Formule un - Même pas une chance sur deux de ramener le Grand Prix à Montréal en 2004
Les membres de la délégation canadienne au Grand Prix de Budapest ont mené d'intensives discussions avec les propriétaires d'écuries hier à Budapest, dans leur tentative pour sauver le Grand Prix du Canada. Même s'ils ont eu droit à de nombreuses manifestations de sympathie des propriétaires d'écuries, les résultats ont été peu probants.
«Je ne suis pas plus optimiste que je ne l'étais quand j'ai quitté Montréal, mais je suis très réaliste. On a une grosse côte à remonter et je ne veux pas créer d'attentes exagérées et dire qu'on a sauvé le Grand Prix à Montréal en 2004», a admis le maire Gérald Tremblay lors d'un entretien téléphonique hier.
Les membres de la délégation composée du maire, de Normand Legault, promoteur du Grand Prix du Canada, de Jean-Marc Fournier, ministre québécois du Loisir et du Sport, de Martin Cauchon, ministre fédéral de la Justice et responsable des dossiers québécois, et de Benoit Labonté, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, ont rencontré hier le grand patron de la Formule 1, Bernie Ecclestone. «Il nous a dit qu'il était bien prêt à considérer une course sans publicité de tabac, en autant que les propriétaires d'écuries étaient d'accord. Il est aussi disposé à tenir une 18e course avec l'accord unanime des manufacturiers. Il n'a pas de problème de fonds, il aime Montréal et trouve la ville extraordinaire, mais à certaines conditions», a relaté le maire.
Le problème, c'est que les propriétaires d'écuries, bien qu'enthousiastes à l'égard de Montréal, exigent une compensation financière pour les pertes de revenus qu'ils subiront s'ils ne peuvent afficher de publicité sur le tabac. Ils réclament des sommes oscillant entre deux et trois millions de dollars. «On a répondu que ce n'était ni le gouvernement fédéral, ni le gouvernement provincial et encore moins la Ville de Montréal qui allait payer», a indiqué Gérald Tremblay. Et il n'est pas davantage question de modifier la loi fédérale qui interdira la commandite du tabac à partir du 1er octobre prochain.
Les membres de la délégation ont engagé hier une ronde intensive de discussions avec les représentants des principales écuries. Parmi leurs interlocuteurs figuraient Jean Todt (Ferrari), Frank Williams (BMW Williams), Flavio Briatore (Renault), Ron Dennis (McLaren) et Frank Davis (BAR). Ils ont également discuté avec des manufacturiers, dont Honda, Toyota, Michelin et Bridgestone, en plus de s'entretenir avec quelques pilotes.
Ajouter une 18e course au calendrier est possible, mais encore faudra-t-il obtenir l'accord unanime des propriétaires d'écuries. Et les membres de la délégation reconnaissent que cette tâche ne sera pas facile à mener à bien.
«On prend le bon chemin pour conserver cet événement à Montréal, mais cette route est longue et le temps est court», a déclaré le ministre Fournier lors d'une entrevue téléphonique à la Presse canadienne. Pour sa part, Normand Legault continue de croire au sauvetage du Grand Prix du Canada, même s'il estime à seulement 5 % les chances de voir les bolides revenir à Montréal en 2004. «Ce qui nous conforte dans notre démarche, c'est de voir que tous en F1 apprécient Montréal. Que chacun veut conserver le Grand Prix du Canada. C'est pour cela que l'on continue d'y croire», a indiqué M. Legault.
La première bonne nouvelle est arrivée quand, par voie de communiqué, British American Tobacco (BAT), a fait savoir qu'elle était disposée à faire courir les voitures de BAR à Montréal sans marque de commerce de cigarettes et ce, sans compensation financière. BAT acquiesçait ainsi à une demande formulée par Imperial Tobacco Canada. Mais il reste bien d'autres propriétaires d'écuries et manufacturiers à convaincre.
«Il s'agit de l'une des plus belles courses. De plus, nous perdons un important marché. Nous ne sommes pas heureux», a fait savoir le grand patron de Toyota, Ove Andersson.
«Si nous voulons un jour percer le marché nord-américain, l'annulation du Grand Prix de Montréal ne m'apparaît pas très logique», a ajouté Eddie Jordan, de l'écurie qui porte son nom.
De son côté, le quintuple champion du monde Michael Schumacher avait des sentiments plus partagés: «Je suis déçu de cette décision en raison de mes résultats là-bas. Mais je n'ai pas de peine lorsque je pense au circuit.»
Les membres de la délégation reviendront à Montréal aujourd'hui et comptent faire le point sur la situation. «Depuis deux jours, nous avons rencontré toutes les personnes qui peuvent influencer la décision, mais il nous reste à parler à l'ensemble des manufacturiers, ce que nous allons faire la semaine prochaine», a promis le maire Tremblay.
