Lettres - Pierre-Hugues Boisvenu doit démissionner
Monsieur le sénateur,
La croisade que vous avez entreprise en faveur du rétablissement de la peine de mort («à l'occasion») va à l'encontre des valeurs d'une majorité de Canadiens. Peu importent les prétextes évoqués (ici pour les tueurs en série, dans d'autres pays pour les déviants ou pour les opposants d'un régime politique), l'abolition de la peine de mort a fait l'objet d'un débat au Canada dans un passé encore récent.
Je me souviens de l'époque où celle-ci avait cours au pays et me réjouis que cette époque soit révolue. Je frémis à l'idée que l'argument économique que vous évoquez à l'égard des coûts de la détention de prévenus puisse être bientôt mis en balance lorsqu'il s'agira d'évaluer l'utilité de soins de santé de longue durée pour une population vieillissante ou ceux de services pour des personnes non productives, comme certains régimes partageant vos vues l'ont fait, de triste mémoire, au siècle dernier.
Lors de la dernière campagne électorale, le gouvernement qui vous a engagé et nommé sénateur a donné aux électeurs l'assurance qu'il ne relancerait pas le débat sur la peine de mort. Vos prises de position d'hier, et que vous réitérez depuis, contreviennent à cet engagement. J'aime à croire que vous aurez l'intégrité de remettre votre démission du Sénat canadien, que vous déshonorez.
***
Pierre MacDuff - Montréal, le 2 février 2012
La croisade que vous avez entreprise en faveur du rétablissement de la peine de mort («à l'occasion») va à l'encontre des valeurs d'une majorité de Canadiens. Peu importent les prétextes évoqués (ici pour les tueurs en série, dans d'autres pays pour les déviants ou pour les opposants d'un régime politique), l'abolition de la peine de mort a fait l'objet d'un débat au Canada dans un passé encore récent.
Je me souviens de l'époque où celle-ci avait cours au pays et me réjouis que cette époque soit révolue. Je frémis à l'idée que l'argument économique que vous évoquez à l'égard des coûts de la détention de prévenus puisse être bientôt mis en balance lorsqu'il s'agira d'évaluer l'utilité de soins de santé de longue durée pour une population vieillissante ou ceux de services pour des personnes non productives, comme certains régimes partageant vos vues l'ont fait, de triste mémoire, au siècle dernier.
Lors de la dernière campagne électorale, le gouvernement qui vous a engagé et nommé sénateur a donné aux électeurs l'assurance qu'il ne relancerait pas le débat sur la peine de mort. Vos prises de position d'hier, et que vous réitérez depuis, contreviennent à cet engagement. J'aime à croire que vous aurez l'intégrité de remettre votre démission du Sénat canadien, que vous déshonorez.
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Pierre MacDuff - Montréal, le 2 février 2012
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