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Un député conservateur rouvre le débat sur l’avortement avec une motion

La Presse canadienne   6 février 2012 14h53  Canada
L’Ontarien Stephen Woodworth a déposé un avis de motion aujourd'hui pour créer un comité parlementaire qui aurait pour mission de se questionner sur le moment où un fœtus devient «être humain».
L’Ontarien Stephen Woodworth a déposé un avis de motion aujourd'hui pour créer un comité parlementaire qui aurait pour mission de se questionner sur le moment où un fœtus devient «être humain».
Ottawa — Un député conservateur d’arrière-ban souhaite rouvrir le débat sur l’avortement en déposant une motion pour étudier la définition d’être humain.

Son initiative pourrait cependant être tuée dans l’œuf, puisqu’au moment de son annonce, le bureau du ministre de la Justice, Rob Nicholson, réitérait dans un communiqué que le gouvernement n’ouvrirait pas ce débat.

L’Ontarien Stephen Woodworth a déposé un avis de motion aujourd'hui pour créer un comité parlementaire qui aurait pour mission de se questionner sur le moment où un fœtus devient «être humain».

L’alinéa 1 de l’article 223 du Code criminel, qui se retrouve dans la section portant sur les homicides, stipule actuellement qu’un «enfant devient un être humain au sens de la présente loi lorsqu’il est complètement sorti, vivant, du sein de sa mère». L’alinéa 2 porte sur la définition d’un homicide envers un enfant.

Or, le député de Kitchener-Centre juge archaïque la définition actuelle d’être humain. Il refuse de spécifier à quel moment, selon lui, un foetus devient un être humain, mais il laisse entendre que cela serait clairement avant sa naissance.

«Il y a peut-être des gens qui peuvent se convaincre qu’un enfant se transforme de façon magique en être humain quand ses petits orteils sont complètement sortis de la filière génitale», a soutenu M. Woodworth en conférence de presse aujourd'hui.

«Cependant, j’ai conclu que la science médicale moderne nous informera que les enfants sont en réalité des êtres humains à un certain point, avant le moment de la naissance complète», a-t-il signalé.

Étudier les preuves médicales

M. Woodworth dit vouloir que le comité étudie les preuves médicales sur cette question et fasse rapport de ses conclusions au Parlement. Une fois ce débat-là ouvert, le député avance qu’une deuxième étape pourrait être de discuter «des conséquences», à savoir du droit à l’avortement.

Il est cependant resté vague sur les motifs qui motivaient le dépôt de cette motion. «Pourquoi je le fais n’est pas important en ce qui concerne la question de la politique. Soit il s’agit d’un bon article de loi, soit il n’est pas bon, et ce n’est pas important qui le questionne et pour quelle raison», a tranché le député pro-vie.

M. Woodworth n’a pas voulu spécifier s’il avait eu une conversation sur le sujet avec le premier ministre, indiquant que cela relevait du domaine privé. Stephen Harper a répété a plusieurs reprises qu’il ne voulait pas rouvrir le débat sur l’avortement, un sujet qui divise et souvent émotif.

Et il ne semble pas avoir changé d’avis. «Les motions d’initiative parlementaire sont examinées conformément aux règles du Parlement. Le premier ministre a été très clair: notre gouvernement ne rouvrira pas ce débat», a écrit le ministre de la Justice alors même que se déroulait la conférence de presse du député.
 
 
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  • michel lebel - Inscrit
    6 février 2012 14 h 17
    Rien d'exclu!
    Dans un saine démocratie, tout sujet peut être l'objet d'un débat. Rien ne doit être exclu, encore plus les sujets controversés. Bravo à ce député Woodworth!
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    6 février 2012 14 h 47
    Je lui ai écrit pour lui signifier mon opposition
    C'est le moins qu'on puisse faire.
    Et imaginez sa boîte remplie de millions de courriels différents!

    stephen.woodworth@parl.gc.ca
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  • Simon Drouin - Abonné
    6 février 2012 14 h 59
    Les masques tombent
    L'offensive de députés conservateurs et/ou d'un sénateur cherche à retourner à une forme de barbarie soit la peine de mort et le refus du libre-choix pour les femmes.

