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NPD-Québéc: Mulcair se donne plus de temps

6 septembre 2012 | Marie Vastel | Canada
Ottawa — S’il promettait il y a trois semaines la création d’une aile québécoise du NPD d’ici le prochain scrutin provincial, voilà que le chef du Parti fédéral semble avoir calmé ses ambitions. Car avec un gouvernement minoritaire péquiste en place à Québec, ses troupes ne disposent peut-être plus de suffisamment de temps pour bâtir un parti, a plaidé Thomas Mulcair.

Pas question pour le chef néodémocrate de déroger de son objectif premier, soit de se préparer pour les élections fédérales de 2015, a-t-il expliqué en marge de son caucus présessionnel tenu à St-John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador, mercredi.


« C’est toujours quelque chose que nous voudrions pouvoir accomplir », a-t-il défendu quant à la création d’un NPD québécois. « Mais je ne vais pas commencer à affaiblir notre concentration quant à notre première priorité, qui est de battre les conservateurs. Et toute division de nos ressources pourrait avoir ce résultat et ce serait une grave erreur », a expliqué M. Mulcair, au lendemain de l’élection provinciale, comme le rapportait la CBC.


Mi-août, en pleine campagne électorale québécoise, M. Mulcair avait semblé sortir cette annonce de son chapeau. Car quelques jours plus tôt, la directrice générale du parti, Chantal Vallerand, s’étant contentée de ne pas écarter l’idée de créer une aile provinciale du NPD, éventuellement. Mais elle avait soutenu que ses troupes n’en étaient encore pas là. Qui plus est, au lendemain de la victoire néodémocrate du scrutin fédéral de mai 2011, M. Mulcair lui-même avait rejeté catégoriquement la possibilité de lancer un NPD-Québec. « Selon moi, c’est l’une des rares fois où il faut dire jamais », avait-il même tranché à La Presse canadienne.


Mais voilà que le chef néodémocrate promettait récemment un NPD provincial « aux prochaines élections ». En coulisse, on avait toutefois reconnu à demi-mot que la sortie de M. Mulcair n’avait pas été prévue avec les instances du parti et on avait noté qu’au final, ce sont les militants qui décident, et non le chef du Parti fédéral. M. Mulcair n’a pas retiré sa promesse, mais il semble désormais laisser plus de marge de manoeuvre à ses troupes pour la réaliser.

 
 
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