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Foetus ou enfant? Débat forcé aux Communes

La motion d'un député conservateur relance le débat sur l'avortement, selon les libéraux

Hélène Buzzetti   7 février 2012  Canada
Accorder des droits à un enfant non encore né «aurait pour effet de limiter les activités de la femme enceinte, de restreindre sa liberté de prendre des décisions relatives à sa santé et aurait des conséquences négatives sur ses possibilités d'emplois», a écrit la Cour suprême du Canada lors d'un jugement rendu en 1999.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Accorder des droits à un enfant non encore né «aurait pour effet de limiter les activités de la femme enceinte, de restreindre sa liberté de prendre des décisions relatives à sa santé et aurait des conséquences négatives sur ses possibilités d'emplois», a écrit la Cour suprême du Canada lors d'un jugement rendu en 1999.
Ottawa — Aussitôt dit, aussitôt désavoué. Le député conservateur Stephen Woodworth a rendu publique hier sa motion visant à reconnaître qu'un bébé non encore né est un être humain — avec les droits que ce statut confère —, mais son initiative a été immédiatement attaquée par le gouvernement, qui affirme ne pas vouloir rouvrir le débat sur l'avortement. Le vote aura quand même lieu.

«N'acceptez aucune loi qui dit que certains êtres humains ne sont pas des êtres humains», a déclaré le député de Kitchener Centre en conférence de presse hier matin. «Qu'importe quels résultats vous tentez d'obtenir avec une telle déformation de la réalité ou quelle philosophie vous défendez. L'histoire est remplie d'exemples désastreux de lois prétendant que certaines personnes ne sont pas des êtres humains».

M. Woodworth en a contre l'article 223 (1) du Code criminel canadien qui dit qu'un enfant est considéré comme un être humain lorsqu'il est «complètement sorti, vivant, du sein de sa mère». Il prétend ne pas vouloir directement débattre du droit à l'avortement, mais ce que le député se garde de dire, c'est que cet article est rédigé aux fins d'interprétation de la définition d'homicide, qui vient juste avant. L'article vise donc à déterminer si une personne commet un meurtre lorsqu'elle inflige des blessures entraînant la mort d'un enfant. Déplacer le curseur de la vie avant la naissance aurait pour effet de qualifier d'homicide toute action provoquant la mort d'un foetus, explique le criminaliste Jean-Claude Hébert. «On pourrait accuser quelqu'un qui fait un avortement d'avoir tué un enfant.»

M. Woodworth a donc déposé une motion qui, si elle est adoptée par la Chambre des communes, mènera à la création d'un comité devant entendre des experts et déterminer s'il faut réécrire cette définition. Le député demande au comité de répondre à quatre questions, qui incluent le fait d'exposer les conséquences légales de cette définition sur les droits humains fondamentaux d'un être non encore né. Le député a refusé de dire à partir de quel moment il estimait personnellement qu'un foetus devient un enfant, mais il a toujours utilisé le mot «enfant» plutôt que «foetus».

Droit des femmes

Dans les années 1990, trois causes ont porté précisément sur ce sujet et, chaque fois, les tribunaux ont réaffirmé l'autonomie de la femme sur son corps, occupé ou non par un bébé. En 1996, Brenda Drummond avait été acquittée par la Cour supérieure de l'Ontario de tentative de meurtre. La femme de 28 ans avait tiré avec une carabine sur son enfant non né.

En 1997, la Cour suprême du Canada avait donné raison à G., une toxicomane de 23 ans enceinte, que les autorités voulaient obliger à suivre une cure. La juge Beverley McLachlin, aujourd'hui juge en chef, avait écrit qu'obliger la femme à suivre un traitement équivaudrait à accorder des droits au foetus. Cette réforme «aurait un effet immédiat et draconien sur la vie des femmes», d'autant plus qu'il serait difficile d'établir la limite: s'attaquerait-on ensuite à sa consommation d'alcool? De tabac? À son activité physique trop intense?

En 1999, enfin, cette même Cour suprême avait rejeté la cause de Ryan Dobson, six ans, qui poursuivait sa mère pour le choc subi pendant qu'il était encore dans son ventre et qui l'avait laissé lourdement handicapé. La poursuite visait à obtenir un dédommagement de l'assureur de la mère. Accorder des droits à un enfant non encore né au moment des faits «aurait pour effet de limiter les activités de la femme enceinte, de restreindre sa liberté de prendre des décisions relatives à sa santé et aurait des conséquences négatives sur ses possibilités d'emplois», avait écrit le tribunal, sans compter que «les décisions les plus banales de la vie quotidienne de la femme enceinte pourraient faire l'objet d'un examen par les tribunaux».

C'est mon affaire

Interrogé sur ses motivations profondes, le député conservateur a fini par répondre que cela n'était pas pertinent. «Vous ne me questionnez pas sur mes intentions, vous me questionnez sur mes motivations intérieures, a-t-il dit. Mon intention est très claire: c'est d'amener le Parlement à étudier la preuve scientifique du XXIe siècle pour mettre à jour une définition d'être humain vieille de 400 ans. Pourquoi je le fais n'est pas vraiment pertinent à cette question de politique.»

De même, les conséquences (sur les femmes) d'un éventuel changement à la définition d'enfant ne devraient pas dicter l'issue du débat à son avis. «Si la vérité a un sens pour nous, nous devons suivre la trace des faits, quel que soit l'endroit où ils nous mènent.» Il a refusé de se laisser aspirer dans le débat sur l'avortement, bien qu'il reconnaisse être personnellement pro-vie. «Une fois qu'on décidera si un enfant est un être humain, on pourra avec une conversation sur d'autres enjeux.»

Le gouvernement a été prompt à désavouer son député. Alors même que se déroulait la conférence de presse, le ministre de la Justice, Rob Nicholson, a diffusé un communiqué de presse disant que «les motions d'initiative parlementaire sont examinées conformément aux règles du Parlement. Le premier ministre a été très clair: notre gouvernement ne rouvrira pas ce débat».

L'opposition n'en croit pas un mot. «M. Harper devrait tout simplement dire ouvertement qu'il retire ce projet-là et ça finit le débat», a déclaré la chef intérimaire du NPD, Nycole Turmel, qui rappelle que M. Harper «a un très grand contrôle sur ses députés». Même son de cloche de la députée bloquiste Maria Mourani, qui doute que cette sortie n'ait pas reçu l'approbation des bonzes conservateurs. Le chef libéral par intérim, Bob Rae, s'est dit convaincu que cette motion ne serait jamais adoptée. Il estime, n'en déplaise au premier ministre, que cette motion fait en sorte qu'«il y aura un débat sur la question de l'avortement».

