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Léon Mugesera est expulsé vers le Rwanda

Brian Myles   24 janvier 2012  Canada
Léon Mugesera a finalement été expulsé du Canada hier en fin de journée. En refusant de lui accorder un nouveau sursis, la Cour fédérale a mis un point définitif à plus de 15 ans de procédures judiciaires.

À son corps défendant, Mugesera s'est envolé vers le Rwanda, où il doit être jugé pour incitation à la haine, au génocide et au meurtre et crime contre l'humanité.

Le réfugié a tout tenté pour échapper à la justice de son pays d'origine. Il s'est rapidement tourné vers la Cour fédérale pour obtenir un nouveau sursis après que la Cour supérieure eut confirmé la justesse de son expulsion, hier matin. La Cour fédérale l'a débouté sans donner de raisons en après-midi. L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), qui l'avait déjà conduit à l'aéroport Montréal-Trudeau, l'a aussitôt mis dans un avion à destination de Kigali.

En matinée, la Cour supérieure a rejeté une énième requête de M. Mugesera, qui demandait au Canada de retarder son expulsion afin que le Comité contre la torture du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme étudie sa plainte.

Le Comité n'a aucun pouvoir de contrainte à l'endroit d'un État, rappelle la Cour supérieure. La Cour estime aussi qu'elle n'a pas la compétence pour infirmer la décision de la Cour fédérale, qui a autorisé le renvoi de M. Mugesera une première fois, le 11 janvier dernier.

Le Rwanda réclame le retour de Léon Mugesera depuis 1995. En 2005, la Cour suprême avait jugé qu'il pouvait être expulsé en raison de la gravité de ses crimes, et ce, même s'il bénéficiait du statut de réfugié. Le fédéral a étudié minutieusement le dossier, et il a attendu que le Rwanda lui garantisse un procès juste et équitable, de même que des conditions d'emprisonnement décentes, avant de se résoudre à l'expulser.

Le député conservateur Steven Blaney (Lévis-Bellechasse) a rappelé sur les ondes de RDI que M. Mugesera, qui résidait au pays depuis 1993, avait pu exercer tous les recours possibles dans l'un des régimes de droit de l'immigration parmi les plus généreux au monde. «Je souhaite que tout aille le mieux pour lui», a-t-il dit. Léon Mugesera sera traité «dans un État de droit», a-t-il insisté, faisant référence aux assurances fournies par le Rwanda.

L'avocat de M. Mugesera, Martin André Roy, a évoqué au contraire un «recul en matière de droit international public». «Quel genre de gouvernement avons-nous, qui peut bafouer ses obligations en matière de droit international?», s'est-il interrogé.

La justice rwandaise reproche à Léon Mugesera d'avoir tenu un discours incitant au meurtre des Tutsis, en novembre 1992, alors qu'il était le vice-président du Mouvement républicain national pour le développement et la démocratie (MRND). Les milices du MRND ont joué un rôle de premier plan lors du génocide qui a fait environ 800 000 morts parmi les Tutsis et les Hutus modérés, en juillet 1994.

***

Avec La Presse canadienne

***

De nombreux rebondissements

24 novembre 2011: Seize ans après les premières démarches du Rwanda, le délégué du ministre fédéral de l'Immigration conclut qu'il peut expulser Léon Mugesera compte tenu de la gravité des gestes qui lui sont reprochés (incitation au génocide et crime contre l'humanité). Il a tenu compte des risques encourus par Mugesera et des motifs humanitaires dans sa décision.

4 janvier 2012: Léon Mugesera dépose en Cour fédérale une demande de sursis d'exécution de la mesure de renvoi.

9 janvier 2012:
Le juge Michel Shore, de la Cour fédérale, entend la requête de M. Mugesera, qui évoque un risque de torture s'il est renvoyé dans son pays d'origine.

11 janvier 2012: Le juge Shore rejette la demande de sursis. Le Comité contre la torture de l'ONU invite le Canada à suspendre l'expulsion de M. Mugesera pour lui donner le temps d'étudier sa plainte.

12 janvier 2012: L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) s'apprête à expulser Léon Mugesera. Le juge de la Cour supérieure William Fraiberg prononce une injonction provisoire qui suspend le renvoi jusqu'au 20 janvier. Le juge refuse de casser son ordonnance malgré une requête du fédéral.

