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    Prestations de la Sécurité de la vieillesse - L'âge d'admissibilité passera à 67 ans en 2029

    Le changement au programme de la Sécurité de la vieillesse se fera sur une période de six ans

    30 mars 2012 |Marie Vastel | Canada
    À compter de 2029, tous ne recevront leurs prestations de sécurité de vieillesse qu’à 67 ans. <br />
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir À compter de 2029, tous ne recevront leurs prestations de sécurité de vieillesse qu’à 67 ans.
    Avis aux 54 ans et moins; les prestations de la Sécurité de la vieillesse devront bel et bien se faire attendre deux ans de plus que prévu. Le ministre des Finances Jim Flaherty est venu confirmer dans son budget ce qui était devenu un secret de polichinelle à Ottawa: l'âge d'admissibilité au programme social sera haussé de 65 à 67 ans. Mais les fonctionnaires et les parlementaires devront eux aussi y mettre du leur.

    Le changement au programme de la Sécurité de la vieillesse (SV) se fera sur une période de six ans. À partir de 2023, les personnes de 65 ans et plus verront leurs prestations retardées, selon leur date de naissance. Le bassin de retraités sera réparti en groupes, divisés en vertu du mois d'anniversaire des prestataires nés entre 1958 et 1962. À compter de 2029, tous ne recevront leurs prestations qu'à 67 ans.

    Dès les premières rumeurs de ce changement, des provinces — dont le Québec — s'étaient inquiétées d'écoper du fardeau financier, puisque bon nombre de prestataires de l'assurance sociale délaissent le programme provincial une fois la SV disponible. Or, voilà que ces milliers d'individus risquent bien de réclamer l'assurance sociale deux ans de plus.

    Le fédéral a reconnu l'impact de ces changements pour ses propres cohortes, les anciens combattants et les autochtones, et modifiera ses programmes de soutien en conséquence.

    Mais du côté des provinces, rien de promis. Ottawa consultera les gouvernements au cours des trois prochaines années pour prévoir une compensation, notamment en matière d'assurance sociale. Il est toutefois trop tôt pour en prédire la teneur, ont répondu le ministre et ses fonctionnaires.

    En moyenne, les retraités reçoivent 510 $ par mois en SV. Un citoyen voit sa prestation diminuée dès qu'il reçoit un salaire de 69 000 $ ou plus, pour ne plus en toucher du tout à partir d'un revenu de 112 000 $ et plus.

    Ottawa s'inquiète de la «viabilité» de la SV en raison du baby-boom qui amènera son lot de retraités dans les prochaines années. Alors que le fédéral versait, en 2011, 36,5 milliards en SV et en Supplément de revenu garanti (SRG) à 4,7 millions de prestataires, ces dépenses pourraient se chiffrer à 108 milliards en 2030, pour être livrées à 9,3 millions d'individus. Mais personne n'a été en mesure de préciser la taille des économies qui seront réalisées. On a simplement parlé d'une somme «substantielle».

    Selon le chef du NPD, Thomas Mulcair, il s'agit d'un «plan rétrograde» qui forcera les citoyens à travailler plus longtemps, tandis que le chef libéral par intérim, Bob Rae, estime que la mesure «intensifie l'inégalité des revenus».

    L'énoncé économique propose également aux Canadiens de reporter leurs prestations de SV pendant un maximum cinq ans, pour ensuite obtenir une prestation plus élevée. Le fédéral permettra en outre l'inscription proactive des aînés au programme de SV et de SRG. Le Régime des pensions du Canada reste quant à lui intouché.

    Fonctionnaires et parlementaires

    «Ni les fonctionnaires ni les parlementaires, bien honnêtement, ne contribuent adéquatement à leur régime de retraite quand on les compare aux autres individus de notre société», a dénoncé Jim Flaherty en point de presse.

    Résultat, les employés de la fonction publique devront cotiser davantage. S'ils contribuent à l'heure actuelle à hauteur de 36 %, ce ratio devra atteindre 50 % «au fil du temps». Le budget ne précise pas d'échéancier. Il faudra d'abord consulter les syndicats et étudier les conventions collectives. Le fédéral retirerait ultimement des économies d'environ 500 millions annuellement. L'an dernier, Ottawa a engrangé 14,9 milliards en paiements de retraite dans le secteur public. Les nouvelles recrues de la fonction publique qui seront engagées à compter de 2013 vont quant à elle devoir attendre 65 ans, plutôt que 60 ans, pour prendre leur retraite.

    Du côté des parlementaires, là aussi on vise une contribution de 50 %, et ce, dès 2016. Pour le moment, députés et sénateurs assument 14 % de leur régime de retraite. Les parlementaires actuels peuvent dormir tranquilles, car ce n'est qu'avec la prochaine législature que les modifications entreront en vigueur.
     
     
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