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Peine de mort - La phrase assassine

Marie-Andrée Chouinard   2 février 2012  Canada
Crime avoué à moitié pardonné? C'est la question que posait lui-même le bouillant sénateur Pierre-Hugues Boisvenu quelques heures après avoir échappé non pas une bourde, mais une vraie phrase assassine. Cette nouvelle déclaration-choc, qui s'ajoute à un carnet Boisvenu déjà bien garni, remet en question la crédibilité du sénateur et sa légitimité de porte-parole du gouvernement en matière de justice.

Sitôt prononcée hier matin, l'ignominie de Pierre-Hugues Boisvenu a bourdonné sans relâche dans les médias. «Moi, je dis toujours, dans le fond, il faudrait que chaque assassin aille le droit à sa corde dans sa cellule. Il décidera de sa vie.» Quelques minutes après avoir ouvert ce morceau de journal intime à la nation, il s'est rétracté devant les journalistes pour son invitation au suicide. Il a ensuite multiplié les entrevues pour expliquer cette déclaration faite «sans jugement» — son analyse, que nous partageons. En après-midi hier, il a bouclé le cycle du pardon en publiant un communiqué d'excuses.

M. Boisvenu n'ira gonfler aucun club de mal cités. Préciser le contexte dans lequel cette envolée fut faite ne l'adoucira pas non plus. Après avoir posé des questions sur le projet de loi C-10, les journalistes ont sondé le sénateur sur les dossiers délicats que sont l'avortement ou la peine de mort. Il a clairement affirmé être contre la peine de mort. Puis indiqué que dans le cas de criminels «irrécupérables», la question méritait d'être posée. Puis avancé son odieuse invitation au suicide. Et enfin glissé sur la pente économique, discutant la facture insensée que le procès de la famille Shafia allait coûter au Trésor public. Une confession en désaccord total avec un rôle de législateur!

M. Boisvenu n'en est pas à ses premières frasques. Il a déjà imputé au nombre croissant de mères célibataires la diminution des chasseurs, la tradition de la chasse ne se transmettant plus de «père en fils». Il a avoué ne pas «fantasmer» sur la réhabilitation des contrevenants. Il a remis en question des statistiques officielles sur la criminalité, jugeant qu'il s'agissait de données manipulées par un groupe désireux de justifier leur «job».

Chaque fois, les réactions à ses propos se déclinent en deux temps. Un premier en mode compassion, pour exprimer la compréhension éprouvée quant à la souffrance du père ayant perdu sa fille Julie aux mains d'un criminel récidiviste. Puis un second en mode emportement, pour déplorer qu'il ne sache pas quitter ce rôle intime pour enfiler son habit officiel.

Mais le peut-il véritablement? Le gouvernement Harper joue en façade les embarrassés avec des aveux comme ceux d'hier, mais qu'on se le dise: la fougue d'un idéologue tel que M. Boisvenu colle parfaitement à ce gouvernement déterminé à jouer le camp des victimes contre celui des criminels, peignant au passage le Québec comme le royaume du laxisme et le Canada comme l'État vengeur idéal.

On dira souvent de ces emportés laissant causer leurs «tripes» qu'ils disent tout haut ce qu'une majorité chuchote en coulisse... Mais justement, on s'attend d'un représentant du gouvernement qu'il évite les discussions de salon en présence d'un micro, particulièrement sur la chasse aux criminels. Il s'agit d'une très mauvaise distribution pour un théâtre aussi capital.
 
 
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    2 février 2012 01 h 20
    Bon texte, merci !
    Voir l'historique de l'enfermement avec Wikipédia, bonne mise au point sur les " missions " historiquement établies de l'émergeance de l'incarcération.
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  •  
  • l poisson - Inscrit
    2 février 2012 03 h 39
    M. Boisvenu n'a pas tout à fait tort
    Réaliste: 10 millions pour le procès ''Shafia'' et ses suites inconnues.

    Réhabilitation: pas toujours facile, surtout dans notre régime carcéral actuel.

    PRÉVENTION: grande oubliée de tous nos débats émotionnels et/ou politiques à chaud.
    ------------

    Investir un seul dollar en prévention aujourd'hui en économisera au moins dix
    aux payeurs de taxes demain. Sans parler des souffrances humaines comme celles ressenties par M. Boisvenu. suite au décès tragique de sa fille Julie Boisvenu.

