Loi sur la justice - La science avant les émotions, disent les opposants
Ottawa — Un groupe comprenant des défenseurs des droits des victimes d'actes criminels, deux juges à la retraite et un ancien député conservateur soutient que le Canada sera moins sûr dans cinq ans à cause des changements au système de justice pénale prônés par le gouvernement Harper.
Un projet de loi omnibus incluant neuf anciens projets de loi est sur le point d'être approuvé par la majorité conservatrice au Sénat. Ses détracteurs continuent toutefois à plaider que le gouvernement devrait baser ses politiques sur des données scientifiques plutôt que sur ses «réactions émotives».
«Malheureusement, ce projet créera chez les Canadiens un plus grand sentiment de crainte et d'insécurité. Et tout ça, au nom des victimes», a déclaré David Daubney, qui a déjà présidé le Comité de la justice de la Chambre des communes sous le gouvernement Mulroney.
Steve Sullivan, un ancien ombudsman fédéral des victimes d'actes criminels, soutient que les victimes sont souvent insatisfaites des jugements de la justice et que ce sentiment ne changera pas avec des peines plus lourdes. «Le projet de loi est présenté comme étant bénéfique pour les victimes d'actes criminels, a-t-il dit. En fait, nous craignons que ce soit tout le contraire.»
Un comité sénatorial procédait à des audiences, hier, de victimes d'actes criminels dans un bâtiment adjacent au parlement, et la charge émotive des témoignages aide à illustrer l'appel populaire de l'ordre du jour conservateur en matière de criminalité.
Des défenseurs des droits de la personne possédant une vision plus large du paysage juridique ont toutefois affirmé que les victimes traumatisées ne trouveront pas de rédemption avec des lois plus sévères contre le crime.
Le premier ministre Stephen Harper, s'exprimant hier d'Iqaluit, au Nunavut, a maintenu que son gouvernement majoritaire avait reçu un mandat pour aller de l'avant dans ce dossier.
Un projet de loi omnibus incluant neuf anciens projets de loi est sur le point d'être approuvé par la majorité conservatrice au Sénat. Ses détracteurs continuent toutefois à plaider que le gouvernement devrait baser ses politiques sur des données scientifiques plutôt que sur ses «réactions émotives».
«Malheureusement, ce projet créera chez les Canadiens un plus grand sentiment de crainte et d'insécurité. Et tout ça, au nom des victimes», a déclaré David Daubney, qui a déjà présidé le Comité de la justice de la Chambre des communes sous le gouvernement Mulroney.
Steve Sullivan, un ancien ombudsman fédéral des victimes d'actes criminels, soutient que les victimes sont souvent insatisfaites des jugements de la justice et que ce sentiment ne changera pas avec des peines plus lourdes. «Le projet de loi est présenté comme étant bénéfique pour les victimes d'actes criminels, a-t-il dit. En fait, nous craignons que ce soit tout le contraire.»
Un comité sénatorial procédait à des audiences, hier, de victimes d'actes criminels dans un bâtiment adjacent au parlement, et la charge émotive des témoignages aide à illustrer l'appel populaire de l'ordre du jour conservateur en matière de criminalité.
Des défenseurs des droits de la personne possédant une vision plus large du paysage juridique ont toutefois affirmé que les victimes traumatisées ne trouveront pas de rédemption avec des lois plus sévères contre le crime.
Le premier ministre Stephen Harper, s'exprimant hier d'Iqaluit, au Nunavut, a maintenu que son gouvernement majoritaire avait reçu un mandat pour aller de l'avant dans ce dossier.
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