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Le Québec et le NPD - Toujours la cote

Josée Boileau   23 février 2012  Canada
En ces temps où la politique de masse n'a plus la cote et où l'engagement civique se délite, il faut prendre la pleine mesure des 10 500 membres que le NPD a réussi à recruter au Québec depuis le mois d'octobre. Ce n'est pas assez pour couronner le futur chef, mais cela forcera l'ensemble des membres du parti à continuer de tenir compte de l'effet Québec.

Le vote québécois, à vue de nez, ne pèsera pas bien lourd lorsque les militants du Nouveau Parti démocratique choisiront leur prochain chef en mars: que valent 10 % du membership face aux quelque 60 % que représentent, réunis, les membres issus de la Colombie-Britannique et de l'Ontario? C'est aussi bien maigre quand on sait que le NPD a été propulsé opposition officielle à Ottawa parce que le Québec a fourni 35 % du total des votes néodémocrates et 58 % de sa députation.

Mais ce n'est pas à cette aune qu'il faut évaluer le décompte des effectifs que le NPD a rendu public mardi. C'est plutôt à celle d'avoir réussi à multiplier par sept, en très peu de temps, le membership au Québec. Normal, disait hier le chef libéral fédéral, Bob Rae: les courses à la direction ont toujours cet effet de levier. Au contraire, c'est précisément en raison du contexte que ce bond est spectaculaire.

Jusque-là, le NPD au Québec était un vote: celui du 2 mai, suivi d'une domination puis d'une présence forte dans les sondages. Tout le reste passe sous l'écran radar médiatique: à peine quelques députés (Alexandre Boulerice, Françoise Boivin...) qui se démarquent; un parti sans racines, sans machine, sans aile provinciale, avec un embryon d'organisation; une campagne au leadership interminable, dont personne ne parle, où tous les candidats se ressemblent, et qui n'arrive même pas à exciter ses propres membres. Tous les critères sont réunis pour ne surtout pas s'enrôler.

Et pourtant, depuis octobre, plus de 10 500 membres québécois se sont ajoutés aux maigres 1695 que le NPD comptait ici. En comparaison, le PLC a 5000 membres au Québec. Quant au Bloc québécois, on lui prêtait 49 000 membres lors de l'élection de Daniel Paillé à sa tête, en décembre dernier. Mais 13 000 d'entre eux avaient choisi de ne même pas s'enregistrer pour choisir le nouveau chef; et des 36 000 qui l'ont fait, seulement 14 000 ont finalement participé au vote.

Au final, 13 000 membres qui ne se manifestent pas, plus 22 000 qui préfèrent rester cois, tout cela égale bel et bien une perte de vitalité. Alors que les nouveaux venus au NPD témoignent au contraire d'un élan qui récuse l'idée que l'attrait du Québec pour ce parti ne tenait qu'à un seul homme, Jack Layton.

Il est donc trop tôt pour affirmer que le vote en faveur du NPD n'est qu'un feu de paille, et le repositionnement du paysage politique au Québec reste complètement mouvant. Le NPD séduit-il pour lui-même? Ou parce que, en dépit d'un nationalisme latent au Québec, la mouvance souverainiste n'en finit plus de lasser? Ou parce que Stephen Harper irrite, scandalise, exaspère? Ou parce que, jamais au grand jamais, on ne pardonnera aux libéraux le scandale des commandites? Il n'y a toujours pas de réponse claire à ces questions. Le NPD lui-même n'a toujours pas les repères pour bien comprendre les attentes de ses nouvelles recrues.

Mais il est sûr que le choix du prochain chef néodémocrate, le 24 mars prochain, sera un important jalon pour la pérennité du NPD au Québec. Et, dans ce Canada que l'on dit vouloir sortir des batailles du passé, il est assez ironique de constater que «What does Quebec want?», là est toujours la question.
 
