Harper entend parler économie avec François Hollande
Alors que M.Hollande a promis d’augmenter les dépenses de l’État pour relancer l’économie, M.Harper martèle que le Canada se concentre plutôt sur l’approche du contrôle strict des dépenses.
La Banque centrale européenne garde les taux d’intérêt stables, et elle n’a pas indiqué hier qu’elle envisageait de les baisser le mois prochain afin de stimuler l’économie chancelante de la zone euro. Elle n’envisage pas non plus d’approuver davantage de mesures de stimulation.
Avant une rencontre avec des gens d’affaires à Londres, hier, M.Harper a déclaré que la situation en Europe est l’objet depuis quelque temps d’une « attention soutenue », et que ce sera encore le cas dans les jours et les semaines à venir.
Le premier ministre canadien a aussi affirmé que le Canada, au cours des dernières années, avait tenté de se concentrer sur ce qu’il pouvait faire pour assurer la croissance de l’économie à moyen et à long terme, et ce, malgré la tourmente qui subsistait dans diverses parties du monde. « Nous avons des plans assez énergiques pour maintenir une position fiscale forte, pas simplement pour les années à venir, mais aussi pour les générations futures. Nous avons adopté des mesures de consolidation fiscale musclées à long terme », a déclaré M.Harper.
Selon le premier ministre, le Canada s’est concentré à alimenter sa propre croissance économique et à adopter une approche énergique pour garder la maîtrise sur ses coûts.
Lors de son arrivée au pouvoir en 2010, le premier ministre du Royaume-Uni, David Cameron, a imposé d’importantes réductions de la taille de l’État après avoir hérité d’un déficit budgétaire équivalent à environ 10 % du PIB. Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a adopté une approche similaire.








