Compressions budgétaires - Des sites historiques du Québec fermeront leurs portes plus tôt
Selon l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), 324 postes chez Parcs Canada risquent d’être supprimés au Québec, dont 52 à Montréal et 64 à Québec. Le chiffre compte toutefois les postes qui subissent simplement une réduction des heures de travail. Ces changements mettront cependant eux aussi la survie des sites en péril, car les employés dont la saison de travail sera réduite ne retrouveront peut-être pas leur poste, l’an prochain, si bien que l’expertise sera perdue, craint Magalie Picard, de l’AFPC. « Et dans quelques années, le gouvernement vous dira qu’il doit les fermer parce qu’ils n’ont pas la rétention pour garder le personnel », a-t-elle affirmé.
La députée néodémocrate Isabelle Morin, dont la circonscription abrite les sites du Canal-de-Lachine, accuse quant à elle les conservateurs de s’en prendre aux touristes et aux étudiants en les privant de ces sites cinq semaines plus tôt pour « faire des économies de bouts de chandelles ».
Chez Parcs Canada, on a répliqué que l’agence « rajustera et réduira la durée de ses saisons et de ses heures d’activité […] pour se concentrer sur les périodes pendant lesquelles les besoins sont plus élevés, les périodes de grande fréquentation et pour réduire les besoins pendant la saison morte ». Parcs Canada doit retrancher 29,2 millions $ de son budget d’ici deux ans.








