Lettres - Le vrai scandale
Gilles Duceppe, longtemps perçu comme étant le politicien le plus propre d'Ottawa, serait-il finalement immoral comme ceux qu'il accusait jadis? C'est ce que nous avons entendu la semaine dernière. Les trois principaux partis à Ottawa n'ont pas manqué de saisir l'occasion de détruire publiquement leur ancien adversaire. Selon ce que nous avons appris depuis les premières accusations, Gilles Duceppe n'aurait pas commis de fraudes, mais ses actes seraient scandaleux, voire immoraux.
Peu importe si cela est vrai, un autre scandale, qui nous coûte 100 millions de dollars par année, se poursuit sans que personne en parle. Quel scandale me demandez-vous? Le scandale qu'est le Sénat. La Chambre haute, où les sénateurs sont nommés par le premier ministre, fait un travail foncièrement partisan. En effet, ceux-ci s'occupent régulièrement de la collecte de fonds pour le parti qu'ils représentent.
Le Parti libéral du Canada et le Parti conservateur, ayant récemment été au pouvoir, ont rempli cette chambre de leurs amis. Ces sénateurs, payés par les contribuables canadiens, n'ont aucune légitimité démocratique, un travail assuré jusqu'à l'âge de 75 ans, une bien meilleure pension que 99 % d'entre nous et n'ont surtout aucun compte à rendre à la population. Et leur travail est, sans l'ombre d'un doute, partisan.
Avant de juger trop sévèrement Gilles Duceppe, peut-être devrions-nous nous demander où est le véritable scandale?
***
Maxime Duchesne - Montréal, le 29 janvier 2012
Peu importe si cela est vrai, un autre scandale, qui nous coûte 100 millions de dollars par année, se poursuit sans que personne en parle. Quel scandale me demandez-vous? Le scandale qu'est le Sénat. La Chambre haute, où les sénateurs sont nommés par le premier ministre, fait un travail foncièrement partisan. En effet, ceux-ci s'occupent régulièrement de la collecte de fonds pour le parti qu'ils représentent.
Le Parti libéral du Canada et le Parti conservateur, ayant récemment été au pouvoir, ont rempli cette chambre de leurs amis. Ces sénateurs, payés par les contribuables canadiens, n'ont aucune légitimité démocratique, un travail assuré jusqu'à l'âge de 75 ans, une bien meilleure pension que 99 % d'entre nous et n'ont surtout aucun compte à rendre à la population. Et leur travail est, sans l'ombre d'un doute, partisan.
Avant de juger trop sévèrement Gilles Duceppe, peut-être devrions-nous nous demander où est le véritable scandale?
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Maxime Duchesne - Montréal, le 29 janvier 2012
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