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Justin et Pierre

Christian Rioux   24 février 2012  Canada
En écoutant la récente déclaration de Justin Trudeau, je me suis spontanément demandé si, ce jour-là, son père ne s'était pas retourné dans sa tombe. Quel contraste, en apparence du moins, avec la haine farouche que Pierre Elliott Trudeau a entretenue jusqu'à sa mort à l'égard du nationalisme québécois.

Ceux qui ont connu le père ont donc cru rêver en entendant son fils avouer que, au contraire, il comprenait parfaitement ces mêmes souverainistes de vouloir quitter le Canada de Stephen Harper, tant ce dernier était conservateur. On peut en effet reprocher beaucoup de choses à Pierre Elliott Trudeau, mais certainement pas d'avoir eu un patriotisme à géométrie variable. Grâce à ses biographes, on sait que l'ancien premier ministre a brièvement flirté avec le nationalisme québécois dans sa jeunesse. Mais, une fois oubliées ces frasques d'étudiant, sa loyauté à l'égard du Canada fut sans faille. Elle n'était pas monnayable. Pierre Elliott Trudeau n'aurait jamais pu remporter la bataille du rapatriement de la Constitution — en piétinant au passage les intérêts du Québec — si le Canada n'avait pas coulé dans ses veines. On ne peut pas douter de sa droiture à l'égard de son pays.

En apparence, Justin Trudeau semble à mille lieues d'une telle position. On verra qu'il n'en est rien. Mais contentons-nous des apparences pour l'instant.

En effet, le fils du fondateur du Canada moderne se veut le représentant d'une conception post-moderne, ou à la carte, de l'identité nationale. Pour peu que le Canada s'écarte de sa vision libérale progressiste, le voilà qui songe à prendre le large. Que le Canada supprime le registre des armes à feu ou quitte le protocole de Kyoto, voilà le jeune homme prêt à troquer sa nationalité et à rallier les indépendantistes de tout poil.

Contrairement à son père, on pourrait donc dire que Justin Trudeau agit en toute chose en bon consommateur. Il magasine ses vêtements, sa voiture et sa maison. Pourquoi pas sa citoyenneté? Il juge donc à la pièce. Si les souverainistes québécois se montrent suffisamment progressistes à son goût, il pourrait envisager de s'y rallier. Sinon, il ira ailleurs.

Faisons un peu de politique-fiction. Imaginons Justin Trudeau devenu membre du Bloc québécois pour combattre l'affreuse réaction canadienne symbolisée par Stephen Harper. Que fera-t-il le jour où le Québec sera dirigé par une droite qui ne fait plus son affaire? Prêchera-t-il l'annexion du Québec et du Canada aux États-Unis d'Obama? À moins qu'il ne demande l'asile politique à la France socialiste de François Hollande...

***

Pourtant, cette contradiction entre le père et le fils est beaucoup moins profonde que le laisse croire ce qui précède. La citoyenneté à la carte de son fils serait d'ailleurs impossible dans la révolution introduite par Pierre Elliott Trudeau en 1982.

En effet, la citoyenneté instaurée alors par le rapatriement de la Constitution n'était fondée que sur les seuls droits à l'exclusion de tout héritage culturel et historique. Elle visait même à en finir une fois pour toutes avec ces Québécois qui se voyaient comme les héritiers d'une histoire, d'une culture et d'une identité distincte. Dans la Constitution canadienne, les Canadiens ne sont plus issus de deux peuples fondateurs, ils sont devenus de purs esprits définis par leurs seuls droits, qui n'ont d'ailleurs rien de différent avec ceux que l'on retrouve dans la plupart des pays développés.

Eh bien, le fils a parfaitement retenu la leçon de papa. Il en est même la caricature. Il est lui-même devenu ce pur esprit sans racines qui n'a que des droits en héritage et non pas une histoire, une culture et une langue. Le voilà devenu plus léger et plus disponible que son père l'était, prêt à magasiner son identité.