20 janvier 2012: La Cour supérieure entend les parties sur l'opportunité de garder ou non Léon Mugesera au pays dans l'attente d'une décision du Comité contre la torture de l'ONU.

Hier: La Cour supérieure confirme l'expulsion de Léon Mugesera vers le Rwanda. En après-midi, la Cour fédérale refuse d'accorder un autre sursis à M. Mugesera. L'ASFC procède à l'expulsion.
 
 
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  • Henry Fleury - Inscrit
    24 janvier 2012 05 h 58
    Bonne chance Léon !
    Il est vrai que personne aujourd'hui n'aimerait être dans les culottes de M. Mugesera. Il doit faire chaud là-dedans et ses guiboles doivent se tenir tranquilles. Mais comme disait si bien Albert Camus, on est pas responsable de notre naissance, mais on est reponsable de nos actes. M. Mugesera doit donc répondre de ses actes devant la justice de son pays. Il ne nous reste plus qu'à souhaiter, pour lui, qu'il soit traité décemment dans le respect des droits humains. C'est-à-dire à l'inverse de ce qu'il a lui-même provoqué il y a près de vingt ans déjà.
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  • P. Bernard - Abonné
    24 janvier 2012 06 h 46
    Frais
    Qui a assumé les frais juridiques? Une saga de 16 années à tous les niveaux de justice, ça coûte cher... Comment se fait-il qu'aucun journaliste n'ait soulevé cette question. Qui a assumé ces dépenses, M. Mugesera ou l'aide juridique?
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    24 janvier 2012 07 h 04
    NOTRE HYPOCRITE CIVILISATION ?
    Mugesera sera jugé n’importe comment et trucidé n’importe comment. Notre subtile Justice du Talion a usé d'une manière pernicieuse pour de ne pas avoir à faire le sale boulot.Nous n'avons pas trouvé mieux pour faire réfléchir tous les mégalos assassins. Plus d’issue pour échapper aux mêmes procédures de mise à mort qu’eux-mêmes ont opérées. Khaddafi tiré ensanglanté de son égout, exemple qui en fera réfléchir plus d’un. Pas joli joli mais soit!
    Toutefois, en renvoyant ainsi pour l'exemple le Léon dans sa jungle, n'opérons-nous plus ou moins selon les exemplarités moyenâgeuses d'autres peuples qui nous effraient. Tels qui coupent la main d’un voleur, lapident un criminel, flagellent une femme infidèle ou autres charcuteries fines en public pour l’exemple.
    Procéder ainsi brutalement marchera j’en suis sur, quelle effroyable évolution de notre civilisation judéo-chrétienne pour en arriver là? D'accord encore, mais pourquoi alors ne pas l'étendre pour certains de nous mêmes? Civilisation de schizophrènes encore et toujours s'absolvant derrière le rideau du confessionnal!
    "Oeil pour oeil, dent pour dent" notre humanité occidentale en est toujours là pour que simple Loi humaine s’applique. Un fiasco donc pour l'intelligence et nos actuelles voies de Justice et comme toujours, nous nous le cachons. Telle continue l'histoire animale de notre civilisation, alors, pourquoi tant critiquer peuples et religions «arriérés ».
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  • Jean-Michel Picard - Inscrit
    24 janvier 2012 08 h 12
    Hélas !
    Triste histoire que celle de l'homme violent qui meurt violenté. Rien ici ne donne l'envie de se réjouir.
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  • SusanK - Abonné
    24 janvier 2012 08 h 47
    Une leçon pour les autres
    Il faut en finir avec l'image du Canada comme terre d'accueil pour les criminels de tout acabit.

    Cet homme est responsable de la mort ultra-violente de milliers de personnes et il doit faire face à la justice dans le pays où il a commis ses crimes.

    Ce fut long mais finalement, il est parti. Bravo.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    24 janvier 2012 08 h 57
    La facture
    Le peuple veut savoir combien cette incroyable histoire lui a couté. Les journalistes eux sont sur une autre planète! Pas la première fois.
    Les journalistes vivent dans leur monde: politique, droits de la personne, guerres, dictatures. Le peuple lui, trame fort et paie, paie, paie des taxes et des impots à en crever. Il veut savoir ce qu'on fait de tout cet argent qu'on lui prend chaque jour, chaque semaine de ses poches. Les journalistes, eux, vivent dans un autre monde.

