Les conservateurs proposent une motion sur le droit du Québec d'adopter des lois
Ottawa – La motion du Parti conservateur pour faire reconnaître par les Communes le droit du Québec d'adopter des lois – comme la loi 78 – dans ses champs de compétence, est un geste « vide de sens », a dénoncé l'opposition, et semble destiné à mettre le Nouveau Parti démocratique (NPD) dans l'embarras.
Et elle pourrait bien être une arme qui se retournerait contre les conservateurs, par ceux qui s'opposent à l'ingérence fédérale dans certaines lois québécoises.
C'est le ministre et lieutenant politique de Stephen Harper au Québec, Christian Paradis, qui a tenté de déposer aujourd'hui la motion. Il a dit agir dans la foulée des critiques des Nations unies par rapport à l'adoption par l'Assemblée nationale de la loi 78.
Pour une deuxième journée, le ministre Paradis s'est adressé aux médias pour dénoncer la prise de position de l'ONU et pour écorcher au passage le NPD qu'il accuse aussi d'avoir critiqué la loi 78. Une loi dûment adoptée par un gouvernement démocratiquement élu, a-t-il précisé. Mais M. Paradis n'a pas eu le consentement unanime pour déposer cette motion sans préavis. Il pourra toutefois la représenter plus tard.
Les libéraux et le NPD ne se sont pas opposés au dépôt. Ils qualifient le geste « vide de sens », puisqu'il est plus que clair, selon eux, que le gouvernement du Québec a le doit d'adopter des lois dans ses champs de juridiction.
Le chef du NPD, Thomas Mulcair, soutient que les élus fédéraux n'ont pas à s'ingérer dans le processus législatif québécois et que les citoyens peuvent contester la loi devant les tribunaux s'ils le jugent bon.
Quant au Bloc québécois, il s'est opposé au dépôt de la motion, enjoignant le fédéral à se mêler de ses affaires.
Et elle pourrait bien être une arme qui se retournerait contre les conservateurs, par ceux qui s'opposent à l'ingérence fédérale dans certaines lois québécoises.
C'est le ministre et lieutenant politique de Stephen Harper au Québec, Christian Paradis, qui a tenté de déposer aujourd'hui la motion. Il a dit agir dans la foulée des critiques des Nations unies par rapport à l'adoption par l'Assemblée nationale de la loi 78.
Pour une deuxième journée, le ministre Paradis s'est adressé aux médias pour dénoncer la prise de position de l'ONU et pour écorcher au passage le NPD qu'il accuse aussi d'avoir critiqué la loi 78. Une loi dûment adoptée par un gouvernement démocratiquement élu, a-t-il précisé. Mais M. Paradis n'a pas eu le consentement unanime pour déposer cette motion sans préavis. Il pourra toutefois la représenter plus tard.
Les libéraux et le NPD ne se sont pas opposés au dépôt. Ils qualifient le geste « vide de sens », puisqu'il est plus que clair, selon eux, que le gouvernement du Québec a le doit d'adopter des lois dans ses champs de juridiction.
Le chef du NPD, Thomas Mulcair, soutient que les élus fédéraux n'ont pas à s'ingérer dans le processus législatif québécois et que les citoyens peuvent contester la loi devant les tribunaux s'ils le jugent bon.
Quant au Bloc québécois, il s'est opposé au dépôt de la motion, enjoignant le fédéral à se mêler de ses affaires.