Le groupe pro-vie Campaign Life Coalition s'est réjoui de cette sortie du député. Mais il met en garde les élus contre une éventuelle «approche gestationnelle». «La preuve scientifique est claire: la vie commence à la conception», a déclaré Mary Ellen Douglas, la directrice nationale. M. Woodworth, pour sa part, a rejeté le critère de la «viabilité» du foetus.

La motion de M. Woodworth sera selon toute vraisemblance débattue une première heure vers la fin mars, puis une seconde heure six semaines plus tard. Le vote aura lieu à ce moment-là.
 
 
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  • a rappola - Inscrite
    7 février 2012 02 h 35
    Les conservateurs veulent simplement tester le baromètre
    Comme le fait très bien remarquer l'auteure, jamais, dans l'histoire de ce pays, un parti n'a été aussi contrôlé/discipliné que celui-là. Il y a des pratiques avant les séances de questions. Toute intervention est planifiée. Il est donc clair que ce député a agi avec l'autorisation/la consigne de Harper en déposant sa motion.

    Ce que j'en pense, c'est que les conservateurs veulent simplement tester la température. Ils doivent plaire à leur peu nombreux mais puissants lobbyeurs pro-vie (ou plus approprié, anti-avortement), et c'est ce qu'ils font. Mais du coup, ils testent la résistance. Est-ce le bon moment? Ah non... les gens sont aux aguets. Peut-être cela sera mieux juste avant les vacances d'été, quand beaucoup moins de gens suivent l'actualité.

    Que cela soit bien clair: les Canadiens n'accepteront jamais de perdre leur DROIT à l'avortement. Et les femmes, le droit de ne pas se faire traiter de criminelle pour quelque activité (sport, consommation d'alcool, voyage) qu'elle pratique lorsqu'enceinte.
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    7 février 2012 03 h 15
    On ne définit pas l'essence d'un être par les droits qu'il enlève aux autres
    Il est stupéfiant de constater que l'on définit l'enfant à naître non pas en fonction de ce qu'il est, mais en fonction de ce que cette définition donnera ou enlèvera à une autre personne en l'occurence.

    Pourtant, il est ce qu'il est : un être humain. La discussion doit porter sur quand cet être humain reçoit la reconnaissance que l'on accorde à toute personne humaine. Et les droits que cela peut enlever à quiconque, en toute justice, ne devrait en aucune façon influencer la constatation de ce qu'il est.
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  • Vive le Québec libre - Inscrit
    7 février 2012 05 h 06
    Bravo à tout ceux qui ont votés NPD
    Bravo à tout ceux qui ont votés NPD lors des prochaines élections. Nous voyons bien au fil des mois qu'ils ne sont malheureusement pas à la hauteur de la tache. Maintenant les conservateurs sont au pouvoir majoritaire, et regardez les bien aller, bientôt l'avortement sera interdit, nous devrons travailler jusqu'à 67 ans, bientôt 70, et bientôt nous serons en guerre contre l'Iran aux côtés des grands amis Israéliens de Stéphane Harper.
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  • MGagnon2 - Inscrit
    7 février 2012 05 h 27
    déjà vu
    Ils utilisent l'argument "scientifique" quand ca fait leur affaire... allez leur jaser de la science quand ca touche au créationnisme pour voir... pfff!!! bande de clowns.
    je ne comprends toujours pas pourquoi un vieux député décrépit (homme de surcroit) s'autorise à juger de ce genre de choses.... on se croirait revenus en 1940 au Québec lorsque les prêtres passaient dans les maisons du village pour menacer d'excommunion les couples n'ayant pas eu leur enfant annuel!! aaaarrghh
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  • Shekina - Inscrite
    7 février 2012 06 h 14
    Des faits sont des faits
    Bonjour à tous,

    Ce sujet génère un organigramme de casse-tête.
    "Tu ne tueras point" Lois est basée sur ceci,j'imagine.
    Cependant certains disent,psychique non physique.
    Certes.
    Voila.
    Mettre une valeur sur du physique est assez difficile,certes.Mais ce fait,bon gré mal gré.
    Comme mettre une valeur sur le psychique,comme des SSPT,injustice au niveau psychique?
    Quel être humain en serait capable au niveau conscience?
    Ainsi je pense,que certains contexte,ne peuvent porter une valeur en soi.
    "Faire fie du passé,et du futur"Vivre le moment présent.Oui,non?
    Existe des thérapies,psycholoques,ou pour les dits naturels qui sont non-médication, des médecines alternatives.
    Je ne sais pas,mais fortement mitigé là-dessus.
    Ceci commence avec ce sujet et voyez jusqu'où peut aller le casse-tête...

    Je ne commente pas afin de prendre un partie ou un autre,ni par complaisance,ni afin de juger un tel ou un autre...

    je ne suis qu'un être humain comme tous,et j'avoue que certes,matière à cogiter,ouf...l'organigramme risque de porter préjudice,comme ce monde n'a pas idée...une réforme totale des Lois et comment en ayant la conscience tranquille?
    Prudence et sagesse s'impose...réfléchir avant longuement est bien.
    Probable qu'au niveau psychique,et j'ai eu vent que ceci est en branle,si je puis dire ainsi.

    Qu'au niveau des compensation, donc déjà je trouve que des éfforts ce font en ce sens.Car non sans mettre une valeur au psychisme,ni plus ni moins.

    Mais alléger la problématique,bureaucratie,litige,le temps de ceux qui occupent une Cours,et certains gens qui panique et peuvent ne pas déclarer tant et si bien que ceux-ci se perçois comme dans une injustice...Ceci génère en effet un organigramme fort casse-tête.

    J'ai connu des femmes qui pleurent encore leur avortements,d'autres le trauma d''un viol,j'ai été violer,j'ai eu un SSPT,j'ai faille me faire avorter 3 fois,avant de venir en ce monde,ceci me touche de près.

    Ou est "L'erreure est humaine"
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  • Mimi37 - Inscrit
    7 février 2012 06 h 22
    Le corps de la femme n'appartient qu'à elle
    Le corps de la femme n'appartient NI à l'homme et encore moins au gourvernement.

    Ayant moi-même subi des avortements dont UN volontaire, je me fous éperdument de ce que peuvent dire "certains scientifiques" PROS-VIE. Je sais pertinamment bien la différence entre 'FOETUS et ENFANT'.

