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À chaque assassin sa corde?

Brian Myles , Hélène Buzzetti   2 février 2012  Canada
Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu a soulevé hier une autre tempête en suggérant que les assassins devraient avoir une corde pour se pendre dans leur cellule.<br />
Photo : La Presse canadienne (photo) Adrian Wyld
Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu a soulevé hier une autre tempête en suggérant que les assassins devraient avoir une corde pour se pendre dans leur cellule.

À retenir

    Autres controverses du sénateur Boisvenu
    • Le sénateur Boisvenu n'en est pas à ses premières controverses. Il avait fait sourciller en mai 2010 quand il avait expliqué que la recrudescence des mères célibataires faisait en sorte que «la chasse n'est plus une tradition transmise de près en fils» et que «les jeunes de 14, 15, 16, 17, 18 ans n'ont plus le réflexe d'acheter une arme à feu». Cela avait pour conséquence «dramatique» l'augmentation des collisions mortelles entre les automobilistes et les chevreuils.
    • En novembre dernier, il s'en est pris au ministre québécois de la Justice, Jean-Marc Fournier, et a accusé le Québec d'être «soft on crime» à cause de son opposition au projet de loi C-10. À la même époque, il avait déclaré qu'il était normal que le Barreau s'oppose au projet de loi C-10 étant donné que son membership est composé à 80 % d'avocats de la défense. L'information était totalement fausse. Environ 1200 des 24 000 membres du Barreau (5 % du total) pratiquent en matière criminelle.
Ottawa — Le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu a soulevé une tempête hier en déclarant qu'à son avis, chaque personne condamnée pour meurtre au Canada devrait se faire installer une corde dans sa cellule pour lui donner la possibilité de se suicider. Le premier ministre Stephen Harper ne l'a pas rappelé à l'ordre pour autant, évoquant plutôt le passé douloureux du père de famille.

«Moi je dis toujours dans le fond: il faudrait que chaque assassin ait le droit à sa corde dans sa cellule. Il décidera de sa vie», a déclaré M. Boisvenu à son arrivée au caucus du Parti conservateur, hier matin.

M. Boisvenu était interrogé sur l'initiative d'un collègue visant à discuter d'avortement. Il a répondu que le gouvernement ne voulait pas rouvrir ce débat, pas plus qu'il n'avait l'intention de débattre de la peine de mort, même si 60 % des Québécois se disent favorables à sa restauration.

«Moi, je suis contre la peine de mort. Mais dans les cas aussi horribles que [le meurtrier en série Clifford] Olson, est-ce qu'on peut avoir une réflexion à ce niveau-là? Des gens sur lesquels il n'y a aucune possibilité de réhabilitation, des gens qui ont assassiné des centaines, des dizaines de femmes. Je n'ai pas beaucoup de pitié pour ça.»

Immédiatement, un tollé s'en est suivi, d'autant plus que l'article 241 du Code criminel stipule qu'est passible d'une peine de prison quiconque «conseille à une personne de se donner la mort» ou «aide ou encourage quelqu'un à se donner la mort, que le suicide s'ensuive ou non».

«C'est épouvantable! Ce sont des propos haineux et méprisants qui sont absolument intolérables dans une société démocratique», s'est exclamée Danièle Roy, porte-parole de l'Association québécoise des avocats et avocates de la défense.

Selon Me Roy, Pierre-Hugues Boisvenu pourrait être poursuivi en vertu de l'article 241. Me Roy, une criminaliste respectée, déplore qu'un représentant du gouvernement fédéral se permette de bafouer avec une telle insouciance le principe de la primauté du droit. «Pour le respect de la vie humaine, c'est zéro. C'est oeil pour oeil, dent pour dent. Au Canada, on ne répond pas à la violence par la violence. On y répond par la justice.»

Le directeur général du Barreau du Québec, Claude Provencher, accorde une bien faible crédibilité au sénateur Boisvenu en matière de justice criminelle. «Il n'a pas l'expertise pour se prononcer sur des questions aussi sensibles», dit-il. Le Barreau est outré que le sénateur fasse encore l'apologie de la peine de mort, un châtiment cruel et inusité. «C'est un appel en faveur du retour à la barbarie. Quand on est un parlementaire rémunéré à même les fonds publics, on a un devoir d'éducation et d'information plutôt qu'un devoir de propagande et de désinformation.»

Condamnation du bout des lèvres


À la Chambre des communes, la chef intérimaire du NPD, Nycole Turmel, a interpellé le premier ministre. «Ce que le sénateur Boisvenu dit est illégal: on ne peut pas encourager les gens à se tuer.» Stephen Harper s'est porté à la défense de son sénateur. «Le sénateur a déjà retiré ses paroles. Ce gouvernement existe pour aider les victimes. La famille de M. Boisvenu a été victime d'un crime terrible. Ce gouvernement veut agir pour défendre de tels incidents à l'avenir.» M. Harper a déjà déclaré l'année dernière que «personnellement, dans certains cas [il] croi[t] que la peine capitale est appropriée».

Le communiqué de presse de rétractation est parvenu en après-midi. «Dans une discussion à bâtons rompus, est-il écrit, le sénateur a émis publiquement un commentaire, qu'un proche d'une victime assassinée lui avait déjà fait, au sujet du sort souhaité aux tueurs en série [Robert] Pickton, Olson et [Paul] Bernardo. Le sénateur trouve son commentaire inapproprié. Il regrette ne pas avoir pu clarifier l'idée qu'il voulait exprimer sur les criminels en série. Il désire retirer publiquement cette déclaration.»

En fait, à aucun moment pendant l'échange avec les journalistes le sénateur n'a-t-il mentionné qu'il rapportait l'idée de quelqu'un d'autre. Il proposait une corde pour «chaque assassin» et non seulement pour les meurtriers en série. Pendant la journée, le sénateur avait d'ailleurs répété ses propos en entrevue.

Sur les ondes du 98,5 FM, il a déclaré: «Moi personnellement, dans des cas comme Olson, Pickton, des gens qui ont assassiné comme Pickton 45 femmes, j'ai dit qu'on pourrait peut-être leur laisser une corde dans leur cellule pour qu'ils aient le choix de vivre ou ne pas vivre. Est-ce au système de faire vivre pendant des années des gens qui n'ont aucune capacité de réadaptation? Donc, je parlais de cas exceptionnels et c'est comme si j'avais ouvert un débat sur la peine de mort!»

La peine de mort ou moins d'immigrants

Les propos du sénateur avec les journalistes ne se sont pas limités à cette réplique sur la corde. Quand on lui a demandé pourquoi la peine de mort était nécessaire dans des cas de meurtriers en série qui ne ressortent jamais de prison, le sénateur a évoqué «un élément économique». Il s'est empressé de donner l'exemple de la famille Shafia, condamnée dimanche pour le meurtre de trois soeurs et de la première épouse du mari polygame. «Vous savez, les Shafia, les trois qui seront emprisonnés vont coûter 10 millions à l'État canadien.»

Devraient-ils être soumis à la peine de mort? «Moi, je pense qu'ils ne peuvent pas être réhabilités dans les valeurs canadiennes», a-t-il répondu. Il s'est demandé s'il ne vaudrait pas mieux les renvoyer dans leur pays d'origine, l'Afghanistan. Quand on lui soumet qu'ils y seraient peut-être aussitôt libérés, le sénateur concède que la situation n'est pas facile à trancher. C'est pourquoi, à son avis, l'immigration provenant de ce genre de pays devrait être resserrée.

«C'est la première réaction qu'on doit avoir, une réaction de prudence. Ces gens-là qui arrivent de certains pays qu'on peut facilement identifier aujourd'hui — je pense à l'Afghanistan où le traitement de la femme est vraiment à mon avis féodal —, est-ce que ces cas-là doivent être traités avec parcimonie avec une enquête beaucoup plus poussée que quelqu'un qui vient de la France ou des États-Unis où il y a un respect de la femme beaucoup plus grand?»

Le chef libéral par intérim a aussi déploré les propos du sénateur et demandé qu'on lui retire ses fonctions de porte-parole du gouvernement au Sénat en matière de justice. Il siège au comité étudiant le projet de loi C-10. «Il ne devrait pas être un porte-parole officiel du gouvernement», a dit Bob Rae. L'avocate Danièle Roy lui suggère, à titre personnel, de démissionner du Sénat. «C'est un homme très blessé, et à cause de ses blessures, il manque totalement d'objectivité et il tombe carrément dans l'appel à la violence», dit-elle. Le bureau de Stephen Harper a rejeté cette demande.

Rappelons que la fille de M. Boisvenu a été violée et assassinée par un homme qui n'aurait pas dû se trouver en liberté. Son autre fille est morte dans un accident de la route.

Le sénateur Jacques Demers a dénoncé son collègue. «Pour moi, personnellement, Jacques Demers, c'est inacceptable de penser de cette façon-là.» L'Association québécoise de prévention du suicide a aussi condamné les propos, car ils confortaient les suicidaires dans leur idée que lorsqu'on se sent inutile, mieux vaut s'enlever la vie.

***

Avec la collaboration de Marie Vastel
 
 
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    2 février 2012 03 h 02
    Un appel à mort d'homme...
    Cet appel à une mort d’homme ne peut rester impuni. Nous vivons dans un État de droit.
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  •  
  • Yves Claudé - Inscrit
    2 février 2012 03 h 05
    La colère et la politique …
    Je comprends tout à fait les émotions que Monsieur Boisvenu peut ressentir, même des années après le drame qui a frappé sa famille. J’imagine qu’il était un père aimant et attentionné. Cependant, sa légitime colère ne peut constituer un programme en matière de politiques de l’État.

    Le problème ne vient pas de Monsieur Boisvenu, mais d’un Parti conservateur animé par une dangereuse radicalité éthique et économique qui a réussi à s’emparer de l’État canadien, alors qu’il représente une minorité de Canadiens, et par ailleurs une très faible minorité de Québécois. Si les propos de Monsieur Boisvenu, ainsi ceux d’autres personnalités du Parti conservateur, constituent d’apparents dérapages, il s’agit en fait de dérapages contrôlés, si l’on considère le contrôle “stalinien” exercé par la direction du parti sur toute expression et message émanant de cette formation politique et de ses représentants.

    Les partis politiques qui représentent l’opposition dans le parlement canadien, par leurs propension à servir des ambitions personnelles ainsi que les intérêts organisationnels de leurs formations politiques au détriment des intérêts de la population, sont co-responsables du désastre que constitue l’élection et la réélection d’un parti qui est d’ailleurs plutôt destructeur que “conservateur” ! Dans ce contexte, les représentants du NPD et du PLC nous offrent en vain le spectacle d’une indignation verbale de circonstance. Il serait plus intéressant qu’ils nous indiquent comment ils pensent agir pour libérer le Canada de l’emprise du Parti conservateur … à moins qu’il ne soit de toute manière préférable de nous libérer nous-mêmes de l’emprise du Canada !

    Yves Claudé
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  • tohi1938 - Inscrit
    2 février 2012 03 h 17
    Si au moins cet étalage de vertu était constant!
    N'est-ce pas curieux qu'aucune de ces voix vertueuses ne se soit faite entendre lors de la participation à la guerre en Afghanistan, ou pire lors des bombardements en Libye?
    Après tout, il ne s'agissait pas d'autre chose que de décréter sans jugement qu'Afghans et Libyens étaient les auteurs de crimes révoltants et qu'il fallait pour les punir en massacrer le plus possible...
    Et ce fut donc de la part de ces voix vertueuses un silence assourdissant, en particulier celui de l'ineffable et hypocritissime Barreau.
    Où étaient donc les journalistes?
    Il serait donc logique, si on est contre la peine de mort, qu'on le soit en tout temps, et que l'on n'accorde au maladroit sénateur que l'indifférence qu'il mérite.
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    2 février 2012 03 h 23
    Un rouleau de tape pour chaque Boisvenu
    Je crois que chaque sénateur Boisvenu devrait avoir un bon rouleau de duct tape. Au moment de dire une niaiserie, il pourrait se l'enrouler autour de la tête de façon à se couvrir la bouche, ce qui nous épargnerait ses propos.
    Au fait, un sénateur, ça coûte combien en salaire, en frais de déplacements, en matériel, en location de locaux? On devrait leur laisser le loisir de démissionner s'ils le veulent. Tu fais ce que tu veux avec ta vie, quoi. Et puis c'est un excellent argument économique!
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  • jmh3333 - Inscrit
    2 février 2012 04 h 23
    Un peu de modération svp..
    Est-il mal de réfléchir tout haut? M.Boivenu a au moins le courage de le faire sur un sujet difficile. Il est politiquement incorrecte de dire de tel propos soit,
    mais il n'y a rien là de si monstrueux.
    Que le gouvernement ne puisse décider si quelqu'un doit vivre ou non,
    tous semblent d'accord ce qui est l'essentiel.
    Donner la possibiliter à quelqu'un de contraint en cellule de se tuer est de mon avis une LIBERTÉ FONDAMENTALE.
    J'ai le pouvoir souverain sur mon corps (vie et mort) et compte bien le garder.
    Si militer contre la peine de mort est un devoir car l'État ne nous possède pas,
    pouvoir mettre fin à ses jours SANS assitance est une liberté qui doit être respecter en tout temps....
    alons nous en venir à obliger tous et toutes à vivre de force dans cette ''démocratie'' de plus en plus impériale? en déclarant le suicide illégal!!
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  • Robert Leonard - Inscrit
    2 février 2012 04 h 30
    À chaque assassin sa corde?
    Une accusation criminel doit etre déposer contre lui pour incitation
    AU SUICIDE et ce malgre son statut légale de Sénateur
    Il est visiblement traumatiser et na pas sa place au sénat.
    Le point de vue catholique a été précisé dès le premier concile de Braga qui s'est tenu vers 561 : il déclare que le suicide est criminel dans la chrétienté, sauf chez les « fous »
    On a abolit la pendaison pour proteger les innocents,
    La ou il y a de l'homme, il y a de l'hommerie!
    Un système judiciaire ne peut etre parfait, car il est régie par l'homme, qui lui aussi est imparfait.
    Un analyse antérieur du systeme judiciare Canadien en fait la preuve, hors de tout doute.
    N'oubliez pas que les innocents, c'est nous.
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  • lezan - Inscrit
    2 février 2012 04 h 36
    Stupide
    Plus stupide tu meurs. Pas besoin de corde.
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  • le flaneur - Inscrit
    2 février 2012 04 h 51
    Epouvantable!
    Epouvantables, les antécédents de ce sénateur, et qui expliquent, mais ne justifient pas, sa position.
    Epouvantable, le fait qu'au XXIème siècle, des "gens normaux" puissent encore , d'une certaine façon, être favorable à la peine de mort ou à un suicide!
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  • pierbiss - Inscrit
    2 février 2012 04 h 56
    À chaque ass
    La réflexion de M. Boisvenu est la réflexion des gens ordinaires. On en fait tout un plat pour du capital politique ou pour du capital $$$$ tout simplement. Le suicide est un libre choix, une telle réflexion fait brandir tous les scribes du droit criminel et tous les logues du même milieu, revenus oblige.
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  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    2 février 2012 05 h 07
    Une condition pour être sénateur...?
    Ne pas dire plus d'une bêtise par semaine.
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  •  
  • Patro - Inscrit
    2 février 2012 05 h 23
    60%
    Ça sort d'où ce pourcentage de Québécois favorables à la peine de mort. Je suis surpris car, de ma mémoire collective, ce serait plus le contraire.
    Je ne vois pas pourquoi Monsieur n'est pas poursuivi pour tenir de tels propos. Je compatis avec lui pour ce qui est arrivé à ses enfants et je ne pourrais en tant que père vivre ce genre d'horreur sans être moralement affecté et déstabilisé.
    Mais jamais un gouvernement responsable n'aurait demandé à un tel personnage de participer à la diffusion d'idées personnelles.
    Un gouvernement responsable ne met pas le démagogisme en avant plan.
    Cette position Ultra conservatrice serait appuyée par 60% des Québécois ? Ceci dépasserait le pourcentage des Américains qui sont pour la peine de mort.