Avec la Presse canadienne et l'Associated Press
«Je ne suis pas plus optimiste que je ne l'étais quand j'ai quitté Montréal, mais je suis très réaliste. On a une grosse côte à remonter et je ne veux pas créer d'attentes exagérées et dire qu'on a sauvé le Grand Prix à Montréal en 2004», a admis le maire Gérald Tremblay lors d'un entretien téléphonique hier.
Les membres de la délégation composée du maire, de Normand Legault, promoteur du Grand Prix du Canada, de Jean-Marc Fournier, ministre québécois du Loisir et du Sport, de Martin Cauchon, ministre fédéral de la Justice et responsable des dossiers québécois, et de Benoit Labonté, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, ont rencontré hier le grand patron de la Formule 1, Bernie Ecclestone. «Il nous a dit qu'il était bien prêt à considérer une course sans publicité de tabac, en autant que les propriétaires d'écuries étaient d'accord. Il est aussi disposé à tenir une 18e course avec l'accord unanime des manufacturiers. Il n'a pas de problème de fonds, il aime Montréal et trouve la ville extraordinaire, mais à certaines conditions», a relaté le maire.
Le problème, c'est que les propriétaires d'écuries, bien qu'enthousiastes à l'égard de Montréal, exigent une compensation financière pour les pertes de revenus qu'ils subiront s'ils ne peuvent afficher de publicité sur le tabac. Ils réclament des sommes oscillant entre deux et trois millions de dollars. «On a répondu que ce n'était ni le gouvernement fédéral, ni le gouvernement provincial et encore moins la Ville de Montréal qui allait payer», a indiqué Gérald Tremblay. Et il n'est pas davantage question de modifier la loi fédérale qui interdira la commandite du tabac à partir du 1er octobre prochain.
Les membres de la délégation ont engagé hier une ronde intensive de discussions avec les représentants des principales écuries. Parmi leurs interlocuteurs figuraient Jean Todt (Ferrari), Frank Williams (BMW Williams), Flavio Briatore (Renault), Ron Dennis (McLaren) et Frank Davis (BAR). Ils ont également discuté avec des manufacturiers, dont Honda, Toyota, Michelin et Bridgestone, en plus de s'entretenir avec quelques pilotes.
Ajouter une 18e course au calendrier est possible, mais encore faudra-t-il obtenir l'accord unanime des propriétaires d'écuries. Et les membres de la délégation reconnaissent que cette tâche ne sera pas facile à mener à bien.
«On prend le bon chemin pour conserver cet événement à Montréal, mais cette route est longue et le temps est court», a déclaré le ministre Fournier lors d'une entrevue téléphonique à la Presse canadienne. Pour sa part, Normand Legault continue de croire au sauvetage du Grand Prix du Canada, même s'il estime à seulement 5 % les chances de voir les bolides revenir à Montréal en 2004. «Ce qui nous conforte dans notre démarche, c'est de voir que tous en F1 apprécient Montréal. Que chacun veut conserver le Grand Prix du Canada. C'est pour cela que l'on continue d'y croire», a indiqué M. Legault.
La première bonne nouvelle est arrivée quand, par voie de communiqué, British American Tobacco (BAT), a fait savoir qu'elle était disposée à faire courir les voitures de BAR à Montréal sans marque de commerce de cigarettes et ce, sans compensation financière. BAT acquiesçait ainsi à une demande formulée par Imperial Tobacco Canada. Mais il reste bien d'autres propriétaires d'écuries et manufacturiers à convaincre.
«Il s'agit de l'une des plus belles courses. De plus, nous perdons un important marché. Nous ne sommes pas heureux», a fait savoir le grand patron de Toyota, Ove Andersson.
«Si nous voulons un jour percer le marché nord-américain, l'annulation du Grand Prix de Montréal ne m'apparaît pas très logique», a ajouté Eddie Jordan, de l'écurie qui porte son nom.
De son côté, le quintuple champion du monde Michael Schumacher avait des sentiments plus partagés: «Je suis déçu de cette décision en raison de mes résultats là-bas. Mais je n'ai pas de peine lorsque je pense au circuit.»
Les membres de la délégation reviendront à Montréal aujourd'hui et comptent faire le point sur la situation. «Depuis deux jours, nous avons rencontré toutes les personnes qui peuvent influencer la décision, mais il nous reste à parler à l'ensemble des manufacturiers, ce que nous allons faire la semaine prochaine», a promis le maire Tremblay.
Avec la Presse canadienne et l'Associated Press
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