Fonds parlementaires - Duceppe peut souffler
Tom Lukiwski a indiqué hier qu’il ne demanderait pas pour l’instant au Comité de la procédure et des affaires de la Chambre de mener une enquête sur M. Duceppe. « J’attends de voir ce qui arrivera avec le Bureau de régie interne avant de prendre une décision définitive si je mets en avant ou non ma motion. J’aimerais voir ce qui ressort de la discussion du Bureau de régie interne », a-t-il indiqué hier.
Le Bureau de régie interne (BRI) de la Chambre des communes est l’entité ultrasecrète qui gère les finances du Parlement. Après que La Presse eut révélé en janvier que le directeur général du Bloc québécois, Gilbert Gardner, avait été placé sur la liste de paie parlementaire de M. Duceppe, le BRI a entrepris un examen de la situation. Selon nos sources, le BRI devrait émettre un avis sur la pratique en juillet.
M. Duceppe maintient qu’il pouvait rémunérer ainsi M. Gardner puisque les règles de la Chambre stipulent que les employés peuvent faire du travail partisan. En outre, le directeur général travaillait deux ou trois jours par semaine à Ottawa, notamment pour préparer la période de questions.
Notons que le Bloc québécois, parce qu’il n’est plus reconnu comme un parti à Ottawa, ne siège à aucune des entités étudiant cette question. Hier, le député André Bellavance a été vu par Le Devoir, l’air furieux, quittant la réunion à huis clos du Comité de la procédure 20 minutes après son commencement. La motion de M. Lukiwski devait être débattue à cette réunion. N’importe quel député peut assister à une réunion d’un comité dont il ne fait pas partie, même celles tenues à huis clos. Mais les membres du comité peuvent, par un vote de la majorité, demander que les non-membres quittent la salle.








