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Harper refuse l’invitation des provinces

2 août 2012 | La Presse canadienne | Canada
Halifax – Stephen Harper a refusé l’invitation des premiers ministres provinciaux et territoriaux, qui souhaitaient s’entretenir avec lui dans le cadre d’une rencontre sur l’économie.
 
Les premiers ministres espéraient tous discuter avec M. Harper de la situation économique mondiale et de ses répercussions sur les Canadiens en novembre prochain à Halifax. Une invitation avait été transmise à Stephen Harper la semaine dernière, lors d’une rencontre du Conseil de la fédération, qui se déroulait dans la même ville.
 
Mais le porte-parole du premier ministre, Andrew MacDougall, a écrit dans un courriel envoyé hier que M. Harper n’avait pas l’intention de prendre part à une telle rencontre.
 
Il a précisé que le premier ministre rencontrait régulièrement chacun des premiers ministres de façon individuelle, ajoutant que 74 de ces rendez-vous avaient eu lieu depuis 2010.
 
Stephen Harper n’a pas participé à une rencontre entre premiers ministres depuis 2009. Il s’était alors présenté pour discuter avec eux des effets de la crise financière et économique mondiale.
 
La demande pour cette rencontre a été faite alors que les leaders provinciaux grincent des dents face à l’approche adoptée par M. Harper, considérée par plusieurs comme unilatérale.
 
Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Darrell Dexter, affirmait la semaine dernière qu’il était urgent que M. Harper échange avec ses homologues afin de s’assurer que les provinces et territoires étaient bien préparés à faire face aux soubresauts économiques.
 
Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a appuyé l’idée, soutenant que l’incertitude régnant en Europe et la croissance économique de pays tels que l’Inde, le Brésil et la Chine faisaient en sorte qu’il était nécessaire pour les deux ordres de gouvernement de travailler de concert. « Nous devons nous asseoir à la même table rapidement et prendre acte de ce qui est en train de se produire un peu partout à travers le monde », avait-il lancé la semaine dernière.

Les premiers ministres de l’Ontario et de l’Alberta, Dalton McGuinty et Alison Redford, ont eux aussi joint leurs voix à celle de M. Dexter.
 
« Nous discutons d’un sujet qui est fondamental et dans l’intérêt de la population canadienne, à savoir une économie forte. Pourquoi un premier ministre ne souhaiterait pas nous rencontrer pour en parler ? », a lancé M. Dexter.
 
 
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