    Alors, que ces bien-pensants à philosophie 'RELIGIEUSE' se préoccupent plutôt DES ENFANTS déjà vivants et abusés PAR des pédophiles "religieux et autres" plutôt que de perdre PLUSSSSSSS de temps à parler de chose qui ne les conçernent absolument pas. ie.: est-ce un foetus ou un enfant dans le sein de la mère..
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  • michel lebel - Inscrit
    7 février 2012 06 h 27
    La peur!
    J'approuve cette idée de faire un débat sur le sujet. En démocratie, aucun sujet ne dvait être tabou, encore plus un sujet qui concerne la vie même! Pourquoi vouloir éviter à tout prix un débat? Étrange! Pouquoi cette fuite, cette peur? Étrange! La raison me semble simple: parce que ça dérange, ça prend aux tripes, et on préfère alors le silence et ne rien voir. Sur les grands sujets, les Hommes sont ainsi faits: on préfère l'ombre à la lumière.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    7 février 2012 06 h 37
    «Pourquoi je le fais n'est pas vraiment pertinent à cette question de politique.»
    Pardon, M. Woodworth, mais ce n'est pas à vous de décider ce qui est pertinent ou pas dans cette affaire. Vos motivations sont de la plus haute importance et elles doivent être clairement établies. Quand il y a un crime, la première chose que les enquêteurs cherchent, c'est le mobile. Ici, c'est le même raisonnement!

    Serge Grenier
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    7 février 2012 06 h 40
    Pas un enfant
    Je soutiens les conservateurs sur beaucoup de plans mais un foetus n'est pas un enfant, personne ne force qui que ce sot à avorter c'est une liberté individuelle.
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  • Q1234 - Inscrite
    7 février 2012 06 h 49
    Et à qui appartient le corps des femmes scientifiquement?
    Quelle belle hypocrisie de la part des conservateurs! D'un coté de la bouche on se dit pour la vie, avant même d'être au monde, mais on est prêt à penser à la peine de mort pour certains êtres déjà au monde! Cela va-t-il au mérite? Qui décide du mérite?
    Et depuis quand est-ce que les conservateurs disent-ils se fier à la science pour prendre des décisions? L'accord de Kyoto? L'imprécision des données avec le retrait de l'obligation du long recensement de Statistiques Canada, les nombreuses coupures dans le budget des chercheurs, de la recherche? Le renforcement des peines pour jeunes alors que le Québec démontre depuis des décennies qu'une approche de prévention et réhabilitation est beaucoup plus rentable?
    C'est leur idéologie-religieuse de droite et non la science et qui les motive, cessez de nous prendre pour des connes. Nous ne sommes ni nonnes, ni connes, notre corps nous appartient et nous ne reviendrons pas sur les droits des femmes à disposer de leur corps comme elles le décident! C'est assez le contrôle des femmes, occupez-vous donc de votre propre corps et vous y trouverez suffisamment à contrôler!
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  • L Eclair - Inscrit
    7 février 2012 06 h 50
    Ces Conservateurs
    Ah j'en ai marre de ces control freak. Pourquoi punir toujours punir ? Je me demande si cet homme veut déjouer la dénatalité ? Même si on ne peut savoir quelle vie aurait mené ces fœtus, il faut respecter le choix des femmes. Il y de bien meilleurs moyens pour stimuler l'accroissement de la population.
    Et, si la motivation de ce Monsieur est idéologique, voire religieuse, alors là il faut s'opposer à cet intégrisme. Encore une fois, c'est le choix des femmes.
    Les politiciens devraient se concentrer sur des enjeux sérieux. La justice sociale, des finances sans corruption, et j'en passe, sont des sujets sur lesquels les politiciens méritent d'allouer leur débordement d'énergie.
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  • Yves Petit - Inscrit
    7 février 2012 07 h 05
    Soyons généreux
    Le député Woodworth a raison de vouloir faire en sorte que le foetus soit considéré comme un être humain à part entière. Cependant, il ne pourrait s'y prendre de plus mauvaise façon.

    Si on veut sauver les foetus non-désirés, il faut tout faire pour aider la mère, lui offrir toute l'aide qu'une femme au prise avec une grossese non-souhaitée peut avoir besoin. Il faut la soustraire à l'influence du père, qui bien souvent pousse la femme vers l'avortement. Il faut permettre à ces femmes de mener cet enfant à terme afin qu'il puisse être adopté par une famille aimante ou que la mère, si elle décide de le garder, bénificie d'aide pour poursuivre ses études ou de vivre décemment selon ses besoins et ses désirs. ''Il faut sauver le soldat Ryan'' disait le titre du film de Spielberg. Ne pourrais-t-on pas adopter une telle attitude empathique envers ces petits êtres sans défense?
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  • France Marcotte - Abonnée
    7 février 2012 07 h 38
    La prisonnière à l'envers
    Il m'est douloureux de regarder cette photo, cette femme sans tête avec son ventre enserré dans sa camisole rayée au centre de l'objectif du photographe comme une cible.

    Comme si on admettait que l'on puisse parler de son foetus sans parler de cette femme.
    Comme si on admettait que l'on puisse parler des deux sans elle.
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  • Finton Wade - Inscrit
    7 février 2012 08 h 11
    Barvo aux conservateurs!
    Les conservateurs portent très bien leur nom, ils veulent conserver les vraies valeurs! Je suis tout a fait d'accord qu'on ouvre le débat à propos de l'avortement. Les pôvres-choix ont peur car ils savent très bien que un vent de changement s'en vient! On le perçoit bien aux États Unis! Le Super Bowl a présenté des pubs Pro-vie et vont mettre devant les yeux des américains toute la vérité à propos de l'avortement. La plupart des pôvre-choix devraient assister à un avortement après avoir suvit des cours intensif à propos de la biologie humaine car dirent qu'un enfant n'est humain qu'à la naissance est un argument qui ne tient pas debout!
    La population du Canada diminue! Saviez vous qu'on tue l'équivalent de la ville de Moncton chaque année au Canada par l'avortement. Ici en Acadie, les écoles ferment faute d'enfant. Ce qui est aberrant c'est que la majorité des femmes qui enseignent dans nos écoles sont en faveur de l'avortement, donc elles se tirent dans le pied car il en va de la sécurité futur de leurs profession Mais, l'espoir renaît car de plus en plus de jeunes sont Pro-vie! Ils savent très bien qu'ils ont perdu des frères, des soeurs, des cousins, des cousines, des compagnons de classe encore plus important des futurs épouses ou maris!.
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  • Melkitsedeq - Inscrit
    7 février 2012 08 h 23
    Des points
    - Les femmes que j'ai connu qui ont utilisé l'avortement ont toutes conservées des séquelles psychologiques.
    - Deux poids deux mesures :Le corps de la femme n'appartient qu'à elle vs la question de la semaine dernière le suicide. Si notre corps nous appartiens même nous pauvres hommes, nous pouvons donc en disposer à notre guise. ( joke plate ; la peine de mort au suicidé )

    - Au lieu d'aller chercher des enfants made in China encourageons les femmes à donner la vie.
    Comme je dis à mon fils : le jour que tu cesse de te poser des questions est le jour que tu cesse d'évoluer. Avec ce gouvernement des prairies nous subiront un choc des idées remettant en question nos valeurs.

    Christian
    Sherbrooke
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  • Kim Cornelissen - Inscrite
    7 février 2012 08 h 40
    C'est toujours des hommes qui repartent le débat...
    Il n'y a pas d'illusions à se faire, ce débat n'a rien à voir avec les droits du foetus.