Justin Trudeau pourra donc se revendiquer d'une identité cosmopolite désincarnée, comme le font déjà tant de Québécois, jeunes et moins jeunes. Il se dira alors au-dessus des nations et, pourquoi pas, citoyen de Montréal ou de Toronto. Bref, du monde! Au fond, Justin Trudeau a bien compris le message de son père: sa seule allégeance véritable est à l'égard de lui-même! Il n'a plus de famille, de pays, de patrie. Voilà pourquoi les nationalistes québécois qui se réjouissent de sa déclaration feraient mieux de s'inquiéter.

On savait que le bilinguisme tant prêché par le père était devenu dans la bouche du fils une sorte de franglais inaudible. Beau paradoxe, voilà que l'identité des seuls droits voulue par Pierre Elliott Trudeau trouve à s'incarner dans un fils qui a de nouveau poussé la logique du père jusqu'à la caricature et qui en a tellement intégré l'esprit qu'il n'a plus la moindre allégeance nationale.

On le voit, la provocation de Justin Trudeau est beaucoup moins anodine qu'elle n'y paraît. Elle exprime autre chose qu'un simple clin d'oeil au fondateur du Canada moderne ou une simple façon de tuer le père pour cet éternel adolescent qu'est par ailleurs Justin Trudeau. Elle serait même impossible sans la citoyenneté que nous a léguée son père.

On pourrait même dire que cette citoyenneté à la carte revendiquée par Justin Trudeau est la version dégénérée de celle des droits qui a triomphé en 1982. En ce sens, malgré les apparences, Justin Trudeau est bien le digne fils de son père!
 
 
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  • Matulu Tremblay - Abonné
    24 février 2012 04 h 32
    Vous avez bien du mérite,
    Monsieur, d'avoir tant à dire sur ce monsieur.
    Moi, il me laisse d'une indifférence......
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  •  
  • Andre Metivier - Abonné
    24 février 2012 06 h 07
    Citoyenneté
    Pierre Trudeau a fermé la porte à une Constitution pour le Québec.
    Peut-être Justin est-il en train d'en entrouvrir une particulière pour le Québec?
    Si la Syrie peut espérer en obtenir une sous peu, pourquoi pas nous?
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  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    24 février 2012 06 h 23
    Les apparences
    Combien de fois devrons nous lire des analyses appouyées sur des apparences?
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  •  
  • michel lebel - Inscrit
    24 février 2012 06 h 42
    Simplisme!
    Que d'erreurs, que de faux jugements de valeurs dans ce texte, Bref, un mauvais pamphlet de quelqu'un qui veut régler ses comptes avec les Trudeau. En fait la réalité est beaucoup plus complexe. Trudeau père ne limitait pas le Canada à une question de droits et libertés! Soyons sérieux! Quant à Justin Trudeau, disons simplement qu'il ne casse pas les briques!
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  • Kebekwa - Inscrit
    24 février 2012 06 h 51
    De la bouillie pour les chats.....
    J'ai rarement lu dans Le Devoir, un texte au raisonnement aussi tortueux. Pour ma part, je pense qu'on peut avoir été un Québécois qui a cru au Canada et voulu demeurer canadien toute sa vie, et être maintenant si inquiet de voir ce que Haroer est en tain de faire de ce Canada qu'on puisse ne plus s'y sentir à l'aise.

    Croyez-moi, il s'en trouvent beaucoup de ces Québécois canadiens. Il faut reconnaître à Justin Trudeau le mérite et la franchise de s'être exprimé comme il l'a fait, plutôt que de le couvrir des pires opprobres comme le fait M. Rioux. Bine qu'il est de bon ton de "manger du Trudeau" (comme de "manger du Bourassa, à ce que l'on voit) dans les milieux que l'on sait.

