La vision de Moore en est une de l’esprit, estime Jacques Lacoursière
Le ministre croit que la guerre de 1812 a permis de protéger le français au Canada
Le ministre fédéral a fait cette déclaration mardi en marge de l’inauguration de l’exposition 1812, présentée au Musée canadien de la guerre, dans le cadre des commémorations de la guerre de 1812.
« On fait vraiment de la récupération avec cet événement, auquel on accorde une place démesurée par rapport à son impact réel sur l’histoire », estime d’emblée l’historien.
Quant à la langue française, c’est à l’Acte de Québec de 1774 qu’on doit le premier geste de protection de la majorité francophone. La loi britannique a alors instauré le Code civil et garanti aux francophones le droit de pratiquer leurs coutumes.
À l’époque du conflit de 1812, avance Jacques Lacoursière, le français vivait plutôt ses pires années, malmené par l’arrivée d’un grand nombre d’immigrants britanniques et de loyalistes.
« C’est une pieuse récupération. Mais ce n’est pas la première. Pendant la commémoration de la bataille des Plaines, on a presque passé sous silence la bataille de Sainte-Foy. Je m’inquiète de voir comment on commémorera la bataille de Châteauguay en 1813. »