    Ce n'est pas pour rien que ce sont toujours des hommes qui repartent le débat et pas n'importe quels hommes: ceux qui voudraient retourner en arrière, où les femmes n'existaient pas légalement et où ils avaient tout le contrôle sur les femmes. C'est un débat pour contrôler les mères, les femmes et les filles, pas autre chose.

    Ces hommes contrôlants devraient avoir honte d'agir encore ainsi au XXIe siècle et l'horreur de l'histoire Shafia - qui s'est passé ici, au Canada, rappelons-le -, nous impose la plus grande prudence par rapport à ces tentatives anachroniques de ces hommes sans éthique ni morale qui veulent retourner les femmes sous le joug masculin.

    La dernière chose qu'on veut, c'est un retour en arrière pour les questions de l'égalité.
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  • I. Belanger - Inscrit
    7 février 2012 08 h 41
    Débat inutile
    Ce débat a certes une importance philosophique, mais pourquoi diable des policiens, des hommes de surcroît, veulent en débattre ? Quand une femme apprend qu'elle est enceinte, elle n'avertit pas les autorités, même que lorsqu'elle ne souhaite pas mettre au monde un enfant, elle n'avertit personne. Elle est seule maître de son destin. Si l'avortement devient illégal, elle se fera avorter illégalement. Criminaliser l'avortement, c'est mettre en danger la vie et la santé des femmes.
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  • AKD - Inscrit
    7 février 2012 08 h 49
    un autre sujet dont on a peur de se prononcer!
    Ma pensée est la suivante et ce n'est pas politiquement correct! Nous avons besoin de légiféré l'accès à l'avortement; que sauf dans des cas exceptionnels, les avortements ne devraient pas avoir lieu après 12 semaines. Avec 29,000 avortements par année au Québec, avons-nous besoin d'avoir un meilleur accès aux moyens de contrôle des naissances?
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  • Dure Michel - Abonné
    7 février 2012 09 h 01
    Hypocrisie de Me Myself
    Je n'aime pas particulièrement les conservateurs, mais! on ne peut monter aux barricades quand ils veulent relancer un débat. N'est-ce pas le principe de la démocratie?
    Avez-vous tant peur des arguments de la science à laquelle vous vous fiez?
    Un bébé qui naît prématuré à 6 ou 7 mois n'est-il pas considéré comme être humain? Alors, comment peut-on affirmer que celui qui ne sort du sein de sa mère qu'aux termes des 9 mois ne l'est qu'en y sortant?
    De dire que le corps de la femme n'appartient qu'à la femme, peut-être, mais le corps du bébé appartient, lui, au bébé. Le fait que vous portiez en vous un autre être humain ne fait pas de vous le maître de son destin. Il fallait y réfléchir avant de le procréer.
    Appelez cela comme vous le voudrez (interruption volontaire, avortement, arrêt), on tue un être vivant qui a sa propre personnalité.
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  • Evel - Inscrite
    7 février 2012 09 h 09
    Contrairement aux anti-choix...
    Contrairement aux anti-choix, les pro-choix respectent le droit de la femme au libre arbitre, en ne cherchant pas à imposer leur vision des choses.
    Le but ultime des anti-choix c'est de reprendre le contrôle sur le corps de la femme en lui imposant une vision tordu du rôle qu'ils considèrent comme étant le seul à lequel la femme devrait s'astreindre : pondre des bébés.
    Chercher à donner un statut juridique à un foetus, c'est restreindre la femme à ne plus pouvoir disposer de son corps à sa guise.
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  • Christian Richer - Inscrit
    7 février 2012 09 h 29
    attention
    Quelqu'un disait...Divisé pour mieux règner ...Voilà .....
    Fin stratège ce Mr harper. Pendant que l'on va crier au loup ils vont nous en passer une ou deux lois qu'on ne veut pas .......

    Moi je suis comme vous tous ....je n'en reviens pas .Pendant ce temps il y en as-tu qui parles des pensions de vieillesses de 65 à 67........

    Attention ,attention ......
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  • Claude Kamps - Inscrit
    7 février 2012 09 h 32
    Facile de le savoir
    Un foetus est un être en développement, qui n'est pas assez complet pour se passez du sang de la mère.
    Un enfant est un foetus qui sait respirer tout seul quand il sort de la gestation.

    Quand il sort avant un développement moins que minimum il a peu de chance d'être normal et je préfère un enfant normal à un foetus qu'on a tenté d'aider pour devenir un enfant qui dans la plupart des cas on des séquelles irréversibles au cerveau.

    Pour ce qui est de l’avortement je suis pour la liberté de la femme qui a prit les précautions pour ne pas devoir le faire, prendre cette opération pénible pour une méthode anti-conceptionelle à répétition qui est vraiment pas une bonne idée.
    Pour la mère c'est une façon de rentrer facilement en dépression etc.

    Il y a la ligature des trompes bien faite qui est la seule solution qui est sûr surtout que rien ne nous dit qu'on changera pas de partenaires de jeux en cours de vie ou de mois...

    Les pro-vie ont généralement pas de problème de vie qui les empêche d'élever des enfants, il doivent se rappeler que la nature fait souvent des avortements spontanés qui sont en dehors du contrôle de la mère... Ou provoqué avec des moyens de fortunes qui sont bien plus dangereux que l'avortement thérapeutiques... Ou la pilule du lendemain...
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  •  
  • Ben Gagnon - Inscrit
    7 février 2012 09 h 32
    @ Finton Wade
    Retourner en arrière pour la nostalgie du bon vieux temps et pour se rapprocher d'un Dieu inexistant ne peut pas être considéré comme un "vent de changement", comme vous dites.

    Le Conservatisme n'existe pas. Il s'agit de Rétrogradisme.

    Si la religion n'existait pas au Parlement et que la laïcité y était bel et bien présente (comme elle devrait l'être), ce débat n'aurait même pas lieu.

    Je ne suis pas une femme, ainsi je me tairai sur la chose. Je dirai simplement que je supporte les femmes dans le choix qu'elles font, peu importe ce choix. Je pense que les hommes au gouvernement et les hommes qui commentent ici devraient en faire autant. Merci. Mais alors qu'on croyait ce choix déjà fait au Royal Dominion of Canada, on voit que rien n'est jamais acquis, avec un Roi à sa tête.
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  •  
  • André Michaud - Inscrit
    7 février 2012 09 h 35
    leçons de l'Alliance
    M.Harper a tiré leçon de l'ex Alliance. Au Canada, pour être un parti pour beaucoup de canadiens, il ne faut pas mêler les trucs religieux comme on fait aux USA

    M.Harper ne touchera donc pas à L'avortement, la peine de mort ou le mariage homosexuel, car il veut que son parti remplace le parti Libéral..
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  • NickGP - Inscrit
    7 février 2012 09 h 41
    Du non-sens
    Si un feotus est un enfant, alors peut-on dire qu'un zigote est un feotus et qu'un spermatozoid est un zigote? Devrait-on criminaliser la masturbation? Quand allez-vous vous arrêter?