 
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  • Pierre Schneider - Abonné
    23 février 2012 05 h 14
    L'énigme
    Il serait bien intéressant de savoir si tous ceux qui, au Québec, ont acheté des cartes de membres, adhèrent véritablement aux valeurs du NPD, dont celle de plus de pouvoirs centralisateurs à Ottawa.
    Et si c'était de la"bonne" vieille politique politicienne ayant pour but de se payer un leadership ?
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  • Georges Paquet - Abonné
    23 février 2012 06 h 36
    Bravo et merci.
    Madame Boileau se demande si on ne devrait pas détecter dans le nombre de nouveux membres québécois du NPD " élan qui récuse l'idée que l'attrait du Québec pour ce parti ne tenait qu'à un seul homme, Jack Layton."
    Voilà une belle analyse qui nous fera oublier l'ineffable Gérald Larose qui qualifiait Jack Layton de "crosseur" et plusieurs chroniquers patentés qui ne pouvaient pas s'imaginer que les québécois pouvaient réfléchir et enrégistrer des votes intelligents. Reconnaissons donc que ce n'est pas uniquement quand ils votent pour le Boc ou le PQ que les Québécois posent un geste réfléchi.
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  • parade21 - Abonné
    23 février 2012 07 h 54
    L’effet Jack Layton? Assurément
    Les 10,500 nouveaux membres recrutés au Québec n’ont pas été, à eux seuls, ce qui explique la montée fulgurante du NPD dans la belle province. Je continue de croire que l’effet Jack Layton a été l’élément déterminant qui explique la subite passion des Québécois. Jack Layton a su canaliser un phénomène se société à l’endroit de la chose politique. Ce n’était pas un vote rationnel de toute une population qui avait subitement compris que le programme politique du NPD correspondait à leurs valeurs et à leurs attentes.

    Les Canadiens ont voté rationnellement. Le NPD n’a pas obtenu un résultat mirobolant dans le ROC. Il a même perdu des plumes à certains endroits.

    Et puis, qui sont ces 10,500 nouveaux membres? Sans avoir fait de vérifications, je mettrais ma main au feu que c’est essentiellement des personnes qui sont engagées dans leur milieu. Plusieurs sont membres de Québec solidaire. Ce sont aussi des étudiants des départements de sciences humaines dans les universités. Ce sont aussi des gens qui militent pour une société plus juste. Monsieur et madame tout le monde n’ont pas signé leur carte de membre. Ils et elles ont été portés par une vague qui s’explique pour diverses raisons. Mais c’est surtout le bon Jack qui a su atteindre leur cœur.

    Mme Boileau, il faut d’abord chercher du côté des sentiments et d’une machine médiatique qui a su habilement, et au bon moment, nous servir Jack Layton sur un plateau, celui de Tout le monde en parle.
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  • Bernard Gadoua - Inscrit
    23 février 2012 07 h 56
    L'heure juste
    Réponse à votre avant-dernier paragraphe: toutes ses réponses sont bonnes. C'est la multiplication de certaines défaillances de la conjoncture politique qui a conduit à produire le «phénomène électoral du 2 mai» dernier. Et il me semble qu'aucune condition particulière ne s'est suffisamment déplacée pour changer la donne. Et je suis fort aise de voir que la rédaction du Devoir commence à prendre vraiment la mesure de la nouvelle donne politique canadienne.
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  • Marc Chénier (de Laval) - Abonné
    23 février 2012 08 h 09
    Pour en finir avec la droite réformiste idéologique canadienne sous HARPER!
    Pour en finir avec la droite réformiste idéologique canadienne sous HARPER!

    Oui, les recru(e)s du NPD ont à faire leurs classes pour apprendre et se préparer à 2015. Mais ce qui importe, c'est que les progressistes
    (qui veulent une société plus juste, plus verte, plus riche de son capital financier et naturel)
    doivent s'unir pour contrer celui qui a uni les minoritaires droitistes.
    Moi, je crois que le NPD doit changer sa culture avec son nouveau chef à venir pour acceuillir tous les "libres d'esprit" des autres partis.
    Le rendez-vous de 2015 devrait offrir 2 choix aux canadiens et québécois: PC ou NPD. Et avec cela, le CANADA retrouvera ses lettres de noblesses!
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    23 février 2012 08 h 29
    Harper rigole
    Pour Harper, le parti libéral fédéral constitue, à terme, la seule véritable menace à la domination des conservateurs. Sa stratégie consistera donc à «ménager» le NPD de manière à mieux écraser les libéraux. La montée provisoire du NPD, notamment au Québec, fait donc son affaire: ce sont des votes libéraux de moins. Il faut être naïf, en effet, pour croire que le Canada va soudainement virer à gauche. La question n'est plus «What does Quebec want?», elle est maintenant «Who cares about Quebec?».

    Desrosiers
    Val David
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  • Bernard Gervais - Abonné
    23 février 2012 09 h 35
    Les appuis au NPD depuis le 2 mai 2011
    Vous écrivez qu'il est encore trop tôt pour affirmer que le vote en faveur du NPD n'est qu'un feu de paille. Peut-être.

    Cependant, si ce n'était pas le cas, ce parti, selon moi, aurait logiquement continué de conserver le très fort appui dont il jouissait lors du scrutin du 2 mai 2011, soit celui qu'il avait encore il n'y a pas si longtemps.