    ON VEUT SAVOIR COMBIEN CETTE SAGA A COUTÉ? Y'a pas un maudit média qui en parle! Ca ne les intéresse pas de savoir comment ce génocidaire a baisé le système pendant 18 ans!
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    24 janvier 2012 09 h 21
    Il y a justice divine et justice humaine .
    Rien de plus révoltant que s'immiscer dans la justice d'un pays ou dans la destiné d'un peuple . Devons-nous être un refuge des criminels de guerre ? Oh ! c'est vrai nous l'avons été et nous le sommes encore . On tente par toutes sortes de moyens d'inculquer nos valeurs aux autres , mais nous sommes ceux qui ont permis le développement de l'arme biologique à l'Antrax sur Grosse Île ; complice de L'Angleterre et des États-Unis et refusé l'entrée dans notre pays aux Juifs fuyants la persécution durant la deuxième grande guerre . Comme une Église ne peut cacher un criminel à la Justice ; un pays n'a pas le droit d'empêcher un criminel e subir un procès selon la loi et la coutume du pays où le crime fut perpétré .
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  • gilbert troutet - Inscrit
    24 janvier 2012 09 h 27
    La «version officielle»
    Je déplore que cet article, comme souvent quand on parle du Rwanda, ne s'en tienne qu'à la «version officielle». Radio-Canada, par exemple, s'en remet généralement à l’opinion de son journaliste Léo Kalinda, parce qu'il est d’origine rwandaise. Or, M. Kalinda prend toujours soin de ménager le gouvernement actuel de Paul Kagamé, qui a pourtant de lourdes responsabilités dans les événements dramatiques qui se sont produits au Rwanda. Ces événements, il faut le rappeler, ont commencé en 1990 quand l’armée rebelle de Kagamé a tenté d’envahir le pays à partir de l’Ouganda voisin, massacrant des populations hutues au nord, et ce jusqu’en 1994. La première cause du «génocide rwandais», elle est là.

    Pour ceux et celles que cela intéresse, voici une étude très fouillée sur les événements du Rwanda :
    http://www.miller-mccune.com/politics/what-really-

    Quand on situe la question rwandaise dans son contexte régional, on comprend que Paul Kagamé est un instrument des Américains et des Britanniques (il a été formé comme militaire aux États-Unis), pour contrôler l’accès aux ressources stratégiques du Congo voisin. Les minières canadiennes y font aussi des affaires d’or, c’est le cas de le dire. Et j’y vois la raison pour laquelle on a décidé de renvoyer maintenant Léon Mugesera : pour plaire au régime de Kagamé, par qui l’on passe pour avoir accès au «Plan Nord» du Congo.
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  • Francois Munyabagisha - Inscrit
    24 janvier 2012 10 h 16
    Ainguilles sous roche
    Mugesera est coupable d'avoir prononcé un discours «génocidaire». Il répondait à l'époque à une guerre de rébellion menée par le FPR du président en exercice Paul Kagame. Ce discours aura probablement eu des incidences sur le génocide deux ans plus tard.

    Il en fut de même de la guerre déclenchée en 1990 par les mêmes qui sont actuellement au pouvoir, à qui le Canada confie de juger leur adversaire.

    Si Mugesera doit répondre de son discours par rapport aux tragédies de 94, Kagame et ses hommes doivent autant, si pas plus, répondre des responsabilités évidentes dans les mêmes horreurs. De surcroit, chacun sait que non seulement Kagame et ses ténors, notamment ceux de la Radio Muhabura durant le génocide et les extrémistes du régime, ont rivalisé avec Mugesera dans cette rhétorique de barbares, mais pire, eux ils l'ont mise en action sans jamais se repentir.

    Confier un suspect à plus suspect pour faire parler de Justice, c'est afficher un cynique mépris aux victimes des uns et des autres. Car, la vraie justice n'est pas celle des criminels au pouvoir ou en cabale, plutôt celle que pourrait exercer rescapés et victimes dans un cadre évacué des râlants émotifs vindicatifs.

