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    Sondage Léger Marketing-Le Devoir - Mulcair écrase ses rivaux

    Plus d’un Québécois sur deux appuie le NPD

    Voir tous les résultats du sondage (PDF)
    La lune de miel du Québec et du NPD commence finalement à ressembler à un mariage heureux. Plus d’un an après l’élection qui a conduit 59 députés néodémocrates à Ottawa, les Québécois sont plus que jamais derrière le parti dirigé par Thomas Mulcair, et ce dernier écrase littéralement la concurrence.

    C’est du jamais vu pour le NPD, et du « rarement vu » au Québec même dans les années où le Bloc québécois dominait le paysage politique : 52 % des Québécois auraient ainsi voté pour le NPD si des élections avaient eu lieu la semaine dernière, révèle un sondage Léger Marketing préparé pour Le Devoir. Les néodémocrates ne laissent que des miettes à leurs adversaires : 18 % pour le Bloc québécois - un creux historique -, 14 % pour les conservateurs et 13 % pour les libéraux.


    La domination du NPD est totale et se décline dans chaque sous-catégorie. Ainsi, 54 % des francophones et 45 % des non-francophones encouragent les néodémocrates, une donnée qui laisse présager qu’une vague orange encore plus forte que celle de mai 2011 aurait déferlé si des élections avaient eu lieu la semaine dernière. Tous les groupes d’âge adhèrent au NPD. Au final, seule la région de Québec paraît moins enthousiaste, alors qu’elle appuie le NPD à 40 %, contre 29 % pour les conservateurs.

     

    Record amélioré


    Avec 52 % d’appuis au Québec, le NPD améliore de cinq points son précédent record, établi en avril - soit quelques semaines après l’élection de Thomas Mulcair comme successeur de Jack Layton. Par rapport aux élections de l’an dernier, le parti engrange près de 10 points supplémentaires. Il a surtout complètement renversé la tendance à la baisse observée pendant la course au leadership, alors que le Bloc québécois avait pratiquement rattrapé le NPD dans les intentions de vote. En janvier, Léger créditait le NPD de 28 % des intentions de vote, contre 27 % pour le Bloc, 22 % pour les libéraux et 15 % pour les conservateurs.


    « C’est assez incroyable comme résultat, analyse Christian Bourque, vice-président chez Léger Marketing. Le Bloc a déjà franchi la barre du 50 % à quelques moments très précis de son histoire [notamment dans la foulée du scandale des commandites en 2004], mais ça a été quand même rare. »


    Le sondage a été mené entre mardi et jeudi dernier, alors que le Parlement fédéral se penchait sur l’éléphantesque projet de loi C-38 et que l’opposition menait la charge d’un vote-marathon pour tenter de faire adopter des amendements. « Le sondage nous dit que les Québécois apprécient la gestion de ce dossier par M. Mulcair, dit M. Bourque. L’effet Mulcair demeure très présent : le NPD avait pris 20 points au Québec au lendemain de son élection, et il continue à faire des gains depuis. » C’est vrai au Québec, mais aussi ailleurs au Canada, où différents sondages placent désormais le NPD et les conservateurs à égalité statistique.


    Christian Bourque fait remarquer que tant les libéraux que les conservateurs se retrouvent pratiquement au même niveau que lors des élections de l’an dernier (ils avaient obtenu 14 % et 16 %). Le taux d’insatisfaction à l’égard du gouvernement Harper demeure d’ailleurs très élevé (71 %).


    C’est donc pratiquement seulement au détriment du Bloc québécois (23 % en 2011) que le NPD progresse dans les intentions de vote. « Pendant la course à la chefferie du NPD, le Bloc avait remonté dans les sondages, mais ce n’était qu’à cause du vide politique créé par la mort de Jack Layton. On le sentait alors, mais c’est évident depuis l’arrivée de M. Mulcair. »


    De façon globale, M. Bourque pense que « les Québécois aiment concentrer leurs efforts de surveillance du gouvernement fédéral. Pendant des années, c’était par le Bloc. Maintenant, c’est le NPD qui profite » du tir groupé, dit-il. C’est là aussi une illustration probable du déplacement de l’axe souverainiste-fédéraliste vers l’axe gauche-droite dans le débat politique québécois.


    Mené en ligne du 12 au 14 juin auprès de 1000 personnes, le coup de sonde présenterait une marge d’erreur de 3,1 %, dans 19 cas sur 20, si l’échantillon était « probabiliste ». Les sondages menés par Internet ne sont pas considérés comme étant probabilistes, contrairement aux sondages menés autrefois par téléphone (procédé de plus en plus rarement utilisé).


    Léger Marketing considère toutefois que les sondages en ligne sont désormais aussi précis (les répondants sont sélectionnés aléatoirement à partir d’un panel Internet de plus de 400 000 ménages canadiens), ce qui lui permet d’accorder une marge d’erreur théorique (ce que d’autres firmes ne font pas).













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