    Pour moi, avant d'être une question éthique, le libre-choix s'apparente à une question de santé publique. Je ne voudrais d'aucune façon revenir aux interruptions volontaires clandestins!

    D'ailleurs ne conviendrait-il pas de poser une question autrement. En effet, ne serait-il pas opportun de considérer la question selon une approche systémique comme le le présente succinctement ce texte:

    «Cela ne doit-il pas se faire dans une perspective où il importe de développer le soutien par des politiques familiales adéquates et un appui fiscal assurant un revenu qui évite l’appauvrissement que vivent bien des femmes lorsqu’elles deviennent des mères ? Dans cette perspective, ne conviendrait-il pas d’élargir la question en reconnaissant le droit que chaque enfant né soit désiré et ait accès aux biens fondamentaux garantissant une vie décente ? Du même souffle, n’importerait-il pas de reconnaître réellement les femmes comme des sujets libres effectuant des choix ?

    Nous passons ainsi de l’enfant désiré à la vie désirée si malmenée dans notre société où trop d’enfants, ainsi que leur mère, n’ont pas accès aux conditions minimales pour s’assurer une vie décente. Cette situation découle de la dynamique néolibérale de notre monde où la vie elle-même est réduite au simple rang de « ressources », de « marchandises » et de « capital ». Par conséquent, le droit à la vie s’évalue en fonction de l’utilité, de la performance et de la rentabilité. Pourquoi alors condamner des femmes qui, faute de moyens ou de conditions propices, personnellement, socialement et économiquement, choisissent d’interrompre leur grossesse ?»

    référence: http://sisyphe.org/spip.php?article2489

    L'approche préconisée par certains députés reflètent le caract
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    6 février 2012 15 h 02
    Félicitations pour votre courage!
    «Il y a peut-être des gens qui peuvent se convaincre qu’un enfant se transforme de façon magique en être humain quand ses petits orteils sont complètement sortis de la filière génitale», a soutenu M. Woodworth en conférence de presse aujourd'hui.

    «Cependant, j’ai conclu que la science médicale moderne nous informera que les enfants sont en réalité des êtres humains à un certain point, avant le moment de la naissance complète», a-t-il signalé.

    C'est l'évidence même. Il est étonnant qu'il n'y ait pas déjà une protection de l'enfant avant sa naissance, alors que nous protégeons mieux la progéniture des espèces animales (aigle, bestiaux, etc.)!!!
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    6 février 2012 15 h 13
    À monsieur Laffite
    Vraiment protéger l'enfant avant sa naissance, c'est aider ses parents, en premier lieu sa mère. Ce que ce député veut dire, c'est criminaliser les mères.

    C'est toujours la même chose avec les conservateurs: aucune aide, que des prisons.
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  • Simon Drouin - Abonné
    6 février 2012 15 h 18
    Les masques tombent 2
    L'approche préconisée par certains députés reflète le caractère hétéronormatif voire sexiste de leur vision. Il importe dès lors de demeurer vigilantE pour éviter une ressac face à l'égalité entre les genres!
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    6 février 2012 15 h 36
    Dangereux exercice
    La définition d'un être humain devrait semer la crainte parmi ceux chez qui ce statut est équivoque. Heureusement, les animaux sont protégés, en autant que l'on s'accorde sur la définition d'un animal.
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    6 février 2012 15 h 57
    À Monsieur Auclair (15h13)
    Je ne vois pas en quoi protéger l'enfant avant sa naissance veut automatiquement dire criminaliser les mères. Je crois que le débat est ouvert pour protéger l'enfant, apporter tous les secours aux parents pour accueillir cet enfant ou pour faciliter l'adoption ce qui apporterait tant de joie aux nombreux parents en attente d'adopter un enfant au Québec. Ça, ce sont des solutions pleines d'espérances!
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  • a rappola - Inscrite
    6 février 2012 16 h 04
    "We are moving Canada in a Conservative direction...
    ...and Canadians are moving in that direction with us. Conservative values are Canadian values. Canadian values are Conservative values", nous disait Harper, en juillet 2011, sous une tente du Stampede.