    Mais, il y a anguilles sous roche. Le Canada n'est pas seul à renvoyer des suspects de génocide, au Rwanda. Le TPIR renvoyait hier un détenu. En même temps, des «experts» commis par je ne sais qui viennent de publier un rapport suggérant de revisiter le fait déclencheur du génocide la nuit du 6 avril 94. Ce fait est l'attentat et la mort de deux présidents «hutus», avec leurs suites.
    Je crois que ce n'est pas un pur hasard, plutôt un processus concerté au plus haut niveau. L'avion n'a pas été abattu ni par les «extrémistes hutu», ni par le FPR n'en déplaise les cris des pourfendeurs de Paul Kagamé. La piste est ailleurs, et la noire confiance que nos gouvernements font à Paul Kagame devrait nous conduire à comprendre les dessous macab
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  • Carole Dionne - Inscrite
    24 janvier 2012 10 h 21
    Enfin..
    S'il n'a rien fait de mal, pourquoi a-t-il si peur? Je ne l'a comprends pas. On peut bien voir des complots partout mais s'il est blanc comme neige, c'est comme passer au détecteur de mensonge. Seuls les vrais coupables ont peur.
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  • Leproff - Inscrit
    24 janvier 2012 10 h 22
    La facture, suite
    Pour répondre à votre question, je vous cite le Président du Comité rwandais au Québec: 5$ millions.

    D'où vient ce chiffre, aucune idée, et le Québec à perdu une bonne occasion de retourner ce type dans son pays aussitôt le génocide terminé.

    Je suis d'être de l'avis de Christian Philippe qui s'arrête sur le sort réservé à de telles personnes, J'aime mieux utiliser ma salive et mes énergies à défendre les droits des Québécois qu'à accorder des accommodements à des génocidaires.

    Albert Camus, déjà cité, a bien raison: «On n'est pas responsable de notre naissance, mais on est responsable de nos actes. »

    Il faut aussi être responsable de ses écrits, et ne pas verser dans une rhétorique qui vient à l'encontre des valeurs canadiennes et québécoises: égalité devant la justice. Qu'on soit simple délinquant ou génocidaire, on est imputable de nos actes. Que monsieur Mugesera réponde de ses actes devant la justice de son pays, et, s'il est innocent, qu'on le retourne au Canada. Que ses amis avocats qui ont défendu ses droits de demeurer ici lui paient son ticket de retour!!
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  • northernbud - Inscrit
    24 janvier 2012 10 h 34
    Quand on vit par l'épée...
    ... on meurt par l'épée. Le type a ouvertement incité au génocide et a abusé du système canadien pour tenter de fuir les conséquences de ses actes.
    Je veux bien faire preuve de compassion mais y'a des maudites limites. Il doit suibir procès et doit confronter ses démons.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    24 janvier 2012 11 h 07
    Hypocrisie canadienne
    C'est un secret de polichinelle que le système judiciaire du Rwanda était en lambeaux après le génocide et qu'il se relève à peine maintenant, sans toutefois garantir un procès juste et impartial à un ennemi politique du régime en place. Or le Canada a toléré sur son territoire un individu qu'il croyait avoir commis des crimes graves dans son pays d'origine pendant plus de 15 ans, en laissant des procédures d'immigration s'étirer au mépris des droits non seulement de M. Mugesera mais aussi au mépris des victimes du génocide qui demandent justice.