    Vous voulez nous convaincre qu'une chose est ce qu'elle n'est pas, tout simplement. C'est ce que "redéfinir" veut dire.

    "Une fois qu'on décidera si un enfant est un être humain, on pourra avec une conversation sur d'autres enjeux"

    On a déjà décider. Un enfant est un humain. Mais un feotus n'est pas un enfant.
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  • Citoyen cynique - Inscrit
    7 février 2012 09 h 46
    Un "avantage" à l'interdiction de l'avortement
    Cela renflouerait l'industrie carcérale.
    Des 28000 avortements annuels légaux au Québec (?) combien se produiraient dans la clandestinité si l'avortement était interdit? Combien seraient justiciables? Combien d'argent en coûterait-il aux accusées pour se défendre? Combien coûteraient les poursuites au gouvernement? Qui en bénéficierait?
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  • nrcote - Abonné
    7 février 2012 09 h 48
    Que veulent les Conservateurs?
    Que le Canada retourne aux années 50. Ce qu'on ne sait pas, c'est s'il s'agit de 1950 ou de 1850. Parce que "c'était ben mieux dan'l'temps".

    Rétrogrades, dépassés, déconnectés, coincés, voilà les Conservateurs.
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  • Leproff - Inscrit
    7 février 2012 09 h 48
    Un débat philosophique
    Dans la société dans laquelle nous vivons, où toute notion de bien ou de mal a disparu, où toutes les valeurs sont nivelées vers le bas, où l'effort ne signifie plus rien, où la réussite est suspecte, il est bien évident que le débat sur le fœtus n'en est qu'à ses premiers balbutiements. C'est un débat philosophique qui risque de déraper, car les thèses qui s'affrontent (PRO-VIE et PRO-CHOIX) sont aux antipodes.

    Nous nageons dans une dérive des valeurs comme jamais dans aucune société humaine, où tout est placé sur une mêmee balance: homosexualité et hétérosexualité, droits et accommodements, liberté et responsabilité.

    Il n'y a plus de débat philosophique de fond sur des concepts majeurs de la vie, car chacun s'improvise philosophe avec ses idées la plupart du temps erronées où la liberté de dire et de faire l'emporte sur la raison et la logique.

    Un monde en dérive à la recherche de ses repères.
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  • BPatrick - Inscrit
    7 février 2012 09 h 57
    @Vive le Québec libre - Bravo à tout ceux qui ont votés NPD
    Vous croyez vraiment que la présence de 50 sièges du Bloc en opposition perpétuelle face à un gouvernement majoritaire aurait changé la situation? Si oui, vous avez une opinion démesurée des capacités du Bloc ou tout autre parti en minorité à Ottawa.

    Au lieu de râler contre ceux qui ont voté NDP, râler donc contre ceux qui ont voté POUR les conservateurs.

    Votre cible est mal choisie.
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  • NickGP - Inscrit
    7 février 2012 09 h 57
    @Jean-Léon Laffitte
    Moi ce que je trouve stupéfiant c'est cette idée qu'il y a amélioration quand en fait vous échangez le droit des femmes contre le droit des feotus.

    Vous semblez très attaché à cette idée de compartimentaliser nos raisonnements, mais le problème c'est que la réalité ne fontionne pas comme ça. Dans la réalité, vous (et surtout nos politiciens) doivent considérer toutes les ramifications d'une telle redéfinition.

    Par exemple: si une mère a une fausse couche à cause d'une chute... et bien si le feotus est considéré comme humain, la femme devra être accusée de négligence criminelle ayant entraîné la mort.

    Le problème ce n'est pas que vous vouliez donner des droits au feotus, mais c'est que vous le faites au dépent des droits des autres. Vous priorisez une boule de chaire face à une femme adulte avant de nous traiter d'inhumains... et vous ne pouvez y voire l'ironie?!?
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  • f.georges - Inscrit
    7 février 2012 10 h 05
    À Q 1234
    ((Nous ne sommes,ni nonnes,ni connes))Bien fini, le temps des avortements clandestins,déshumanisants,mutilants,meutriers.Les femmes n'oublieront jamais,ces périodes noires,de peur,de souffrance et de honte.Tenez-vous le pour dit,Messieurs les con-servateurs..
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    7 février 2012 10 h 08
    Des dinosaures dans le jardin d'Eden...
    Donc, nous savons qu'une secte évangélique a pris position sur la colline parlementaire pour faire adopter des lois rétrogrades.
    Ici, au Québec, il s'agit de savoir si nous voulons les suivre dans leur délire religieux ou poursuivre notre propre chemin.
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  • Loraine King - Inscrite
    7 février 2012 10 h 12
    @ Jamais un Québec Pays
    Du site de l’Agence de la santé publique du Canada :

    « L'enquête a montré en général que, parmi les femmes qui avaient été mariées ou avaient vécu avec un homme en union libre, 29 % déclaraient avoir été victimes de mauvais traitements ou d'abus sexuels commis par le partenaire à un certain moment durant leur vie de couple. Vingt et un pour cent de ces femmes avaient été agressées par leur partenaire durant la grossesse ; 40 % de celles qui avaient été maltraitées pendant qu'elles étaient enceintes ont déclaré que les mauvais traitements avaient débuté durant la grossesse. Les femmes enceintes maltraitées étaient quatre fois plus nombreuses que d'autres femmes maltraitées à avoir été victimes d'actes violents très graves, notamment à avoir été battues, étranglées, menacées avec un fusil ou un couteau ou agressées sexuellement. Environ 18 % des femmes maltraitées durant la grossesse ont indiqué qu'elles avaient fait une fausse couche ou avaient subi d'autres traumatismes internes par suite de ces actes de violence. »

    http://www.phac-aspc.gc.ca/rhs-ssg/factshts/abusep

    Ce député Woodworth et d’autres hommes ici refusent de parler honnêtement de leurs intentions et des conséquences sur les femmes d'un éventuel changement à la définition d’enfant. Tant que ce député et ses partisans nous considéreront comme des éponges, je ne vois aucune utilité à ce qu’ils se servent de l’argent de mes taxes et impôts pour tenter de criminaliser un geste qui ne l’est pas présentement.
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  • Lise Moga - Inscrite
    7 février 2012 10 h 16
    L'appartenance du corps et le droit?
    Pourquoi ne pas faire passer un test d'ADN à un foetus... on pourrait avoir une idée de ce qui s'en vient ou de ce que l'on doit tuer pour en arrêter l'invasion... est-ce un être humain ou un cancer?