    Oui, Haroer est une menace pour ce Canada. Le dire en s'en inquiétant est bien sûr un signe d'attachement à ce pays, Mais pour plusieurs, souhaiter demeurer canadien quand on est du Québec est une aberration. J'ai déjà`a entendu Bernard Landry dire que si on est Québécois et fédéraliste, c'est qu'on a un "défaut génétique".....
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  •  
  • ysengrimus - Inscrit
    24 février 2012 07 h 41
    Un epsilon public comme un autre
    Justin Trudeau, ses déboires récents le prouvent, est un epsilon public comme un autre. Il n’échappe pas à la loi du silence contemporaine, qui se formule comme suit: t’as dit ceci… t’as pensé cela…

    http://ysengrimus.wordpress.com/2010/06/01/le-synd

    Et eux, ben, ils te roulent dans l’ordure pour ça…
    Paul Laurendeau
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  • IENA - Inscrit
    24 février 2012 08 h 05
    OUBLIONS QU'IL EST UN TRUDEAU POUR UN INSTANT
    Oh le vilain garçon a dit tout haut ce que plusieurs pensent : si la tendance de la "texasisation" (guns, oil, money, repression) du Canada en cours est lourde, les fédéralistes progressistes québécois ne pourront plus exclure l'option souverainiste.

    Rien de mal là-dedans, lâchons son père pour un instant. Imaginons qu'il soit Justin Fortin.

    Votre algèbre, M. Rioux, ne tient pas la route lorsque vous mentionnez l'hypothèse farfelue du Québec à droite et le retour au giron fédéraliste. La raison est simple : dans un Québec souverain, les forces progressistes auraient une influence décisive sur pareil glissement alors que dans le système uninominal actuel, un gouvernement de droite radicale peut continuer à régner sans avoir un seul député au Québec.

    Je suis fédéraliste, progressiste, pas libéral mais je n'écarte pas la possibilité de l'option souverainiste en dernier ressort si le règne des cancres que nous vivons, où la science est bafouée par l'idéologie du gaga, devait se prolonger.

    Pierre Tremblay
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  • François Dugal - Abonné
    24 février 2012 08 h 33
    Proverbe chinois
    «Le perroquet jacasse, l'épervier chasse». - Lao-Tseu
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  • Raymond Vaillancourt - Abonné
    24 février 2012 09 h 11
    Petit personnage !
    Pourquoi accorder tant d'importance à ce petit personnage !
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  •  
  • Gaggill - Abonné
    24 février 2012 09 h 14
    On ne peut plus juste
    Voilà un texte qui représente entièrement mon point de vue, il est choquant pour plusieurs ici déjà mais clairement juste dans les faits.

    Bravo! M. Rioux.
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  •  
  • Jean Lapointe - Abonné
    24 février 2012 09 h 14
    L'importance de l'identité nationale

    Dans ce texte, je pense que Christian Rioux veut surtout insister sur l'importance de l'identité nationale.

    Et de ce point de vue, je suis d'accord avec lui.

    Avant d'être un citoyen du monde, il faut d'abord se sentir appartenir à un peuple donné, il faut avoir reçu et intégré un héritage national.

    Si non, on est désincarné et sans racines et conséquemment enfermé dans son individualité.

    Une fois que l'on sait qui on est, on peut acquérir une autre culture mais cela ne peut se faire que si on a d'abord baigné dans une culture donnée que l'on ne choisit pas.

    Les fédéralistes comme Trudeau, le père, ont voulu faire disparaître ce sentiment d'appartenance qui nous caractérise si bien nous les Québécois.

    C'était une erreur à mon avis, une très grave erreur. Et ce l'est toujours.

    C'est la raison pour laquelle je favorise plutôt le renforcement de l'identité québécoise et la valorisatoin de la culture québécoise parce que ce n'est que de cette façon que peut se développer je pense chez chacun de nous un sentiment de solidarité, d'égalité et de fraternité.

    C'est même que par là que chacun de nous peut en arriver à un bon équilibre psychologique.

    Pour ce qui est de Justin Trudeau, je ne sais pas où il se situe par rapport à cela parce que je ne le connais pas suffisamment.

    Ce serait à lui de nous le dire.
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  •  
  • Paul Dawson - Inscrit
    24 février 2012 10 h 02
    Leçon au petit Justin.

    On ne devient pas indépendant contre quelqu'un mais pour soi.