    Or, les sondages les plus récents nous disent plutôt le contraire : d'après eux, le parti de la vague orange et le Bloc seraient désormais à égalité dans les intentions de vote des Québécois !
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  • Johanne Lavallée Bernard Dupuis - Abonné
    23 février 2012 10 h 19
    Pourquoi pas 100 000 membres?
    Étant donnée l'envergure de l'inondation orange de mai dernier, on pourrait se demander comment il se fait que le NDP-NPD n'ait réussi qu'à recruter que 10 500 membres au Québec. Et si «le bon Jack» vivait encore, le NDP- NPD aurait-il fait imprimer assez cartes pour satisfaire à la demande?

    On peut bien admettre que d'anciens fédéralistes, déçus des libéraux et des conservateurs, ainsi que de jeunes étudiants, soi-disant de gauche, ont voulu laisser sa chance au «parti Layton» mené par un chef charismatique, véhiculant de vagues valeurs judéo-chrétiennes laïcisées. Car, il n'y avait tout de même pas que la jolie moustache blanche qui séduisait...

    Toutefois, maintenant que «le parti Layton» n'est plus, nous pouvons douter que ce soient les anciens fédéralistes qui prennent leur carte de membre. Car, «le parti Layton» est devenu le NDP-NPD. Ces anciens se souviennent probablement des Roy Romanow, Ed Broadbent, Eleja Harper, etc. Peut-être se souviennent-ils aussi qu'il y a à peine une quinzaine d'années, il n'existait même pas de micro pour les francophones lors des congrès NDP. C'était encore l'époque du «one country, one nation, one language».

    Il y a tout lieu de croire que les nouveaux membres proviennent de ceux de la jeune génération pour qui apprendre l'histoire est une perte de temps et qui se fixe comme objectif politique de «passer à autre chose». Mais, passer vaguement à «autre chose» ne conduit pas nécessairement à un projet de société plus juste et plus équitable pour la nation québécoise.

    Il reste que proportionnellement à l'élection du 2 mai, le nombre de nouveaux membres n'est pas si nombreux qu'on le laisse entendre ici. Une des raisons de ce faible nombre est que l'autre partie de la jeune génération sait qu'il ne faut pas fi de l'histoire et qu'avant de passer à «autre chose», il faudrait tout de même terminer son devoir national toujours en chantier.

    Bernard Dupuis, Berthierville
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  • Gilles Arpin - Inscrit
    23 février 2012 10 h 23
    Les québecois se réveillent... lentement
    J'aime votre analyse, Mme Boileau. Elle démontre que plusieurs québecois commencent à s'intéresser sérieusement aux options politiques présentes.

    Dans l'article, changez NDP pour CAQ et Harper pour Charest et vous obtiendrez l'image du Québec au niveau provincial.
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  • Denis Provencher - Inscrit
    23 février 2012 12 h 53
    sables mouvants
    Excellente analyse. Il faut au moins un an a un nouveau député à faire ses classes. Nous pourrons vraiment juger toutes ces nouvelles recrues avec le temps. Je me méfie des gens aux jugements instantanés. Il y a trois semaines, Pauline Marois était enterrée. Aujourd'hui, elle est radieuse. La politique aujourd'hui n'évolue que dans des sables mouvants et plus rien ne peut être prédit.
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  • el_kabong - Inscrit
    23 février 2012 13 h 33
    Faire du NPD l'alternative
    Comme je l'ai déjà mentionné sur un autre blogue, le choix du prochain chef sera crucial pour le NPD.

    Le Québec n'a peut-être pas seulement voté pour Jack Layton après tout. Les gens disent que 10% du membership total est décevant, mais un bond de 700% en quelques mois sort carrément de l'ordinaire!

    Cela dit, les gens semblent vraiment déterminés à faire du NPD l'alternative crédible au gouvernement Harper. Malgré tout, j'ai l'impression que l'affirmation faite dans les médias selon laquelle les québécois n'auraient pas leur mot à dire dans cette course malgré la forte députation en a incité plus d'un à acheter sa carte de membre.

    Toutefois, l'élection d'un Paul Dewar pourrait avoir un effet pervers. Un unilingue anglophone pourrait jeter une douche d'eau froide sur l'électeur québécois moyen qui verrait son tout jeune et faible lien de proximité créé le 2 mai avec ce parti, brisé.

    Je le dis et je le répète, l'avenir du NPD comme potentiel gouvernement repose sur l'élection de Thomas Mulcair. Avec une base québécoise forte et des acises en C-B et au Manitoba, il n'en faudrait pas beaucoup plus pour que les Néo-démocrates puissent espérer déloger M. Harper et ce, sans même l'aide des Libéraux, un parti à qui les Québécois n'ont jamais pardonné.
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  • Jack Bauer - Inscrit
    23 février 2012 13 h 36
    La couleur orange
    Préférée des québécois
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  •  
  • Yves Claudé - Inscrit
    23 février 2012 14 h 12
    Que signifie être membre du NPD ?
    Je fais partie de ces membres que le NPD « a réussi à recruter au Québec » … selon la comptabilisation de Madame Boileau.