    Éclairez-moi, je suis complètement abasourdis
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  • Marcel (Fafouin) Blais - Inscrit
    2 février 2012 05 h 58
    Qui tue par la Corde, la Corde risque de le TUER aussi ! (?)
    Quelle Élégance dans les Propos du Sénateur Boisvenu !

    De ces Propos, ce Mot :

    Quand une Personne tue ou fait tuer, librement ou volontairement, Elle tient ou se laisse manipuler par une CORDE, Celle de la Mort plutôt que ... de la Vie !

    Qui tue par la Corde, la Corde risque de le TUER aussi ! (?) - 2 février 2012 -
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  •  
  • Sarcelle33 - Inscrite
    2 février 2012 06 h 00
    Il faut savoir lire entre les lignes...
    Il faut savoir lire entre les lignes dans la déclaration du Sénateur Boisvenu. Il ne s’agit pas de fournir une corde à tous les meurtriers
    mais à ceux qui sont des êtres ignobles et qui ont commis des meurtres crapuleux tels les tueurs en série, ceux qui violent et torturent des enfants, ceux qui s’introduisent de force dans les maisons de personnes âgées et qui les battent à mort pour les dérober d’un menu
    butin. Que dire du cas de la jeune maman qui en pleine nuit fut entraînée hors de chez-elle pour être violée et assassinée, de la petite Cédrika Provencher et des deux enfants qu’on été tailladés par
    vengeance ? L’auteur, ce médecin qui s’est dit assez fou pour tuer mais qui se dit maintenant assez lucide pour retourner dans la société refaire sa vie et pratiquer sa profession quant au contraire, il
    devrait être anéanti maintenant qu’il est lucide par les gestes horribles qu’il a commis.
    Cessez l’hypocrisie ! Au fond de votre cœur vous ne pardonnerez pas à l’ignoble individu qui
    vous aura enlevé l’être le plus cher à votre cœur après l’avoir violé, torturé et laissé mourir dans les souffrances les plus atroces.
    La déclaration de M. Boisvenu est à des années lumières du mouvement de la Prévention du Suicide. Que toutes les ‘vierges offensées’ s’ouvrent le cœur et l’esprit et apprennent à savoir faire la différence.

    C’est navrant de voir certains politiciens profiter de cette déclaration pour se faire du capital politique.
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  •  
  • Gérard Raymond - Abonné
    2 février 2012 06 h 07
    Un énergumène ou un malade ?
    On veut bien comprendre les maleurs qui l'on frappé mais le sénateur Boisvenu aurait vraisembleblement intérêt à se tourner la langue sept fois avant de parller, autrement on finira par se demander s'il s'agit d'un malheureux en manque d'aide ou d'un énergumène à devoir encadrer. Quoi qu'il en soit, les propos qu'il tient ne sont pas rassurant du tout.
    Gérard Raymond
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  •  
  • Steve Dubois - Abonné
    2 février 2012 06 h 16
    eugénisme?
    la philosophie très sophistiquées des conservateurs: se débarrasser des indésirables. C'est pourquoi il faut couper dans les programmes sociaux, qui entretiennent les médiocres. Investissons plutôt massivement dans les prisons, pour enfermer les méchants et les pas bons. Vous trouvez encore que ça coûte trop cher? Plan B: la solution finale. Beau projet;-(
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  • michel lebel - Inscrit
    2 février 2012 06 h 33
    La rectitude politique!
    Je ne suis pas en accord avec les propos du sénateur Boisvenu. Mais attention aux hauts cris de la rectitude politique! Par rapport au suicide, au respect général de la vie, le relativisme est plutôt la norme des bien-pensants. Ainsi le suicide est plutôt accepté comme choix personnel: il ou elle n'en pouvait plus, dira-t-on, et on passe rapidement à autre chose. On s'époumonne aussi d'indignation lorsque quelqu'un ose simplement questionner le "droit" sans restriction à l'avortement. Je constate ainsi qu''il a beaucoup d'hypocrisie sociale, de pensée convenue, lorsqu'on traite de questions se rapportant à la vie.

    Le sénateur Boisvenu a le mérite de ne pas parler la langue de bois. Je ne partage pas cependant son point de vue quant à la peine de mort et à l'option du suicide pour un meurtrier. Mais il a droit à son opinion, même si elle dérange les bien-pensants...
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  • François Desjardins - Abonné
    2 février 2012 07 h 13
    Nominations de Harper
    S'il y a quelque chose de bizarre chez Harper c'est bien les nominations bizarres qu'il fait et comment ils les soutient! Il semble vraiment faible de ce côté-là.
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  • oracle - Abonné
    2 février 2012 07 h 17
    Un mur des lamentations.
    La presse québécoise s'est attelée depuis plusieurs semaines à la construction d'un mur des lamentations. Pourtant Stephen Harper lui avait clairement étalé toutes ses options fondamentales bien avant cette journée fatale qui nous a gratifié de ce gouvernement solidement majoritaire de la droite dure. Que faisaient donc nos directeurs d'opinion au temps chaud ? Sinon se seraient-ils par hasard trompés de cible ?

    Pierre-Michel Sajous
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  • Normand Carrier - Abonné
    2 février 2012 07 h 23
    Le sénateur vient de se donner la corde pour se pendre ....
    La croisade de Bienvenu va perdre de l'élan et sa crédibilité vient d'être anéanti comme porte-parole de ce gouvernement Harper .... On peut comprendre sa douleur mais sa croisade s'apparente a un sentiment de vengeance personnelle ..... Il pourrait a ce stage quitter les méandres de la politique ou il ne semble pas assumer les responsabilités qui vont avec sa fonction .....
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  • Leproff - Inscrit
    2 février 2012 07 h 26
    Un commentaire malheureux.
    Personne n'est à l'abri d'un commentaire malheureux. On ne peut jamais faire l'apologie du suicide, nonobstant la gravité du crime commis. Un être humain demeure un être humain, avec ses grandeurs et ses faiblesses. L'incarcération est la solution, dépendamment de l'offense, et la peine de mort - sous forme de suicide déguisé - ne doit jamais faire partie des moyens pour lutter contre le crime.

    Le Sénateur a utilisé un argument d'un ami, dit-il! Je lui conseillerais de changer d'amis, et de s'entourer de personnes qui réfléchissent avant de s'exprimer.
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  • Geneviève Laplante - Abonnée
    2 février 2012 07 h 34
    Les choix de Harper
    On aura compris que la principale exigence de Stephen Harper pour nommer ses copains à des postes prestigieux n'est pas le bilinguisme. C'est préférable de connaître le français, mais bon, les francophones feront les neuf dixièmes du chemin, comme d'habitude. En écoutant hier Pierre-Hugues Boisvenu, je crois avoir compris sur quelle «valeur» notre bien-aimé premier ministre appuie ses choix : le manque de jugement. C'est largement suffisant pour asseoir n'importe qui sur n'importe quelle chaise quand on détient la très sainte Majorité. Pouah !
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    2 février 2012 07 h 38
    Boisvenu
    Les paroles de M.Boisvenu, même si elles dépassaient sa pensée, sont le résultat d'une grande frustration que beaucoup de canadiens entretiennent concernant les criminels qui souvent reçoivent des sentences bonbons pour les crimes qu'ils ont commis, qu'ils sont logés dans des hotels cinq étoiles, recoivent des congés de fin de semaine, ont des gymnases à leur disposition, des salles de billard, des films, etc. somme toute, ls passent bien peu de temps dans leur cellule. De plus,ils nous coûtent au bas mot plus de cent cinquante mille dollars/an. En contre partie, leurs victimes ne sont pas dédommagées pour les pertes matérielles qu'elles ont subies et souvent elles ou leurs proches ont perdu la vie. On se plaint lorsqu'un dignitaire étranger en visite dans notre pays nous coûte quelques milliers de dollar, mais nous sommes d'accord pour qu'il n'y ait rien de trop beau pour les criminels.
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  • François Dugal - Abonné
    2 février 2012 07 h 43
    Les victimes
    Les victimes sont-elles des êtres humains?
    Si oui, ont-elles des droits?
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  • jocelync - Inscrit
    2 février 2012 07 h 50
    Constat
    Si ce sont ses épreuves comme l'affirme M. Harper qui ont fait de ce monsieur un être aussi méprisant et monstrueux, quel misérable échec de la part de nos ressources psychologiques peut-on constater.
    Aussi, comment une personne à ce point handicapée mentalement peut-elle devenir un porte-étendard d'un gouvernement comme celui du Canada et endosser autant de responsabilités sociales ?
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    2 février 2012 07 h 50
    Pas bienvenu...
    M. Bienvenu n'a fait que dire tout haut ce que plusieurs bien pensants ruminent tout bas. C'est le problème avec les bien pensants, qui ont le tort de "se" penser bien... On oublie que chaque être humain est capable de meilleur et du pire.

    Témoin ce monsieur Boisvenu. J'ai toujours été mal à l'aise avec sa démarche, comme s'il s'était érigé un piédestal à partir de sa notoriété de victime. Comme s'il se hissait sur le corps de sa fille pour dire "Tenez compte de moi...."...

    Je ne nie pas l'immense douleur que cet homme a dû vivre, et qu'il vit encore, sans doute. Mais la douleur ne donne pas la réflexion. La notoriété n'approfondit pas la philosophie.

    J'avais l'impression hier d'entendre une déclaration comme on fait, des fois, dans les fêtes de famille, quand on a un peu trop bu.

    Il y a des gens qui se précipitent pour dire que le "sénateur" a raison. Bien oui, comme dans les fêtes de famille, quand on a trop bu.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    2 février 2012 08 h 05
    Oui, les victimes ont des droits
    Elles ont le droit d'être compensées, d'être soignées, d'être accompagnées et de participer au système judiciaire. Pas celui des se venger ou de se comporter aussi mal que la personne qui leur a fait du tort.

    Si le gouvernement Harper se préoccupait vraiment des victimes, c'est pour elles qu'il financerait des programmes, plutôt que de dépenser à construire plus de prisons.
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  • celljack - Inscrit
    2 février 2012 08 h 09
    L'intolérance médiatique, le démocratie et la liberté d'expression
    Nous sommes trop habitués à cette pseudo démocratie dans laquelle nous vivons.

    Celle où les cocus sont confidentiels, où seule une version épurée et travaillée de ce qui s'est dit nous est présenté. Je connais un ex maire qui m'a raconté que si les citoyens entendaient toutes les idées stupides qui pouvaient être lancées dans un barinstorm, ce serait la panique totale.

    À voir comment cette histoire est médiatisée, j'ai bien peur que notre démocratie ne pourra pas être améliorée avant longtemps! C'est pas demain la veille que nos médias pourront diffuser l'intégralité du débat sur nos enjeux publics s'il fallait s'offusquer de la moindre émotion d'une personne détenant un pouvoir officiel.

    Vivre en démocratie, c'est accepter que quelqu'un ait un opinion différent, certes. Mais c'est surtout de savoir distinguer la raison de l'émotion et savoir composer avec les dérapes de chacun, y compris ceux à qui on confie un pouvoir.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    2 février 2012 08 h 16
    Je comprends, M. Boisvenu souffre de ce qu'il a vécu personnellement.
    Mais, permettez-mi de penser qu'il n'a pas choisi la bonne voie (Sénateur, en matière de justice pour ce parti Conservateur) pour essayer de guérir sa plaie et se réadapter de manière à retrouver une certaine qualité de vie. Comme s'il avait choisi d'alourdir encore plus sa croix, ajoutant peine à souffrance.