    NON! NON! NON! et NON! On connaît votre jeu de la politique incrémentaliste, M. Harper, c-à-d. par petites doses à la fois afin que l'on ne se rende compte de rien. Assez c'est assez!

    Au Canada, les gens sont (étaient) libres. Libres de critiquer leur dirigeants sans avoir peur de représailles. Libre d'avoir accès à l'information. Libres de voter pour qui ils veulent, sans avoir peur que les subventions pour leur villes soient coupées. Les femmes, libre de décider comment disposer de leur corps. Les couples, libres de ne pas mettre au monde un enfant qu'ils ne sont pas prêts à élever.

    Oui, écrivons à ce député qui représente une idéologie partagée par bien peu de la population, avec le premier ministre en copie conforme, et pourquoi pas, notre souveraine la reine Élizabeth également.

    Ceux qui nous représente doivent savoir qu'ils ne nous représentent pas avec une telle idéologie. Ne pas représenter son peuple (c-à-d. TOUS les Canadiens) lorsqu'on est élu/payé pour cela ne me semble pas très démocratique. Point à la ligne.

    Le DROIT à l'avortement en est un démocratique. L'enlever est enlever la liberté aux mères, aux couples, de choisir. C'est le Canada dont on parle, merde, pas un pays du tiers-monde. Comment expliquera-t-on cela à nos enfants? Désolée, mais cette absurdité là, les Canadiens ne la laisseront pas passer.
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  • France Marcotte - Abonnée
    6 février 2012 16 h 07
    Pas vous!
    D'accord, je vais le dire plus poliment.

    Si jamais le débat sur l'avortement doit un jour être réouvert, il serait préférable que ce ne soit pas par ce gouvernement conservateur dont les intentions sont pour le moins nébuleuses envers les femmes.

    Or, il est le seul à tenir autant jusqu'à maintenant à le rouvrir. Louche et inquiétant.
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  • grannith - Inscrit
    6 février 2012 16 h 24
    droite religieuse
    La droite religieuse s,installe lentement ce n,est que le début
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  • northernbud - Inscrit
    6 février 2012 16 h 37
    Je l'avait dit.
    Ils vont s'attaquer à tout ! Droit des minorités, égalité Homme - Femme, mariage Gai, nommez les. Tout ce qui est le moindrement social, libéral, ouvert d'esprit : ils vont s'essayer !
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  • Annabella Durocher - Inscrit
    6 février 2012 16 h 47
    Merci Messieurs !
    Beaucoup de femmes au Québec ont donné ou été obligé de donner leur nouveau-né en adoption et croyez-moi, elles ont vécu avec ce secret toute leur vie.
    J'ai même entendu parler de tentative d'avortement avec des broches à tricoter.

    L'avortement n'est pas un moyen de contraception mais un accident peut arriver dans la vie.
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  • Prevert - Abonnée
    6 février 2012 17 h 01
    C'est beau la vie, mais.....
    Pourquoi c'est presque toujours des hommes qui parlent de l'avortement....??? Certaine que je suis à 87 ans que c'est l'affaire des femmes.....
    Je sais, il ne faut pas faire de généralité mais ce sont les hommes le plus souvent qui sont accusés de viol....pédophilie....infanticide etc.


