes devant la violation des droits de la personne, et leur souhait d’assister à des réformes en RDC, notamment pour la commission électorale.


    « Il est certain que la légitimité démocratique du président actuel n’est pas avérée, c’est le moins qu’on puisse dire », a convenu M. Lisée, ajoutant que « l’un des leviers de la francophonie pour la démocratie » est justement le choix de la nation hôte des sommets.


    D’ailleurs, pour le ministre Bernard Valcourt, le Sommet pourrait être qualifié de réussi si l’ensemble de l’Organisation internationale de la francophonie, mais surtout la RDC, s’engage à prendre des mesures concrètes pour respecter les valeurs de l’organisation, comme la bonne gouvernance et la paix.


    Le ministre Valcourt aimerait également voir adoptée la position canadienne sur l’amélioration de la gestion des ressources naturelles, notamment lorsque l’exploitation minière est associée aux conflits dans le monde.


    Cette année, le Sommet se tient sur le thème des « enjeux environnementaux et économiques face à la gouvernance mondiale ». Il s’agira du quatrième Sommet de la francophonie pour Stephen Harper.

     
     
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