Budget fédéral: plus de 5500 postes de fonctionnaires sont en péril
Une deuxième ronde de compressions dans la fonction publique s’attaquera à la fois aux employés au service des contribuables et à ceux qui conseillent le gouvernement fédéral.
Plus de 5500 fonctionnaires ont été informés aujourd'hui que leur poste était en péril, dont plus de 250 qui s’occupent des services offerts aux anciens combattants, a fait savoir l’Alliance de la fonction publique du Canada.
Des centaines d’analystes des politiques gouvernementales figuraient aussi parmi les fonctionnaires dont le poste est en péril, alors que le gouvernement conservateur s’apprête à sabrer 5,2 milliards $ dans les dépenses au cours des trois prochaines années.
Les tensions entre le gouvernement et les directions des politiques publiques n’ont fait qu’augmenter depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs en 2006. L’affaire qui avait le plus défrayé les manchettes aura sans doute été la démission du statisticien en chef du Canada, qui avait claqué la porte après l’annonce de l’abolition de la version longue du formulaire de recensement.
Ottawa n’attend plus la même chose de la part de ses employés, a par ailleurs fait remarquer le directeur administratif de l’Association canadienne des employés professionnels (ACEP), Claude Danik.
L’ACEP représente plus de 13 000 économistes et experts des sciences sociales conseillant le gouvernement en matière de politiques publiques.
Selon M. Danik, l’indépendance de leur travail était cruciale autrefois, mais cela ne semble plus être de mise aujourd’hui. «Cela varie d’un ministère à l’autre, mais on leur demande souvent de trouver des informations qui viendront appuyer leur position», poursuit-il.
Si M. Danik ne considère pas les coupes annoncées comme un geste politique, il se questionne tout de même sur la façon dont les ministères pourront continuer de remplir leurs fonctions une fois le couperet tombé.
Une porte-parole du président du Conseil du trésor, Tony Clement, a affirmé que les compressions prévues dans la fonction publique n’étant que de 4,0 pour cent — sur les trois prochaines années —, il y aurait toujours amplement de place pour les conseillers.
«Le gouvernement respecte et apprécie le travail appliqué qu’accomplissent les fonctionnaires pour le pays», a écrit Jennifer Geary dans un courriel. «Nous avons trouvé des mesures honnêtes, équilibrées et modérées pour économiser, afin d’assurer une croissance de l’emploi et de l’économie, ainsi qu’une prospérité à long terme pour tous les Canadiens.»
Les représentants syndicaux se demandent maintenant comment le gouvernement Harper élaborera ses nouvelles politiques au cours des prochains mois.
Environ 690 membres du syndicat qui représente les économistes et les spécialistes en sciences sociales ont appris aujourd'hui que leur poste est en péril. Environ 160 autres avaient été prévenus la semaine dernière.
Ces analystes sont répartis à travers la fonction publique, de Santé Canada au Bureau du Conseil privé en passant par le ministère des Affaires étrangères et le Conseil du Trésor.
M. Danik a souligné qu’à première vue, les compressions à Santé Canada semblaient se concentrer dans le service travaillant pour la santé des Autochtones et des Inuits.
Un porte-parole du ministère a déclaré ne pas être en mesure de préciser quels programmes seraient ou non abolis, soutenant qu’il leur fallait encore aviser certains employés. «Nous continuons de fournir l’essentiel des services de santé aux premières nations et aux Inuits», a affirmé Stephane Shank.
Ces fonctionnaires font partie des 19 200 employés qui seront remerciés au cours des trois prochaines années, dans la foulée du dernier budget fédéral. Certains d’entre eux pourraient être assignés à d’autres tâches, tandis que d’autres se verront offrir un départ anticipé. Quelque 7000 emplois seront abolis grâce à l’attrition, souligne le gouvernement.
Les néo-démocrates ont dénoncé ces compressions, affirmant qu’elles mettaient les Canadiens en danger, en référence notamment aux 308 coupes de postes prévues à l’Agence canadienne d’inspection des aliments.
«On investit des milliards dans des F-35 et des prisons et en même temps, la santé des Canadiens est en cause avec des coupures dans l’inspection des aliments», résume le député néo-démocrate Mathieu Ravignat.
«Ces coupes ne sont qu’une preuve supplémentaire que les conservateurs ont plus à coeur de protéger leur priorités arriérées que la sécurité des Canadiens et leur confiance dans l’industrie de l’alimentation», a lancé le porte-parole néo-démocrate pour l’agriculture, Malcolm Allen.
