Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Intouchable, le sénateur Boisvenu?

    Son statut de victime devrait le mettre à l'abri des critiques, estiment les conservateurs

    4 février 2012 | La Presse canadienne | Canada
    Ottawa — Tous les collègues conservateurs du sénateur Pierre-Hugues Boisvenu se portent maintenant à sa défense. Ils disent qu'on n'a pas le droit d'attaquer ses propos parce qu'il est une victime et qu'il a donc donné libre cours à ses émotions.

    Lorsque le sénateur conservateur, mercredi, a émis son opinion sur la peine de mort, lâchant sa phrase devenue rapidement célèbre, «il faudrait que chaque assassin [ait] le droit à sa corde dans sa cellule», le premier ministre Stephen Harper a cherché à étouffer l'affaire le jour même en soulignant que le sénateur avait retiré ses propos.

    Mais comme M. Boisvenu continue de partager publiquement son opinion sur la peine de mort, la nuançant plus ou moins, se vantant même d'avoir reçu des centaines d'appuis pour son commentaire, la défense du gouvernement a changé.

    Les élus conservateurs disent dorénavant que personne n'a le droit d'attaquer M. Boisvenu en raison de sa douloureuse histoire familiale, faisant référence à l'assassinat de sa fille. «C'est un manque de compassion envers le père d'une victime d'un acte odieux. Vous savez comme moi ce qui est arrivé à la fille du sénateur», dit le ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney.

    Le ministre Blaney et tous ses collègues s'en prennent particulièrement à un député néodémocrate qui a lancé une insulte personnelle à M. Boisvenu. Mercredi, Pat Martin, qui se censure rarement, disait du sénateur qu'il est «un trou de cul [asshole]». Jeudi, invité à s'excuser, il en a plutôt remis, disant au Winnipeg Free Press qu'il a oublié le qualificatif obligé d'un sénateur. «J'aurais dû l'appeler honorable trou de cul.»

    «Les propos du député sont totalement grossiers et inacceptables. Je lui demande de s'excuser», a lancé le ministre Blaney. «Les commentaires du député de Winnipeg sont atroces et aucune victime de crime ne mérite d'être attaquée de cette façon», a renchéri le député conservateur de Kitchener Centre, Stephen Woodworth.

    Mais même les députés néodémocrates les plus polis ne voient pas pourquoi M. Boisvenu devrait être à l'abri des critiques.

    «Ce qu'on attaque, c'est ses propos. [...] La déclaration, en plus, témoigne d'un certain manque de jugement», dit Hélène Laverdière. «S'il a le poids émotif qui le trouble beaucoup quand il gère ces dossiers-là, je crois qu'il devrait s'en écarter pour laisser la place à quelqu'un d'autre», ajoute-t-elle.

    L'opposition continue de réclamer que M. Boisvenu abandonne son siège au comité sénatorial sur la justice.
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel