Chefferie du NPD - À peine 12 000 membres au Québec
Cela ne représente que 10% des quelque 128 000 membres enregistrés au pays
Photo : Yan Doublet - Le Devoir
Avec le déclenchement de la course à la direction, le Nouveau Parti démocratique s'était lancé dans une vaste campagne de recrutement, après notamment que Thomas Mulcair eut sommé les instances du NPD d'agir pour aider le Québec à se faire entendre dans cette course.
Ottawa — La course à la chefferie du Nouveau Parti démocratique s'était transportée au Québec depuis une semaine, les candidats se faisant la guerre pour savoir lequel d'entre eux serait le mieux placé pour comprendre et courtiser le Québec, auquel les néodémocrates doivent leur nouveau statut d'opposition officielle. Mais il reste que la véritable course se décidera ailleurs, car on n'y compte que 10 % des membres totaux du pays.
Les militants de partout au Canada avaient jusqu'à samedi dernier pour se procurer une carte de membre et ainsi s'octroyer le droit d'élire leur prochain chef. Au Québec, les attentes étaient élevées puisqu'au départ de la course la province ne comptait qu'un peu moins de 1700 membres (environ 2 % de l'effectif national). Voilà que ce chiffre a été multiplié par sept; 12 266 Québécois pourront finalement voter pour le successeur de Jack Layton, selon les données publiées par le NPD hier.
Or, si ce bond est significatif, la part du Québec reste marginale au sein du nombre total de membres au Canada, qui a atteint 128 351, un «nombre record de membres», selon le parti.
Avec le déclenchement de la course à la direction, le Nouveau Parti démocratique s'était lancé dans une vaste campagne de recrutement, après notamment que Thomas Mulcair eut sommé les instances du NPD d'agir pour aider le Québec à se faire entendre dans cette course. Le député d'Outremont avait même affirmé hésiter à se lancer, en septembre, car il se disait désavantagé par le faible nombre de membres du parti dans la province. Cinq mois plus tard, le parti compte plus de 44 500 nouveaux membres. Si M. Mulcair disait en début de course espérer atteindre de 15 000 à 20 000 membres au Québec, son équipe s'est néanmoins dite satisfaite.
Toutefois, malgré le bond dans les ventes de cartes de membre, c'est néanmoins au Québec que la représentation était (et demeure) la plus faible quand on la compare à la députation de la province (58 élus). À titre de comparaison, le Québec compte à peu près autant de membres que le Manitoba (deux députés), l'Alberta (un député) ou la Saskatchewan (aucun député).
Le problème est notamment dû au fait qu'il n'existe pas d'aile provinciale du NPD au Québec. En Colombie-Britannique, par exemple, où les néodémocrates se sont choisi un nouveau chef provincial en avril 2011, il y avait 30 000 membres avant même que la course fédérale soit entamée. Ils sont aujourd'hui 38 735. À eux deux, la Colombie-Britannique et l'Ontario détiennent près de 60 % de l'effectif néodémocrate national, l'Ontario comptant 36 760 membres (14 500 de plus qu'en octobre).
C'est justement dans ces deux provinces que se jouera donc la chefferie. Chaque campagne prétend y compter suffisamment d'appuis. L'Ontario serait tiraillé entre les candidats qui en sont issus, Brian Topp, Paul Dewar et Peggy Nash, et M. Mulcair. La Colombie-Britannique serait quant à elle divisée entre son député Nathan Cullen et MM. Topp et Mulcair. Quant au Québec, si minime soit son vote, M. Mulcair y aurait des «appuis écrasants», selon son camp.
Reste par ailleurs à voir combien de ces centaines de milliers de membres voteront réellement le moment venu, soit le 24 mars. En 2003, 58 200 des 82 000 membres inscrits s'étaient prononcés lors du vote qui a sacré Jack Layton chef du NPD. Plus récemment, ce sont 38 % des
36 000 membres inscrits au Bloc québécois qui ont participé au vote postal qui a élu Daniel Paillé en décembre dernier.
