Lettres - Sous-traiter la torture !
Monsieur Stephen Harper,
D'un strict point de vue économique, croyez-vous souhaitable que la torture, bien sûr tolérée à des fins de sécurité nationale, soit sous-traitée dans des dictatures étrangères à la nôtre? Ce n'est pas que je remette en question le fait d'administrer des interrogatoires musclés afin de protéger nos valeurs démocratiques et humaines, ni que je doute de l'expertise de ces autres régimes délinquants; bien au contraire! Seulement, je suis persuadé que nous possédons toutes les compétences et le savoir-faire requis, en particulier parmi vos partisans, pour exécuter efficacement ces mandats délicats. Qui plus est, cela créerait des emplois bien rémunérés. On doit aussi penser à l'économie, dois-je vous le rappeler?
En outre, par égard pour les membres du SCRS, je vous en conjure, Monsieur Harper, il faut mettre un terme à cette concurrence internationale vraiment déloyale. À ce scandaleux dumping de la torture dont certains pays se sont maintenant fait une spécialité. Et surtout, veiller à éduquer nos masses dont les considérations morales l'emportent trop souvent sur le calcul des intérêts immédiats. À l'heure actuelle, notre balance commerciale, en matière de torture, est totalement déficitaire! De quoi avons-nous l'air?
Monsieur Harper, j'en appelle à votre esprit comptable. Ne laissez pas une telle injustice impunie.
***
François Grenier - Le 8 février 2012
D'un strict point de vue économique, croyez-vous souhaitable que la torture, bien sûr tolérée à des fins de sécurité nationale, soit sous-traitée dans des dictatures étrangères à la nôtre? Ce n'est pas que je remette en question le fait d'administrer des interrogatoires musclés afin de protéger nos valeurs démocratiques et humaines, ni que je doute de l'expertise de ces autres régimes délinquants; bien au contraire! Seulement, je suis persuadé que nous possédons toutes les compétences et le savoir-faire requis, en particulier parmi vos partisans, pour exécuter efficacement ces mandats délicats. Qui plus est, cela créerait des emplois bien rémunérés. On doit aussi penser à l'économie, dois-je vous le rappeler?
En outre, par égard pour les membres du SCRS, je vous en conjure, Monsieur Harper, il faut mettre un terme à cette concurrence internationale vraiment déloyale. À ce scandaleux dumping de la torture dont certains pays se sont maintenant fait une spécialité. Et surtout, veiller à éduquer nos masses dont les considérations morales l'emportent trop souvent sur le calcul des intérêts immédiats. À l'heure actuelle, notre balance commerciale, en matière de torture, est totalement déficitaire! De quoi avons-nous l'air?
Monsieur Harper, j'en appelle à votre esprit comptable. Ne laissez pas une telle injustice impunie.
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François Grenier - Le 8 février 2012