    Je ne trouve pas très brillant le parti Conservateur de M. Harper d'avoir choisi M. Boisvenu pour symboliser leur choix d'être du côté des victimes de violence, de quelque nature qu'elle soit. À trop vouloir être pertinent par rapport à son idéologie, M Harper va finir par empirer le mal qu'il cherche à combattre.
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  • glanglais - Inscrit
    2 février 2012 08 h 17
    Un scérélat devenu victime...
    Bonjour,

    Ce n’est pas arrivé souvent dans l’histoire du Canada que les propos d’un sénateur dérangent autant. D'habitude, le Sénat est somnolent. La déclration de M. Boisvenu est tombée à un moment où les nouvelles se faisaient rares. Tout le monde lui a sauté dessus.

    Allez demander aux personnes qui ont souffert et qui souffrent toujours, comme M. Boivenu, ce qu’elles pensent des salauds qui ont tué leurs enfants! Quand on n’a pas été touché personnellement on peut être porté à penser, malheureusement on y arrive trop souvent, que le criminel est aussi une victime, une victime de la société, pauvre lui hein!

    Je suis pour autant contre la peine de mort, nul n’a le droit de tuer. Mais lorsque j’apprends qu’un scélérat s’est suicidé dans sa cellule, je ne verse aucune larme. Il y a beaucoup de politiciens hypocrites qui profitent de la situation, démolir M. Boisvenu, afin de tenter d'améliorer leur portrait. Du monde ordinaire sur les blogues, environ 70% des personnes qui s'expriment sont beaucoup plus tendres à l'endroit de M. Boisvenu.

    Gaston Langlais - Gapé.
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  • Lise Moga - Inscrite
    2 février 2012 08 h 19
    Quand ça fait l'affaire!
    Que de holà entendus sur les médias gardiens de la rectitude morale et de la voie pour y parvenir. Aux quinze minutes on nous laboure la tête de l'indignation du siècle. On est opposé à M. Bienvenu, mais on est pour l'avortement, pour l'euthanasie et pour le suiside assisté. Pourtant, quand on enlève la vie, on provoque la mort, on... ! Mais les considérations accompagnant ces actes sont tellement chloroformés que toute la population n'y pense surtout pas comme tel, formatée par ceux qui décrètent le sens de la moralité. Certaines cessations d'existence, des sommités sont unilatéralement pour et le peuple ne doit surtout pas s'y opposer sous aucun prétexte! Sinon, ils auront à subir l'anathème.
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  • jacques bisson - Inscrit
    2 février 2012 08 h 31
    Le sénat non élu
    Voilà pourquoi les sénateurs ne sont pas élus
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  • Bernard Gervais - Abonné
    2 février 2012 08 h 34
    Penser avant de parler
    Certes, on ne pourra pas accuser M. Boisvenu d'avoir manqué de franchise.

    Cependant, quand on est en politique comme c'est son cas, il est presque toujours préférable d'y réfléchir deux fois avant de livrer le fond de sa pensée.

    Même s'il s'en est rapidement excusé, les propos qu'a tenues hier ce sénateur risquent de lui coller à la peau pendant longtemps !
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  • Gérald McNichols - Abonné
    2 février 2012 08 h 37
    Le citoyen Boisvenu va mal
    Le désir de vengeance transforme la victime en criminel et c'est le triomphe du crime que de rendre méchant celui qui était bon. Le désir de voir l'autre mourir est un trouble profond de l'âme. La peine de mort est un meurtre collectif qui enlaidit l'âme de toute une population. Le lynchage est la libération des instincts criminels de la populace. C'est le projet de pays des néo-conservateurs. Je ne veux pas vivre dans ce pays-là.
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  • Democrite101 - Inscrit
    2 février 2012 08 h 41
    La cohérence conservatrice

    Les conservateurs ne mettront pas cette mesure en application, car une corde ça coûte beaucoup trop cher.

    et des prisons pleines, privatisées, c'est bon pour les amis.
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  • Marco61 - Abonné
    2 février 2012 08 h 43
    @ M.Lafrance
    Je vous invite à aller faire un tour en prison, vous me direz ensuite si cela ressemble au Ritz-Carlton. Monsieur Boisvenu déraille s'il s'imagine que le suicide vas enrayer la criminalité, il se trompe.
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  • Mathieu Beaupré - Abonné
    2 février 2012 08 h 47
    Économies????
    L’argument que la peine de mort génèrerait des économies est totalement faux. Selon un article paru dans le Figaro Monde en 2009, certains états des États-Unis songeaient justement à l’abolir pour des raisons économiques. En Floride il en coûte en moyenne 24 millions par exécution (Palm Beach Post, 2000), 70% de plus que la prison à vie au Kansas (Kansas Performance Audit Report , 2003), 38% de plus en Indiana (Indiana Criminal Law Study Commision, 2002). M. Boisvenu, pour un diplômé de l’ENAP, vous avez bien mal fait vos devoirs…
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  • Jean Lapointe - Abonné
    2 février 2012 08 h 51
    La vengeance n'est pas une solution.

    On peut comprendre la souffrance qu'a pu connaître monsieur Boisvenu après tout ce qui est arrivé à ses deux filles.

    On peut comprendre qu'il ait pu ressentir un désir de vengeance. C'est sans doute très humain.

    Il a sûrement été traumatisé profondément. On peut l'être autant à moins que cela.

    J'ignore s'il l' a fait mais, s'il ne l'a pas fait, je pense qu'il aurait dû voir un psychologue pour tenter de «digérer,» si je puis dire, sa souffrance. Il aurait pu alors peut-être, et même probablement, retrouvé un peu du sens de l'humain.

    Mais c'est un homme et les hommes ont bien du mal à accepter de se confier à un psychologue (plus que les femmes). Pour beaucoup d'entre eux, c'est un signe de faiblesse et la faiblesse ils se sentent obligés de combattre cela. A leurs yeux c'est inacceptable.

    J'ajouterai que, d'après moi, Harper a fait preuve d'un manque flagrant de jugement en lui donnant de telles responsabilités. Mais on pouvait s'attendre à ça de la part de cet homme.

    On s'en est beaucoup pris à madame Marois depuis un certain temps, y compris de nombreux journalistes. On devrait peut-être s'en prendre davantage à monsieur Harper.

    Lui il est loin d'être rassurant , ce qui n'est pas le cas de madame Marois il me semble.
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  • jocelync - Inscrit
    2 février 2012 08 h 53
    Constat
    Si ce sont ses épreuves comme l’affirme M. Harper qui ont fait de ce monsieur un être aussi méprisant et monstrueux, quel misérable échec de la part de nos ressources psychologiques peut-on constater.
    Aussi, comment une personne ‘affectée mentalement’ peut-elle devenir un porte-étendard d’un gouvernement comme celui du Canada et endosser autant de responsabilités sociales ?
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  • André Doré - Abonné
    2 février 2012 08 h 53
    Ils devraient être libres de décider...
    Le sénateur Boisvenu présente ses excuses après avoir dit que chaque assasin devrait avoir droit à une corde dans sa cellule pour décider de son avenir... , mais je ne sais pas pourquoi il s'est excusé. À mon avis, c'est l'un des commentaires des plus intelligents que j'ai entendus depuis un bon bout de temps. On veut pouvoir décider de notre vie en fin de vie... mais quand on a tué, et que le reste de notre vie va se dérouler en prison, on est en "fin de vie". Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas aider ces personnes à faire un geste honorable pour épargner des milliers de dollars à la société qui pourraient servir à des gens âgés honnêtes et leur permettre à ces meurtriers de nous montrer qu'il leur reste peut-être quand même un peu d'honneur...
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  • Discret - Inscrit
    2 février 2012 08 h 53
    Et lui, combien il va coûter...
    ...aux citoyens au cours de son inutile carrière de débile sénateur?

    Le simple fait qu'un personnage politique ose tenir ce genre de propos montre à quel point les esprits deviennent chaque jour plus déliquescents sous la férule moyen-âgeuse de Harper.

    Il y a des gens qui trouvent le moyen d'excuser le bonhomme. Je compatis à son passé douloureux, mais il n'excuse pas ses propos arriérés. Face à un gouverement aussi violent envers les traditions et les institutions démocratiques du Canada qu'est le gouvernement Harper, l'heure n'est plus à la compréhension et à la tolérance, l'heure est à l'intransigeance et à l'opposition de toutes nos forces. Tous les excès des troupes dangereusement réactionnaires et rétrogrades de Harper doivent être immédiatement dénoncés et combattus par ce qui reste dans ce pays de gens sensés et progressistes.

    Voilà déjà un moment que beaucoup prévoient le retour à l'agenda conservateur de la peine de mort et de l'avortement. Croit-on vraiment que les propos imbéciles du sénateur Boisvenu sont aussi innocents et maladroits qu'on veut bien le dire?

    Une vigilance de tous les instants est désormais exigée devant la brutalité de ce gouvernement de dinosaures.
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  • SusanK - Abonné
    2 février 2012 08 h 55
    D'accord avec M. Bienvenu
    Ses propos n'adressent nullement la peine de mort. Ce sont les AVOCATS et les politiciens qui en font tout un plat. D'ailleurs, M. Boisvenu dit tout haut ce que plusieurs pensent tout bas, tout comme moi.

    Il est évident qu'économiquement, les criminels nous coûtent les yeux de la tête. Le pourcentage de récidivisme est très élevé dans la population carcérale. Peut-être cette corde les fera réfléchir sur leur comportement et leurs crimes.
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  • Melkitsedeq - Inscrit
    2 février 2012 08 h 58
    Moi aussi j'en veut une !
    Je m'excuse ,Je m'excuse!

    J'ai apprécié le commentaire de jmh3333.

    Si vieillir est une symphonie de douleur... Apprécirais de pouvoir choisir le moment de ma mort.
    Le film Soleil Vert et le débat sur l'acharnement médical m'ont beaucoup fait réfléchir sur le sujet.

    J'ai jamais été emprisonné mais si a 50 ans j'aurais à passer 25ans derrière les barreaux apprécirais sûrement d'avoir l'option de quitter ce monde.

    Je n'ai pas vu dans ce débat des statistiques sur les tentatives de suicide en prison.

    Je m'excuse à ceux que ce commentaire dans ma tradition de stupidité la plus totale as pu choqué.

    Malgré tout jovialement votre

    Christian
    Sherbrooke
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  • Luc Fortin - Abonné
    2 février 2012 08 h 58
    Article 241 du Code criminel et le hockey...
    Ça m'intrigue. Puisqu'il y a l'article 241 du Code criminel qui interdit ce genre de comportements. Va-t-il y avoir plus de plaintes au service policier qu'il y en a eu pour l'incident Chara-Pacyoretty?

    http://www.ledevoir.com/sports/hockey/318452/affai
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  • Michel Leclaire - Abonné
    2 février 2012 09 h 00
    Le cout des Boisvenu
    Boisvenu va nous couter au bas mot 30 millions durant sont séjour au Sénat, institution totalement inutile et non démocratique. S'il était lucide, il démissionnerait de cette institution archaïque et partisane.

    Vat il être accusé en vertu de l'article 241 du C.C.? "Selon que vous serez puissant ou misérable, la justice vous rendra blanc ou noir." Jean de Lafontaine. Tous ne sont pas égaux devant la loi!

    Michel Leclaire
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  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS - Inscrit
    2 février 2012 09 h 00
    M Patro
    Voici l'article du devoir http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci
    Le coup de sonde démontre par ailleurs une statistique intéressante: au Québec, l'appui à la peine de mort est plus élevé que dans le reste du pays, à 69 % pour les cas de meurtre.
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  • Jacques Anar - Inscrit
    2 février 2012 09 h 01
    Il y a des limites!
    Si ce triste sire avait un peu de fierté et d'honneur, il démissionnerait de ce poussiéreux Sénat. Il vient une fois de plus de se mettre le pieds dans la bouche et sa peine passée et ses malheurs ne lui donnent pas tous les droits.
    Boisvenue n'est, après tout, que le commis voyageur de Harper, avec un rôle bien défini de victime pro, n'ayant aucune compétence.
    Le minimum serait de démissionner, mais dans son cas "ses" considérations économiques priment.
    Quand on pense que C-10 va coûter une fortune en prisons, services et cordes!
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    2 février 2012 09 h 04
    Faire et entretenir la distorsion sociale
    Monsieur Boisvenu avait accepté le poste de sénateur pour soit disant aider les victimes; de la foutaise, il est là par vengeance, ce qui le rend semblable aux criminels.

    Quelle aide de plus les victimes ont-elles eu depuis sa servilité intéressée? Augmenter les peines de prison, jeter des adolescents en prison, abolir le registre des armes à feu. De puis qu'il est la les victimes n'ont rien de plus en aide, on ne leur a donné que des moyens à satisfaire leur vengeance et à se nourrir de haine. On préfère un système punitif de plus en plus coûteux qui a toujours été un échec et les statistiques le prouvent amplement. Alors que la criminalité violente est en baisse, on se sert des crimes les plus abjectes et les plus rares pour appuyer ce retour insensé.

    C'est cela la droite conservatrice et la monarchie se placer comme les criminels en être tout puissant de décider qui doit vivre ou mourir.

    Un autre honorable en titre seulement et il sera décoré de la médaille du jubilé de la reine. Ça donne la nausée.Les millions dépensés pour des médailles inutiles auraient mieux servi l'aide aux victimes d'actes criminels.
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  • Albert Descôteaux - Abonné
    2 février 2012 09 h 06
    Combien de détenus à éliminer?
    Si on retient le seul argument économique (celui des conservateurs et de la droite en général), soit que ça coûte cher de garder en prison des condamnés à vie, combien faudrait-il en éliminer pour voir un impact significatif sur les finances publiques? 10, 100, 500 par année? Est-ce rentable vis-à-vis des coûts associés aux exécutions?
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  • André Michaud - Inscrit
    2 février 2012 09 h 07
    Victime des média
    Les média disent qu'il a dit "chaque personne condamnée pour meurtre au Canada devrait se faire installer une corde dans sa cellule pour lui donner la possibilité de se suicider."