    Sachant que le système judiciaire rwandais ne fonctionnait pas et dans ces 15 ans, étant logique avec les preuves qu'il disposait, comment se fait-il que le Canada n'ait pas inculpé cet homme pour ses crimes présumés et pourquoi ne l'avons nous pas jugé dans le cadre de notre système judiciaire qu'on dit juste et impartial? Ça fait longtemps que ce procès serait fini et qu'on aurait su finalement s'il était véritablement coupable des crimes qu'on lui reprochait. On a laissé trainer les choses pour s'en laver les mains alors qu'on prétend que nous sommes un pays qui promeut les droits humains. En réalité c'est un gouvernement fédéral (libéral et conservateur) hypocrite qui a laissé pourrir cette situation pendant autant d'années au mépris des droits humains et de la justice la plus fondamentale.
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  • philippe ouimet - Inscrit
    24 janvier 2012 11 h 47
    le Canada et la gang des 1%
    Histoire d'horreur......à faire réfléchir!!!!!! Mugesera a surement payer très cher pour ses 15 ans au CANADA...possiblement des millions à ceux qui font nos lois et à la gang d'avocats verreux....vous savez ....les petits amis , le boys club!!!! nos poli petit chiens!!!! et nous avons l'audace de parler de JUSTICE!!!!...AYOYE!!!!
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  • Renaud Blais - Inscrit
    24 janvier 2012 13 h 57
    Le procès de Kagamé et le rôle de la France
    Quand aurons-nous droit à un procès juste et équitable pour Kagamé, qui est encore aujourd'hui président du Rwanda ?
    Quand aurons-nous droit à une réelle enquête pour évaluer le rôle respectif de la France et éventuellement d'autres acteurs comme responsable de la destruction de l'hélicoptère qui transportait les 2 présidents (Rwanda et Burundi) survenu à quelques temps du génocide ?
    Renaud Blais
    Québec
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  • Prince Bleu - Inscrit
    24 janvier 2012 14 h 30
    Canada refuge des terroristes
    Je note que c'est le Rwanda qui a réclamé l'extradition de M. Mugedera; autrement il aurait pu finir ses jours, tranquille, au Canada.
    Et ça a pris 15 ans pour finalement décider de l'expulser vers sont pays d'origine;... Roméo Dallaire ou pas! Je suis enclins à remercier le gouvernement Harper pour avoir agis. S'il pouvait faire la même chose pour la famille Khadr, je serais d'accord pour féliciter et épingler une médaille sur M. Harper pour action exemplaire au bénéfice du Canada. Ensuite il y a une trentaines de criminel de différents type, toujours en liberté au Canada. Probablement protégé par l'inetie des services d'immigration Canada.
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  • Leproff - Inscrit
    24 janvier 2012 14 h 31
    Le système judiciaire
    «C'est un secret de polichinelle que le système judiciaire du Rwanda était en lambeaux après le génocide et qu'il se relève à peine maintenant...»

    Et vous croyez que, si tel était le cas, on aurait envoyé Mugesera se faire occire? Voyons donc. Le système judiciaire a évolué au point d'abolir la peine capitale. Mugesera sera traité correctement, protégé par tous ces ONG qui verront à son bien-être... ce qui n'a pas été concédé aux 800 000 victimes.

    Si on pensait aux victimes, monsieur Rousseau, pour une fois, au lieu de défendre des meurtriers et, qui plus est, quelqu'un accusé de génocide.

    Le gouvernement a pris la bonne décision en retournant ce type dans son pays pour y répondre de ses actes.
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  • jacques bisson - Inscrit
    24 janvier 2012 14 h 32
    Et Amnistie Internationale ?
    La dernière arme de M. Léon Mugesera était la certitude d'être torturé dans son pays d'origine. Or, Amnistie Internationale, qui ne fait normalement pas dans la dentelle, est d'avis que ces risques sont non fondés. Dailleurs, le Rwanda a signé le protocole établi par l'ONU concernant la torture.

    Dans ces conditions, il est légitime pour son pays d'origine, d'exiger l'extradition afin de procéder à son jugement en fonction des accusations qui sont portés contre lui. Il s'agit d'une procédure qui n'est pas nouvelle. Il n'y a pas de raisons de faire différent dans ce cas çi.

    Autre point: Après tout ce tapage médiatique, le monde entier sera tourné vers le Rwanda dans cette affaire. Il serait pour le moins surprenant que M. Mugesera subisse la torture. Pour le reste, le Rwanda est un pays souverain et déclarer son incapacité à mener un proçès juste est une insulte à leur égard.
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    24 janvier 2012 15 h 06
    ZOLA n' "accuse" plus, il est "accusé"
    Voyant les commentaires, il est flagrant que nous exprimons chacun ici que nous ne sommes pas informés des dessous que nous voudrions réellement savoir. Nos bonnes fois de citoyens disent qu'elles veulent bien discuter de tout entre nous mais que nous sommes frustrés par une chape lourdement établie de non-dits. Nous ressentons avoir l'intime conviction que les systèmes en place ne nous informent plus mais nous "amusent" de misérables clichés. Impensable détournement de nos droits à l'information juste. Non Rodrigue la Facture vous ne le saurez jamais car cette bouffonnerie procédurière à fait les choux gras de trop nombreux intervenants, non François vous n'attraperez pas cette anguille elle est trop visqueuse des intérêts économiques de certains, non Gilbert vous rêverez encore en écoutant Radio Canada car vous ne devez surtout pas vous réveiller. Les journalistes sont dans le système de gré ou de force car il y a des comptabilités à tenir pas des consciences. A force de leur dire peut-être que nous trouverons un jour, un assez déglingué pour le comprendre. Excusez donc si j'énerve un peu!
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  • jacques bisson - Inscrit
    24 janvier 2012 15 h 14
    Et Roméo Dallaire ?
    Le sénateur Dallaire se fait par rassurant sur le sort réservé à Léon Mugesera. Il croit que le Rwanda, longtemps critiqué pour son mépris des droits de l'homme, a fait des progrès, surtout depuis qu'il a aboli la peine de mort.