    (faire suivre à l'adulte francophone québecois diminué, siouplait).
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  •  
  • Alexis Lamy-Théberge - Abonné
    24 février 2012 10 h 06
    Principes et nation
    L'idée, tellement sédimentée aujourd'hui qu'elle devient un lieu commun, selon laquelle Trudeau père voulait éradiquer tout sentiment d'appartenance nationale est réductrice et malhonnête. Toutefois, il faut bien dire que le nationalisme étroit, basé sur une abstraction d'un groupe homogène qui est comme la répétition d'un seul individu, est assez dangereux et réactionnaire. En quelques noms, au souvenir frissonnant : Serbie, Rwanda, Allemagne, Inde, KKK.

    Simplement, le retour nostalgique à l'«identité» québécoise est une abstraction dépassée : il est nécessaire de connaître l'Histoire, mais le nationalisme a la mauvaise habitude de la refaire. Nous sommes rendus au-delà ces mensonges, j'espère. Trudeau jr. croit en quelque chose de mieux qu'une nation historique : il croit en des principes. Pour cela, il a toute mon admiration.
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  •  
  • Jacques Lafond - Abonné
    24 février 2012 10 h 22
    Monsieur Rioux
    C’est bizarre que vous disiez que la fidélité de Pierre Elliott Trudeau à l’égard du Canada n’était pas monnayable. Je pense au contraire que sa ‘’fidélité’’ a été très monnayable, et qu’il a été très grassement payé pour faire ce qu’il a fait; c’est-à-dire mettre le Québec à sa place.

    Je ne suis pas d’accords que PET a gagné la bataille du rapatriement de la constitution. Je pense au contraire que Pierre Elliott Trudeau a lamentablement perdu cette bataille, et que le Québec est par le fait même, depuis longtemps déjà, un pays indépendant du Canada.

    Quelle autorité à la Cours suprême du Canada, ou la Chambre des Communes sur le Québec, par le fait que le Québec n’a jamais signé la constitution? La réponse n’est que plus évidente. Aucune autorité.

    Le semblant de victoire ou la victoire dans les faits de PET au niveau du rapatriement, est d’une absurdité incroyable. Le Québec a gagné la bataille constitutionnelle, mais il a, incroyablement, agit comme s’il avait perdu, et le Québec s’est soumis comme un petit enfant à ‘’l’autorité’’ d’Ottawa.
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  •  
  • Geoffroi - Abonné
    24 février 2012 13 h 10
    « version dégénérée » ?/!*
    Plutôt « version redégénérée » de droits déjà dégénérés depuis 1982, de la part d'un internationaliste Wall Mart à vendre pas cher dans un prochain Publisac virtuel médiatisé à Ottawa.
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  • Michaël Lessard (micles.biz) - Abonné
    24 février 2012 15 h 13
    Je n'appuie pas du tout l'analyse dans ce texte ni les positions identitaires en général
    M. Justin Trudeau a simplement affirmé des valeurs progressistes et de démocratie, de manière il me semble spontanée, c'est-à-dire en réaction à l'arrogance et au manque de respect exprimés par le gouvernement Harper.

    Au-delà des identités nationales, qui ne sont pas toujours des choses positives, il y a des questions humaines ou sociales plus fondamentales.

    Aussi, j'encourage les gens élus à être plus directs et vifs parfois dans leurs discours: donc moins de langue de bois.

    Pourtant je n'aime pas du tout le PLC et je suis membre du NPD et de QS. Sauf que, à l'instar des nouvelles générations, la vie humaine ne se divise pas dans mon esprit à une simple dichotomie souveraineté/fédéralisme, Québecois/Canadien.
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  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    24 février 2012 16 h 11
    Sacrifier l'identité canadienne à sa haine du Québec?
    Pas certaine, mais je crois que c'est de l'aide d'un psychanalyste dont on aurait besoin pour bien comprendre cette chronique de M.Rioux d'aujourd'hui.

    "On peut reprocher beaucoup de choses à Pierre Elliott Trudeau, mais certainement pas d'avoir eu un patriotisme à géométrie variable."

    Patriotisme canadien, bien entendu. Et en quoi consiste ce patriotisme, à quelles valeurs canadiennes immuables se nourrit-il? On ne sait pas.