***
Le Québec sous-représenté
Répartition des membres du NPD au pays
Province Nombre de membres (%)
Alberta: 10 249 (14,2 %)
C-B: 38 735 (30,2 %)
Î-P-É: 268 (0,2 %)
Manitoba: 12 056 (9,4 %)
Nouveau-Brunswick: 955 (0,7 %)
Nouvelle-Écosse: 3844 (3 %)
Ontario: 36 760 (28,6 %)
Québec: 12 266 (9,56 %)
Saskatchewan: 11 264 (8,78 %)
T-N–L: 1030 (0,8 %)
TNO/Nunavut/Yukon: 924 (0,72 %)
Les militants de partout au Canada avaient jusqu'à samedi dernier pour se procurer une carte de membre et ainsi s'octroyer le droit d'élire leur prochain chef. Au Québec, les attentes étaient élevées puisqu'au départ de la course la province ne comptait qu'un peu moins de 1700 membres (environ 2 % de l'effectif national). Voilà que ce chiffre a été multiplié par sept; 12 266 Québécois pourront finalement voter pour le successeur de Jack Layton, selon les données publiées par le NPD hier.
Or, si ce bond est significatif, la part du Québec reste marginale au sein du nombre total de membres au Canada, qui a atteint 128 351, un «nombre record de membres», selon le parti.
Avec le déclenchement de la course à la direction, le Nouveau Parti démocratique s'était lancé dans une vaste campagne de recrutement, après notamment que Thomas Mulcair eut sommé les instances du NPD d'agir pour aider le Québec à se faire entendre dans cette course. Le député d'Outremont avait même affirmé hésiter à se lancer, en septembre, car il se disait désavantagé par le faible nombre de membres du parti dans la province. Cinq mois plus tard, le parti compte plus de 44 500 nouveaux membres. Si M. Mulcair disait en début de course espérer atteindre de 15 000 à 20 000 membres au Québec, son équipe s'est néanmoins dite satisfaite.
Toutefois, malgré le bond dans les ventes de cartes de membre, c'est néanmoins au Québec que la représentation était (et demeure) la plus faible quand on la compare à la députation de la province (58 élus). À titre de comparaison, le Québec compte à peu près autant de membres que le Manitoba (deux députés), l'Alberta (un député) ou la Saskatchewan (aucun député).
Le problème est notamment dû au fait qu'il n'existe pas d'aile provinciale du NPD au Québec. En Colombie-Britannique, par exemple, où les néodémocrates se sont choisi un nouveau chef provincial en avril 2011, il y avait 30 000 membres avant même que la course fédérale soit entamée. Ils sont aujourd'hui 38 735. À eux deux, la Colombie-Britannique et l'Ontario détiennent près de 60 % de l'effectif néodémocrate national, l'Ontario comptant 36 760 membres (14 500 de plus qu'en octobre).
C'est justement dans ces deux provinces que se jouera donc la chefferie. Chaque campagne prétend y compter suffisamment d'appuis. L'Ontario serait tiraillé entre les candidats qui en sont issus, Brian Topp, Paul Dewar et Peggy Nash, et M. Mulcair. La Colombie-Britannique serait quant à elle divisée entre son député Nathan Cullen et MM. Topp et Mulcair. Quant au Québec, si minime soit son vote, M. Mulcair y aurait des «appuis écrasants», selon son camp.
Reste par ailleurs à voir combien de ces centaines de milliers de membres voteront réellement le moment venu, soit le 24 mars. En 2003, 58 200 des 82 000 membres inscrits s'étaient prononcés lors du vote qui a sacré Jack Layton chef du NPD. Plus récemment, ce sont 38 % des
36 000 membres inscrits au Bloc québécois qui ont participé au vote postal qui a élu Daniel Paillé en décembre dernier.
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Le Québec sous-représenté
Répartition des membres du NPD au pays
Province Nombre de membres (%)
Alberta: 10 249 (14,2 %)
C-B: 38 735 (30,2 %)
Î-P-É: 268 (0,2 %)
Manitoba: 12 056 (9,4 %)
Nouveau-Brunswick: 955 (0,7 %)
Nouvelle-Écosse: 3844 (3 %)
Ontario: 36 760 (28,6 %)
Québec: 12 266 (9,56 %)
Saskatchewan: 11 264 (8,78 %)
T-N–L: 1030 (0,8 %)
TNO/Nunavut/Yukon: 924 (0,72 %)
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