    A monsieur Laffitte: Apporter les secours de qui à une mère??? Ça prend un homme pour écrire des choses pareilles, selon J.Léon les femmes feraient des enfants pour les autres.....et quelle compagnie offrirait un super marcher pour les enfants à adopter .....Amen
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    6 février 2012 17 h 24
    à Mme Prévert
    Bonjour Mme Prévert. Il existe des centres d'aides aux femmes enceintes en difficultés un peu partout au Québec. Ils peuvent même donner un logement pour plusieurs mois. Je le sais pour y avoir accompagné une amie qui avait besoin d'aide. Je sais également que l'avortement est très souvent vécu comme un traumatisme profond et que plusieurs femmes ont témoigné qu'avoir donné ou confié leur enfant à une famille heureuse de pouvoir enfin adopter un enfant, leur a fait du bien!

    On ne fait pas d'enfants pour les autres, mais quand il est là, pourquoi ne pas regarder les solutions d'espérance qui peuvent apporter beaucoup de joie à des parents et, pourquoi pas, à cet enfant aussi qui aura la chance de vivre!

    Quand aux arguments selon lesquel les hommes n'ont pas le droit de débattre de ce sujet, on appelle cela du sexisme!
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  • Nelson - Inscrit
    6 février 2012 17 h 37
    Débattre sur 50 millions d'interruptions de grossesses INÉVITABLES chaque année, , est archi-débile.

    Une sur deux femmes interrompent au moins une grossesse dans leurs vies.

    Réalité naturel qu'existe depuis toujours, partout dans le monde.

    LE SEUL ENJEU EST SI SE FONT AVEC AIDE MÉDICALE OU NON.

    Si illégales, se feront sans aide médicale...

    70 mille décès par année à cause de ça, et des millions des traumatismes graves. (OMS)
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  • Larocque - Inscrit
    6 février 2012 17 h 40
    LE CORPS DES FEMMES APPARTIENT AUX FEMMES
    La décision de donner naissance revient à la femme et à elle seule. Légalement ou pas, il y aura avortements. Donc, messieurs, tenez-vous-le pour dit.
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  • Nelson - Inscrit
    6 février 2012 17 h 46
    Refuser de l'aide médicale aux femmes qu'interrompent leurs grossesses équivault à les tuer ou torturer.

    Voir chiffres de la Organisation Mondiale pour la Santé de la ONU.

    25 millions d,interruptions de grossesse sans aide médicale par année dans le monde, 70 mille femmes mortes.

    Est-ce que c'est ça qu'ils veulent certains conservateurs au Canada ???

    Évidement, ils payeront de l'aide médicale à leurs mères, femmes, filles, petites filles.

    L'horreur est toujours pour les femmes pauvres.

    Comme celles du Tiers Monde que vont mourir ou demeurer gravement traumatisés à cause que les budgets ont été coupés pour l'aide médicale pour les femmes qu'interrompent leurs grossesses, PAR LE GOUVERNEMENT CANADIEN ACTUEL.
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  • I. Belanger - Inscrit
    6 février 2012 17 h 51
    De quoi se mêlent les hommes ?
    Je suis d'accord avec Madame Prevert : ce sont toujours les hommes qui ramènent ce sujet. Quand une femme ne veut pas mettre au monde un enfant, elle ne met pas au monde un enfant, que ce soit légal ou illégal, sécuritaire ou dangereux. Des femmes meurent chaque jour dans le monde en se faisant avorter en cachette par un charlatan. Si l'adoption convient à certaines d'entre elles, il ne convient pas à la majorité. Les femmes se sont battues pour le droit à l'avortement. Je trouve ça révoltant que des dinosaures réformistes essaient tout le temps de leur enlever.
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  • Prevert - Abonnée
    6 février 2012 18 h 25
    Le sexiste.......
    Bonsoir M.Jean-Léon......Le sexisme ce n'est pas nous les femmes qui l'avons crée.......c'est "dieu" un personnage crée par des hommes et pour les hommes.....EX;tout ce qu'il y à de religion sur notre belle planète......et maintenant la politique de droite cherche à anéantir tout ce que les femmes à force de luttes ont gagnées depuis le temps d'Adam.....Je dis que l'avortement ce sont les hommes au pourvoir qui en parlent, et pas besoin de ce demander pourquoi..simplement pour reprendre le peu qu'ils ont perdu sur le corps des femmes.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    6 février 2012 18 h 45
    À monsieur Laffitte 2
    Moi, je connais des femmes qui ont avorté et, si elles n'en sont pas particulièrement heureuses, elles n'en portent pas un traumatisme profond, comme vous dites. De toute manière, c'est sans aucun doute moins pénible que de vivre 15 ou 20 ans avec un enfant non désiré dont la naissance a détruit les espoirs que ces femmes pouvaient avoir.

