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    F-35: une réunion d'urgence pour remettre le travail à plus tard

    20 avril 2012 |Marie Vastel | Canada
    Ottawa — Les députés sont revenus au Parlement parler des F-35 hier, mais au terme d'une rencontre de deux heures, ils n'avaient pas convenu de grand-chose. Les membres du comité parlementaire se sont simplement donné rendez-vous la semaine prochaine pour reprendre les discussions.

    Le Comité des comptes publics avait été rappelé d'urgence, à la demande de l'opposition, alors que les travaux parlementaires sont suspendus depuis le congé de Pâques. Mais leurs efforts se sont heurtés à la majorité conservatrice: les députés du gouvernement ont refusé d'appuyer leurs propositions. «Aujourd'hui, on a eu une motion des conservateurs, avec des amendements des conservateurs. Ils font ce qu'ils veulent», a accusé Lysane Blanchette-Lamothe, du Nouveau Parti démocratique, à sa sortie de la rencontre.

    Résultat, seule la motion du conservateur Andrew Saxton a été adoptée, laquelle prévoyait simplement que les discussions reprennent mardi, pour dresser une liste de témoins. Ceux-ci seront invités à comparaître dès jeudi, à la suite de la suggestion de son collègue Bev Shipley. Or le président du comité, le néodémocrate David Christopherson, a noté que cela laissait peu de temps pour convoquer les personnes concernées, suggérant plutôt aux députés d'au moins s'entendre pour commencer sur «les plus évidents», comme le vérificateur général — dont le rapport portant notamment sur les avions de chasse est à l'origine de toute cette affaire — et le directeur parlementaire du budget — qui s'est lui aussi penché sur les coûts du contrat d'acquisition de ces appareils.

    Mais les conservateurs ont refusé, tout comme ils ont refusé de promettre de ne pas tenir la prochaine rencontre à huis clos, au cours de laquelle ils confirmeront la liste d'invités. La preuve, selon l'opposition, qu'ils veulent tout contrôler pour mieux se cacher, après s'être fait reprocher par le vérificateur d'avoir tenu secret le coût réel des F-35, qui dépasse de 10 milliards de dollars le chiffre présenté publiquement par le gouvernement.

    «C'est une opération camouflage», a déploré le libéral Gerry Byrne, qui a demandé, en vain, le dépôt de documents de même que d'appeler des fonctionnaires de la Défense nationale qui participent au processus d'achat des F-35. Les néodémocrates souhaiteraient quant à eux inviter des hauts fonctionnaires qui ont pris part aux pourparlers d'origine qui ont mené à la signature du protocole d'entente en 2006.

    Les troupes de Stephen Harper ont rejeté les accusations de l'opposition voulant qu'ils aient accepté la tenue d'une rencontre — qui a nécessité le déplacement de 12 députés fédéraux depuis leur circonscription jusqu'à Ottawa — pour au final refuser d'accomplir quoi que ce soit. «Nous avons débuté aussi tôt que possible. Les conservateurs ont hâte aux audiences», s'est contenté de commenter Andrew Saxton.
     
     
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