    Le général à la retraite est d'avis que Léon Mugesera aura un procès équitable. « Les Rwandais vont suivre les procédures selon un processus que nous autres on dit responsable [...] afin d'assurer que cette personne-là soit traduite en justice d'une façon objective », affirme M. Dallaire.

    Entre Roméo Dallaire et les pelleteurs de nuage, mon choix est fait...
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  • Jean Desjardins - Abonné
    24 janvier 2012 16 h 37
    Pauvre Kadhafi...
    Pauvre Kadhafi... à lire l'histoire de Léon Mugesera. Il aurait pu bénéficier d'une quinzaine d'années de retraite douillette dans les méandres du système de justice canadien s'il avait demandé l'asile à notre généreux pays d'accueil de génocidaires au lieu de s'entêter à continuer un combat qu'il savait perdu d'avance dans son pays...

    Ah, l'ivresse du pouvoir !

    Jean Desjardins
    Laval (...)
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  • Leproff - Inscrit
    24 janvier 2012 21 h 01
    Les tenants et aboutissants
    «...il est flagrant que nous exprimons chacun ici que nous ne sommes pas informés des dessous que nous voudrions réellement savoir.»

    Pas du tout. Les tenants et les aboutissants ont été soigneusement rappelés! Monsieur Mugesera est vice président du MRND du Rwanda. En 1992, le 22 novembre, il prononce un discours virulent, dans lequel il compare les Tutsis à des cafards, ou des coquerelles, et il invite les Hutus à les tuer et à les jeter dans les fleuves du pays. Une année plus tard, sans qu'on sache pourquoi, il quitte son pays avec femme et enfants, et vient s'établir au Québec. Le génocide se déroule en 1994. Dès 1995, le Rwanda, après avoir appris que l'un des architectes du génocide se cache au Canada, exige sa déportation.

    Quelle information nous manque-t-il?
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  • gilbert troutet - Inscrit
    24 janvier 2012 22 h 42
    Re : Leproff
    Vous êtes bien naïf, Monsieur Leproff, de croire tout ce qu'on vous raconte. Allez donc y voir d'un peu plus près, plutôt que de répéter ce que vous entendez. Il y a eu, et il y a encore, beaucoup de désinformation sur le Rwanda. Ensuite, si vous avez le courage de vos opinions, signez par votre nom.
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  • Leproff - Inscrit
    25 janvier 2012 07 h 42
    La naiveté
    C'est à monsieur Mugesera de s'expliquer sur son rôle et son discours aux autorités de son pays. Tout est clair comme de l'eau de roche, et les informations recueillies par le Canada concordent avec la réalité. Pourquoi donc Mugesera a fui son pays un an précédant le génocide? La réponse est simple: il svait que le ver avait été mis dans la pomme et que ce n'était qu'une question de temps.

    Allez lire aussi le discours de Milosevic aux Serbes du Kosovo. Quelques années plus tard, le massacre commençait et l'expulsion des habitants non-serbes. Heureusement que l'ONU soit intervenu... ce qui n'a pas été fait pour le Rwanda.

    Les génocidaires ont tous et toujours le même modus operandi: la fuite., Revisitez l'histoire au lieu de vous contenter de quelques bribes d'informations!