    Si les centres dont vous parlez existent, tant mieux pour les femmes qui veulent en utiliser les services (mais je suis persuadé que le gouvernement fédéral ne leur donne pas le moindre sou). Mais de là à les y forcer sous peine de prison — et c'est ce que changer la définition d'être humain dans le Code criminel amènerait — il y a une ÉNORME marge.
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  • Eric Martel - Abonné
    6 février 2012 19 h 39
    Euh... La Cour suprême a comme déjà statué là-dessus...?
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  • MJ - Inscrite
    6 février 2012 20 h 55
    Qu’il aille donc se rhabiller ce député et ranger son outil de procréation avec un double noeud
    Une motivation cachée pour ressortir ce débat. Il y a indubitablement du lobbyisme dans l’air.

    La réalité est beaucoup plus complexe que le noir et blanc que laisse entrevoir ce député conservateur d’arrière-banc. Les conservateurs avec leur manie de moraliser, de simplifier la réalité, de diviser, comme dans un film américain, l’humanité en bons et méchants, de réprimer et de punir, nous ramènent à une époque de profond obscurantisme. Suis-je bien au XXIe siècle? C’est la romancière Margaret Atwood qui dirait que la réalité, à travers le prisme des conservateurs, approche de sa fiction, “La servante écarlate”.

    Nous avons deux gouvernements majoritaires, l’un à Ottawa et l’autre à Québec, qui abusent de leur pouvoir et contre lesquels les Québécois se défendent sans répit. Non seulement, ils nous coûtent cher mais ils prennent des décisions contraires à la volonté populaire et à nos valeurs. Ils nous font reculer sur tous les plans: social, économique, environnemental, démocratique, etc. J’ai l’impression d’être toujours “en guerre” contre mes gouvernants et de ne pouvoir me concentrer sur mes propres affaires, tant il est inquiétant de voir défiler l’actualité et son cortège de sottises journalières d’un côté (Ottawa) comme de l’autre (Québec). Quand nos gouvernements vont-ils enfin se concentrer sur les priorités qui intéressent et préoccupent les citoyens et cesser (pour les conservateurs) d’agiter leurs épouvantails ou de revenir sur d’anciens débats?
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  • Loraine King - Inscrite
    6 février 2012 20 h 58
    A M. Jean-Leon Laffitte
    Si le législateur avait l'intention d'offrir de meilleurs services aux femmes enceintes il n'aurait qu'à adopter des fonds pour ce faire lors du dépôt d'un budget. Point besoin de définir légalement le terme 'être humain' pour dégager des fonds publics.

    Ce que l'on cherche à faire en voulant donner une définition légale au terme 'être humain' c'est de poursuivre pour meurtre ceux et celles qui participent à une interruption de grossesse et de les emprisonner pour 25 ans.
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  • Roland Berger - Abonné
    6 février 2012 21 h 20
    Du plus haut ridicule
    Qu'un député conservateur se réclame de la science relève du plus haut degré de ridicule.
    Roland Berger
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  • Girard,Roger - Abonné
    6 février 2012 21 h 47
    une mort pour une autre!
    En criminalisant l'avortement,il vont probablement donner la peine de mort au coupable?...
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    6 février 2012 22 h 26
    À M. Auclair
    Vous dites:
    "De toute manière, c'est sans aucun doute moins pénible que de vivre 15 ou 20 ans avec un enfant non désiré dont la naissance a détruit les espoirs que ces femmes pouvaient avoir."