    J'ai écouté le témoignage d'une personne qui a survécu à l'avortement... car d'habitude, l'injection d'eau saline (peut-être plus efficace maintenant ) tue et la délivrance d'un foetus mort s'en suit. Elle est arrivée vivante et son médecin n'a pas eu le courage de la tuer davantage. Ouf! ELLE ÉTAIT UN ÊTRE HUMAIN.

    Elle, elle n'entretient pas d'ambiguïté sur la vie: elle sait intérieurement, profondément de quoi elle parle quand elle parle de son existence. Elle a toute une idée de nos tergiversations sur le quand, comment et pendant combien de temps dure l'humanité de quelqu'un. C'est cette humanité qui nous habite et je crois fondamentalement qu'en banalisant la vie, l'on s'engage sur la voie de la décrépitude accélérée.
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  • Line Légaré - Abonnée
    7 février 2012 10 h 19
    Faire mourir les femmes...
    Pendant qu'ici les femmes ont le droit d'être traitée en être humain, dans d'autres pays les femmes meurent d'un avortement. Dire que les conservateurs veulent nous retourner dans cette grande noirceur est peu dire.

    http://cdeacf.ca/actualite/2012/01/19/nombre-davor
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  • Roland Berger - Abonné
    7 février 2012 10 h 32
    Ou l'inverse ?
    « «N'acceptez aucune loi qui dit que certains êtres humains ne sont pas des êtres humains», a déclaré le député de Kitchener Centre en conférence de presse hier matin. »
    Ou l'inverse : « N'acceptez aucune loi qui dit que certains êtres non encore humains sont des êtres humains. »
    En clair, mêle-toi de tes affaires. Le corps de la femme appartient à la femme, et non à son mari, son chum ou encore, à la société. Aucun homme n'accepterait qu'on décide à sa place comment il répand ses spermatozoïdes.

    Roland Berger
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    7 février 2012 10 h 47
    «Les animaux dénaturés»
    Un jour un écrivain célèbre, Vercors, écrivit un roman sur la question : qu'est-ce que l'être humain ? Dans son roman, on avait découvert une tribu d'homme-singe - le chaînon manquant entre l'homme et le singe. Comme ces hommes-singes étaient exploités comme esclaves par de braves compagnies anglaises, il voulut savoir si c'était des hommes ou des animaux. Cependant, le code criminel anglais, contrairement au code canadien, semble-t-il, ne contenait aucune définition de ce genre. Pour les forcer à en donner une, il engrossa une femelle de cette nouvelle espèce et en tua le rejeton. Il obtint ainsi un procès qui força la couronne britannique à se prononcer sur la définition de ce qui fait un humain et qu'aucune autre espèce ne possède. Le comité royal qui se pencha sur la question pondit une définition qui respecta la tradition britannique : ce qui distingue tout humain des autres mammifères, c'est son côté religieux. Le héros du roman n'était pas satisfait d'une définition aussi restrictive : pour lui justement ce qui fait un être humain c'est qu'il est capable d'aller contre la nature, d'où le titre «Les animaux dénaturés».

    J'ai cru longtemps que ce livre n'était qu'une fiction, jusqu'à ce que j'apprenne que l'Église catholique se prononça un jour sur l'humanité des Noirs. L'Église cathollque, après un long débat théologique, conclut que les Noirs n'avaient pas d'âme, donc qu'ils n'étaient pas des humains. Cette sanction divine permit ainsi aux Espagnols, Anglais,Français et Américains à traiter les Noirs comme des animaux, c'est-à-dire avec droit de vie et de mort sur eux, à les faire travailler jusqu,à la mort et bien sûr de ne leur verser aucun salaire. Voilà où nous mène, cette vision religieuse de l'humain, même lorsqu'on veut lui donner, comme dans le débat lancé aux communes, une apparence pseudo-scientifique.
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  • Martin Dufresne - Abonné
    7 février 2012 11 h 01
    Sagesse autochtone
    Chez les Iroquois, quand un chef se prenait pour un autre et que son arrogance en venait à menacer le mieux-vivre du groupe, n'importe quelle aînée pouvait faire tomber son bonnet et le discréditer. Il est plus que temps que cela se produise pour Stephen Harper qui laisse des dinosaures comme le député Woodworth - et d'asutres dans son parti - exposer les femmes d'ici à des "débats" aussi méprisants de leurs droits. Ouste... du balai!
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  • Kimakt - Abonné
    7 février 2012 11 h 45
    "Exister"... à partir de quand ?!

    @ Hélène Buzzetti et
    @ plusieurs autres commentateurs /commentatrices...

    Et b'en oui! messieurs / dames, à quel moment avez-vous commencé à "exister" ? N'avez-vous pas été d'abord ce foetus, auquel d'aucun semble vouloir nier toute espèce de dignité humaine? N'était-ce pas déjà "vous" qui étiez là, et qui allait bientôt naître ? Mais, si c'était le cas pour vous alors, qu'en est-il des êtres humains en voie de naître maintenant, ou demain ? Hon... ? Et si la femme (ainsi en est-il...) qu'était votre mère vous avait considéré comme un "excrément" ? J'exagère à peine, compte tenu de certains propos assujettissant le foetus au "corps" de la femme ...

    Il ne s'agit pas ici de culpabiliser les femmes qui n'ont guère d'autre choix que l'avortement, et encore moins de militer "pro-vie"... ou de revenir à des lois archaïque, ou à une situation où les soins étaient discriminés ... Mais, bon Dieu! appelons les choses par leur nom! Sommes-nous vraiment redevenus ces barbares d'un certain empire romain, que l'on se plait par ailleurs à regarder de très haut?!...
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    7 février 2012 11 h 47
    Ce serait pire qu'avant
    L'ancien Code criminel prescrivait une peine de 20 ans pour les avorteurs et de deux ans pour les femmes avortées. Avec cette nouvelle définition, ce serait la perpète pour tout ce beau monde.

    L'honorable sénateur Boisvenu devrait s'élever contre ces dépenses (fédérales) inacceptables...
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  • Killian Meilleur - Inscrit
    7 février 2012 11 h 57
    Comme le disait Nancy Huston...
    « Comment se fait-il que la vie cesse d'être sacrée dès qu'elle quitte le ventre maternel? »

    Et les enfants abandonnés par des parents désespérés, souvent adolescents, incapables de les élever en raison des nombreuses coupures dans les groupes d'aide et de leur situation sociale, à qui on compte refuser le droit d'élever leurs enfants au moment où ils seront prêts à leur donner les meilleures chances possibles, on va en faire quoi?

    Moi, je le sais: on va les loger dans nos beaux nouveaux F-35. Bien oui, c'est spacieux et confortable, un avion de chasse. Et puis, il va falloir les rentabiliser, ces canettes volantes... Parce qu'on ne va certainement pas s'en servir pour... tuer des gens, n'est-ce pas?

    Vous voulez RESPECTER LA VIE, SOYEZ CONSÉQUENTS!

