Un hôtel cinq étoiles n'a pas suffi à la ministre Bev Oda
La ministre a remboursé les contribuables aujourd'hui
Ottawa — La ministre canadienne de la Coopération internationale, Bev Oda, a remboursé les contribuables aujourd'hui, après avoir refusé d'être logée dans un hôtel cinq étoiles de Londres, préférant un établissement encore plus huppé qui coûtait plus du double.
Le cabinet de Mme Oda a annoncé ce remboursement environ huit heures après que La Presse canadienne ait fait état de cette facture salée, et trois jours après que l’agence de presse nationale ait commencé à poser des questions concernant cette dépense.
Le porte-parole Justin Broekema a expliqué que Mme Oda a remboursé la différence de coût entre les deux établissements, en plus des coûts d’annulation au premier hôtel.
Selon les plans initiaux, Mme Oda devait rester au Grange St. Paul’s Hotel où se déroulait une rencontre internationale sur l’immunisation à laquelle elle assistait. Elle a plutôt demandé à son personnel de la loger au Savoy, près de la Tamise, un endroit qui compte nombre de familles royales comme clientèle et qui appartient au prince saoudien Alwaleed. Mme Oda y a notamment pris un jus d’orange qui a coûté 16 $.
Ce changement rappelle une controverse survenue il y a six ans alors que Mme Oda avait rejeté d’être conduite en fourgonnette, préférant plutôt une limousine. Elle avait alors aussi dû rembourser aux contribuables une partie des frais supplémentaires.
Lors du plus récent incident à Londres, Mme Oda a été transportée en voiture entre son hôtel, celui où avait lieu la conférence internationale et d’autres rendez-vous à un coût de près de 1000 $ par jour. Son cabinet n’a pas indiqué si ces frais seront aussi remboursés.
La facture pour le Savoy est montée à 1995 $ pour trois soirs, soit 665 $ la nuitée. Le gouvernement a dû payer pour la nuitée au premier hôtel, ajoutant 287 $.
En comptant l’automobile luxueuse et son chauffeur, la facture totale a approché le millier de dollars par jour.
Au même moment, l’Agence canadienne de développement (ACDI) planifiait ses coupes budgétaires qui se sont élevées à 380 millions.
«À notre arrivée sur place, la ministre a préféré ne pas demeurer au Grange St. Paul’s Hotel et nous avons dû payer», précise une note accompagnant le compte de dépense.
La Presse canadienne a obtenu ces documents en vertu de la Loi d’accès à l’information.
Un employé politique voyageant avec Mme Oda a demeuré au Grange St. Paul, qui n’est quand même pas un taudis. Les voyageurs ont une vue sur la cathédrale St-Paul, une grande verrière, quatre restaurants et cinq bars.
Les coûts du chauffeur et de l’automobile ont totalisé 2850 $ pour les trois jours. La première journée, le gouvernement canadien a réservé l’automobile pendant une période de 15 heures. Le Savoy est situé à 2 km du Grange.
John Alan, du service de location d’auto, dit ne pas sa souvenir de quel genre de véhicule a disposé Mme Oda mais précisé que toutes ses voitures sont des Mercedes ou des BMW.
Mme Oda était à Londres pour représenter le Canada à une conférence des donateurs de l’Alliance GAVI, une organisation mondiale de santé publique qui travaille à la vaccination des enfants dans les pays pauvres. Le Canada a donné 253 millions à GAVI depuis 2001.
Des choix «stupéfiants», dit le NPD
Le leader du Nouveau Parti démocratique en Chambre, Nathan Cullen, a déclaré que les choix de Mme Oda sont «stupéfiants».
«Est-ce qu’on peut justifier une seule nuit au Savoy? J’imagine que oui, si on est une grande vedette de rock, mais pour une ministre qui doit rencontrer les plus pauvres et les plus démunis du monde, et qui en plus représente un gouvernement qui demande aux Canadiens de se serrer la ceinture, c’est d’une hypocrisie nauséabonde», a-t-il lancé.
La Coalition nationale des citoyens, un organisme déjà dirigé par Stephen Harper, a réclamé la démission de Mme Oda.
Mme Oda a déjà été critiquée par le passé pour ses goûts de luxe. En 2006, elle avait utilisé des limousines pour sa participation à la cérémonie des Junos à Halifax: cela avait coûté 5475 $. En réponse à des critiques formulées à la Chambre des communes, elle a ensuite soutenu qu’elle avait remboursé 2200 $ aux contribuables.