    "...sa loyauté à l'égard du Canada fut sans faille. Elle n'était pas monnayable. Pierre Elliott Trudeau n'aurait jamais pu remporter la bataille du rapatriement de la Constitution si le Canada n'avait pas coulé dans ses veines. On ne peut pas douter de sa droiture à l'égard de son pays."

    Pourtant plus loin, on comprend que P.E. Trudeau, père du Canada moderne, a fait de l'identité canadienne une identité à la carte.
    Alors, qu'est-ce qui coulait dans ses veines?

    Était-il prêt à faire éclater l'identité canadienne pourvu qu'au passage soit neutralisée celle du Québec?
    Comme patriote canadien, on a déjà vu plus plus conséquent.

    Et est-ce cette identité éclatée que S.Harper essaie maintenant de reconstruire sur mesure, comme sur une page blanche, avec ses valeurs et celles de l'ouest canadien?
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  •  
  • Gilles Théberge - Abonné
    24 février 2012 16 h 29
    Ti Pet...
    La provocation de Justin Trudeau n'est qu'une opération de marketting visant à accentuer sa notoriété.

    Ça n'avait pas d'autre but. Et j'ai trouvé bien naïfs pour ne pas dire niais, ceux et celles qui ont vu là, une ouverture vers la Souveraineté du Québec.

    Ce n'est que le fils de l'autre, dont on se souvient.
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  •  
  • Jean-Renaud Dubois - Abonné
    24 février 2012 17 h 59
    M.Rioux, vous avez raison : le fils est une copie conforme du père ! Et sa dernière sortie est aussi à l'image du père
    Excellente et fine analyse, que même Pierre Elliot confirmerait...en cachette, évidemment. Il vous aurait même trouvé machiavélique de l'avoir mis à nu de si magistrale façon !

    C'est bien clair que nos purs et durs vont s'en offusquer. Ce qui veut dire que vous avez frappé en plein coeur !

    En passant, que n'aurait pas fait Pierre le fils de sa mère (Elliot) pour éradiquer cette tribu, cette engeance de mangeurs de hot-dogs?

    Tout !

    Lui c'était un gagnant ; à l'image de Mme Elliot.


    Merci M. Rioux,


    Jean-Renaud Dubois
    Sainte Adèle
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  •  
  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    24 février 2012 19 h 41
    Raisonnement impeccable
    Un raisonnement impeccable dans un texte impeccable!

    C'est le vieux rêve de l'universel à vocation totalisante parfois totalitaire qui n'a trouvé de refuge concret que dans l'égo de l'individu pur sans terre sans racines et sans appartenance autre que celle de sa liberté.

    Le hic c'est que le langage, la langue demande chez l'animal humain une capacité de communiquer à travers une communauté de signes. Le hic c'est que l'individu est toujours relié à un collectif ne serait que celui implacable traversé par la linguistique, le partage commun par exemple d'une langue française et européenne qui se rattache au latin et qui du latin rattache aux langues indoeuropéennes pré antiques!

    Justin Trudeau devrait prendre connaissance de la pensée structuraliste qui définit la cohérence des cultures, le tout du langage dans la culture des nations comme des tribus ou de n'importe quel ensemble qui fait sens.
    La culture québécoise peut trouver sa légitimité aussi dans les travaux des Lévi Strauss et Foucault, auteurs plus modernes d'ailleurs que les vieux pères libéraux du 19ème siècle.
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  •  
  • Roland Berger - Abonné
    24 février 2012 22 h 23
    Une chronique était prévue
    Une chronique était prévue, Monsieur Rioux l'a rendu. De A à E (pour échec), un C sans doute un peu généreux.
    Roland Berger
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  •  
  • Luc Desjardins. - Inscrit
    25 février 2012 15 h 20
    Une tempête dans un verre d'eau
    Comment ça, Justin un séparatiste? Les journalistes sont-ils devenus fous? Il affirme plutôt que l'ultra-conservatisme des Conservateurs représente un danger à l'unité canadienne. M. Trudeau constate que les valeurs québecoises sont à des années-lumière de ce gouvernement qui a fait élire 5 députés seulement au Québec.
    Quant à moi, c'est un cri du coeur de la part d'un fédéraliste convaincu lucide.
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