Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Alison Redford écrira une page d’histoire en Alberta

    23 avril 2012 |La Presse canadienne | Canada
    D’une façon ou d’une autre, Alison Redford écrira une page d’histoire ce soir.

    L’alternative est la suivante : ou elle deviendra la première première ministre élue de l’histoire de l’Alberta, permettant à son parti d’établir une marque pour la plus longue période gouvernementale par une formation politique au Canada. Ou elle perdra et sera la nouvelle Harry Strom, un ancien premier ministre et bouc émissaire oublié de la défaite du Crédit social aux mains des conservateurs en 1971.


    Mme Redford, prononçant un discours ce week-end, a affirmé ne pas sentir le poids de l’histoire. Disant être emballée au sujet d’aujourd’hui, elle a déclaré que l’enjeu de la campagne électorale est l’avenir de l’Alberta. « Nous avons parlé de ça au cours des six derniers mois. Nous avons parlé de mettre en place un programme qui permettra aux Albertains d’être optimistes et confiants. »


    Mais la tâche des conservateurs s’annonce difficile. Un nouvel obstacle s’est dressé devant eux : le Wilrose Party, un parti encore plus populiste que les progressistes-conservateurs. Mené par Danielle Smith, ce parti propose une solution de rechange aux Albertains mécontents des déficits, du temps d’attente dans le système des soins de santé, des redevances pour les ressources naturelles et des indemnités versées aux députés.


    Les candidats conservateurs ont entendu, au cours de la campagne, la grogne d’électeurs qui estiment que la ligne séparant le gouvernement et le PC est floue. Il y a des enquêtes sur des dons illégaux qui auraient été versés par des institutions publiques au parti.


    Le gouvernement est contesté dans ses propres rangs. Les fonctionnaires ont commencé à s’intéresser au protocole entourant une passation des pouvoirs.


     

    Le Wilrose a promis de réduire de moitié la taille du bureau des Affaires publiques, qui dispose d’un budget de 14 millions. Certains opposants, comme l’ancien conservateur Rob Anderson, affirment que cet organisme est devenu le fer de lance du Parti conservateur, ajoutant que les employés assistent au caucus et offrent des conseils politiques. « Il y a un contrôle monolithique de la machinerie gouvernementale par un seul parti politique depuis 40 ans, a rappelé le politologue Chaldeans Mensah, de l’Université Grant MacEwan d’Edmonton. Cela crée sa propre culture politique. Cela crée son propre réseau. Cela crée sa propre éthique sur les façons de faire les choses.»

     

    Mais si les conservateurs gagnent, ils auront été au pouvoir pendant près de 45 ans lorsque les élections suivantes seront déclenchées. Les plus longues dynasties de l’histoire canadienne ont été formées par les libéraux néo-écossais (43 ans) et les conservateurs ontariens (42 ans).

     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel