Droits de la personne: le SCRS n’entend pas collaborer
Ottawa — Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a rejeté la requête d’un organisme fédéral qui souhaitait que ses actions en matière de droits de l’homme soient plus étroitement surveillées.
Dans une note de service récemment rendue publique, le directeur du SCRS, Dick Fadden, refuse de considérer une recommandation de la Commission canadienne des droits de la personne exigeant que les agences de sécurité nationale en fassent davantage pour s’assurer qu’elles ne s’adonnent pas au profilage racial ou à d’autres pratiques douteuses.
M. Fadden affirme dans le document, transmis en janvier 2012 au ministre de la Sécurité publique Vic Toews, qu’il fait confiance aux politiques et aux procédures existantes du SCRS ainsi qu’à ses mécanismes de reddition de comptes et de surveillance. Il soutient également que le SCRS a mis en place des mesures draconiennes pour prévenir la discrimination et le profilage dans ses rangs.








