Sommet avec les Autochtones - Harper ne veut pas d'un nouvel accord de Kelowna
Ottawa — Lorsqu'il rencontrera les leaders autochtones aujourd'hui, le premier ministre Stephen Harper cherchera plus que tout à éviter une répétition de l'accord de Kelowna.
Cet accord, qui avait nécessité 18 mois de négociations, avait été conclu en 2005 lors du plus récent face-à-face entre des leaders autochtones et un premier ministre canadien — à l'époque le libéral Paul Martin.
Cette entente complexe entre les provinces, le gouvernement fédéral et de multiples organisations autochtones prévoyait des investissements d'envergure, sur cinq ans, pour s'attaquer aux causes sous-jacentes de la pauvreté. Des fonds devaient notamment être mis de côté pour financer le logement, l'éducation, la santé et le développement économique.
Mais quand le gouvernement conservateur a pris le pouvoir en 2006, il n'a pas jugé bon de financer cette entente de 5 milliards, la jugeant bâclée. Le document a pourri sur les tablettes, au grand désespoir de plusieurs chefs autochtones.
Le premier ministre Harper a promis de trouver une meilleure solution. Il a présenté des excuses formelles pour les sévices subis dans les pensionnats, et a finalement signé la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
À la veille de cette nouvelle rencontre entre les leaders autochtones et le gouvernement, les objectifs ambitieux et les bonnes intentions se multiplient. Mais personne ne promet l'éradication de la pauvreté ou des dépenses de 5 milliards pour soulager les problèmes auxquels font face quotidiennement les autochtones.
M. Harper promet plutôt une approche graduelle. Il s'est déjà engagé sur cette voie en adoptant plusieurs lois très ciblées et en créant un groupe de travail sur l'éducation chez les autochtones. D'autres groupes de travail seront probablement annoncés cette semaine.
De nouvelles lois sont aussi attendues cette année, notamment en ce qui touche l'éducation, l'eau potable et la propriété des terres. Le budget 2012 pourrait aussi contenir quelques fonds pour des initiatives ciblées, et probablement pour un ou deux projets-pilotes.
Plusieurs conservateurs jurent que M. Harper est sérieux lorsqu'il parle de collaboration avec les Premières Nations, mais que pour lui, ce n'est pas une question de charité. À ses yeux, il en irait plutôt de l'intérêt national: mettre fin à la relation de dépendance, développer une main-d'oeuvre dont l'économie canadienne aura bientôt désespérément besoin, et trouver un moyen de collaborer pour l'exploitation des ressources naturelles.
Des responsables des Premières Nations ont beaucoup travaillé pour préparer les chefs à cette rencontre d'aujourd'hui, prévenant notamment que Kelowna ne faisait pas partie du vocabulaire du premier ministre. Plusieurs reconnaissent aussi éviter volontairement toute mention de cet accord, de peur de nuire aux discussions.
Cet accord, qui avait nécessité 18 mois de négociations, avait été conclu en 2005 lors du plus récent face-à-face entre des leaders autochtones et un premier ministre canadien — à l'époque le libéral Paul Martin.
Cette entente complexe entre les provinces, le gouvernement fédéral et de multiples organisations autochtones prévoyait des investissements d'envergure, sur cinq ans, pour s'attaquer aux causes sous-jacentes de la pauvreté. Des fonds devaient notamment être mis de côté pour financer le logement, l'éducation, la santé et le développement économique.
Mais quand le gouvernement conservateur a pris le pouvoir en 2006, il n'a pas jugé bon de financer cette entente de 5 milliards, la jugeant bâclée. Le document a pourri sur les tablettes, au grand désespoir de plusieurs chefs autochtones.
Le premier ministre Harper a promis de trouver une meilleure solution. Il a présenté des excuses formelles pour les sévices subis dans les pensionnats, et a finalement signé la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
À la veille de cette nouvelle rencontre entre les leaders autochtones et le gouvernement, les objectifs ambitieux et les bonnes intentions se multiplient. Mais personne ne promet l'éradication de la pauvreté ou des dépenses de 5 milliards pour soulager les problèmes auxquels font face quotidiennement les autochtones.
M. Harper promet plutôt une approche graduelle. Il s'est déjà engagé sur cette voie en adoptant plusieurs lois très ciblées et en créant un groupe de travail sur l'éducation chez les autochtones. D'autres groupes de travail seront probablement annoncés cette semaine.
De nouvelles lois sont aussi attendues cette année, notamment en ce qui touche l'éducation, l'eau potable et la propriété des terres. Le budget 2012 pourrait aussi contenir quelques fonds pour des initiatives ciblées, et probablement pour un ou deux projets-pilotes.
Plusieurs conservateurs jurent que M. Harper est sérieux lorsqu'il parle de collaboration avec les Premières Nations, mais que pour lui, ce n'est pas une question de charité. À ses yeux, il en irait plutôt de l'intérêt national: mettre fin à la relation de dépendance, développer une main-d'oeuvre dont l'économie canadienne aura bientôt désespérément besoin, et trouver un moyen de collaborer pour l'exploitation des ressources naturelles.
Des responsables des Premières Nations ont beaucoup travaillé pour préparer les chefs à cette rencontre d'aujourd'hui, prévenant notamment que Kelowna ne faisait pas partie du vocabulaire du premier ministre. Plusieurs reconnaissent aussi éviter volontairement toute mention de cet accord, de peur de nuire aux discussions.
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