    Le très évangéliste M. Harper exprime à répétition toute sa sympathie envers M. Boisvenu pour éviter d'aborder l'essentiel: tu ne tueras point (qui est-tu pour juger ?) , le pardon et la justice

    Avec le projet de loi C-10, M. Harper essaie juste de copier le système répressif américain. ( Un Reagan et deux Bush laissent des traces.)

    Le fédéral va dépenser des millions pour construire de nouveaux pénitenciers, pendant que le provincial manque d'argent pour financer les services de base en santé et en éducation.

    Le sous-financement chronique de la DPJ (par ailleurs trop bureaucratique)
    donne raison aux supporteurs de M. Boisvenu qui, notons-le, reçoit l'appui massif du Canada-anglais.

    Si LES appels à l'aide des soeurs Shafia avaient été entendus par la DPJ, tout le monde serait plus riche et plus heureux aujourd'hui. Y compris M. Boisvenu peut-être.
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  •  
  • J. Maurice Arbour - Abonné
    2 février 2012 05 h 55
    Le corollaire de Peter
    Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité.
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  • parade21 - Abonné
    2 février 2012 07 h 38
    Le jugement de M. Boisvenu
    L’État a le monopole de la violence. L’armée en est le plus bel exemple. Les soldats, en situation de conflits, peuvent utiliser leurs armes pour tuer. Les conflits actifs en ce moment nous le prouvent.

    L’État utilise aussi la violence pour faire taire la contestation sociale contre un gouvernement. La Syrie en fait la preuve tous les jours. Tout est question de degré, mais il faut se rappeler l’intervention de l’armée canadienne au Québec en octobre 1970. Il s’agissait bien de la manifestation légitime, mais oh combien immoral, de la violence de l’État contre la montée de l’idée d’indépendance. M. Trudeau avait alors perdu sa superbe pour tomber dans une intervention assez primaire. Il avait fait une mauvaise lecture des événements et, en conséquence, utilisé un très mauvais moyen pour écraser un mouvement alors embryonnaire. Mais là n’était pas l’objectif. Il fallait nous faire passer l’idée, collectivement, de devenir politiquement libre.

    M. Boisvenu est un sénateur qui incarne l’État. Il est peut-être heureux qu’il ait dit tout haut ce qu’il pense tout au fond de lui. On en connaît les raisons. Mais il n’est pas un homme comme les autres. Il est un politicien en situation de pouvoir. Quand on a le pouvoir légitime de faire violence, parce qu’on représente l’État, on a tout intérêt, collectivement, de se doter de règles claires et contraignantes pour interdire aux représentants de l’État de décider de la vie et de la mort de ses citoyens même s’ils ont commis un acte odieux. Nous avons collectivement décidé d’être contre la peine de mort. C’est le meilleur rempart contre des personnes en situation de pouvoir qui pourraient être tentées de choisir trop facilement la voie de la violence définitive. Gouverner est d’abord une affaire de jugement. Quand on a le jugement embrouillé, pour toutes sortes de raisons, on devrait passer la main à quelqu’un d’autre.
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  • François Dugal - Abonné
    2 février 2012 07 h 54
    Le citoyen ordinaire
    Le citoyen ordinaire a-t-il le droit de penser et d'exprimer son opinion?
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    2 février 2012 08 h 19
    Un autre pas à faire...
    Une corde pour chaque assassin... Hé, tant qu'à y être, pourquoi pas une corde pour chaque personne âgée en perte d'autonomie. Ça aussi, ça coûte cher!

    À lire au 2e degré, évidemment!
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    2 février 2012 09 h 18
    Si ma fille ...
    Si ma fille était assassinée, il est certain que je voudrais tuer le meurtrier et peut-être perdrais-je aussi la raison. Serait-ce suffisant pour me nommer sénateur?

    Desrosiers
    Val David
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    2 février 2012 09 h 49
    @Parade21
    En 1970, l'exécution de la la loi sur les mesures de guerre par Ottawa n'a-t-elle pas été commandée par le premier ministre du Québec de l'époque et de son superbe ministre de la Justice dont le nom m'échappe mais pas son visage? Il est vrai qu'en dernière instance c'est Trudeau qui devait donner son aval, mais l'aurait-il fait sans la panique exprimée par les fédéralistes québécois ?