    Je suis d'accord avec vous, pourquoi vivre avec un enfant dont on ne veut pas pendant 15 ou 20 ans, surtout quand des parents juste à côté désirent adopter un enfant et, pour toutes sortes de raisons, ne sont pas dans la possibilité de faire les préparatifs et les voyages en Chine pour adopter. Le Dr Chicoine, pédiatre, a déjà témoigné qu'on lui avait refusé de parler à des femmes enceintes dans le dernier trimestre de leur grossesse parce qu'on PRÉFÉRAIT qu'elles avortent! Il y a des avorteurs qui ont un excellent salaire.
    Le Dr Chicoine connaissait des parents désirant adopter un enfant... Pouquoi faut-il que l'on tienne tant à avorter l'enfant, alors qu'il y a des solutions beaucoup plus humaine qui ne sont pas favorisées? Pourquoi les CLSC réfèrent-ils si facilement à l'avortement et JAMAIS à la possibilité de l'adoption?

    Enfin, un médecin qui donnerait une injection létale à un enfant prématuré serait passible de poursuites en justice. Je ne vois pas pourquoi, au même stade, mais dans le ventre de sa mère, l'enfant peut légalement recevoir une injection létale au coeur et naître mort. Je ne trouve pas que le fait d'être sous ou sur la peau change quoi que ce soit à la nature de l'enfant. La définition de l'être humain au Canada est complètement illogique.
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    6 février 2012 22 h 33
    à Mme King
    Vous êtes prêtes à donner une injection létale à un enfant prématuré? C'est ce que l'on fait à l'hôpital Ste-Justine de Montréal, non pas à un enfant prématuré, mais un enfant parvenu au même stade de son développement, à l'intérieur de sa mère.

    Je dis que si un médecin peut être poursuivi pour avoir tué un prématuré, alors, en toute logique, il peut être poursuivi pour avoir tué un enfant au dernier trimestre de la grossesse. Il n'y a pas de différence entre un prématuré et un enfant au même stade mais toujours dans le ventre de la mère. Que ce soit légal de tuer l'un et illégal de tuer l'autre est totalement illogique. D'où l'importance d'avoir une définition de l'être humain un peu plus cohérente.
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  • Geneviève Beauchamp - Abonné
    6 février 2012 22 h 47
    Faudrait pas être trop naïf...

    On se retrouve encore avec une initiative Cheval de Troie, parée de nobles intentions, cette fois-ci c'est pour remédier au fait que le foetus n'est pas considéré comme un humain avant d'être sorti du ventre de sa mère. Il a 4 ans, on a eu droit à une manoeuvre encore plus pernicieuse avec le projet de loi C-484, qui aurait modifié le Code criminel afin d'introduire la notion d'enfant non-né. Ce projet de loi visait à criminaliser indirectement l'avortement en introduisant une double peine pour le meurtre d'une femme enceinte. Il parait très discutable de s'opposer à un motif aussi louable que celui de punir plus sévèrement les criminels qui commettent un acte abominable. Pourtant, une vaste majorité de Canadien(ne)s se sont opposé(e)s à ce projet de loi. Maintenant que les CONServateurs sont majoritaires au Parlement, ils vont vouloir nous imposer cette initiative partisane de force.