    FAUX! Il a parlé des TUEURS EN SÉRIE, des monstres irrécupérables. Toute une différence.

    Je suis certain qu'une majorité de citoyens pensent la même chose de ces monstres à répétition, qui détournent des millions pouvant servir aux bons citoyens, et même qu'ils voudraient carrément la peine de mort dans ces cas extrêmes..

    il est déconcertant de voir l'angélisme puéril de certains intellos qui ont plus de compassion pour des criminels en série que pour leur victimes et leurs familles. M.Boisvenue lui comprend ces victimes de façon viscérale. Quand on aura assassiné vos enfants , chers disciples de l,angélisme on verra ce que sera votre discours pour les droits des assassins à répétition..
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  • Line Légaré - Abonnée
    2 février 2012 09 h 09
    Les êtres humains...
    Je suis sidérée de voir tous ces commentaires tentant de minimiser la portée des propos de M. Boisvenu. Notre système de justice est basé sur des valeurs de dignité humaine et non plus sur des valeurs barbares comme on voit encore dans tant de pays...on dirait que des gens voudraient revoir des potences aux coins des rues. Le côté économique de la chose me fait frémir quand je pense que, pour certaines personnes (dont je ne suis pas, heureusement), d'autres groupes de personnes coûtent très cher à notre société et ne peuvent eux non plus être réhabilitées: personnes âgées en perte d'autonomie ou malades, handicapés, malades mentaux, itinérants...à quand leur tour? On se croirait dans un mauvais film de fiction américain montrant une société aseptisée et contrôlée...ouf...ça fait peur...

    De plus, je dois avouer que depuis le début je crois profondément que M. Boisvenu fait une erreur monumentale en ne tenant jamais compte de toutes les victimes des actes criminels...je pense ici non pas seulement à la famille et les proches de la personne tuée ou disparue mais aussi à la famille et les proches de celui ou celle qui a commis ce geste... Mais la haine et l'impossibilité de pardon de M. Boisvenu ne peut lui permettre de s'ouvrir et d'ouvrir son association à toutes ces personnes qui, pourtant, sont des victimes à part entière et souffrent énormément.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    2 février 2012 09 h 10
    Quand on laisse la justice entre les mains des victimes
    de tout temps on revenait à nos origines barbares...
    Mettre en pratique ce principe ferait de nous pire que les talibans...
    Guantanamo serait un paradis à coté de nos prisons fédérales... Et on demanderait en plus de les laissez crever de faim...

    En fait Harper savait qu'en mettant la justice entre les mains d'un parent d'une victime, il dirait pire que lui, ce qui lui donne l'occasion de montrer qu'il est pas si pire....
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  • Leproff - Inscrit
    2 février 2012 09 h 11
    Le politically correct...


    «Mais lorsque j’apprends qu’un scélérat s’est suicidé dans sa cellule, »

    C'est sûr que les propos d'un sénateur pèse plus dans la pesée de la «correctitude» que ceux de monsieur-tout-le-monde! Ainsi, pour paraphrases un peu monsieur Langlais, voici ce que j'ai dit quand Paul Laplante s'est suicidé: «Ça fera une crapule de moins à dormir en prison, ce soir.»

    Pourtant, je suis contre la peine de mort, moi aussi. Mais quand un psychopathe comme Laplante, ou un violeur, décide de mettre fin à sa triste existence, je sens un sentiment de soulagement pour les victimes.
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  • Jocelyn Boily - Inscrit
    2 février 2012 09 h 22
    Une corde pour te pendre
    Québec, le 1ier février 2012

    Une corde pour te pendre

    En déclarant : « Moi je dis toujours dans le fond: il faudrait que chaque assassin ait le droit à sa corde dans sa cellule il décidera de sa vie» le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu se rend coupable d’un acte d’un suicide assisté selon la loi. Même s’il le pense le fondateur et ancien président de l'Association des familles de victimes assassinées ou disparues est allé trop dans ses déclarations. D’ailleurs il s’est excusé trop tard.

    Il est impensable que le porte parole sénatorial de la justice au gouvernement prenne parti aussi directement pour la peine de mort volontaire. Par contre le sénateur a dit tout haut ce que son chef le premier ministre Stephen Harper pense tout bas. À cet effet rappelons-nous la déclaration de Stephen Harper en janvier 2011 «personnellement, dans certains cas, je crois que la peine capitale est appropriée».

    Il ne faudrait pas que ce débat amène le gouvernement Harper à légiférer sur le retour de la peine de mort abolie en 1976.

    Il faudrait plutôt s’acharner à renforcir les lois et et augmenter la lourdeur des peines.

    Jocelyn Boily
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  • michel lebel - Inscrit
    2 février 2012 09 h 23
    Il devrait quitter son poste.
    M. Boisvenu ne parle pas la langue de bois, ne carbure pas à la rectitude politique et médiatique. Ça me plaît! Mais ceci étant dit, l'homme est le porte-parole gouvernemental pour le sénat en matière de justice. À ce titre, il ne peut pas dire n'importe quoi. Il faut bien le reconnaître, le sénateur n'est pas à la hauteur de sa fonction. Il devrait donc avoir l'obligeance de quitter son poste. Mais qui l'a nommé à ce poste? Stephen Harper. C'est tout dire du manque de jugement de ce dernier.
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  •  
  • NiDieuNiMaitre - Inscrit
    2 février 2012 09 h 24
    Usé jusqu'à la corde.
    Il n'y a qu'une alternative pour ce monsieur, retourner chez lui et se balanciner dans sa chaise pour mieux radoter ou accepter le poste de ministre de la justice de sa majesté harper 1ier.
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  •  
  • Franfeluche - Abonné
    2 février 2012 09 h 24
    Hôtels 5 étoiles ???
    M. Lafrance parle d'hôtels 5 étoiles en faisant allusion aux prisons. Question :
    Sur quoi se fonde votre affirmation ? Avez-vous visité, fait un séjour
    dans ces hôtels 5 étoiles ou recueilli des témoignages de ceux qui connaissent ce milieu ?
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  • Aline Binette - Inscrite
    2 février 2012 09 h 30
    Taisez-vous, M. Boisvenu
    Monsieur le Sénateur Boisvenu,

    Je comprends que vous êtes devenu amer après ce qui est arrivé à votre fille.

    Mais n’oubliez pas que, tous les ans, des gens sont condamnés à la prison par erreur. Nous en libérons, tous les ans. Certains se rendent jusqu’à Death Row aux États-Unis. Pour une personne innocente, c’est une catastrophe sans nom.

    Dans leur désespoir, ils seraient bien tentés de se pendre.

    Vous auriez leur vie sur la conscience. C’est ça que vous voulez?

    On vous l’a également dit, il est illégal d’encourager le suicide.

    J’en profite pour vous dire que le projet de loi C-10 va nous coûter une fortune tout en n’atteignant pas le but recherché. L’expérience américaine le prouve. Même Newt Gingrich le dit! Mais votre gouvernement supposément formé de chrétiens a une mentalité de l’Ancien Testament indigne de chrétiens, il est rempli de désir de vengeance, de racisme, de sexisme et de tout ce que les chrétiens détestent. Et on ne parlera pas de la corruption…

    Jésus est venu nous sauver et accomplir la Loi de Moïse pour nous. Il a prêché le pardon. C’est peut-être au-dessus de vos forces mais, au moins, si vous ne pouvez pardonner, taisez-vous!

    Quand vous parlez comme vous le faites, vous encouragez ce qu’il y a de plus bas, de plus vil chez les prétendus humains : la HAINE.
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  • Jean-Pierre Martel - Abonné
    2 février 2012 09 h 31
    Le sénateur Boisvenu, apôtre de la vengeance
    je trouve troublant et dangereux que le Porte-parole officiel du gouvernement canadien en matière de Justice et de criminalité soit quelqu’un qui, malgré une intelligence au-dessus de la moyenne, soit hanté par des démons intérieurs et dont l’âme a été privée de toute humanité à l’occasion d’un drame personnel odieux. On ne donne pas un pistolet chargé à un enfant qu’on vient de gifler.

    (Tiré du billet : http://jpmartel.wordpress.com/2012/02/02/le-senate )
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  • Kris13104 - Inscrit
    2 février 2012 09 h 36
    Vertu et exigence...
    Que M. Boisvenu ait vécu un drame, personne ne peut le nier. De là à se répandre dans des propos meurtriers qui, de plus, font fi de la loi, en donnant comme excuse « qu'il aurait penser à voix haute», «que ses mots dépasser sa pensées, etc...». De là à accepter de tels propos de la part d'un homme porte-parole officiel de «Justice Canada», ainsi que du gouvernement canadien pour les affaires de Justice, il y a un abîme.
    Que le premier ministre du Canada ne désavoue pas publiquement de tels propos, voire tente des les justifier au sein de la chambre des représentants, cela démontre une communauté d'idées et un partage de thèses inacceptables.
    Que M. Boisvenu ait été désigné comme sénateur, en particulier chargé des affaires de Justice, est une erreur car son vécu ne lui permet à l'évidence pas la sérénité indispensable à sa fonction.
    Que M. Boisvenu ait accepté cette fonction, il a, soit présumé de sa capacité à faire preuve de la vertu qui doit présider aux décisions d'un responsable politique en se contraigant à la sérénité de ses déclarations, soit, il a vu là l'occasion d'accomplir une vengeance-rappelons que vengeance n'est pas Justice- Quoiqu'il en soit il ne peut que savoir que ses propos ne peuvent être que publics, compte tenu de sa fonction officielle. Il les a tenu d'ailleurs en public.
    D'évidence, il n'est pas apte à sa fonction, mais que dire d'un gouvernement d'un gouvernement qui l'absoue, alors que les fondements de principes de la société sont méprisés autant que la loi.
    M. Bugasera que le gouvernement fédéral a envoyé subir une justice aléatoire a-t-il tenu des propos très différents? Ce dernier n'est pas accusé d'avoir participé à l'un des génocides rwandais, mais, par ses propos, il l'aurait encouragé ... C'est sans doute coupable, mais il n'était pas conservateur à l'évidence!
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  • Patrick Blackburn - Abonné
    2 février 2012 09 h 36
    Tu ne tueras point...
    Enfin, l'Obersturmführer de M. Harper montre ses vraies couleurs. Se vautrer dans la victimisation ne donne aucun droit, M. Boisvenu.
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  • Elena00 - Inscrit
    2 février 2012 09 h 43
    RESPONSABLE
    Le responsable de celui qui l'a nommé est Steven Harper. Il n'a eu aucune réaction importante et a vite passé l'éponge en regard de ces paroles qui ont fait sursauté les québécois.
    M. Boismenu est un sénateur nommé par M. Harper comme porte parole du Québec (traducteur de Rob Nicholson unilingue anglophone), y a-t-il un message de fond.

    F. Desaulniers
    Québec
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  • Mimi37 - Inscrit
    2 février 2012 09 h 48
    Déchirement de chemise inutile
    Tiens tiens quelle surprise! Nos gauchistes qui DÉCHIRENT leurs chemises encore une fois pour rien.

    C'est pas la loi qui a changé c'est un commentaire d'un sénateur qui a perdu ses filles aux mains de criminels NON PUNIS ou pas séparieuse punis en tout cas.. IL (monsieur Boisvenu) n'a "INCITÉ' personne à quoique ce soit bien au contraire. Il a simplement suggéré un outil et laisser aux criminels LE CHOIX..

    COMBIEN parmi nos gauchistes SONT POUR l'euthanésie, l'avortement ? Où est la différence ?

    Ou est-ce encore L'INCOHÉRENCE HABITUELLE de nos gauchistes souverainistes qui prônent toujours pour une chose et son contraire tout dépendant si 'la chose' est proposée PAR les Fédéralistes ou Eux-mêmes ?!..
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  • Mimi37 - Inscrit
    2 février 2012 09 h 51
    Franfeluche
    Personnellement, j'ai fait du bénévolat dans les prisons et je peus vous dire, en connaissance de cause, que je ne crois plus en la 'réhabilitation' NON PLUS, au fait que les prisonniers sont pratiquement "des martyrs" du système, des gardes etc.
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  • jobin - Inscrit
    2 février 2012 09 h 51
    Taverne
    Un vrais discours de taverne des années 60 ver 11hr avant la fermeture.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    2 février 2012 09 h 54
    Et s'il s'agit d'épargner de l'argent...
    ...on pourrait revenir aux années qui ont précédé l'abolition de la peine de mort au Canada. À cette époque, les peines de mort étaient toutes commuées en peine d'emprisonnement à vie avec une possibilité de demander une libération conditionnelle après... 10 ans.

    L'emprisonnement minimal de 25 ans a été décidé pour calmer ceux qui freakaient à l'idée de l'abolition de la peine de mort. En fait, elle a nui au système judiciaire en rendant la réhabilitation bien plus difficile.

    Et permettez-moi d'exprimer mon accord avec Fanfreluche: les jugements sur le confort des pénitenciers fédéraux devraient être réservés à ceux qui y ont passé quelques années.
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  • Alexis Chevalier - Abonné
    2 février 2012 10 h 08
    féodale
    Drole qu'il qualifie de feodale le traitement des femme (en Afghanistan ),comment qualifier sont traitement des criminel?
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  • Broadcast - Inscrit
    2 février 2012 10 h 10
    la corde ou le suicide assité!
    Et le suicide assisté aux malades et l'avortement?
    Donc, les prisonniers ont plus d'importance que la dignité humaine! C'est vraiment CON...sénateur

    Alors, oui, pour le suicide assité pour les prisionniers si on l'accepte pour les malades chroniques et l'avortement.