    Tant qu'au sénateur Boisvenu, c'est un homme borné, à mon humble avis, qui a obtenu sa fameuse job d'un de nos plus éminents sectaire: Harper. Ne vous inquiétez pas, le premier ministre du Canada a le bon bout du bâton en la personne de Boisvenu, et il ne le laissera pas tomber, croyez-moi! À moins que Boisvenu démissionne de lui-même, ce qui pourrait bien arriver, car il n'a pas les nerfs assez solides pour supporter la grogne entourant son débordement Et si son incartade est supportée au Canada anglais, comme on le dit, au Québec il suscite l'indignation. Et je ne crois pas que Harper lui demandera de partir. Ce serait aller à 'encontre de ce pour quoi il lui a offert une si belle fin de vie!
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    2 février 2012 10 h 00
    Bine sûr monsieur Dugal
    Quel est donc ce citoyen ordinaire ? Vous sans doute. Vous avez droit d'exprimer votre opinion. Ce droit n'est cependant pas sans balises et le sénateur Boisvenu en a qu'il a transgressées. Savez-vous que cet homme n'est pas élu, n'a aucune compétence reconnue comme législateur, qu'il est de toute évidence en mission de vengeance et donc biaisé et qu'il fait les lois avec son prisme déformant ? Moi, cela m'inquiète beaucoup cette démonstration de manque de jugement et d'humanité. Doit-il être dans la même classe que ceux qu'il veut voir pendre ? Je ne crois pas.
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  • Mario Bard - Abonné
    2 février 2012 10 h 22
    Merci
    Merci pour ce texte.

    L'argument financier avancé par Monsieur Boisvenu est grotesque. Le Sénat lui-même se retrouve régulièrement sur la sellette, parce que considéré comme inutile et trop coûteux.

    En plus dans ce cas-ci, baser son argumentaire sur, entre autres, l'aspect financier, c'est faire preuve d'une froideur indigne d'un gouvernement canadien, sensé montrer l'exemple en matière de droits humains et de respect de la vie humaine.

    Un paradoxe quand on connaît les tendances dites 'chrétiennes' de plusieurs membres du gouvernement conservateur. Pourtant, une relecture de certains chapitres de la Bible permettrait à ces "bons chrétiens" d'en redécouvrir certains passages. Comme ce fameux "Tu ne tueras point"; il me semble qu'inviter l'autre à commettre un suicide, ou penser que sa vie n'a plus de valeur et qu'il serait préférable pour lui de mourir, c'est entrer dans la logique du meurtre, pourtant grandement dénoncée par ce gouvernement.

    C'est aussi porter un jugement que même Jésus de Nazareth dans les Évangiles n'a pas osé, quand il parlait de laisser croître ensemble le "bon grain et l'ivraie". Qui sait, peut-être que l'ivraie deviendra bon grain? Je suis naïf diront certains. J'espère plutôt en l'être humain, un exercice archi-difficile mais qui, c'est mon expérience, donne des résultats surprenants et prometteurs pour l'avenir.

    Le cynisme et la dépréciation de tout être humain, quel qu'il soit, ne devrait pas être à l'agenda d'un gouvernement censé représenter les espérances légitimes de ces citoyens, prisonniers malades mentaux ou victimes de crimes.

    MB
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  • Claude Kamps - Inscrit
    2 février 2012 10 h 39
    D'un citoyen ordinaire tout ou presque peut être dit...
    Mais d'un sénateur nommé pour sa violence verbale compréhensive de victime, pour promouvoir les lois contre la petite criminalité, non, c'est un pas de trop dans la violation de l'espace entre la justice et la politique...

    Cette loi C10 avec ses emprisonnements en séries n'est qu'un début qui nous coûteras bien plus que les quelques récidivistes notoires...
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  •  
  • Pierre Rousseau - Inscrit
    2 février 2012 11 h 24
    Incohérence!
    Vous écrivez avec justesse «Et [il a] enfin glissé sur la pente économique, discutant la facture insensée que le procès de la famille Shafia allait coûter au Trésor public.» en parlant de 10 millions $ que coûterait selon lui leur emprisonnement à vie.