Plus de 5500 fonctionnaires ont été informés aujourd'hui que leur poste était en péril, dont plus de 250 qui s’occupent des services offerts aux anciens combattants, a fait savoir l’Alliance de la fonction publique du Canada.
Des centaines d’analystes des politiques gouvernementales figuraient aussi parmi les fonctionnaires dont le poste est en péril, alors que le gouvernement conservateur s’apprête à sabrer 5,2 milliards $ dans les dépenses au cours des trois prochaines années.
Les tensions entre le gouvernement et les directions des politiques publiques n’ont fait qu’augmenter depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs en 2006. L’affaire qui avait le plus défrayé les manchettes aura sans doute été la démission du statisticien en chef du Canada, qui avait claqué la porte après l’annonce de l’abolition de la version longue du formulaire de recensement.
Ottawa n’attend plus la même chose de la part de ses employés, a par ailleurs fait remarquer le directeur administratif de l’Association canadienne des employés professionnels (ACEP), Claude Danik.
L’ACEP représente plus de 13 000 économistes et experts des sciences sociales conseillant le gouvernement en matière de politiques publiques.
Selon M. Danik, l’indépendance de leur travail était cruciale autrefois, mais cela ne semble plus être de mise aujourd’hui. «Cela varie d’un ministère à l’autre, mais on leur demande souvent de trouver des informations qui viendront appuyer leur position», poursuit-il.
Si M. Danik ne considère pas les coupes annoncées comme un geste politique, il se questionne tout de même sur la façon dont les ministères pourront continuer de remplir leurs fonctions une fois le couperet tombé.
Une porte-parole du président du Conseil du trésor, Tony Clement, a affirmé que les compressions prévues dans la fonction publique n’étant que de 4,0 pour cent — sur les trois prochaines années —, il y aurait toujours amplement de place pour les conseillers.
«Le gouvernement respecte et apprécie le travail appliqué qu’accomplissent les fonctionnaires pour le pays», a écrit Jennifer Geary dans un courriel. «Nous avons trouvé des mesures honnêtes, équilibrées et modérées pour économiser, afin d’assurer une croissance de l’emploi et de l’économie, ainsi qu’une prospérité à long terme pour tous les Canadiens.»
Les représentants syndicaux se demandent maintenant comment le gouvernement Harper élaborera ses nouvelles politiques au cours des prochains mois.
Environ 690 membres du syndicat qui représente les économistes et les spécialistes en sciences sociales ont appris aujourd'hui que leur poste est en péril. Environ 160 autres avaient été prévenus la semaine dernière.
Ces analystes sont répartis à travers la fonction publique, de Santé Canada au Bureau du Conseil privé en passant par le ministère des Affaires étrangères et le Conseil du Trésor.
M. Danik a souligné qu’à première vue, les compressions à Santé Canada semblaient se concentrer dans le service travaillant pour la santé des Autochtones et des Inuits.
Un porte-parole du ministère a déclaré ne pas être en mesure de préciser quels programmes seraient ou non abolis, soutenant qu’il leur fallait encore aviser certains employés. «Nous continuons de fournir l’essentiel des services de santé aux premières nations et aux Inuits», a affirmé Stephane Shank.
Ces fonctionnaires font partie des 19 200 employés qui seront remerciés au cours des trois prochaines années, dans la foulée du dernier budget fédéral. Certains d’entre eux pourraient être assignés à d’autres tâches, tandis que d’autres se verront offrir un départ anticipé. Quelque 7000 emplois seront abolis grâce à l’attrition, souligne le gouvernement.
Les néo-démocrates ont dénoncé ces compressions, affirmant qu’elles mettaient les Canadiens en danger, en référence notamment aux 308 coupes de postes prévues à l’Agence canadienne d’inspection des aliments.
«On investit des milliards dans des F-35 et des prisons et en même temps, la santé des Canadiens est en cause avec des coupures dans l’inspection des aliments», résume le député néo-démocrate Mathieu Ravignat.
«Ces coupes ne sont qu’une preuve supplémentaire que les conservateurs ont plus à coeur de protéger leur priorités arriérées que la sécurité des Canadiens et leur confiance dans l’industrie de l’alimentation», a lancé le porte-parole néo-démocrate pour l’agriculture, Malcolm Allen.