    Et pour ce qui est de Boisvenu, on aurrait peut-être dû lui fournir un suicide assisté après avoir subit le drame insurmontable du meutre de sa fille?
    Moi! probablement dans ces circonstances, je l'aurais accepté. Car on voit bien, avec le temps, qu'il n'est pas réabilitable.

    non, mais, tant qu'à déconner ;-)
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  • Vince Belanger - Inscrit
    2 février 2012 10 h 10
    contre la sortie facile.
    Les peines de prison à perpétuité coûtent cher, certes. Cependant, elles sont en place dans un but de rétribution (oeil pour oeil). La corde ou tout autre moyen pour mettre un terme à sa vie peuvent être considérés comme des "sorties faciles", en ce sens que les coupables peuvent en finir avec leurs jours, sans avoir à subir les conséquences de leurs actes. Les perceptions des gens peuvent mener à des interprétations particulières. Bien sûr, beaucoup diront que c'est bien mérité pour eux, mais certains, et selon des circonstances parfois intenses, peuvent en arriver à avoir pitié d'eux, jusqu'à les traiter même de martyrs. C'est justement dans le but d'éviter cela que les peines de mort ont été abolies. De plus, malgré tous les objets "de luxe" auxquels certains peuvent avoir accès, il n'en reste pas moins qu'ils sont sous un contrôle constant, où tout est toujours structuré et où un stress omniprésent plane autours des détenus comme des gardiens, les conditions (mentales plus particulièrement) sont très pénibles. C'est cette douleur que les accusés doivent endurer pour le reste de leur vie, qui est, à mon avis, plus lourd que la pendaison, la sortie facile...
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  • Roland Berger - Abonné
    2 février 2012 10 h 18
    Oui, ils coûtent cher
    Les criminels coûtent cher à la société. Personne ne contredira ce fait. Raison pour non pas les pousser à l'exaspération pour qu'ils se suicident, mais pour investir dans l'éducation des enfants et des parents des enfants. Bien sûr, les esprits judéo-chrétiens s'y opposent, voyant dans chaque enfant un criminel en devenir.
    Roland Berger
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  • DannK - Inscrit
    2 février 2012 10 h 20
    Surveiller et punir
    Les commentaires de Boisvenu illustrent bien l'état d'esprit de la junte conservatrice. Je dis bien la "junte" car ce parti est probablement le plus agressif et répressif jamais connu au Canada depuis longtemps. Quand l'État a le monopole de la violence légitime et que les représentants de cet État sont présidés par la peur, la colère et l'esprit de vengence, il n'est pas étonnant d'assister à de telles scènes de déraison. Ce n'est pas parce qu'on a été victime de violence que l'on doit l'appliquer. Gandhi disait: "oeil pour oeil n'apporte qu'aveuglement". Il avait bien raison. Que les prisonniers contribuent à la société par leur travail, soit! Qu'ils contribuent financièrement à leur hébergement, soit! Et pour les criminels endurcis, "irrécupérables", pourquoi ne pas servir à la science? Ces esprits troublés devraient bien pouvoir contribuer à l'avancement de la connaissance! Au lieu de cela, il propose la corde. Quelle ignominie! Et c'est sans dire qu'il s'agit très carrément d'une incitation à la violence et au meurtre (même lorsqu'il s'agit de sa propre personne). Même si d'aucun admettra que la vie d'un criminel endurci ne vaut pas cher la livre, peut-on comme société, comme citoyens, cesser ce niveau de langage agressif, revanchard qui n'apporte pas grand chose à l'édification de ce pays, pas plus qu'il n'apporte sagesse et lumière dans notre conscience individuelle. Du défoulement, peut-être. Et cela relève du système limbique!
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  • Dauphin_fou - Inscrit
    2 février 2012 10 h 21
    Je prends le risque
    Comme la plupart d'entre vous, je ne souhaite pas la peine de mort. Néanmoins, le sénateur Boisvenu a soulevé une question qui devrait être posée plus souvent : Comment se fait-il que nous accordions autant de ressources à l'incarcération de criminels irrécupérables?

    Ne devrions-nous pas travailler davantage en amont, en aidant les familles et en prévention de la délinquance?

    Mais non, le système préfère suspendre le droit indéniable à la mort et financer des mécanismes infertiles. Il s'agit aussi de gens qui veulent la dignitié, de bébés non-viables à qui on impose le gavage pharmaceutique durant une vie de silence et d'immobilisme. Pathétique!

    Pourtant, avez-vous pensé à ce qu'on pourrait faire avec les 10millions$ avancés par le Sénateur à propos des Shafia? Ce serait des centaines de familles en déséquilibre qui prendraients enfin leur envol.

    Je travaille à l'enseignement pour adultes et j'observe tant d'étudiants qui ont dû décroché parce que leurs parents n'ont pu établir une situation familiale correcte. Souvent par manque d'argent et/ou d'éducation, ces familles flirtent avec la marginalisation. Les services sociaux, débordés, ont grandement évolué dans leurs pratiques et arrivent à faire des miracles avec si peu. Avec un peu plus, on aurait sauvé les filles Shafia. Imaginez si c'était davantage...

    Je ne sais pas pour vous, mais j'ai choisi les vivants!

    Marc
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    2 février 2012 10 h 30
    Je comprends, M. Boisvenu souffre de ce qu'il a vécu personnellement.
    Mais, permettez-moi de penser qu'il n'a pas choisi la bonne voie (Sénateur, en matière de justice pour ce parti Conservateur) pour essayer de guérir sa plaie et se réadapter de manière à retrouver une certaine qualité de vie. Comme s'il avait choisi d'alourdir encore plus sa croix, ajoutant peine à souffrance.

    Je ne trouve pas très brillant le parti Conservateur de M. Harper d'avoir choisi M. Boisvenu pour symboliser leur choix d'être du côté des victimes de violence, de quelque nature qu'elle soit. À trop vouloir être pertinent par rapport à son idéologie, M Harper va finir par empirer le mal qu'il cherche à combattre.
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  • Loraine King - Inscrite
    2 février 2012 10 h 32
    @Mimi
    C'est le commentaire s'un sénateur dont le travail est d'écouter attentivement et respectueusement, sans préjuger des gens qui se présentent devant le comité qui étudie un projet de loi concernant la justice criminelle - tous les gens, ceux qui ont des opinions qui viennent appuyer le projet de loi comme ceux qui sont contre. C'est pour cela qu'on a un sénat. Après de tels commentaires je comprendrais que certains trouvent qu'il ne vaut pas la peine de travailler selon les règles démocratiques du pays. Ce Sénateur a des préjugés, il le reconnait lui-même.
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  • arick - Inscrit
    2 février 2012 10 h 37
    Un état de droit...
    Ben oui, tous les truands au monde et bandits à cravates, les nôtres et les importés, connaissent ça parfaitement.
    Avec un gros bureau d'avocats et le criminaliste populaire choisi et expert en la matière, quoi de mieux pour avoir un acquittement ou une peine bonbon; simplement et seulement à insérer un doute raisonnable, le tout moyennant une rançon: La facturation juteuse et salées.
    Un bémol:
    Une défaillance de la défense ou un juré éclairé et sensé, le truand en prend pour son rhume, ben là le¨ti-pit¨ doit prendre son trou.
    Le sentencié décide donc de son avenir...y fait quoi?
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    2 février 2012 10 h 44
    Prévention et guérison
    Tout le monde (en fait, à peu près tout le monde) est d'accord avec le proverbe qui dit qu'il vaut mieux prévenir que guérir et ce, tant dans le médical que le social. Mais, même avec la meilleure prévention du monde, il y aura des malades et il y aura des criminels. La guérison des uns et des autres coûte cher et n'est jamais assurée. Ce n'est pas une raison pour abandonner.
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  • Frédéric Chiasson - Abonné
    2 février 2012 10 h 50
    @Albert Descôteaux : ça ne l'est pas
    Excellente question... dont on a déjà la réponse. Il faut aller voir du côté de l'État du Texas, où la peine de mort coûte extrêmement cher en procédures d'appel, ce qui maintient le condamné dans le couloir de la mort pendant des années, voire des décennies. Plusieurs proposent d'ailleurs d'abolir la peine de mort pour des raisons... économiques !

    Il est vraiment temps que le sénateur Boisvenu démissionne ou soit renvoyé (si c'est possible!) C'est une chose odieuse de pousser les criminels vrais ou faux à se suicider. C'est une autre chose odieuse de falsifier la vérité pour qu'elle épouse nos convictions.
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  • GJacques - Abonné
    2 février 2012 10 h 57
    Avec tout le respect...
    Monsieur Boisvenu a une trop grande émotivité en ce qui a trait au dossier auquel il est attaché. Je comprends sa réaction en tant qu'être humain, ayant passé à travers la perte de sa fille aux mains d'un tueur sans remords, mais je crois qu'il n'est pas celui à qui ont devrait demander l'opinion quand vient le temps d'écrire des lois sur le sujet. Avec tout le respect que je lui dois, je considère que Monsieur Boisvenu remplissait mieux sa tâche précédente que celle de maintenant qui n'est qu'une façon de Harper de tirer avantage de la situation.
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  • Kris13104 - Inscrit
    2 février 2012 11 h 00
    Pour mimi37
    Si refuser l'incitation au meurtre «officiel», la propagande pour le suicide organisé des coupables est de gauche (gôche ou gau-gauche, comme surrajoute certains), alors il faut être de gauche et refuser le stalinisme de l'intégrisme de qelque origine que ce soit.
    La mise à mort des coupables présentent bien des aberrations: d'abord, si l'on considère qu'oter la vie est criminelle, la société se constitue en criminelle en exécutant ses criminels quelqu'ils soient, ensuite, c'est mépriser la capacité d'amendement du coupable, enfin, c'est que, compte tenu des délais des procédures, l'individu qui est mis à mort est, le plus souvent, pas le même psychologiquement que le coupable.
    Cependant, si la but de la punition donnée au coupable est de «le faire payer» ses crimes, la privation de liberté est sans doute plus pesante qu'une mort rapide, mais laisse quelques chances à la réhabilitation.
    En revanche, la «solution» du porte-parôle de «Justice-Canada» et du gouvernement fédéral est bien plus hypocrite: c'est une invitation au suicide. On peut admettre alors tout le processus qui pourrait être mis en oeuvre pour aboutir à ce résultat. C'est un comportement de bigot, de Tartuffe.
    Quant à ceux qui dépolrent le coût des frais de justice, suggérons la solution d'établir arbitrairement l'établissement d'une liste d'archétypes regroupant tous ceux qui n'ont pas l'heur de leur parvenir et, sans jugement, rassemblont ces derniers dans des camps, modèle Guantanamo par exemple, dans lesquels ils vivront entre eux et pourront S'éteindre d'autant plus facilement qu'on pourra les aider à cela. Le problème: la nature humaine étant ce qu'elle est, il est clair que la reproduction de ceux qui déplaisient à ces fondamentalistes soit disant bien-pensants n'est pas pour demain.
    Une société doit assumer ses devoirs de souveraineté pour fonctionner dont la justice, et cela coûte parfois cher et ne pas s'en rendre compte n'est certai
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    2 février 2012 11 h 15
    Ballon politique
    La frange néo-conservatrice dans ce pays ne s'en cache pas, elle est favorable au rétablissement de la peine de mort au pays, tout comme d'ailleurs bien d'autres personnes. Pour voir comment le vent tourne, l'administration conservatrice lance des ballons comme ça pour voir les réactions et si ça vaut la peine de rouvrir le débat, si ça pourrait aider à leur réélection dans quelques années.

    L'affaire de la sécurité de la vieillesse (Discours du PM Harper à Davos) est dans la même veine - on veut voir la réaction du public et décider ensuite si on devrait aller de l'avant dès maintenant (les électeurs oublieraient lors des prochaines élections) ou si c'est très populaire, on va attendre dans les dernières années du mandat pour se faire du capital politique.

    Quant à la peine de mort, ce n'est pas moins cher que l'emprisonnement à perpétuité car l'aile des condamnés à mort dans une prison est très bien équipée, dont entre autres un mécanisme de surveillance pour empêcher les tentatives de suicide (suicide watch). De plus en terme juridique, les appels sont très longs et compliqués compte tenu du fait que tous ceux qui sont impliqués savent que le système judiciaire est imparfait et peut fort bien commettre des erreurs. Enfin il y a des procédures complexes qui demandent aussi des équipes d'avocats pour les demandes en grâce (du moins c'est un mécanisme en place dans les états des ÉU où la peine de mort existe) et qui exigent beaucoup de ressources et d'énergie. Il n'est donc pas rare qu'une personne soit exécutée 15 à 20 ans après sa condamnation. Alors il n'y a pas d'économie à tuer son prochain, qu'il ou elle soit un criminel ou pas et les risques de tuer un innocent sont bien trop grands.
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  • ROGERBONTEMPS - Inscrit
    2 février 2012 11 h 16
    La semaine de prévention du suicide.......
    Comme la majorité des gens, je n'ai pas aimé entendre les paroles du sénateur. Peut-être que si j'aurais été à sa place, dans ses culottes, j'aurais dit des choses plus méchante......Il avait le droit de le dire comme homme de la rue et non comme sénateur. Dans tout les cas, il aurait pu choisir un autre moment, pas durant la semaine de la prévention du suicide.....pas fort, pas fort......Salut
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  • Stephanie L. - Inscrite
    2 février 2012 11 h 19
    Le parti concervateur exploite la souffrance de M Boisvenu
    J'ai la plus profonde sympathie pour M. Boisvenu étant donné le drame qu'il a vécu et bien que je sois contre la peine de mort, je peux prononcer des paroles encore plus dures sous le coup de la colère. Cependant, je ne suis pas sénatrice et je me demande si M. Boisvenu est vraiment fait pour assurer un poste qui exige la capacité de ne pas laisser ses émotions seules guider ses paroles et ses prises de positions. Il est clair pour moi que la mort de sa fille a été honteusement exploitée par le parti conservateur à des fins idéologiques.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    2 février 2012 11 h 24
    Aucune humanité...
    D'affirmer que le suicide est un libre choix, comme le fait PIERBISS, est une preuve d'inhumanité, et témoigne, en partie du moins, et là je m'en excuse mais je vais faire comme Boisvenu, dérapper, d'une fibre de psychopathe,

    J'aimerais bien voir ce monsieur, si bien sûr il a déjà été amoureux, réagir si l'objet de son amour, au début de la relation alors que la flamme est à son zénith, se suicider, surtout suite à une dispute qui se serait mal terminée, ou voir son enfant, si tant est qu'il en ait, un jeune d'une dizaine d'années, en faire autant? Mais il s'agit sûrement d'un discours déconnecté de la réalité et je le répète de sa propre humanité, juste pour avoir raison, ou peut-être pour des raisons écnomiques, en songeant à notre société vieillissante?

