Le NPD-Québec verra le jour
Le futur parti sera du scrutin suivant celui du 4 septembre, assure Mulcair
« Il y aura un NPD provincial, mais aux prochaines élections », a affirmé sans détour M.Mulcair à l’occasion d’un dîner-conférence de l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde.
En dépit « de pressions de [sa] base militante », l’état-major du NPD - essoufflé notamment par la campagne électorale de 2011, l’agitation suivant le décès de son chef Jack Layton et la course à la chefferie de la formation politique qui s’ensuivit - s’est refusé à investir l’échiquier politique québécois en vue du scrutin du 4 septembre prochain. « C’était impossible pour nous de concevoir […] comment on pouvait trouver les ressources matérielles, financières, humaines et informatiques [à] consacrer à la formation d’un parti provincial », a expliqué le chef de l’opposition officielle à la Chambre des communes.
« On va tout mettre en place pour avoir des candidats NPD, et que la formation soit présente, comme dans toutes les autres provinces canadiennes, lors de la prochaine campagne électorale provinciale. »
Cent vingt-cinq candidats du Nouveau Parti démocratique du Québec, nom réservé en juin par le président national du NPD auprès du Directeur général des élections du Québec, seront sur le fil de départ, à la gauche de candidats du Parti libéral du Québec (PLQ), lors du prochain rendez-vous électoral qui, advenant l’élection d’un gouvernement minoritaire, pourrait être prématuré.
Bureaux de vote
Quant à la présente bataille électorale, l’ancien ministre libéral se refuse à prendre position. « J’ai un devoir d’État de traiter avec celui - ou celle - qui sera appelé à devenir premier ministre du Québec, a-t-il dit. Je regarde tout ce qui se passe. Je suis ça de très près et je vais voter », a toutefois ajouté le député de la circonscription fédérale d’Outremont.
Se gardant de « mettre le pied dans l’élection provinciale », le chef néodémocrate a néanmoins plaidé en faveur de l’aménagement de bureaux de vote dans les établissements d’enseignement postsecondaires, ce à quoi le PLQ s’oppose farouchement.
« Ça serait facile. On accommode déjà les aînés avec des initiatives du genre, a affirmé M.Mulcair. À ce chapitre, vraiment, je félicite les groupes de jeunes, d’étudiants, les syndicats qui sont en train de travailler très fort pour que les gens ne se fassent pas jouer le même tour parce que par hasard on se trouve avec cette élection dans la période la plus compliquée, de la rentrée, du déménagement du domicile familial vers le campus… »
Près des deux tiers des 18-25ans n’ont pas exercé leur droit de vote lors du scrutin fédéral du 2 mai 2011, cette fois en « plein milieu » des évaluations finales, a fait remarquer M.Mulcair.
« Lorsque les jeunes ne votent pas, la droite gagne et la démocratie perd », a-t-il lancé.
Devant un auditoire favorable, Thomas Mulcair a par la suite mené une charge à fond de train contre le chef du gouvernement, Stephen Harper. Le « jeune Stephen Harper » désapprouverait le premier ministre Stephen Harper, selon le chef du NPD. « Un jeune Stephen Harper se battait avec vigueur contre la corruption et le clientélisme. Il défendait nos institutions démocratiques et la saine gestion des fonds publics. Le jeune Stephen Harper serait bien déçu de voir le Stephen Harper d’aujourd’hui », a-t-il dit, s’attirant les applaudissements de dizaines de jeunes.