    Or c'est justement la politique des conservateurs d'emprisonner de plus en plus et on est prêt à investir non seulement des millions mais bien de milliards $ pour construire des prisons...

    Veut-il remplacer les prisons par des pelotons d'exécution?

    Quelle incohérence!
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  •  
  • Patrick Bougrelle - Inscrit
    2 février 2012 11 h 38
    Raison et abolition de la peine de mort
    La suffisance satisfaite des abolitionnistes repose sur la certitude qu'ils représente la Raison et le Progrès.
    D'où leur dénigrement des croyances religieuses chrétiennes, forcément passéistes, forcément rétrogrades.
    Pourtant ce sont eux les dogmatiques, et leur mépris accablant pour qui ose contester leur dogme ressemble fort à ce qu'a du être le rejet des hérétiques.
    L'abolition de le peine de mort n'est pas viable parce qu'elle sape la souveraineté de l'État, dont les ennemis (crime organisé ou islamisme) ne s'imposent pas de telle limite.
    Par ailleurs, même dans un pays de culture chrétienne, la compassion ou l'espoir d'une conversion du criminel ne peuvent pas garantir que jamais, en aucun cas, la justice n'exigera la peine capitale (argument d'une mauvaise foi comique, de la part d'abolitionnistes qui sont généralement des athées intégristes et intolérants, prêts néanmoins à invoquer ces valeurs mêmes qu'ils veulent éradiquer).
    Enfin, un tel sujet devrait toujours être tranché par référendum.
    Pour ces raisons la peine de mort peut être mise en sommeil, mais pas abolie.
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  • Louis-Gerard Fregeau - Inscrit
    2 février 2012 11 h 40
    Tu ne tueras point sauf
    La bible nous invite au respect de la vie, mais à travers les époques l'on complète ce commandement en disant : tu ne tueras point sauf si de ne pas le faire entraine la mort.

    Cet ajout permet de se défendre en cas d'attaque. Cependant, il ne devrait pas être utilisé pour justifier d'enlever la vie à quelqu'un qui à tuer. Même s'il récidive. Surtout si l'on considère que dans le passé il y a eu des erreurs judiciaires et qu'une fois morte, par erreur, il est impossible de dédommager la personne lésé.

    En ce qui concerne le sénateur Boisvenu, il devrait véritablement être démissionné. Tout citoyen est libre de s'exprimer. Cependant, le sénat est une chambre qui assure qu'un changement de gouvernement ne viendra pas renverser instantanément toutes les décisions prisent par son prédécesseur. Un sénateur n'a pas à proposer. Il doit s'assurer que ce qui a été fait démocratiquement demeure. Ce n'est plus ce que fait le sénateur Boisvenu.
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  • Roland Berger - Abonné
    2 février 2012 11 h 52
    Une affaire d'éducation

    Quand des parents élèvent leurs enfants à penser qu'ils sont supérieurs aux autres, ils les préparent aussi à penser qu'ils sont légitimés de décider du sort de ces autres. Ainsi, les criminels doivent être encouragés au suicide, les homosexuels doivent être emprisonnés ou exécutés, les femmes doivent être élégamment soumises à leur conjoint, etc., etc. La dérive n'a pas de fin. Les conservateurs et leur Bienvenu l'alimentent et s'offusquent qu'on puisse remettre en question les horreurs qui sortent de leur bouche.
    Roland Berger
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  • Daniel Houx - Inscrit
    2 février 2012 12 h 38
    Argument financier faux.
    L'argument financier ne tient pas. Le journal Le Soleil publiait un article ce matin à ce sujet. Aux USA il coûte trois fois moins cher de garder un prisonnier en détention jusqu'à sa mort naturelle que de l'éxécuter.
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  • Jean-René Moisan - Abonné
    2 février 2012 13 h 05
    L'argent dans tout ça?
    Cette question concerne la justice. Dans un état de droit digne de ce nom, l'argument disant que ça coûte trop cher ne devrait pas avoir sa place dans le débat. Il n'est pas ici question de coût, mais plutôt de droit. Point à la ligne.
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  •  
  • armand guindon - Inscrit
    2 février 2012 13 h 57
    l'Impuissance
    Et la tristesse peuvent faire en sorte qu'un individu ayant un baccalauréat en psychopédagogie adhère à des idées et convictions qui le laissai indifférent dans le passé.Et qui maintenant l'appelles,l'investisses.
    Pierre Hugues Boisvenu est en mission.C'est tout.
    Pour les Conservateurs.
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  • Nelson - Inscrit
    2 février 2012 16 h 22
    Hey, Boisvenu, qui t'as donné le droit de tuer ?