    L'ONU a ses travers, mais dans la déclaration des droits de l'Homme le premier article il me semble est que tout être humain a droit à la vie. Et si on en tenait vraiment compte il y aurait moins de décès chez les jeunes, les minorités, les démunis dont les itinérants, les femmes et les travailleurs. La vie est un droit, la mort... une menace qui finit toujours par se réaliser, mais y a vraiment pas de presse. J'ai hâte de voir le premier pays à reconnaître le droit au suicide:mais ça n'arrivera jamais. Les suicides relèvent presque toujours d'une faillite.

    Ladite Déclaration affirme aussi que tous les êtres humains naissent égaux en droit. En cela aussi elle devrait avoir raison sauf que dans les faits... Mais c'était juste pour dire que les monstres, comme le disent les Américains, qui commettent des crimes très graves, parfois en série, ne sont pas nés comme ça... Il faut voir un peu plus loin que le bout de son porte monnais. J'y reviendrai sûrement.
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  • DannK - Inscrit
    2 février 2012 11 h 35
    le droit de dire...
    @RogerBonTemps,
    Non, il n'aurait pas eu le droit de le dire comme homme de la rue. On ne peut pas dire n'importe quoi même au nom de la liberté d'expression. La liberté c'est l'obligation de dire les choses de manière éclairée. Ici on est à la limite de l'incitation à la violence et ce n'est pas permis en aucune circonstance.
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  •  
  • Roland Berger - Abonné
    2 février 2012 11 h 36
    Une affaire d'éducation
    Quand des parents élèvent leurs enfants à penser qu'ils sont supérieurs aux autres, ils les préparent aussi à penser qu'ils sont légitimés de décider du sort de ces autres. Ainsi, les criminels doivent être encouragés au suicide, les homosexuels doivent être emprisonnés ou exécutés, les femmes doivent être élégamment soumises à leur conjoint, etc., etc. La dérive n'a pas de fin. Les conservateurs et leur Bienvenu l'alimentent et s'offusquent qu'on puisse remettre en question les horreurs qui sortent de leur bouche.
    Roland Berger
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  •  
  • Michel Richard - Inscrit
    2 février 2012 11 h 39
    L'article 241
    Dit:

    241. Est coupable d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de quatorze ans quiconque, selon le cas :
    a) conseille à une personne de se donner la mort;
    b) aide ou encourage quelqu’un à se donner la mort,
    que le suicide s’ensuive ou non.

    Boisvenu n'a évidemment pas conseillé à "une personne", ni encouragé "quelqu'un" à se donner la mort. Un commentaire général comme celui qu'il a fait est manifestement en dehors du cadre du Code Criminel.
    Ceux qui pensent que Boisvenu devrait ou pourrait être accusé aux termes de cet article sont soit ignorants, soit de mauvaise foi.
    Ça ne veut pas dire, par contre, que les propos de M Boisvenu sont intelligents. Ça veut simplement dire qu'ils ne sont pas criminels.
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  •  
  • Jacques Thibault - Abonné
    2 février 2012 12 h 09
    L'euthanasie libre pour les sénateurs
    L’euthanasie libre pour les sénateurs! On devrait leur laisser une seringue pour qu'après avoir dit assez de conneries, qu'ils puissent décider eux-même le moment de quitter ce monde. Et que ceux qui ne sont pas d'accord avec moi aillent se pendre (aurait pu dire M. Boisvenu).
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  •  
  • Jean_Yves - Abonné
    2 février 2012 12 h 38
    Prochain sujet: le suicide assité.
    Et là plein de gens vont venir nous écrire qu'il est plus que temps....

    On nous dira même que la loi qui interdit l'aide au suicide est anachronique...

    ----

    Je n'ai aucun problème avec l'opinion exprimé par monsieur Boisvenu dans la mesure où l'on écoute l'ensemble de son propos, et non pas avec l'extrait découpé que Brian Myles nous présente en premier.
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  •  
  • Louis Lemire - Inscrit
    2 février 2012 13 h 12
    Monsieur Le Sénateur..
    Monsieur Boisvenu, voici quelques célèbres "ordures" comme le pensait le bon peuple dont vous prétendez être la substantifique courroie de transmission. Une courroie ! Ne devrait-il pas y en avoir dans chaque cellule?

    *L'autochtone Donald Marshall a fait 11 ans de prison pour meurtre avant qu'une commission "royale" d'enquête le libère car la cause a été teintée de racisme et d'incompétence. On l'a indemnisé : 1,5 million$.

    *Après 32 ans de prison, la cour d’Appel de l’Ontario annule la condamnation du "tueur" Roméo Phillion. La police avait gardé secret un rapport qui le disculpait.

    *Steven Truscott condamné à mort en 1959 à l’âge de 14 ans (oui, 14 ans, jugé comme un adulte… C’est jouissif hein Pierre-Hugues?), pour le meurtre d'une enfant de 12 ans; Peine commuée en prison à vie. En 2007, la Cour d’Appel de l’Ontario l’acquitte. Il a reçu 6,5 millions $.

    *Guy-Paul Morin coupable du meurtre d’une enfant est acquitté en 1995 par un test d’ADN. Compensation: 1,25 million$.

    *Coupable de viol et de meurtre, David Milgaard passe 22 ans à clamer son innocence en prison avant d'être blanchi par la Cour suprême. Il a reçu 10 millions$.

    Monsieur le Représentant non-élu du gouvernement dévastateur… oups... conservateur… Vous avez à cœur le sort des "victimes ", bien, je viens de vous nommer quelques unes qui étaient des "crapules" dans l’esprit public. Imaginez qu’on ait laissé une corde à ces gens qui ont du inévitablement sombrer dans le découragement à se battre si longuement contre l’implacable machine judiciaire.

    Monsieur Boisvenu, je comprends votre profonde douleur non encore cicatrisée, mais de grâce allez consulter, vous en avez encore besoin. Ces frais sont surement remboursés par vos avantages sénatoriaux sans avoir à puiser dans vos maigres émoluments parlementaires pour les acquitter… Ah tiens, ‘acquitter’ ; un terme qui ne sert pas qu’en Justice ! Phonétiquement on
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  •  
  • Boileau - Abonné
    2 février 2012 13 h 23
    Où est la démocratie? La voix du peuple?
    Si l'on veut une saine démocratie, il faut laisser les gens s'exprimer. C'est la source qui alimente les discussions qui aboutiront à des lois. Il faut que ces lois évoluent selon les volontés et la mentalité du peuple. Au Canada, on craint ceux qui osent parler.

    M. Boisvenu, bien qu'il soit sénateur, reste un penseur libre d'exprimer ses opinions. C'est ça qui fait évoluer la société. Il ne parlait pas au nom du gouvernement. Il ne se prononçait pas sur une quelconque loi. Il s'est révolté contre notre tolérance exagérée envers des irrécupérables qui tuent allègrement et aussi contre les fonds qu'ils siphonneront alors que tant d'éléments de notre société en ont grandement besoin. Et là-dessus, je fais partie des 80% de la population qui partage cette opinion.

    M. Boisvenu a parlé trop vite. Il ne s'est pas préparé à cet énoncé. Et plutôt que de lui demander de s'expliquer, comme on l'a si bien fait à 98.5 FM, les détenteurs de la Rectitude sociale ont manqué totalement de cette tolérance qu'ils sont payés pour prêcher et se sont empressés de lui taper dessus. En personne civilisée, il a préféré retirer ses paroles. Comment discuter idées face à ceux qui ne défendent que leur statut: Roy, Rae, Turmel, Demers.

    Me D. Roy pratique exactement ce dont elle l'accuse: propos haineux et méprisants, intolérables dans une société démocratique. Elle-même "répond à la violence par la violence"...verbale. En démocratie, Me "criminaliste respectée", nous respectons la libre expression et ceux qui l'expriment. Pas vous? Me Roy ne devriez-vous pas démissionner comme vous le lui suggérer? Me Roy, si chacun démissionnait à chaque énoncé outré, il n'y aurait plus d'avocats ni de ministres.

    Me C. Provencher est plus nuancé dans ses propos. Ouf! Mais il aurait dû préciser que M. B. ne faisait pas l'apologie de la peine de mort comme il l'insinue, mais qu'il donnait une opinion très discutable. C'eût été plus réa
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  • jmh3333 - Inscrit
    2 février 2012 14 h 00
    assumons notre responsabilité collective et laissons libre en confiance
    Si le bonheur est d'abord affaire d'introspection et d'acceptation de sa place dans le monde, cette corde permetterait au criminel de faire face à lui même et à sa justice. Je doute que nombre de gens utilisent cette liberté pour se pendre. Ce serait une chance de reflexion hors du divertissement quotidien (télé amis.. toutes des évasion qui n'amène aucune introspection sérieuse)
    Le plus grand cadeau que l'on peut faire à quiconque est la confiance en lui et lui donner ce choix, le choix de VIVRE.
    Je pense que l'émotion sur le sujet est le sentiment d'échec que nous ressentons collectivements à chaque suicide. Et c'est VRAI. Nous sommes responsable et NOUS devons réfléchir au monde que nous créons.
    Il est temps d'assumer cette responsabilité collective et y faire face, de même que la création de comportement déviant dû à notre individualisme toujours prêt à s'émouvoir. PATHÉTIQUE
    Donner cette liberté à quelqu'un est un symbole de confiance, de respect
    ''si tu veux vivre, nous serons là''
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  • homocalculus - Inscrit
    2 février 2012 14 h 05
    Sénateur Boisvenu et le...suicide
    Ce qu'il a dit était "politically incorrect" mais, si on regarde cela avec d'autre "lunettes", se pourrait-il qu'il ait un peu...raison? Ce qu'il dit publiquement me semble un cri de "détresse" d'un père fortement éploré qui a perdu sa fille et il blâme plusieurs intervenants et "non-intervenants" et le système... A-t-il tort ? Lui pense que non évidemment, mais le POLITIQUE, non et on en fait les choux gras à ce propos. Mais il serait curieux de faire un test de la population "ordinaire"... pour savoir le % de gens qui sont d'accord avec lui!
    À une époque, Me Marc Beellemare avait publiquement avancé que tous les prisonniers incarcérés devraient payer (quitte à se faire saisir leurs biens) pour les frais de subsistance en prison et que ce ne soit pas les payeurs de taxes qui aient ce fardeau ! Ce n'est pas le suicide mais, n'y a-t-il pas un petit lien avec les propos de M.Boisvenu quant au sort livré à des criminels ? C'est vrai que ces prisonniers nous coûtent un bras et les payeurs de taxes sont doublement mis à contribution pour cela, injustement ! Conclusion: nous vivons dans un SYSTÈME de DROIT et sommes...CIVILISÉS, par chance !
    Je suis prêt à pardonner l'escapade du sénateur qui a reconnu la "gravité" de ses dires...Il sait qu'il pourrait juridiquement être poursuivi suite à ses propos, mais ce serait un geste non souhaitable.
    Amen
    HOMOCALCULUS
    maurice.bernard@videotron.ca
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  • Boileau - Abonné
    2 février 2012 14 h 10
    @sarcelle33
    Félicitations!

    Nous ne sommes pas nombreux à avoir saisi l'énoncé de M. Boisvenu. Ceux qui y voient de la vengeance ou l'élimination de tous les meurtriers n'ont pas vraiment compris cet honnête homme.

    Quant à ceux qui se camoufflent derrière leur po$te, leur $tatut $ocial ou qui se cherchent un capital politique, ils manifestent leur petitesse. Ce sont les Sépulcres blanchis dont on parlait jadis mais qui existent toujours.

    Il faut vraimente se croire au-dessus de tout soupçon pour nourrir autant de haine envers quelqu'un qui tente de s'exprimer librement.

    Bravo! Sarcelle. C'est un réel réconfort de sentir que quelqu'un(e) d'autre partage notre perception d'une situation.

    Merci.
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  • Jean Michaud - Inscrit
    2 février 2012 14 h 39
    Soyez honnêtes.
    Vous hurlez pour que le Québec s'endette pour maintenir les régistre des armes, Vous méprisez quelqu'un qui a vécu ce que vous hurlez??? Moi je suis fier de M. Boisvenu, pour une fois qu'un Sénateur dit ce que la majorité des Canadiens que nous sommes, pensent. Je suis très heureux pour vous que la vie vous est épargner la violence que vous savez. La Polythechnique, Dawson, si on demandait aux parents ce qu'ils en pensent... vous diriez quoi...mépriseriez vous ces parents aussi?? Dites le soyez honnêtes, vous n'aimez pas M.Boisvenu simplement parce qu'il est Conservateur. Je serais gèné si ma vision était embrouillé simplement par un parti politique..pensez y.
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  • Yvon Pesant - Inscrit
    2 février 2012 15 h 08
    Cordialité exacerbée
    Cordialité: "Affection, bienveillance qui se manifeste avec simplicité."
    (petit Robert)

    Quel être suprêmement cordial que ce bon monsieur Boisvenu, quand on le voit avec tant d'affection et de bienveillance faire des propositions comme celle-là avec une simplicité armante.