    Et bien, si le comité parlementaire décide sérieusement d'actualiser la définition de l'enfant à la lumière des notions scientifiques du XXIe siècle, j'espère qu'il invitera les membres du Canadian Medical Association à se prononcer sur la question. Sa politique actuelle considère que l'avortement peut être prescrit dans des circonstances exceptionnelles une fois que le foetus est «viable» (comprendre: après 20 semaines). Woodworth croit-il que ces balises sont trop permissives? Par ailleurs, est-il convaincu que des politiciens sont plus disposés à trancher sur la question que les médecins, qui eux peuvent juger chaque situation médicale cas par cas?
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  • Geneviève Beauchamp - Abonné
    6 février 2012 22 h 49
    Faudrait pas être trop naïf...(2)
    @ M. Laffitte (15h57):
    Avons nous lu le même article? Mentionne-t'on une loi fédérale qui, une fois bonifiée d'une définition prénatale de l'enfant, offrirait plus de ressources aux familles démunies pour élever convenablement leur enfant surprise? Sinon, pourquoi redéfinir cet article de loi? Donnez-nous des exemples d'implications positives alors?(http://www2.macleans.ca/2012/01/11/stephen-woodwor «Woodworth asserts that while Section 223 is relevant to the abortion issue, it has much wider implications for Canadian law». C'est drôle, même le député concerné n'en mentionne pas dans ces déclarations (NB: j'en ai consulté 10 jusqu'à présent)! On veut restreindre le droit à l'avortement, un point c'est tout. D'ailleurs, hormis les pro-vie qui veulent imposer leurs valeurs religieuses aux autres Canadiens, la définition actuelle est-elle préjudiciable pour les autres citoyens?
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    6 février 2012 22 h 56
    La science selon le PCC-Harper....
    ....n'était-elle pas une vaste conspiration libérale voire socialiste ?!

    Dès lors, comme le créationisme saura-t-il résoudre sans dogme le noeud gordien soulevé par le " sémilland " député conservateur ontarien ?!
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    7 février 2012 03 h 49
    à Mme Beauchamp
    On peut espérer qu'il y ait de multiples spécialistes et non pas seulement des médecins, mais également des bioéthiciens et des philosophes pour débattre du moment où l'enfant à naître doit être reconnu comme une personne à part entière.

    Bien sûr, la reconnaissance d'une personne dès le ventre de la mère n'implique pas nécessairement des ressources d'aide à la mère, mais c'est certainement un pas pour que le soutien des parents débute dès qu'il y a grossesse et non pas seulement à la naissance.

    Enfin, c'est sûr qu'il n'y a que les pro-vie pour demander la criminalisation de l'avortement, c'est la définition de "pro-vie"! Mais je ne vois pas ce qui vous permet de faire le lien avec des valeurs religieuses qu'ils auraient. Cela n'a rien à voir. Peut-être parlez-vous du fait que beaucoup de croyants obéissent à un commandement qui affirme "Tu ne tueras pas"? C'est cette valeur "religieuse" qu'ils voudraient imposer? Pas besoin d'être croyants pour y croire... Prouvez que l'enfant à naître n'est pas une personne comme un enfant prématuré par exemple et la discussions sera close. Mais le fardeau de la preuve vous revient. Pourquoi un enfant prématuré a-t-il des droits alors qu'un enfant au même stade mais dans le sein de sa mère n'a aucun droit? Qu'a-t-il de si différent dans sa nature? Qu'est ce qui fait que l'enfant prématuré est un être humain et que l'enfant sous la peau de sa mère n'en serait pas un?

    On le voit, ces questions doivent être résolus. Un enfant est ce qu'il est, peu importe les droits que cette reconnaissance pourrait enlever à toute autre personne. Si un enfant à naître est une personne, il a des droits qui doivent être reconnus, dont le droit à la vie. Et le fait que cela pourrait enlever des droits à d'autres personnes n'a rien à voir avec cette question.
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  • Evel - Inscrite
    7 février 2012 07 h 54
    À Jean-Léon Laffitte
    La loi est très claire là dessus, un enfant sorti vivant du sein de sa mère est considéré comme un être humain. Donc, il importe peu qu'il soit prématuré puisqu'il est vivant. À la différence de celui qui n'est pas encore né donc dépendant du corps de sa mère.
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    7 février 2012 11 h 33
    à Evel
    La loi est stupide et doit donc être changée. Est-ce que le fait d'être dépendant de quelqu'un détermine si on est ou pas un être humain? Les personnes âgées grabataires et totalement dépendantes des préposés pour se nourrir, se laver, se mouvoir, ne sont plus des êtres humains?
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