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Lettres - Un pays menacé par ses citoyens

Monique Tremblay - Montréal, le 29 janvier 2012  31 janvier 2012  Canada
Ce mois-ci, le ministre conservateur des ressources naturelles, M. Oliver, a traité les Canadiens qui soutiennent financièrement les organismes luttant pour la protection de l'environnement, de «menaces» contre le Canada. Ces citoyens veulent protéger leur santé en protégeant l'environnement et en favorisant des politiques efficaces contre les gaz à effet de serre.

La semaine dernière, le premier ministre conservateur, Stephen Harper, à Davos devant les hommes les plus riches de la planète, ceux dont les intérêts privés dictent ses politiques, a parlé «d'une menace démographique contre le Canada», un euphémisme pour parler des Canadiens nés entre 1946 et 1960, qui atteindront l'âge de 65 ans d'ici 2025 et recevront une pension de vieillesse à compter de cet âge. Des millions d'entre eux sont les enfants des soldats et des officiers (comme mon père), qui sont sortis vivants de la Seconde Guerre mondiale. Parmi eux, quelques millions auront comme seul revenu la pension de vieillesse et le supplément de revenu garanti parce que les salaires qu'ils ont gagnés durant leur vie étaient trop bas, et que leurs employeurs ne cotisaient pas à un fond de retraite. Selon le premier ministre, nous sommes une menace contre le Canada en raison de notre date de naissance, des conditions de travail que nous avons supportées.

Puis dans deux mois, le ministre conservateur des Finances annoncera la mise au chômage de milliers de fonctionnaires. Son gouvernement abolira de ce fait, des emplois qui font vivre des familles et des communautés partout au Canada, pour financer des baisses d'impôt pour les grandes entreprises qui, elles, ferment leurs usines, leurs bureaux, leurs centres d'appels ici, au gré de la cupidité de leurs dirigeants et de leurs grands actionnaires.

Alors, je me demande, si M. Harper est le premier ministre du Canada, qui est le premier ministre des Canadiens réels, en chair et en os, ceux qui vivent ici au Canada, ces citoyens que son gouvernement ose qualifier de menaces contre le Canada?

***

Monique Tremblay - Montréal, le 29 janvier 2012
 
 
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  • Henri Marineau
    Inscrit
    mardi 31 janvier 2012 04h16
    Harper...le meilleur allié de la souveraineté
    Depuis que monsieur Harper a pris le pouvoir du Rest of Canada (ROC) le 2 mai 2011, il s'est complètement dissocié des intérêts du Québec. En effet, nombreuses ont été les décisions que ce gouvernement a prises, particulièrement au niveau du respect du français comme une des deux langues "officielles" du pays, qui ont bafoué nos droits fondamentaux.

    En ce sens, notre premier ministre "canadian" se présente comme le meilleur allié de la souveraineté...à tel point que je me demande si, dans son agenda caché, ce n'est pas justement ce qu'il souhaite!

  • Marc-Antoine Daneau
    Abonné
    mardi 31 janvier 2012 04h54
    Canada...
    Dire qu'il y en a qui veulent garder ça ce pays-là...

    Je sais, je sais, mon commentaire n'a pas de lien avec la lettre ouverte : mais on a aucun pouvoir sur ce qui se passe là-bas, ni aucun pouvoir sur leur parlement, ça ne donne strictement rien d'écrire à ce sujet. Même les fédéralistes québécois sont ignorés, il va bien falloir, un jour, se faire une raison! Même quand il est bon pour le Canada, le gouvernement canadien est mauvais pour le Québec, alors ça ne change pas trop quand ce dernier est conservateur...

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 31 janvier 2012 11h45
    Le roi Harper
    Le roi Harper se moque du parlementarisme, malgré le fait qu’il n’ait obtenu que 39,6 % des suffrages au Canada, et seulement 16,5 % au Québec.

    On constate de plus en plus que les valeurs et les priorités du Canada ne sont pas représentatives de celles du Québec.

    Les récents épisodes de monarchite aigüe chez Harper et son gouvernement ultra-conservateur, droitiste et rétrograde nous révèle une fois de plus que les Québecois ne se reconnaissent pas dans ce pays bancal qu’est le Canada. Le Canada est sorti de la tête des Québécois. Le Canada aux deux peuples fondateurs est mort, grâce à l’intransigeance du Canada anglais envers les francophones depuis l’Acte d’Union, le million de Métis anglicisés de force, le règlement 17 en Ontario, et l’hypocrisie actuelle du bilinguisme de façade. Et le souffle congelant de la droite Harpeurienne.

    Le Canada n’est pas UN vrai pays, il y a en réalité DEUX pays au nord du 45e parallèle.

    Deux langues, deux mentalités, deux pays.

    Vivement sortir le Canada du Québec ! Vive le Québec francophone et souverain!

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