    Commencez par cesser de promouvoir des GÉNOCIDES comme le moyen-Orient (plus de 100 000 pertes civiles rien qu'en Irak), Abolissez vos programmes militaristes qui détruisent notre pays de l'intérieur et font se désagréger l'éducation, la santé et - finalement - tout le reste, et ensuite vous aurez le DROIT de venir remettre en question des acquis vieux d'à peine 40 ans.

    En attendant, Votre morale, chers conservateurs, n'a justement aucune DROITURE ; que des circonlocutions autour d'un agenda fondamentalement judéo-chrétien, qui prône, dans l'ordre: l'abolition de l'avortement, l'abolition de la contraception, l'abolition des relations sexuelles hors-mariage, l'abolition de l'égalité entre la femme et l'homme (comme conséquence de toute rigidification des grandes religions abrahamiques), la censure artistique et politique, l'instauration du dogme religieux dans l'état... dois-je continuer?

    Mais qu'est-ce qu'on attend pour le faire, notre maudit référendum?!
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  • NickGP - Inscrit
    7 février 2012 12 h 09
    @Kimakt
    Laissez-moi pousser votre propre raisonement jusqu'au bout, et vous allez comprendre pourquoi bon nombre d'entre nous ne le considère pas comme étant un argument valide:

    Si le feotus dans le ventre de ma mère était déjà "moi", alors qu'est-ce qui m'empêche de dire que le sperme de mon père avant la fécondation n'était pas également "moi"?

    Poussons encore: Cette fécondation venant du sex non protégé de mes parents, nous pourrions avancer que s'ils avaient utilisé un condom à ce moment précis, "JE" ne serais jamais venu au monde. Donc, la contraception aurait pu causer ma mort?

    Peut importe la façon dont vous tentez de l'expliquer, cet argument (feotus = bébé!) est illogique et non-recevable d'un point-de-vue autant scientifique que réthorique. C'est un stade de production, de gestation. Un feotus est autant un enfant qu'un enfant est un adulte: ce sont des états différents, décrivant des choses différentes, et vous tentez de redéfinire la langue française de manière à imposer vos croyances sur une réalité déjà établie.

    Un chandail commence par être un bout de tissu. Un bout de tissu n'est pas pour autant un chandail.
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  • Jean Michaud - Inscrit
    7 février 2012 12 h 12
    J'ai vécu l'avortement.
    Ma blonde de l'époque c'est fait avorter, ça fait 29ans, encore aujourd'hui, j,ai des pincements au coeur quand j'y pense, de quoi il ou elle aurait l'air, je n,en veux pas à mon ex blonde, mais cet en'ant pour moi aurait dû être parmi nous. Elle et moi étions jeunes, mais maudit que j'aurais aimer l'aimer cet enfant. 29ans déjà...
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  • Loraine King - Inscrite
    7 février 2012 12 h 37
    @Kimakt
    En effet, pourquoi ne pas nommer les choses par leurs noms. Il ne s'agit pas de culpabiliser les choix des femmes mais de criminaliser les choix des femmes.

    Quant au terme foetus, il est utilisé depuis des siècles et des siècles. Nous savons tous ce que c'est comme nous savons tous la différence entre une chenille et un papillon.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    7 février 2012 13 h 50
    À Kimakt
    Faut vous brancher. Si les fœtus sont des êtres humains, l'avortement (et même une fausse-couche) sera illégal, quelles que soient les circonstances: c'est militer anti-choix et revenir à des lois archaïques, comme vous dites. Si vous voulez permettre l'avortement, alors il ne faut pas dire que les fœtus ou que les embryons sont des êtres humains. Les mots ont des conséquences.
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  • Jean Rousseau - Inscrit
    7 février 2012 13 h 57
    L'individualité ne signifie pas l’indépendance.

    Accorder des droits à un enfant non encore né « aurait pour effet de limiter les activités de la femme enceinte, de restreindre sa liberté de prendre des décisions relatives à sa santé et aurait des conséquences négatives sur ses possibilités d'emplois », a écrit la Cour suprême du Canada lors d'un jugement rendu en 1999 ».

    Ce qui est écrit ci-dessus demeure vrai, mais peut-on honnêtement considérer le fœtus tel un excrément, qui lui ne bouge pas? Pour rendre plus limpide le débat, imaginons le savant fou des films qui aurait créé la vie à partir de tissus morts. Les créatures toutefois ne pourraient pas vivre en dehors d'une bulle de verre, car leur système respiratoire ne pourrait pas endurer notre air.

    La question qui nous serait posée alors; pourrions-nous mettre fin à la vie de ces êtres impunément du fait qu'ils ne sont pas autonomes et qu'ils ne le seront jamais?
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    7 février 2012 13 h 57
    À K. Meilleur
    Le référendum? A: il faut élire le Parti québécois majoritaire.
    B: il faut une majorité en faveur du oui.

    Et je ne suis pas certain qu'un RIP sur le sujet, mené au Québec, n'arriverait pas à limiter le droit à l'avortement ou à appuyer la position du M. Woodworth.
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  • Michel P - Abonné
    7 février 2012 14 h 08
    Importance de la vie
    Je trouve qu’actuellement, au Canada, il y a une dérive sur la question de l’avortement. Au début, c’était pour traiter des cas d’exceptions, comme par exemple un viol. Mais, aujourd’hui ce n’est plus le cas. L’avortement est tellement banalisé que bon an mal an, il s’y produit un nombre très élevé d’avortements, et ce depuis de nombreuses années. À long terme et à cette échelle, c’est sûr que ce manque d’enfants à naître produit des effets importants sur la dénatalité de notre pays, et aussi sur le vieillissement de notre population. Nous commençons à en voir les conséquences aujourd’hui. Il ne faut pas compter sur l’immigration pour contrebalancer notre faible taux de dénatalité.

    Combien de médecins, d’artistes, de scientifiques et d’autres personnes de qualité, qui auraient pu contribuer au développement de notre pays, avons-nous perdus au cours de toutes ces années?

    Derrière ces faits, je n’ignore pas le drame que, malheureusement, peuvent vivre trop de femmes aux prises avec une grossesse non désirée. Par contre, il faut trouver des mesures d’encouragement pour celles-ci, afin de les encourager à mener leur grossesse à terme. Le futur du Canada passe par une diminution significative du nombre d’avortements, en introduisant au pays des mesures sociales favorables à la venue des enfants, et aussi en reconnaissant, dans notre société, l’importance de protéger chaque vie à naître.
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  • NickGP - Inscrit
    7 février 2012 14 h 29
    @Jean Rousseau: Grosse Différence!!!
    Un feotus n'est pas un être humain en perte d'autonomie. Ça c'est notre "age d'or" (ironique non?).

