Un anniversaire discret
Ottawa — Les fonctionnaires fédéraux avaient planifié une importante cérémonie pour célébrer le 30e anniversaire de l’adoption de la Charte canadienne des droits et libertés, mais le gouvernement conservateur a refusé de confirmer la tenue de l’événement, révèlent des documents récemment obtenus. L’idée d’une cérémonie pour commémorer le 30e anniversaire de la Charte, en avril dernier, a plutôt été rejetée par le ministre du Patrimoine, James Moore, qui a choisi de publier un simple communiqué le jour anniversaire. Le plan initial, dont La Presse canadienne a obtenu copie en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, avait été mis au point en février, moins de deux mois avant la date prévue.
La célébration prévue par les fonctionnaires fédéraux était présentée comme une occasion de « souligner l’importance de la Loi constitutionnelle dans le système gouvernemental canadien, ses lois et ses droits civiques, incluant les droits et les libertés fondamentaux de tous les Canadiens ». Un bref communiqué de presse a plutôt été diffusé ce jour-là pour souligner l’anniversaire et qualifiant la Charte d’étape importante dans le développement de la politique canadienne des droits de la personne. Certains ont vu dans cette discrétion une tentative d’éviter toute tension avec le Québec, qui n’est pas signataire de la Constitution.








