Appels frauduleux: la firme en cause est liée aux conservateurs
Photo : Agence Reuters Mark Blinch
Lors de la dernière campagne électorale, plusieurs personnes ont reçu des appels téléphoniques automatisés les avisant que leur bureau de scrutin avait déménagé, alors que ce n’était absolument pas le cas.
Ottawa — Les liens entre les conservateurs et une entreprise téléphonique qui a émis des appels frauduleux lors des élections de 2011 pourraient bien plonger le parti de Stephen Harper dans l’eau chaude.
Une enquête d’Élections Canada a permis d’établir le lien entre l’Albertaine RackNine et des appels trompeurs visiblement destinés à décourager les électeurs libéraux à aller voter.
Lors de la dernière campagne électorale, plusieurs personnes ont reçu des appels téléphoniques automatisés les avisant que leur bureau de scrutin avait déménagé, alors que ce n’était absolument pas le cas.
D’autres ont reçu des appels de harcèlement tard la nuit ou au petit matin par des personnes prétendant être du Parti libéral, ce qui, encore une fois, était erroné.
Aujourd'hui, Postmedia a dévoilé que l’entreprise à l’origine de ces appels automatisés était RackNine, une firme également embauchée par le Parti conservateur du Canada (PCC) pour la réélection de plusieurs de ses candidats, dont le premier ministre Stephen Harper lui-même.
Le PCC dément
Le PCC a rapidement voulu rectifier le tir par l’entremise d’un communiqué de presse qui assurait qu’il a mené «une campagne propre» et qu’il «ne tolérerait jamais de telles pratiques».
«Le Parti n’a jamais fait de tels appels, et si un membre d’une campagne locale est impliqué, il ne participera pas à une future campagne», a indiqué la directrice de campagne nationale pour 2011, Jenni Byrne. Elle a signalé que le fait de décourager les électeurs de voter «est extrêmement grave, et si quelque chose d’inapproprié s’est produit, les responsables devraient être traduits en justice.»
Cette réponse n’a pas satisfait le Nouveau Parti démocratique (NPD), qui a demandé à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de mener une enquête.
Pour le député néodémocrate Pat Martin, l’effet de ces appels, combiné à celui de la tactique du «in and out» à laquelle les conservateurs ont plaidé coupable, est impossible à cerner.
«Combinez ces deux choses ensemble et Dieu sait combien de comtés à travers le pays ils ont vraiment gagnés. Où ont-ils triché de façon à obtenir leur majorité mince comme un fil?», a-t-il lancé.
Selon le libéral John McCallum, ces tactiques auraient coûté au moins un siège à son parti. «Ce que je peux conclure, c’est que certainement le parti qui a bénéficié de ces actions, c’est le Parti conservateur. Donc il me semble très probable que c’était un conservateur [à l’origine de ces appels]», a-t-il noté.
«Si c’était un conservateur qui n’avait pas l’approbation de son parti ou non, ça, on ne sait pas», a voulu nuancer le député de Markham–Unionville.
Une enquête d’Élections Canada a permis d’établir le lien entre l’Albertaine RackNine et des appels trompeurs visiblement destinés à décourager les électeurs libéraux à aller voter.
Lors de la dernière campagne électorale, plusieurs personnes ont reçu des appels téléphoniques automatisés les avisant que leur bureau de scrutin avait déménagé, alors que ce n’était absolument pas le cas.
D’autres ont reçu des appels de harcèlement tard la nuit ou au petit matin par des personnes prétendant être du Parti libéral, ce qui, encore une fois, était erroné.
Aujourd'hui, Postmedia a dévoilé que l’entreprise à l’origine de ces appels automatisés était RackNine, une firme également embauchée par le Parti conservateur du Canada (PCC) pour la réélection de plusieurs de ses candidats, dont le premier ministre Stephen Harper lui-même.
Le PCC dément
Le PCC a rapidement voulu rectifier le tir par l’entremise d’un communiqué de presse qui assurait qu’il a mené «une campagne propre» et qu’il «ne tolérerait jamais de telles pratiques».
«Le Parti n’a jamais fait de tels appels, et si un membre d’une campagne locale est impliqué, il ne participera pas à une future campagne», a indiqué la directrice de campagne nationale pour 2011, Jenni Byrne. Elle a signalé que le fait de décourager les électeurs de voter «est extrêmement grave, et si quelque chose d’inapproprié s’est produit, les responsables devraient être traduits en justice.»
Cette réponse n’a pas satisfait le Nouveau Parti démocratique (NPD), qui a demandé à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de mener une enquête.
Pour le député néodémocrate Pat Martin, l’effet de ces appels, combiné à celui de la tactique du «in and out» à laquelle les conservateurs ont plaidé coupable, est impossible à cerner.
«Combinez ces deux choses ensemble et Dieu sait combien de comtés à travers le pays ils ont vraiment gagnés. Où ont-ils triché de façon à obtenir leur majorité mince comme un fil?», a-t-il lancé.
Selon le libéral John McCallum, ces tactiques auraient coûté au moins un siège à son parti. «Ce que je peux conclure, c’est que certainement le parti qui a bénéficié de ces actions, c’est le Parti conservateur. Donc il me semble très probable que c’était un conservateur [à l’origine de ces appels]», a-t-il noté.
«Si c’était un conservateur qui n’avait pas l’approbation de son parti ou non, ça, on ne sait pas», a voulu nuancer le député de Markham–Unionville.
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