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    Culture - Coupes de 191 millions à Patrimoine canadien d'ici 2014-2015

    CBC/Radio-Canada, l'ONF et Téléfilm subissent des compressions de 10 %, tandis que le Conseil des arts est sauf

    La société d’État devra sabrer son budget de 115 millions d’ici 2014-2015, soit plus de 10 % de son enveloppe annuelle.<br />
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La société d’État devra sabrer son budget de 115 millions d’ici 2014-2015, soit plus de 10 % de son enveloppe annuelle.
    Les craintes exprimées depuis plusieurs semaines à Radio-Canada se sont confirmées hier: la société d'État devra sabrer son budget de 115 millions d'ici 2014-2015, un effort représentant un peu plus de 10 % de son enveloppe annuelle.

    Au total, le portefeuille du Patrimoine canadien sera amaigri de 191 millions d'ici 2014-2015 (et pour les années subséquentes). Véritable bête noire des conservateurs, CBC-Radio-Canada paiera le gros prix de cette coupe en fournissant 60 % du total à amputer, alors que le budget de la société d'État représente environ le tiers du budget du ministère.

    Trois autres organismes subiront aussi les effets de la lutte contre le déficit. Bibliothèque et Archives Canada devra se débrouiller avec 9,6 millions en moins dans son budget d'ici trois ans. L'Office national du film du Canada recevra annuellement 6,7 millions de moins au terme de l'exercice, ce qui représente 10 % de son budget. Même situation à Téléfilm Canada, qui voit disparaître 10 % de son financement (10,6 millions).

    Mais pour le secteur culturel, le budget fédéral 2012 n'est pas tout noir pour autant. Dans le contexte, le sort réservé au Conseil des arts du Canada apparaît ainsi enviable: son budget est maintenu intégralement pour les trois prochaines années.

    «Depuis plus de 50 ans, le Conseil est l'organisme offrant le soutien le plus important aux artistes canadiens», a expliqué le gouvernement, qui se targue d'avoir «porté son financement à des sommets inégalés». Depuis trois ans, les conservateurs s'appuient constamment sur cet engagement pour repousser les critiques soulignant un désengagement dans d'autres secteurs — le soutien aux artistes en tournée, notamment.

    De même, les budgets du Musée des beaux-arts du Canada et des musées nationaux ont échappé au couperet conservateur. Le financement des langues officielles est lui aussi maintenu et évite toute compression. Cet engagement est pris alors que les conservateurs se sont fait reprocher plusieurs embauches d'unilingues anglophones dans les derniers mois.

    Autrement, le ministère comme tel verra son budget amputé de 46,2 millions d'ici trois ans. Si les fonctionnaires n'ont pu expliquer hier comment cette somme sera dégagée, le document budgétaire indique que Patrimoine canadien «adoptera un cadre stratégique plus intégré et centré sur les bienfaits sociaux et économiques que ses programmes procurent».

    Cette phrase sert notamment à annoncer la disparition de l'organisme Katimavik, fondé en 1977 par le sénateur Jacques Hébert. Ottawa estime qu'il servait à un «nombre relativement restreint de participants» et qu'il coûtait cher. D'autres programmes destinés aux jeunes seront soutenus à sa place.












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