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Allégations de prête-noms envers le député Del Mastro

19 juin 2012 | Hélène Buzzetti | Canada
Le député conservateur et secrétaire parlementaire du premier ministre, Dean Del Mastro, est resté coi hier et n’a pas répondu aux nouvelles allégations selon lesquelles il a accepté des dons électoraux provenant de prête-noms. Ceux s’étant prêtés au jeu avaient tous un lien d’emploi avec le cousin du député.

L’Ottawa Citizen a obtenu une déclaration sous serment d’un individu affirmant avoir faussement financé la campagne électorale de Dean Del Mastro en 2008. La personne a versé 1000 $, le maximum autorisé par la loi, mais s’est fait immédiatement rembourser par le cousin du député, David Del Mastro, propriétaire de l’entreprise Deltro Electric Ltd. Cette personne prétend avoir prêté son nom, tout comme son conjoint et six amis, à la demande du cousin.


« Je crois que la totalité de la somme de 1000 $ ainsi qu’un bonus de 50 $ chacun nous a été remboursée par Deltro », est-il écrit dans cette déclaration. « Je crois aussi qu’aucun d’entre nous n’avons de lien avec le député si ce n’est que son cousin, mon employeur, m’avait demandé d’obtenir ces dons pour la campagne du député. »


Depuis 2004, les individus ne peuvent plus contribuer comme bon leur semble à la caisse électorale d’un ami ou d’un cousin. Les conservateurs ont ramené le plafond à 1000 $. L’utilisation de prête-nom permet à un riche militant de contourner la loi. Élections Canada n’a recensé aucune condamnation pour utilisation de prête-noms.


Le député Del Mastro n’a répondu à aucun de nos appels hier et il ne s’est pas levé à la Chambre des communes pour répondre aux questions de l’opposition. Le cousin David Del Mastro n’a pas non plus répondu à notre appel. Rien n’indique que le candidat était au fait des agissements de son cousin.


M. Del Mastro est déjà dans l’embarras, car une entreprise de sollicitation téléphonique allègue qu’il n’a pas déclaré les 21 000 $ de services qu’elle a fournis pendant cette même campagne de 2008. M. Del Mastro a payé cette entreprise avec un chèque personnel. Il prétend que ce travail n’était pas en lien avec l’élection.

 
 
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