    Que monsieur Boisvenu soit éprouvé, c'est compréhensible. Que monsieur le sénateur soit éprouvant reste incompréhensible. Et, quoique puisse en dire monsieur Harper pour le défendre, nous n'exigeons rien de moins que la démission de monsieur Boisvenu à ce titre.

    Déjà que, pour le temps qu,il nous reste à y passer, l'on se pose des questions sur la pertinence d'avoir un sénat avec des sénateurs non élus comme Chambre haute au Canada, s'il faut en plus qu'on ait des sénateurs déséquilibrés comme monsieur Boisvenu pour en abaisser encore plus la gloriole...
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  • André Loiseau - Abonné
    2 février 2012 15 h 13
    Désinformation
    Le secret de tout faire accepter en passant par la porte arrière, en émettant des ballons sondes pour réveiller l'instinct primaire de vengeance du peuple et s'en servir en présentoir "démocratique". Le serpent Harper a toujours son venin.
    Les médias sont naïfs de n'y voir toujours que du feu. Un des derniers exemples fut la tentative de contrer l'avortement en promulguant le droit à la vie du foetus.
    Harper est un maître en manipulations et calculs divers, sans état d'âme particulier. C'est le secret de sa "réussite".
    Au Québec, Dumont est son petit lieutenant avec son émission à forte teneur démagogique.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    2 février 2012 15 h 29
    @ M. Michaud
    L'arbre vous empêche probablement de voir la forêt. Vous avez voté Conservateur, je n'en serais pas surpris. C'est votre choix, et je le respecte. Vous êtes chanceux d'être parfait. Vous êtes probablement bénie des dieux. Ce n'est pas le cas pour tout le monde.

    Je me pose une question. M. Boisvenu aurait-il dit la même chose n'avoir pas eu sa malheureuse histoire de famille? C'est pourquoi je comprends mieux l'attitude de M. Boisvenu qu'une autre personne qui penserait ainsi uniquement en raison de ses valeurs personnelles.

    Une certaine culture, un certain milieu pousserait quelqu'un de penser de la même façon de M. Boisvenu, ou des Conservateurs en général. À cela, j'ajouterais que parmi les Conservateurs, certains se disent peut-être ceci : la meilleure façon de se taire est de dire comme les autres.
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  • Francois - Inscrit
    2 février 2012 16 h 22
    Boisvenu règle ses comptes par la justice.
    Il n'est pas mieux que les meurtriers puisqu'à son tour il désire leur faire la peau. Que des sentiments de vengeance l'anime et motive sa défense aux victimes de meurtre. Cette homme n'est pas saint d'esprit.
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  • Jean Desjardins - Abonné
    2 février 2012 16 h 43
    Je suis contre la peine de mort, mais...
    Je suis contre la peine de mort. On est dans une société de droit et une société 'civilisée' clament plusieurs bien-pensants... dont je suis. Ne serait-ce que d'assurer qu'un seul innocent ne soit un jour exécuté à la suite d'une erreur judiciaire. Cependant, je suis aussi contre le fait que des meurtriers et des récidivistes violents s'en tirent à bon compte en utilisant les avocasseries et le pouvoir de l'argent (les avocats et les témoins-experts tordus, ça existe...), bref, utilisent cyniquement un système de justice plein de trous pour éventuellement conduire à l'assassinat... ne serait-ce que d'une autre innocente victime !

    À bien y penser, il me semble qu'il y a une contradiction... inconfortable dans mon raisonnement de bien-pensant.

    Serait-il possible que le franc-parler (non politically correct, bien sûr !) de M. Boisvenu ait le mérite de questionner à savoir si les 'innocents' (ou futures victimes...) que nous sommes avons des droits au moins égaux à ceux des prédateurs de tout acabit qui s'en tirent à bon compte ou sortent de prison sans avoir été réhabilités dans les faits. Société de droit oblige... Bref, ce ne serait pas le rétablissement de la peine de mort ou le recours à l'incitation au suicide qui serait en cause ici, mais bien la nécessité de revoir de fond en comble un système de justice poreux et un système pénal mou qui induisent un déséquilibre systémique entre les droits consentis aux coupables de crimes particulièrement violents et les droits consentis à leurs victimes, à leur famille et à la société en général.

    Une société civilisée, humaine et capable de remettre en question ses faiblesses (pour ne pas dire ses dérapages...), c'est peut-être cela, itou ! Même si les déclarations de M. Boisvenu irritent notre éthique si chaste et si pure de bien-pensants en possession tranquille de la vérité...

    Jean Desjardins
    Laval (...)
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    2 février 2012 17 h 58
    À Messieurs Michaud et Deajardins
    Dans l'ordre.

    M. Michaud: vous semblez ignorer que Boisvenu, avant même d'être sénateur, s'est toujours prononcé contre le registre des armes à feu, et lorsqu'il a fait la déclaration qui suit, il y a quelques années, il avait raison "Le régistre des armes à feu aurait existé qu'il n'aurait pas empêché la tuerie de Polytechnique, la preuve c'est que l'arme de Gill, à Dawson, était enregistrée". Mais lorsqu'aujourd'hui il est d'accord avec la destruction des données sur les armes d'épaules, il a tort.

    M. Boisvenu ne craint pas les contradictions puisque d'un côté il poursuit sa vengeance et que de l'autre il sert le parti qui lui fournit toute une tribune... excessivement bien rémunérée.

    M. Desjardins votre commentaire est intéressant, mais vous n'oubliez qu'un détail: la très grande majorité des criminels, particulièrement ceux ayant commis des crimes graves, ne récidivent jamais. Faite une petite recherche sur les statistiques et vous serez grandement surpris. Faut pas toujours croire les ragots et les grosses manchettes opportunistes car c'est sûr, faire peur au monde ça rapporte...
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  • Bonhomme7heures - Inscrit
    2 février 2012 18 h 41
    Quelle hypocrisie ou simple bêtise
    Un des arguments déblatérés par PL Boisvenu est que garder les Shafia en prison coûtera $10 millions. Il parle au nom du gouvernement Harper qui veut engloutir des milliards dans la construction de prisons et en incarcération plutôt qu'en réhabilitation. Est-ce par hypocrisie ou par simple bêtise, ou une combinaison des deux? PL Boisvenu devrait démissionner. Il est indigne d'être le porte-parole francophone des conservateurs.
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  • Poirier Sylvie - Inscrite
    2 février 2012 19 h 34
    Pourquoi ne pas donner une pillule au lieu d'une corde ?
    Et si cette corde servirait aux détenus pour pendre leurs geôliers ?
    Un médecin au début de la commission ''Mourir dans la dignité'' un médecin passait à la TV. Il racontait une histoire concernant son frère. Il se mourait du cancer, si ma mémoire est bonne. Il voulait mourir ici et maintenant. Donc, il a reçu une pillule qu'il a mis dans son tirroir près de son lit. Finalement, vu qu'il avait la possibilité de mourir quand il le désirait il ne vivait plus dans l'inquiétude de la souffrance. Le fait de savoir qu'il avait un moyen de choisir le moment de sa mort, il a attendu la mort, il n'avait plus peur et ne vivait plus d'angoisse face à la mort. Il est mort et n'a jamais utilisé sa pillule. Alors la corde que propose M. Boisvenu ce qu'il ne sait pas c'est que cela peut avoir un effet contraire. En anglais, cette histoire porte l'appellation de ''Reverse psychology''.
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  • Mimi37 - Inscrit
    2 février 2012 20 h 28
    Jugements partisans.
    Sans aucun doute, la plupart de ceux qui jugent très sévèrement les propos de M. Boisvenu ne le font pas "par conscience morale" mais plutôt par hypocrisie et SURTOUT, SURTOUT, par "partisannerie politique" à preuve, chacun fait référence SOIT à Harper, SOIT au Parti Conservateur...
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  • Donald Bordeleau - Inscrit
    2 février 2012 22 h 19
    Le monsieur est une victime
    Il ressemble à une alouette en colère. Il faut le laisser sur le banc avec un ruban gommé sur la bouche. Ceux qui travaille a réhabiliter les prisonniers ont beaucoup plus de dignité et moins l'esprit de vengeance.
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  • Jean Desjardins - Abonné
    3 février 2012 01 h 17
    À Céline A. Massicotte (partie 1)
    Hier, j'ai écouté un reportage qui relatait l'histoire sordide de 2 jeunes 'habillés en gothique' qui avaient été sauvagement agressés par 5 voyous qui n'aimaient tout simplement pas leur habillement et leur style. La jeune femme est morte après quelques jours de coma et son compagnon est resté infirme pour le reste de ses jours. Sentence 'exemplaire' de notre merveilleux système: condamnation à 7 ans et 3 ans respectivement pour 2 et 3 des 5 meurtriers. Résultat net: moins de 2 ans de rétention pour les 5 meurtriers pour cause de bonne conduite et de réhabilitation... Les 5 (les 5, oui!) agresseurs se sont de nouveau retrouvés devant la justice (sic) pour d'autres délits graves en moins de 2 années après leur sortie du pénitencier. Eh ben, ça alors. Quelle surprise ! Dommage pour leurs dernières victimes...

    Autre exemple: Combien de criminels notoires s'en tirent 'élégamment' pour vices de procédures parce que les policiers ont gaffé dans l'obtention de preuves manifestement incriminantes ou délais prescrits ? Comme étanchéité de notre système pour garantir la tranquillité d'esprit à nos criminels, je reconnais qu'il est difficile de faire mieux... Bravo pour la protection de leurs droits. Après tout, on est civilisé. Et ils courent impunément en toute liberté. Dommage pour les innocents qui se trouvent sur leur route...

    Le cas Turcotte: Ça ne vous titille pas un peu la conscience, en regard de l'étanchéité de notre système de justice ? Un petit peu de folie par ci, un petit peu de folie par là... Il n'y a aucun trou là-dedans, croyez-vous vraiment ? Éligible à une libération après un ou deux ans à Pinel ! Dommage pour sa conjointe...

    Jean Desjardins
    Laval (...)
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  • Jean Desjardins - Abonné
    3 février 2012 01 h 19
    À Céline A. Massicotte (partie 2)
    Le crime organisé et les gangs de rue: Des criminels notoires bien étiquetés qu'on ne peut empêcher de sévir puisque du côté des 'gentils', il faut suivre à la lettre les règles de la protection des droits de la personne... s'cusez, de la protection des droits des criminels ! Et surtout: À bas, le profilage... Ça ne vous chatouille pas un peu les nerfs, à la longue ? Statistiquement parlant, la majorité de ces grands criminels jouissent de leur liberté. Question de civisme et d'humanisme, évidemment. Dommage pour leurs clientèles captives de leurs méfaits...

    Par ailleurs, je ne sais pas où vous vous prenez vos propres statistiques mais le pédophile récidiviste qui a assassiné sordidement un petit garçon, il y a quelques années, voulez-vous dire que ses crimes antérieurs n'étaient pas graves ? Un cas isolé, croyez-vous vraiment ? Les criminels d'habitude et les violents pathologiques connus, croyez-vous vraiment qu'ils sont majoritairement en prison ? Les violeurs récidivistes seraient rares, selon vos sources statistiques ? Eh bien, vous me soufflez ! Et que dire des bandits qui continuent à faire des affaires, même en prison, en attendant leur sortie qui ne saurait tarder...

    On peut comprendre qu'on ne peut tout régler en emprisonnant ad vitam aeternam tout le monde et son père pour n'importe quel motif. Mais avec respect pour vos propos, je crois qu'il faut être bougrement négationniste pour croire (et défendre) que notre système de justice et notre système pénal actuels ne méritent pas une petite réforme... affranchie du 'politically correct', de l'aveuglement volontaire, des avocasseries ou encore, du jovialisme institutionnel. C'était là l'essentiel de mon message de 16h43. Bref, je ne crois pas que de taper sur la tête de M. Boismenu fera évoluer les choses, même si son propos est maladroit. Trop commode pour ne rien faire et s'accommoder du statu quo, une fois de plus...

    Jean Desjardins
    Laval (..
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  • Jeannot Vachon - Inscrit
    3 février 2012 07 h 50
    Boisvenu n’est pas à sa place

    Le Sénateur Pierre Hugues Boisvenu a patiné après avoir livré le fond de sa pensée avec cet énoncé « moi je dis toujours… il faudrait que chaque assassin ait droit à sa corde dans sa cellule ». Notez bien ces mots « toujours » et « chaque assassin ». Dans ses excuses ultérieures il a tenté de dire qu’il voulait dire « certains assassins » et viser les tueurs en série. Or, un suicide récent dont tous ont entendu parler a touché non pas un tueur en série, mais un homme qui n’était qu’un suspect d’avoir tué sa femme. C’est probablement le cas qui a inspiré M. Boisvenu.

    Même si la population, à prime abord, peut approuver de telles idées dans une forte proportion, la société moderne a rejeté de longue date les actes de barbarie pour gérer la justice criminelle. On peut penser à la peine de mort, au lynchage, aux exécutions sommaires de coupables ou de suspects sur qui les preuves sont accablantes, aux mauvais traitements appliqués aux criminels à titre de vengeance et enfin à cette trouvaille de M. Boisvenu de laisser à un prisonnier des outils pour se suicider.

