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Mariage gai - Un vote pourrait avoir lieu dès l'automne

6 septembre 2003  Canada
Ottawa - Si un nombre important de députés d'arrière-banc libéraux en formulent le souhait, il est possible que le gouvernement fédéral revoie sa stratégie en matière de mariage des personnes de même sexe et dépose un projet de loi dès cet automne sans attendre l'avis de la Cour suprême.
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  • 0dette Bélanger
    Inscrite
    samedi 6 septembre 2003 08h42
    Tout dépend! De quel type de mariage parlons-nous?
    « Les homosexuels ont le droit, comme tout citoyen, aux mêmes droits et au respect. Cependant, ce qu'il faut considérer, c'est la valeur non pas morale, mais sacrée, que nous accordons au mariage. Sans doute que les textes ne sont pas clairs, d'où l'ambiguïté. Les propos de Daniel Pinard (que j'aime beaucoup par ailleurs pour son intégrité et sa franchise) lors d'une entrevue télédiffusée m'ont convaincue que, comme tant d'autres, voire la plupart des Québécois, il ne considère le mariage que sous un seul angle : celui du contrat passé entre deux personnes qui s'aiment. Mais, personnellement, je rejoins davantage la position du cardinal Turcotte (toujours simple et de bon jugement) qui croit que seul le droit au mariage civil serait acceptable entre couples homosexuels. Pourquoi? Parce que le mariage, même si dans les faits n'a souvent été qu'un "contrat" malheureusement, est un sacrement. Un sacrement qui lui donne une valeur sacrée.

    C'est le sens du sacré que nous avons perdu. L'obligation de résultat n'a pas été atteinte. Trop nombreux sont les divorces, pour un oui ou un non bien souvent par manque de maturité psychologique, d'expérience de la vie. Il y aurait tant à dire sur ce sujet : le mariage et sa raison d'être...

    Cela irait jusqu'à remettre en question le concept de monogamie. Avons-nous songé que cette institution a été créée pour mettre de l'ordre dans nos sociétés, empêcher le mariage co-sanguin et les troubles de la santé que cela peut provoquer et ainsi protéger la qualité de la race?

    On oublie trop souvent que si nos sociétés élaborent des lois, des règles et des normes, en quelque matière que ce soit, c'est pour qu'il y ait un ordre, éviter l'anarchie. Il en est de même en ce qui concerne les questions morales. Il faut établir des règles, des normes, des lois, pour éviter le désordre et l'inconduite.

    À vos plumes éducateurs, philosophes, sociologues, psychologues, religieux, penseurs, les jeunes et moins jeunes, tous quoi! Réfléchissons ensemble! Nous n'avons pas que des droits, nous avons aussi des devoirs et des obligations. »

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