    Un feotus est un être humain en développement. Pour reprendre votre propre analogie: c'est un peu comme si quelqu'un découvrait le laboratoire du docteur fou alors que le monstre est encore en pièces détachées.
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  • Louise Hurteau - Abonnée
    7 février 2012 15 h 02
    @Mimi37
    Bravo mimi, je vous seconde. Que cette bande de clown du moyen âge se réveille. La femme a le droit à l'autonomie de son corps - point à la ligne. La femme a préséance en tout tant et en tout point sur son corps et sur sa vie avant celle de qui que ce soit - à moins qu'elle - cette femme - en décide différemment.

    Personne ne penserait à retirer un rein de force d'un père pour sauver sa progéniture si le cas se posait ou le forcerait à ne pas consommer d'alcool ou de cigarette "au cas ou un jour", l'un des siens auraient besoin d'un foi tient !

    Que ces maniaques de contrôle réformistes-conservateurs se mêlent de leur affaires. Qu'ils se fassent transplanter un utérus si ça leur chantent !
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  • jeanclro - Abonné
    7 février 2012 15 h 08
    harper et ses contradictions
    harper veut détruire ce qui protègerait les enfants a venir, Réduire les programme sociaux, pas d'intervention de l'état , coupure dans les transfères aux provinces, appauvrir la classe moyenne, l'écart entre les pauvres s’élargie! Ce qui assure que les enfants a venir auront une vie plus difficile! Pas trop encourageant d'avoir des enfants! D'un autre coté il est contre l'avortement, et près a envoyer les enfants en prison, les envoyer nourrir à la guerre. Es-ce un ogre qui veut toujours de la viande fraiche?
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  • Horace Blunt - Inscrit
    7 février 2012 15 h 42
    Désinformation, sophisme et émotivité
    Victime de la désinformation, on peut souvent se laisser influencer dans le débat par l'émotif.

    - Notre taux de natalité au Québec (et au Canada) est semblable à la majorité des pays industrialisés et est même supérieur à la plupart. Il n'y a donc pas urgence de diminuer le nombre d'avortement. Il y a environ 400 000 naissances par année au Canada. Ainsi, la suppresion même totale des avortements ne serait pas un gros poids dans la balance du taux de natalité.

    - Côté science, il n'exite pas, contrairement à ce qu'affirme M. Woodworth, une définition exacte de la vie ou à partir de quel moment l'humain peut être qualifé comme tel. La science repose sur l'étude rationnel de faits et donnés observables grâce à lequel il est possible de tirer une conclusion temporaire pour expliquer ce qui est observé. Il n'y a rien dans la science qui permet de nos jours de trancher rationnellement entre la vie ou non d'un foetus. Il s'agit donc d'un débat philosophique et c'est donc un sophisme de faire appel à la science dans ce débat

    - Ne pas considérer de droits légaux au feotus ne signifie pas qu'il soit, comme j'ai eu l'occasion de lire souvent dans ces commentaires, qu'il soit des "excréments". Il s'agit d'une béquille administrative et légale pour permettre au femme l'avortement de façon légale. Rien de plus. Encore une fois, il s'agit d'un argument sophisme, "l'homme de paille" qui consiste à formuler un argument réfutable pour l'attribuer à son adversaire. Cela revient à dire que les pro-choix considérent les foetus comme des "excréments", ce qui est évidemment faux.

    Sinon pour mon point de vue dans toute cette affaire, c'est qu'il ne faut absolument pas ouvrir ce débat avec les conservateurs aux communes. Les femmes en payeraient le prix.

    Mais s'il n'y avait pas d'enjeux politique, et d'un avis totalement personnel, pourquoi ne pas considérer que la vie commence lorsqu'il est posible pour un foetus d'être autonome et de pe
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  • Nelson - Inscrit
    7 février 2012 16 h 09
    30 millions des femmes interromptent leur grossesses ''ILLÉGALEMENT'' chaque année dans le monde.

    À quoi ça sert des lois qui ne sont pas respectés ?

    À quoi ça sert d'interdire les interruptions de grossesses, À PART DE TUER 70 MILLE FEMMES dans le monde chaque année, et traumatiser des millions, dans des interruptions de grossesses clandestines en conditions atroces ?.

    Comment empêcher des ados filles et femmes d'avorter autrement que les attacher à vie ?.

    Quand les soi disant ''pro-vie'' vont réaliser que tuent des milliers des femmes avec des discours ''pro-vie'', sans éviter les interruptions de grossesse, illégales ou non, interdites par les églises ou non ?.

    Pour quand essayer d'éviter des interruptions de grossesses avec des méthodes anti- conceptionnels, éducation, prévention, et au même temps permettre des services médicaux à celles qui interrompent leurs grossesses, pour éviter les tuer et maganer horriblement en interruptions de grossesse clandestines atroces ?.

    Droit des femmes ou non un tiers des grossesses ne sont pas menés à terme, depuis toujours, partout dans le monde.

    Mais les fanatiques préfèrent se connecter avec leurs délires qu'avec la réalité....pour cela agissent si bizarre tout le temps, si déconnectés des canadiens.

    Nous apprenons aujourd'hui que même LA TORTURE fait partie des politiques de ces évangélistes.
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  • Marc-Andre Fortier - Abonné
    7 février 2012 16 h 19
    Rouvrir ke débat ou pas?
    En réponse à Michel Lebel. Qui ici par le de peur, d'ombre ou de lumière? La question du droit du fœtus vs celui de la mère a été réglée devant la cour suprême il y a près de 15 ans. Qu'est-ce qui a changé depuis? Rien sinon que les partisans pro-vie n'acceptent pas le jugement.

    Est-ce une raison pour rouvrir le débat? Je crois personnellement que non et pas parce que j'ai peur mais simplement parce que comme société nous devrions être ailleurs.

    Basé sur votre argument Monsieur Lebel, pourquoi ne pas rouvrir aussi le débat sur l'esclavagisme, le vote des femmes et le travail des enfants?

    J'abonde dans le sens d'un autre lecteur qui disait qu'on veut protéger un enfant avant la naissance alors que nous ne sommes même pas foutus d'assurer leur sécurité par la suite. J'irai même plus loin, ce même gouvernement considère mettre des enfants en prison c'est tout dire...
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  • Geneviève Beauchamp - Abonné
    7 février 2012 16 h 44
    Si les Conservateurs criminalise l'avortement....
    moi je veux une ligature des trompes de Fallope! Je ne veux pas d'enfants et les moyens de contraceptions ne sont pas infaillibles. Je ne veux pas être un jour confronté à m'autoavorter avec un support de métal. Si les Cons portent à bien leur projet, j'espère que les femmes auront plus accès à cette intervention car présentement, il faut au moins avoir eu un enfant pour demander un ligature lorsqu'on a moins de 30 ans (mon cas).
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  • Le  Devoir Le Devoir - Auteur
    7 février 2012 17 h 19
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    Merci.
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