    Le gouvernement Conservateur a pourtant donné des responsabilités énormes à cet homme pour réformer la justice criminelle au pays. Il a collaboré à écrire et à promouvoir les nouvelles lois répressives qui vont nous coûter une fortune en ajouts de prisons et en frais divers sans que les experts en espèrent une amélioration de la problématique de la criminalité. Des initiatives fondées sur la hargne d’un homme blessé par la vie. Quel autre gouvernement a-t-il fait une telle erreur stratégique?
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  • Mimi37 - Inscrit
    3 février 2012 08 h 03
    Un autre LUCIDE...
    A Jean Desjardins je dis mille fois BRAVO! Il est plus que temps que NOUS CESSIONS de toujours pleurer sur le sort des criminels.

    M. Boisvenu a parfaitement raison. Si l'euthanésie 'assistée' est bonne pour un malade chronique ou autre, dont l'existence NE TIENT QUE par des 'drogues prescrites' pourquoi en serait-il différent pour des criminels qui connaissent suffisamment notre système de justice pour savoir qu'ils n'ont qu'à "s'appitoyer sur leur vie" pour faire pleurer nos petites veuves professionnelles.

    Pour ce qui est des victimes, pourquoi ne pas toujours les mettres au plus pro- fond d'un tiroir - de notre conscience dite "humaine", afin d'oublier ce qui leur est arrivé.

    Il semble que pour certains, "le votre" des criminels est beaucoup plus important que celui des victimes.
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  • Jean Desjardins - Abonné
    3 février 2012 12 h 51
    Mille excuses à la famille Boismenu...
    Comme l'a détecté la perspicace madame Massicotte sur une autre tribune, je tiens à demander des excuses à tous les Boismenu de ce monde. La plupart auront compris par mes réflexions qu'il s'agissait bel et bien de notre illustre 'sénateur Boisvenu'.

    Jean Desjardins
    Laval (...)
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  • Gervais Pomerleau - Inscrit
    3 février 2012 23 h 04
    Quand la douleur dérape pour se transformer en stupidité...
    Monsieur Pierre-Hugues Boisvenu a souffert et continue de souffrir en tant que père de famille, ce que je ne saurais décemment nier. Cette même douleur ne s'est pas moins transformée en la création de son propre emploi en tant que porte-parole de l'association des familles des victimes d'actes criminels.

    Ce faisant, Monsieur Boisvenu a eu l'écoute (trop importante) des journalistes de tous les réseaux, magasines, revues, hebdos et quotidiens et il a su en profiter. Il s'est créé une crédibilité telle que le premier ministre Stephen Har-peur l'a fait sénateur. Comme quoi, il est certaines circonstances qui transforment la douleur en gratification. Parce que monsieur le sénateur âgé d'à peine 50 ans a désormais un job à vie avec gros salaire et bénéfices marginaux, le tout payé par les contribuables.

    Monsieur Boisvenu qui, du temps qu'il portait (outre la sienne de père éploré) la parole de l'association des familles des victimes d'actes criminels, défendait avec vigueur le registre des armes à feu et qui, devenu sénateur, tente de vendre la "logique" «har-peurante» qui entend jeter à la poubelle ce registre qui nous a quand même coûté deux milliards. Je sais bien que seuls les imbéciles ne changent pas d'idée. Mais est-ce qu'un titre de sénateur autorise à changer de position à 180 °?

    Et maintenant bien installé dans son fauteuil de porte-parole du gouvernement Har-Peur en matière de justice — quelles sont-elles, ses compétences en matière de justice? — le sénateur Boisvenu se met stupidement en travers de la loi, s'inscrit en faux face à l'article 241 du Code criminel.

    De tels agissements sont indignes de la part d'un sénateur. Chez la plupart des gens, la douleur se grave au cœur, une plaie vive et durable. Chez le sénateur Pierre-Yves Boisvenu, elle lui est montée à la tête avec son statut de porte-parole du gouvernement Har-Peur. C'est ainsi qu'au lieu de réfléchir, il va de sornettes en stupidités.
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  •  
  • Leproff - Inscrit
    4 février 2012 10 h 00
    Un peu de compassion


    Steven Blaney, s'est porté à la défense du sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu vendredi, en disant que ceux qui attaquent le sénateur pour ses propos controversés sur le choix donné aux meurtriers de se suicider manquent de compassion.

    J'ai remarqué que plusieurs démontre une certaine hargne contre M. Boisvenu parce que M. harper l'a nommé sénateur, qu'il a un peu plus d'argent... Je trouve ce genre de langage abusif et dur envers quelqu'un qui a souffert comme lui. J'ai eu la chance dans la vie de n'avoir jamais subi de coups durs du sort, et je voudrais que tous aient ma chance, mais la vie est ainsi faite. Certains ont un mauvais karma, comme disent les Bouddhistes, et d'autres mènent une bonne vie sans jamais de heurts.

    La vie est bien ingrate mais on se doit d'être compatissant pour quelqu'un qui souffre, c'est la plus belle des attitudes humaines. Je me méfie de ceux qui n'ont jamais de compassion pour les autres.

    Monsieur Boisvenu est un homme intelligent, et il a compris je pense qu'on ne peut pas laisser des éléments de sa vie personnelle empiétés sur la vie professionnelle. Il saura s'ajuster et redevenir l'ÊTRE digne qu'il a toujours été.
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  •  
  • André Pelchat - Inscrit
    5 février 2012 09 h 36
    pathétique
    Il est pitoyable de voir tout le débat entourant la justice au Canada tourner autour des émotions d'un père qui n'a visiblement jamais su faire son deuil et qu'un gouvernement envoie cyniquement à l'assaut pour tester les humeurs de l'opinion publique !

    Pensée simpliste ? On en est plus là. On en est à la politique réduite au niveau du cri primal.
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  •  
  • Jeannot Vachon - Inscrit
    5 février 2012 10 h 38
    Les bons et les méchants: trop facile
    @ Jean Desjardins

    L’histoire sordide des 2 jeunes gothiques, je ne la connais pas. Qui vous dit que ceux qui les ont battus n’ont pas vu à leur allure l’image de jeunes délinquants et ont voulu devenir eux-mêmes justiciers pour éliminer la vermine de notre société?

    Une autre hypothèse : ces 5 voyous sont des jeunes qui ont commis de petits délits auparavant. Au lieu de leur donner une chance de réhabilitation avec une restriction de liberté à domicile, le juge les a envoyés à l’université du crime où ils ont appris ce qu’est la haine et la violence gratuite. Et puis plus on donne de prison plus on met du plomb dans la tête d’une personne, pensez-vous? On pense rendre service à la société en punissant de plus de 2 ans au lieu de moins de 2 ans? Et où se trouvent les criminels les plus endurcis? Dans les pénitenciers. Qui voudrait y envoyer son fils y faire un stage? M. Boisvenu peut-être?

    Pour les vices de procédure, que suggérez-vous? Que les policiers puissent manipuler les preuves à leur guise sans conséquences? La justice demande de condamner de vrais coupables autant que possible. Mais pour un policier le vrai coupable, c’est son suspect, un gars qui a la gueule de l’emploi de criminel.

    On a une belle histoire récente de gang de rue à Montréal. Un policier ignore qu’il s’en va provoquer une bande de jeunes qui discutent dans un parc. Selon leur allure, c’est une gang de rue. Aussi au 1ier affront il dégaine et tire dans le tas, tuant un parfait innocent et blessant dans le dos un gars en fuite qu’il voyait comme une menace à sa vie (Affaire Villanueva).

    Et puis si on ne protégeait pas les criminels dans notre société, il y aurait sûrement beaucoup de Sénateurs et de députés en prison. Incitation au suicide, ça mérite 14 ans de prison. À moins qu’on établisse la vengeance comme une norme et qu’on permette à des frustrés de la vie de violer jusqu’à la mort les droits de gens qu’ils p
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  • Jean Desjardins - Abonné
    5 février 2012 15 h 05
    @ Jeannot Vachon...
    Si je comprends bien votre raisonnement, les méchants, ce sont les policiers (à n'en pas douter) et les bons, ce sont les délinquants (à n'en pas douter itou)...

    Ben cou'don. Vous me convainquez !!!

    Jean Desjardins
    Laval (...)
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  • Leproff - Inscrit
    5 février 2012 17 h 19
    La pensée qui tue
    «Et maintenant bien installé dans son fauteuil de porte-parole du gouvernement Har-Peur en matière de justice — quelles sont-elles, ses compétences en matière de justice? — le sénateur Boisvenu se met stupidement en travers de la loi, s'inscrit en faux face à l'article 241 du Code criminel.»

    Ben non, monsieur Boisvenu n'a pas eu le temps de penser à tout cela; il a simplement dit ce que nous pensons souvent de la justice au Canada et au Québec: une justice qui se préoccupe plus des «petits incompris» comme dit si bien Claude Poirier, plutôt que d'aider aux victimes qui prennent des années à se guérir, et qui n'y arrivent jamais complètement.

    Si le Gouvernement Harper a décidé de remettre les pendules à l'heure, et de préciser à tous ces petits incompris de ce monde, qu'il suront à faire face à la musique désormais, et pas uniquement à la jouer, eh bien! je suis de ceux-là. Je suis pour la sanction des gestes et des conséquences qui les accompagnent.

    Ce n'est pas normal que des jeunes de 16 ans, que l'on veut faire voter, poignarde dans un métro une vieille de 80 ans et s'en tirent avec quelques années de prison et quelques remontrances dictées par la complaisance des avocats.

    Revoyez, je vous prie, votre dialectique quant aux tenants et aboutissants des actes répréhensibles des criminels de ce monde... mais surtout ceux de notre pays.
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  • P. T.Simard - Inscrit
    5 février 2012 20 h 23
    Étude libre de cas
    Bonjour,

    Comme motifs d'appel, Me Marc Labelle soumet que “la combinaison dans le même acte d'accusation du chef de meurtre au premier degré avec les chefs d'agression sexuelle, enlèvement et séquestration a rendu les directives inintelligibles et le procès inéquitable.”
    René-Charles Quirion
    La Tribune
    Sherbrooke
    25 Novembre 2004

    «Au procès, l'accusé présente une demande en arrêt des procédures en vertu de l'article 24(1) de la Charte alléguant une divulgation tardive d'un élément de preuve important et visant la conduite de l'État dans l'obtention de cet élément de preuve. Le Tribunal conclut que la preuve n'établit pas que l'admission en preuve de la déclaration faite par l'accusé à un détenu et les circonstances de son obtention affecteraient l'équité du procès. Dans les circonstances, le Tribunal considère que le remède approprié est d'accorder un ajournement en tenant compte que la défense a reçu la divulgation de tous les documents non communiqués dans la journée suivant la divulgation lors de l'audience. Également, le Tribunal offre à la défense de faire revenir tout témoin s'il existe une possibilité raisonnable que leur contre‑interrogatoire eût été différent.»
    (scc.lexum.org/en/news_release/2008/08-02-04.2a/08-02-04.2a.html)

    Refus de la cours d'appel du Québec (2007)
    Refus de la cours suprême du Canada (2007)

    Sentence; prison à vie, 25 ans ferme. Il reste 17 ans avant la prochaine étape. Je parle d'Hugo Bernier, celui qui porte la culpabilité de quelque chose d'horrible. Avouez qu'à l'aide d'une corde, l'on pourrait ne plus jamais en parler.

    Imaginez le «party» au Sénat... Un «block buster» au cinéma le plus gros près de chez-vous.
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  • Denyse Guay - Abonné
    6 février 2012 09 h 52
    Petit rappel sur le code criminel...
    Article 241 du code criminel canadien :

    " Est coupable d' un acte criminel et possible d'un emprisonnement maximal de 14 ans quiconque selon le cas :
    A) conseille à une personne de se donner la mort
    B) aide ou encourage quelqu' un à se donner la mort , que le suicide s' ensuive ou non .
    Juste comme ça pour savoir de quoi on parle! Qui aura le courage de déposer des accusations contre le sénateur?
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  • Leproff - Inscrit
    6 février 2012 11 h 37
    Dire et faire
    «Juste comme ça pour savoir de quoi on parle! Qui aura le courage de déposer des accusations contre le sénateur?»

    Perconne, tout simplement parce qu'il y a un monde entre DIRE et FAIRE! 80% des Québécois est du même avis que le sénateur. Allez-vous-vous tous les traduire devant les tribunaux? Et plus de 60% sont pour la peine de mort.

    Monsieur Boisvenu n'a conseillé personne à se donner la mort; il n'a aidé personne non plus... Il a tout simplement dit: faudrait peut-être laisser une corde aux abuseurs et aux tueurs irrécupérables!

    Entre son affirmation et la vôtre, il y a un océan!
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  • Ciceron Derome - Abonné
    7 février 2012 12 h 15
    Bravo
    Bravo monsieur Boisvenu pour votre courage, le courage de dire ce que de nombreuses personnes pensent, le courage d'abandonner la langue de bois pour dire les vraies choses.

    Je suis tout à fait d'accord avec les deux chroniques de Richard Martineau au Journal de Montréal du 4 et du 5 février à propos de monsieur Boisvenu. Il y a parfois de ces interventions qui sont rafrichissantes...

    Je vous salue d'un petit coin situé au sud ouest du Costa Rica, un petit coin que vous connaissez bien et que j'ai connu grâce à vous.
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  • KateB - Inscrite
    12 février 2012 11 h 47
    Porter une accusation? Mais contre qui?
    Et si l'on soutenait que le discours de Mr. Boisvenue ne provient pas entièrement de lui, mais bien du gouvernement Harper, dans la seule intention de tester l'opinion publique par rapport à l'intérêt de réinstaurer une politique par rapport à la peine de mort? Surtout que, considérant le fait que la fille du sénateur a été une victime... c'était le candidat parfait. Je me pose sérieusement la question...
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