    Ne soyez pas naïf à ce point! Revoyez les informations et ne vous pas impressionnez par la désinformation de quelques Québécois qui ne sauraient même pas situer le Rwanda sur une carte géographique,

    Quant au pseudo, c'est une longue histoire.
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    25 janvier 2012 13 h 17
    ERREUR D INTERPRÉTATION SVP
    Ce qui m'intéressait ici ce sont les pourquoi plus profonds qui dans nos Démocraties sont actuellement camouflés. Ils établissent une vraie dictature sous jacente d'initiés et dominent les peuples. En particulier les pouvoirs de l'argent. J'invente rien.
    Ici donc, je ne comprends pas pourquoi les procédures judiciaires dites Démocratiques de notre pays ont mis autant de temps à nos frais pour juger un flagrant délit parfaitement enregistré d'incitation aux meurtres. Mugesera est coupable comme il en est bien d'autres. La n'était donc pas mon intérêt.
    Ce qui m'inquiète bien plus est sur cet exemple, de voir qu'avec ses prétendues institutions internationales qui nous coûtent une fortune, nos politicards professionnels qui nous coûtent autant et ses énormes pouvoirs médiatiques qui sont là pour amuser la galerie, nos institutions démocratiques internationales n'ont justement, vis à vis de criminels établis, trouvé aucun autre moyen que renvoyer ce malotru pour se faire trucider par celui là même qu'il aurait trucidé en position inverse. Pas trouvé non plus le moyen d'éviter au Peuple Libyen 40 ans de dictature pour finalement le laisser abattre dans un égout, pas non plus trouvé le moyen de faire évacuer les territoires occupés illégalement par Israël menaçant la paix du monde, pas non plus donner une simple souveraineté a un peuple fantastique pacifique hospitalier qui n'a jamais dérangé personne etc. etc. notre monde est bourré d'anachronismes et nos institutions ...palabrent sur le sexe des anges du fin fond d'Afrique où justement il n'y en à plus!
    Est-ce digne d'une civilisation occidentale de tant d'Histoire passée? Pour ce qui concerne la Presse c'est la grande absente des changements nécessaires à l'évolution de notre Civilisation. Si elle noie elle aussi les Peuples en dissimulant tous les dessous des choses, notre civilisation comme la Grecque ou la Romaine se perdra. Telle était mon opinion.
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  • Leproff - Inscrit
    25 janvier 2012 16 h 37
    La justice
    «...trouvé aucun autre moyen que renvoyer ce malotru pour se faire trucider par celui là même qu'il aurait trucidé en position inverse.»

    C'est sûr qu'on aurait pu le garder ici, et jouer au bon samaritain, en le mettant dans une de nos prisons 4 étoiles ou soleils, pour la vie, à nos frais, quelque 100,000$ par année. Une majorité de Canadiens eut été en désaccord avec un tel déni de justice pour les victimes.

    Notre ministre de l'Immigration a raison: il faut moidifier les règles actuelles et retourner dans leur pays les génocidaires qui viennent de cacher chez nous,

    Point, à la ligne.
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    26 janvier 2012 04 h 17
    OUI, POINT A LA LIGNE... DU MONDE DE NOS ENFANTS QUI SUIVENT!
    Leproff svp vous avez une facilité déconcertante à orienter les dires volontairement élargis des autres pour "discuter entre nous" pour les réduire et ainsi conclure fatalement sur des conséquences confuses, oubliant les causes claires. Loin de moi encore cette idée de garder cet homme chez nous, c'est justement le contraire. En l’occurrence cet individu AVANT n'aurait pas même dû être admis sur un vol vers le Canada puis accepté à nos frontières! car AVANT ENCORE aurait du être classé automatiquement hors la Loi international pour ses propos racistes. Car AVANT AVANT ENCORE détecté par nos services diplomatiques comme dangereux pour la quiétude de notre pays et banni de nos ambassades occidentales pour le moins. Il n'aurait donc pas même pu AVOIR L IDEE de demander un asile nul part et rester dans son pays. Comble de la stupidité..le voilà revenu au point de départ! Comprenez-vous?
    Nos Institutions IMMIGRATION, DROITS DE L HOMME, DIPLOMATIES et tous nos bazars de "ronds de cuir" nous coûtent très chers et qu'ont-elles fait pour empêcher (CAUSES) que cette affaire arrive aux Tribunaux suprêmes (CONSEQUENCES NATIONALES) et ponctionne les impôts des canadiens (CONSEQUENCES SUR VOUS MOI LES AUTRES)
    C'est ce qu'un citoyen par sa PRESSE à le droit de demander aux institutions démocratiques qui le dirigent et elles, le devoir de répondre. Or tout ceci n'est pas, la preuve (CONSEQUENCES) et on ne sait toujours pas officiellement pourquoi (CAUSES)! J'en prenais donc simplement cette affaire comme base de flagrant délit à l'encontre de notre Démocratie et ..du bon sens!
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  • Leproff - Inscrit
    26 janvier 2012 07 h 47
    Un brin d'analyse logique...
    «Comble de la stupidité..le voilà revenu au point de départ! Comprenez-vous? »

