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Égalité des sexes - Mulcair luttera pour la place des femmes aux CA des sociétés d'État

Louis-Gilles Francoeur   23 janvier 2012  Canada
Thomas Mulcair s'engage, s'il devient premier ministre à la tête d'un gouvernement NPD, à s'assurer que la moitié des personnes nommées sur les conseils d'administration des sociétés d'État fédérales sont des femmes.

Le candidat à la chefferie a pris cet engagement lors du dévoilement de sa troisième proposition d'importance hier à Saint-Hyacinthe. À ce jour, l'ancien ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec s'est engagé à renverser l'actuelle politique fédérale en matière de changements climatiques en dotant le Canada d'un plafond d'émission de gaz à effet de serre et d'un marché d'échanges de crédits. Il s'est aussi engagé à mettre en place un régime de rentes universel qui assurerait à chaque Canadien des prestations garanties à sa sortie du marché du travail.

S'il s'engage à rendre obligatoire la règle du 50 % de femmes sur les conseils d'administration des sociétés d'État, Thomas Mulcair entend par contre se limiter à «encourager» le secteur privé à en faire autant.

Djaouida Sellah, députée de Saint-Bruno-Saint-Hubert et présidente du caucus des femmes au sein de la députation du NPD, a vanté l'engagement de Thomas Mulcair pour l'égalité des femmes. «L'annonce d'aujourd'hui, a-t-elle déclaré hier, confirme l'engagement de Thomas Mulcair pour l'égalité des femmes. Cela fait plus de 20 ans qu'il se bat pour faire avancer les droits des femmes. Lorsqu'il était président de l'Ordre des professions du Québec [NDLR: il s'agit plutôt de l'Office des professions], il a réformé le Code des professions pour que les plaintes pour inconduite sexuelle de professionnels de la santé soient étudiées sérieusement».

L'aspirant à la chefferie a mis en relief plusieurs politiques conservatrices qui nuisent à l'avancement des femmes. Il a notamment cité les coupures de 40 % décrétées contre le ministère de la Condition féminine et la volonté du gouvernement Harper de régler le problème de l'équité salariale par la négociation plutôt que par des décisions en équité de la part des tribunaux.
 
 
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  • rene lefebvre - Inscrit
    23 janvier 2012 06 h 55
    Le limbo juridique de Thomas Mulcair.
    J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour M. Thomas Mulcair. Il est, à mon avis, un homme de grande envergure et d'une intégrité sans faille, doué d'une intelligence qui fait envie et d'un esprit combatif qui inspire. Cependant, le fait qu'il soit citoyen français, en plus de posséder la citoyenneté canadienne, l'expose à des attaques de l'adversaire qui viendraient mettre en doute sa loyauté envers le Canada s'il devait prendre la tête du NPD et devenir ainsi éligible à la plus haute fonction politique du pays.

    Le père de la Loi sur la clarté référendaire , M. Stéphane Dion, s'était retrouvé chef du parti libéral alors qu'il possédait la double citoyenneté française et canadienne. Cette situation ambiguë avait affaibli grandement son leadership et le peu de crédibilité qu'il restait à M. Dion suite aux événements du tristement célèbre scandale des commandites en fut encore plus réduite. M. Ignatief, son remplaçant à la chefferie libérale était affaibli par le fait qu'il avait fait carrière surtout aux États-Unis et ses adversaires n'ont pas raté la chance de miner sa crédibilité (avec succès) en montrant qu'il n'était qu'un opportuniste revenu des USA pour tenter de gouverner le Canada.

    M. Mulcair s'exposera aux mêmes attaques de ses adversaires politiques s'il devient chef du NPD, d'autant plus qu'il est grandement plus crédible que M. Dion et Ignatief. Ses chances de pouvoir occuper les fonctions de Premier Ministre du Canada sont très élevées comparativement à celles du duo Dion-Ignatief qui faisaient rire à voir, ou à pleurer, c'est selon.

    M" Mulcair doit faire un choix déchirant le plus vite possible. C'est son avenir politique qui est en jeu s'il reste dans ce "limbo" juridique. Ses adversaires ne manqueront certainement pas la chance de questionner sa loyauté envers le Canada et il sera une cible facile pour ceux-ci.

    Joseph Louis
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  • France Marcotte - Abonnée
    23 janvier 2012 09 h 53
    Mais est-on prêt à voir changer les structures?
    Pour en revenir au sujet...
    avec 50% des femmes dans les conseils d'administration des sociétés d'État (toutes?), y aurait-t-il possibilité pour elles d'apporter les changements qui pourraient être nécessaires dans les modes de fonctionnement ou devraient-elles se contenter de se plier aux règles en vigueur?

    Prendre la place occupée traditionnellement par des hommes, cela a de l'intérêt principalement si on peut modifier les façons de faire significativement là où ça pourrait aller mieux.
    Est-ce possible dans des sociétés d'État intégrées dans une structure encore plus lourde, celle du pouvoir politique?

    Dans le privé, il me semble que l'impact, par exemple dans les valeurs qui déterminent le style de gestion de l'entreprise et les rapports avec les employés, serait plus directement effectif.

    C'est l'excellence et la possibilité de changer ce qui va mal, ce qui n'est pas équitable, que nous pouvons viser. Rien de moins.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    23 janvier 2012 09 h 58
    Et pourquoi pas dans les enterprises privées?
    C'est ma question.
    Maintenant, pour la double citoyenneté: se souvient-on de celle de John Turner? Sans doute pas, parce qu'elle n'a jamais causer le moindre problème. En effet, en plus d'être citoyen canadien, il était citoyen britannique...
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  • meme40 - Inscrit
    23 janvier 2012 14 h 16
    mulcair LUTTERA...
    pourquoi au futur... ???
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