    Cependant, je vois les choses différemment : c’est plutôt moi qui ai recruté ce parti ... (!), en espérant (vainement ... ?) pouvoir agir de l’intérieur pour que les membres indépendantistes de la section québécoise du NPD en viennent intégrer ou réintégrer dans un proche avenir le Bloc québécois, tout en conservant les orientations sociales communes aux deux partis.

    Je ne suis peut-être pas le seul à considérer que si le Québec a été instrumentalisé par les mises en scènes médiatiques efficaces de Jack Layton (dans son admirable registre populiste qui en fait un Sikh à Toronto ... et un partisan du CH à Montréal…), il soit permis en retour de s’approprier en partie cette machine politique, afin de reprendre ce qui nous appartient.

    Yves Claudé
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  •  
  • ysengrimus - Inscrit
    23 février 2012 15 h 49
    Un Québec
    Le NPD Canada se prépare à «encadrer» son petit Québec

    http://ysengrimus.wordpress.com/2011/08/01/a-propo

    comme dans «se faire passer un Québec»…
    Paul Laurendeau
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    23 février 2012 18 h 53
    Quelques-unes des nombreuse omissions et abstractions de Mme Boileau
    Il est possible que contrairement à ce qu'affirme la journaliste, l'augmentation des cartes de membres vendues au Québec soit la suite logique du vote pour le courageux et optimiste Layton: aujourd'hui c'est en Mulcair que des Québécois mettent toute leur confiance.

    Aussi, de UN, Mme Boileau fait abstraction de ce que tous les analystes, y compris elle-même, savent très bien: une bonne partie du vote du Bloc n'était pas indépendantiste mais le fait de fédéralistes déçus, alors il a été normal pour eux de voter pour ce qui leur a paru comme une nouvelle chance pour la fédération: c'est ce qui arrive quand on vote pour des belles paroles sans connaître le programme d'un parti. De DEUX, l'impression que le NPD pouvait prendre le pouvoir, tel que Layton l'affirmait, et qui aurait peut-être pu se produire si l'Ontario n'avait pas viré capot, explique en partie le vote pro NPD au Québec: ils allaient dégommer Harper! Et de TROIS, l'amalgame qu'elle fait entre un présumé déclin de l'option souverainiste et la victoire du NPD et surtout, la multiplication récente des cartes de membre, ne tient pas la route: l'indépendance ne se fera pas à Ottawa, et de plus en plus en plus de bloquistes (dont moi) trouvaient que ce parti nuisait plus à la souveraineté qu'il la favorisait.

    Mme boileau écrit "la mouvance souverainiste n'en finit plus de lasser". Qu'est ceque ça veut dire exactemen? Une autre version du discours qui prétend qu'"on" ne veut plus en entendre parler de ÇA ou du dossier constitutionnel. Pourtant, pour ce qui est du dossier, un sondage a prouvé qu'au contraire les Québécois ont encore de l'appétit pour une réforme, et sur les forums du Devoir ce sont les dossiers qui traitent d'indépendance qui sont le plus fréquentés et par une majorité qui lui est favorable (mais peut-être que nous ne sommes pas représentatifs, genre... extraterrestres). Mais on voit de quel côté bat son coeur.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    23 février 2012 23 h 04
    Vague orange dégonflée
    N'oublions pas que le NPD est un parti centralisateur, qui veut que le fédéral contrôle la santé et l’éducation partout au Canada, alors que ce sont des juridictions exclusivement provinciales.

    Jack la fine mouche a bien joué son jeu mielleux. ( Au fait, pourquoi a-t-il caché la nature et le début de son deuxiéme cancer? S’il se savait atteint d’un cancer des os, il aurait dû le dévoiler pandant la campagne électorale.)

    N'oublions pas non plus le rôle de Mulcair dans la lutte contre la Loi 101, malgré ses discours mielleux.

    Peu de Québécois connaissaient les idées du NPD de Jack Layton. Beaucoup ont voté pour des poteaux, des fantômes ou des unilingues anglophones en pleine Mauricie!

    Les gens au Québec qui ont voté NPD ne l'ont pas fait pour son côté fédéraliste et centralisateur ( qui n’a pas du tout été mis en évidence lors de la campagne électorale), mais pour être plus sûrs de chasser Harper du pouvoir absolu. Mais ça n’a pas marché … Alors, la prochaine fois c’est Bloc!


    Le Bloc est de plus en plus pertinent pour la défense des intérêts du Québec. La vague orange au Québec n'était PAS FÉDÉRALISTE.
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