    Mais pas du tout. C'est la logique même: il a voulu berner sa société d'accueil, en cachant son passé, et elle le retourne à la maison pour n'avoir pas tout simplement la vérité. Vous semblez être surpris par de tels agissements! Voilà ce que tout citoyen doit comprendre: la facilité dont disposent «certains» nouveaux arrivants à berner nos institutions, en cachant des choses, en ne disant pas tout, en cachant des actes de leur passé.

    Comment voulez-vous qu'en 1992, un an avant le génocide au Rwanda, que les préposés à Immigration Canada sache ce qui se tramait dans ce pays? Que Mugesera était vice-président du parti politique au pouvoir, qu'il avait prononcé un discours haineux qui, deux ans plus tard, pouvait conduire à un génocide? Faisons un peu d'analyse logique, je vous prie, avant de conclure et mettre le blâme sur nos autorités.

    Il n'y a rien dans l'air du temps qui indique, au moment où Mugesera se pointe au Québec, qu'il est un potentiel criminel de guerre! Et c'est toujours le problème auquel est confronté l'agent d'immigration quand il analyse le dossier d'un nouvel arrivant, d'un immigrant éventuel.

    Voyez où nous en sommes avec les intégristes musulmans installés partout au Québec. Au Ministère de l'Immigration, personne n'a su faire la différence... entre le musulman modéré et le musulman intégriste!

    Et il n'y a rien dans le processus qui va à l'encontre de notre démocratie... comme vous le prétendez! Quant au bon sens, c'est une autre histoire.
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  • Samuel Vugukuli - Inscrit
    27 janvier 2012 21 h 05
    Canada, Va-t-il demander justice pour ses citoyens?
    Léon Mugesera doit répondre ses paroles. Le problème est de répondre ses paroles devant le grand criminel de tout le temps Paul Kagame qui a tué plus de six millions de personnes d’après les rapports internationaux et d'avoir commis des actes de génocide selon le rapport d'organisation de droit de l'homme des nations unies (Mapping report). Parmi les personnes tuées par Paul Kagame sa clique, figure les Canadiens (les pères Claude Simard et Guy Pinard) Ma question est simple, le Canada va-t-il demander la justice pour ses citoyens surtout que les familles de victimes attendent depuis long temps que la justice soit faite?
    http://fr.hirondellenews.com/content/view/6635/617
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  • Leproff - Inscrit
    28 janvier 2012 06 h 26
    Ne mêlons pas les choux et les navets
    Je suis heureux que le Canada ait retourné Mugesera à la maison. Quant à Kagame, ce serait plutôt à la CIJ (Cour internationale de justice)ou au TPI d'émettre un mandat contre lui.

    Quant à faire la preuve que c'est le président du Rwanda qui est responsable de la mort des prêtres canadiens, il y a un océan entre l'accusation et la preuve. Pas facile!
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  • Samuel Vugukuli - Inscrit
    28 janvier 2012 10 h 23
    Pour Leproff
    Content d’apprendre que vous êtes au courant que Paul Kagame est un grand criminel de tout le temps. Pourquoi alors un pays démocratique comme le Canada envoie un présume criminel dans un pays non démocratique et dirigé par un criminel accusé même d'acte de génocide?

    Pour les prêtres canadiens assassinés au Rwanda, disons par exemple que ce n'est pas Kagame qui les a assassiné , Ça fait combien des années qu'ils ont été assassinés? Pourquoi le Canada ne demande pas justice pour ses citoyens? Mettez vous dans la peau de familles de ces victimes avant de répondre? pensez vous réellement que leur famille a droit a la justice?

    gilbert troutet dans son commentaire dit ceci: "Pour ceux et celles que cela intéresse, voici une étude très fouillée sur les événements du Rwanda :
    http://www.miller-mccune.com/politics/what-really-

    Je vous demande d'y jeter un coup d’œil si vous voulez vraiment savoir ce qui se passait au pays de mille collines.
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