Un an plus tard, un autre transport en limousine pour des activités gouvernementales et partisanes avait coûté 1200 $, une dépense qui n’apparaissait pas dans les comptes publics du gouvernement.
Le cabinet de Mme Oda a annoncé ce remboursement environ huit heures après que La Presse canadienne ait fait état de cette facture salée, et trois jours après que l’agence de presse nationale ait commencé à poser des questions concernant cette dépense.
Le porte-parole Justin Broekema a expliqué que Mme Oda a remboursé la différence de coût entre les deux établissements, en plus des coûts d’annulation au premier hôtel.
Selon les plans initiaux, Mme Oda devait rester au Grange St. Paul’s Hotel où se déroulait une rencontre internationale sur l’immunisation à laquelle elle assistait. Elle a plutôt demandé à son personnel de la loger au Savoy, près de la Tamise, un endroit qui compte nombre de familles royales comme clientèle et qui appartient au prince saoudien Alwaleed. Mme Oda y a notamment pris un jus d’orange qui a coûté 16 $.
Ce changement rappelle une controverse survenue il y a six ans alors que Mme Oda avait rejeté d’être conduite en fourgonnette, préférant plutôt une limousine. Elle avait alors aussi dû rembourser aux contribuables une partie des frais supplémentaires.
Lors du plus récent incident à Londres, Mme Oda a été transportée en voiture entre son hôtel, celui où avait lieu la conférence internationale et d’autres rendez-vous à un coût de près de 1000 $ par jour. Son cabinet n’a pas indiqué si ces frais seront aussi remboursés.
La facture pour le Savoy est montée à 1995 $ pour trois soirs, soit 665 $ la nuitée. Le gouvernement a dû payer pour la nuitée au premier hôtel, ajoutant 287 $.
En comptant l’automobile luxueuse et son chauffeur, la facture totale a approché le millier de dollars par jour.
Au même moment, l’Agence canadienne de développement (ACDI) planifiait ses coupes budgétaires qui se sont élevées à 380 millions.
«À notre arrivée sur place, la ministre a préféré ne pas demeurer au Grange St. Paul’s Hotel et nous avons dû payer», précise une note accompagnant le compte de dépense.
La Presse canadienne a obtenu ces documents en vertu de la Loi d’accès à l’information.
Un employé politique voyageant avec Mme Oda a demeuré au Grange St. Paul, qui n’est quand même pas un taudis. Les voyageurs ont une vue sur la cathédrale St-Paul, une grande verrière, quatre restaurants et cinq bars.
Les coûts du chauffeur et de l’automobile ont totalisé 2850 $ pour les trois jours. La première journée, le gouvernement canadien a réservé l’automobile pendant une période de 15 heures. Le Savoy est situé à 2 km du Grange.
John Alan, du service de location d’auto, dit ne pas sa souvenir de quel genre de véhicule a disposé Mme Oda mais précisé que toutes ses voitures sont des Mercedes ou des BMW.
Mme Oda était à Londres pour représenter le Canada à une conférence des donateurs de l’Alliance GAVI, une organisation mondiale de santé publique qui travaille à la vaccination des enfants dans les pays pauvres. Le Canada a donné 253 millions à GAVI depuis 2001.
Des choix «stupéfiants», dit le NPD
Le leader du Nouveau Parti démocratique en Chambre, Nathan Cullen, a déclaré que les choix de Mme Oda sont «stupéfiants».
«Est-ce qu’on peut justifier une seule nuit au Savoy? J’imagine que oui, si on est une grande vedette de rock, mais pour une ministre qui doit rencontrer les plus pauvres et les plus démunis du monde, et qui en plus représente un gouvernement qui demande aux Canadiens de se serrer la ceinture, c’est d’une hypocrisie nauséabonde», a-t-il lancé.
La Coalition nationale des citoyens, un organisme déjà dirigé par Stephen Harper, a réclamé la démission de Mme Oda.
Mme Oda a déjà été critiquée par le passé pour ses goûts de luxe. En 2006, elle avait utilisé des limousines pour sa participation à la cérémonie des Junos à Halifax: cela avait coûté 5475 $. En réponse à des critiques formulées à la Chambre des communes, elle a ensuite soutenu qu’elle avait remboursé 2200 $ aux contribuables.
Un an plus tard, un autre transport en limousine pour des activités gouvernementales et partisanes avait coûté 1200 $, une dépense qui n’apparaissait pas dans les comptes publics du gouvernement.








