Le débat sur le registre des armes limité à trois jours
Un député conservateur a fait des liens surprenants entre Adolf Hitler et le registre des armes de chasse
Ottawa — Le débat sur l’abolition du registre des fusils de chasse a ainsi repris de plus belle aujourd'hui, alors que le gouvernement conservateur a décidé de limiter les débats aux Communes sur ce projet de loi C-19.
Les troupes de Stephen Harper ont utilisé leur majorité en Chambre pour adopter une motion qui impose un débat d’une journée à l’étape du rapport, et de deux jours en troisième lecture. Cent cinquante députés ont voté aujourd'hui en faveur de la mesure, contre 132.
Le projet de loi au cœur du débat éliminerait l’obligation d’enregistrer les armes d’épaule et les autres armes à feu qui ne sont ni restreintes ni interdites par la loi. Il prévoit aussi la destruction de toutes les données recueillies depuis la mise sur pied de ce registre.
Le projet de loi avait été déposé en octobre dernier, et il a franchi le cap de la deuxième lecture en novembre, après une motion d’attribution de temps.
Le gouvernement conservateur plaide que la suppression du registre fait l’objet d’un débat depuis des années et qu’il est temps de se prononcer sur son avenir.
Des liens surprenants
Par ailleurs, un député conservateur a fait des liens surprenants entre Adolf Hitler et le registre des armes de chasse, aujourd'hui, lors du débat sur le projet de loi visant à l’abolir.
Larry Miller, un député ontarien d’arrière-ban, a rappelé en Chambre des citations de certains membres du Parti libéral pour étayer ses propos.
Selon lui, l’ex-ministre libéral de la Justice Allan Rock aurait déclaré dans le passé aux Communes qu’il «était arrivé à Ottawa avec la conviction que les seules personnes au Canada qui ont le droit d’avoir des armes à feu sont les policiers et les militaires».
«Cela vous rappelle quelque chose?», a alors demandé M. Miller au sujet de la supposée déclaration de M. Rock. «Adolf Hitler, 1939», a-t-il lui-même répondu.
Peu après, il en a remis en citant l’ex-sénatrice libérale Sharon Carstairs, qui aurait indiqué à l’époque de la mise en place du registre: «L’enregistrement des fusils de chasse est le premier pas vers la "réingénierie sociale" des Canadiens».
«Pouvez-vous croire cette affirmation? La réingénierie sociale des Canadiens! C’est ce que Adolf Hitler a essayé de faire dans les années 30», a-t-il lancé sous les cris de protestation de certains députés présents en Chambre.
Les troupes de Stephen Harper ont utilisé leur majorité en Chambre pour adopter une motion qui impose un débat d’une journée à l’étape du rapport, et de deux jours en troisième lecture. Cent cinquante députés ont voté aujourd'hui en faveur de la mesure, contre 132.
Le projet de loi au cœur du débat éliminerait l’obligation d’enregistrer les armes d’épaule et les autres armes à feu qui ne sont ni restreintes ni interdites par la loi. Il prévoit aussi la destruction de toutes les données recueillies depuis la mise sur pied de ce registre.
Le projet de loi avait été déposé en octobre dernier, et il a franchi le cap de la deuxième lecture en novembre, après une motion d’attribution de temps.
Le gouvernement conservateur plaide que la suppression du registre fait l’objet d’un débat depuis des années et qu’il est temps de se prononcer sur son avenir.
Des liens surprenants
Par ailleurs, un député conservateur a fait des liens surprenants entre Adolf Hitler et le registre des armes de chasse, aujourd'hui, lors du débat sur le projet de loi visant à l’abolir.
Larry Miller, un député ontarien d’arrière-ban, a rappelé en Chambre des citations de certains membres du Parti libéral pour étayer ses propos.
Selon lui, l’ex-ministre libéral de la Justice Allan Rock aurait déclaré dans le passé aux Communes qu’il «était arrivé à Ottawa avec la conviction que les seules personnes au Canada qui ont le droit d’avoir des armes à feu sont les policiers et les militaires».
«Cela vous rappelle quelque chose?», a alors demandé M. Miller au sujet de la supposée déclaration de M. Rock. «Adolf Hitler, 1939», a-t-il lui-même répondu.
Peu après, il en a remis en citant l’ex-sénatrice libérale Sharon Carstairs, qui aurait indiqué à l’époque de la mise en place du registre: «L’enregistrement des fusils de chasse est le premier pas vers la "réingénierie sociale" des Canadiens».
«Pouvez-vous croire cette affirmation? La réingénierie sociale des Canadiens! C’est ce que Adolf Hitler a essayé de faire dans les années 30», a-t-il lancé sous les cris de protestation de certains députés présents en Chambre.
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