Détenus afghans: la police militaire est blanchie de l'affaire de torture présumée
Ottawa – La Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire blanchit les agents canadiens dans l'affaire controversée des détenus afghans remis aux autorités pour être ensuite torturés.
Le rapport de la Commission d'examen, attendu depuis longtemps, a conclu que les policiers n'avaient aucune raison d'ouvrir une enquête sur le traitement de présumés talibans après que ceux-ci aient été remis aux autorités afghanes par les soldats canadiens à Kandahar.
L'organisme fédéral note cependant que les policiers militaires ont été maintenus dans l'ignorance par le commandement outremer des Forces canadiennes, qui dirigeait les opérations en Afghanistan.
La Commission fait ainsi état de problèmes sérieux touchant aux communications, à la reddition de comptes et au partage de l'information au sein de la police militaire. Elle a donc formulé des recommandations pour l'amélioration du travail des policiers militaires déployés en mission, ainsi que deux recommandations visant l'élimination d'obstacles sérieux à la divulgation des documents et à l'accès aux témoins lors d'audiences d'intérêt public menées par la Commission.
Le rapport indique également qu'une grande quantité de matériel ont documenté les risques de mauvais traitements pour les détenus une fois leur sort remis entre les mains des Afghans.
Les mises en garde lancées par le diplomate Richard Colvin et les rapports du ministère des Affaires étrangères qui ont suivi sur les allégations de torture, apparues au printemps 2007, n'ont pas été fournis à la police militaire.
Le mandat de la commission était de décider si la police militaire était au courant – ou aurait dû être au courant – des allégations de torture de détenus afghans.
Le rapport de la Commission d'examen, attendu depuis longtemps, a conclu que les policiers n'avaient aucune raison d'ouvrir une enquête sur le traitement de présumés talibans après que ceux-ci aient été remis aux autorités afghanes par les soldats canadiens à Kandahar.
L'organisme fédéral note cependant que les policiers militaires ont été maintenus dans l'ignorance par le commandement outremer des Forces canadiennes, qui dirigeait les opérations en Afghanistan.
La Commission fait ainsi état de problèmes sérieux touchant aux communications, à la reddition de comptes et au partage de l'information au sein de la police militaire. Elle a donc formulé des recommandations pour l'amélioration du travail des policiers militaires déployés en mission, ainsi que deux recommandations visant l'élimination d'obstacles sérieux à la divulgation des documents et à l'accès aux témoins lors d'audiences d'intérêt public menées par la Commission.
Le rapport indique également qu'une grande quantité de matériel ont documenté les risques de mauvais traitements pour les détenus une fois leur sort remis entre les mains des Afghans.
Les mises en garde lancées par le diplomate Richard Colvin et les rapports du ministère des Affaires étrangères qui ont suivi sur les allégations de torture, apparues au printemps 2007, n'ont pas été fournis à la police militaire.
Le mandat de la commission était de décider si la police militaire était au courant – ou aurait dû être au courant – des allégations de torture de détenus afghans.








