Des appels frauduleux provenaient d'un «Pierre Poutine», de la rue Séparatiste à Joliette
Ce même numéro aurait aussi appelé l’entreprise RackNine à deux reprises
Ottawa — Les liens s’accumulent entre les conservateurs et l’entreprise de télémarketing RackNine Inc. qui est associée aux appels téléphoniques frauduleux faits lors de la dernière campagne électorale.
Des documents de la Cour obtenus par Postmedia News démontrent par ailleurs qu’un téléphone cellulaire jetable, obtenu sous le nom d’un certain Pierre Poutine, résident de la rue Séparatiste à Joliette, a été utilisé pour faire des appels trompeurs dans la circonscription de Guelph, en Ontario.
Des Ontariens de ce secteur ont reçu des appels téléphoniques — en provenance du code régional 450 — les dirigeant vers un faux bureau de vote.
Cette révélation a donné des munitions à l’opposition lors de la période de questions aujourd'hui, alors qu’elle était déjà chauffée à bloc. Les partis d’opposition craignent que ces manœuvres aient eu un impact sur les résultats du vote du 2 mai. Plusieurs dizaines d’autres circonscriptions ont été visées par des appels trompeurs, mais cette enquête d’Élections Canada se concentre sur le comté de Guelph.
Élections Canada a déterminé que le numéro à l’origine des appels à Guelph était bel et bien celui de «Pierre Poutine», rapporte Postmedia News.
Selon les documents de la Cour obtenus, ce même numéro aurait aussi appelé l’entreprise RackNine à deux reprises, soit le 30 avril et le premier mai, à la veille du jour du vote.
Les relevés téléphoniques feraient aussi état de 31 appels entre le bureau du candidat conservateur de Guelph, Marty Burke, et RackNine, entre le mois de mars et de mai 2011.
Mais il n’a pas encore été démontré que le Parti conservateur ou la campagne conservatrice ont demandé à RackNine — ou à une autre entreprise — de faire ces appels. Tout au plus, ces relevés démontrent qu’il y a des liens et des appels entre des conservateurs et cette entreprise, dont les services sont légaux.
Quant à l’entreprise RackNine, elle a confirmé que quelqu’un a utilisé son service pour faire les appels trompeurs. Mais elle insiste qu’elle n’a rien fait de mal et qu’elle collabore pleinement à l’enquête d’Élections Canada et celle de la police.
Les conservateurs nient d’ailleurs toute implication dans ce stratagème et renvoient la balle à l’opposition, soulignant qu’elle n’a aucune preuve pour étayer ses attaques.
C’est pourquoi l’opposition a exigé aujourd’hui que les conservateurs mettent cartes sur table et produisent les contrats entre leurs différents membres et l’entreprise de télémarketing visée.
Le Nouveau Parti démocratique (NDP) a aussi demandé aujourd'hui qu’il y ait une enquête publique sur toute cette affaire.
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) et Élection Canada font déjà enquête sur ce présumé scandale.
Des documents de la Cour obtenus par Postmedia News démontrent par ailleurs qu’un téléphone cellulaire jetable, obtenu sous le nom d’un certain Pierre Poutine, résident de la rue Séparatiste à Joliette, a été utilisé pour faire des appels trompeurs dans la circonscription de Guelph, en Ontario.
Des Ontariens de ce secteur ont reçu des appels téléphoniques — en provenance du code régional 450 — les dirigeant vers un faux bureau de vote.
Cette révélation a donné des munitions à l’opposition lors de la période de questions aujourd'hui, alors qu’elle était déjà chauffée à bloc. Les partis d’opposition craignent que ces manœuvres aient eu un impact sur les résultats du vote du 2 mai. Plusieurs dizaines d’autres circonscriptions ont été visées par des appels trompeurs, mais cette enquête d’Élections Canada se concentre sur le comté de Guelph.
Élections Canada a déterminé que le numéro à l’origine des appels à Guelph était bel et bien celui de «Pierre Poutine», rapporte Postmedia News.
Selon les documents de la Cour obtenus, ce même numéro aurait aussi appelé l’entreprise RackNine à deux reprises, soit le 30 avril et le premier mai, à la veille du jour du vote.
Les relevés téléphoniques feraient aussi état de 31 appels entre le bureau du candidat conservateur de Guelph, Marty Burke, et RackNine, entre le mois de mars et de mai 2011.
Mais il n’a pas encore été démontré que le Parti conservateur ou la campagne conservatrice ont demandé à RackNine — ou à une autre entreprise — de faire ces appels. Tout au plus, ces relevés démontrent qu’il y a des liens et des appels entre des conservateurs et cette entreprise, dont les services sont légaux.
Quant à l’entreprise RackNine, elle a confirmé que quelqu’un a utilisé son service pour faire les appels trompeurs. Mais elle insiste qu’elle n’a rien fait de mal et qu’elle collabore pleinement à l’enquête d’Élections Canada et celle de la police.
Les conservateurs nient d’ailleurs toute implication dans ce stratagème et renvoient la balle à l’opposition, soulignant qu’elle n’a aucune preuve pour étayer ses attaques.
C’est pourquoi l’opposition a exigé aujourd’hui que les conservateurs mettent cartes sur table et produisent les contrats entre leurs différents membres et l’entreprise de télémarketing visée.
Le Nouveau Parti démocratique (NDP) a aussi demandé aujourd'hui qu’il y ait une enquête publique sur toute cette affaire.
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) et Élection Canada font déjà enquête sur ce présumé scandale.