    La peine de mort est égal meurtres, point.

    Et tous ceux que sont en faveur.....sont des .....
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  •  
  • Lorraine Jeanne Couture Lorraine Jeanne Couture - Inscrite
    2 février 2012 16 h 52
    Errant mais non égaré
    Il y a des sujets qu’on aborde de travers.

    Pierre-Hugues Boisvenu n’est pas un homme circonspect. Paroles âpres, à rebours de la pensée formatée. Personnage public, il s’attendait sûrement à être critiqué ou flagorné.

    Ses gros mots servent maintenant de prétextes à querelle d’experts, alimentent les braiments des apôtres auréolés de sainteté. Et les médias usant de leurs formules lapidaires claironnent des imprécations et font barrir l’auditoire captivé.

    Le peuple a trouvé un nouvel os à ronger. Il déverse son flot de sarcasmes et d’invectives sur un bouc émissaire.

    Sur quoi la conscience du peuple fonde-t-elle son opinion ?

    Les paroles trop franches ne voilent pas la vérité, elles la révèlent.

    Qui nous dit que les épreuves douloureuses subies par Pierre-Hugues Boisvenu n’ont pas été pour lui, des raccourcis vers une conscience au-delà des exigences de la rectitude politique ?

    Selon moi, sa plus visible errance, sa pierre d’achoppement a été de négliger la raison au profit de ses sentiments.
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  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    2 février 2012 17 h 12
    L'innocent au ballon d'essai
    Comme le disait hier un lecteur, la sortie de monsieur le sénateur n'est pas fortuite, elle sert à relancer le débat sur la peine de mort.
    On a envoyé un innocent au front, voilà tout.

    Et s'il est vrai que 60% des Québécois seraient pour qu'on reconduise ce débat, seraient pour le retour de la peine de mort, soit ils ne sont pas représentés sur ce forum soit on y ment.

    En tout cas, l'innocent fait jaser.
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  •  
  • André Doré - Abonné
    3 février 2012 08 h 27
    Du calme...!!!
    On ne peut plus rien dire d'intelligent, il me semble... le sénateur l'a appris à ses dépends lorsqu'on lui a tombé dessus à bras raccourcis pour ses propos controversés. Pour calmer la galerie, il a présenté des excuses.

    Pourquoi présenter des excuses? Le sénateur a simplement mentionné que chaque assasin devrait avoir droit à ce qu'on l'aide à décider librement de son avenir. Il ne veut pas qu'on décide pour lui: il dit qu'il n'est pas en faveur de la peine de mort. Je soupçonne que plusieurs des personnes qui déchirent leurs chemises suite aux propos du sénateur se diraient en faveur de l'avortement, du suicide assisté, du libre choix des malades chroniques à décider de vivre ou de mourir. Proposer d'ajouter à cette liste, les assassins condamnés à perpétuité, serait-il si épouvantable?

    Le sénateur dit qu'il est pour la liberté des gens de choisir. D'ailleurs, nous connaissons tous des gens qui se sont suicidés pour une raison ou une autre, et nous sommes assez adultes pour leur accorder qu'ils avaient le droit de le faire: le suicide n'est plus condamné comme il pouvait l'être il n'y a encore pas si longtemps.

    Le sénateur n'a incité aucun criminel au suicide. Il leur reconnaît toutefois la liberté de le faire et voudrait qu'on leur offre l'aide nécessaire pour exercer cette liberté.
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  •  
  • kmonik - Inscrit
    3 février 2012 17 h 59
    liberté de se suicider
    Je suis d'accord avec le sénateur Bienvenu. Les prisonniers qui n'ont plus droit à la peine de mort devrait être capable de se suicider. Le seuil choix qu'il leurs reste. Pourquoi Pas? à qui feront-il mal??? Mais je serais d'accord que ce soit fait après le procès et la sentence rendue. Le sénateur n'a pas à présenter des excuses.
    Monik
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