Transferts en santé - Les provinces prennent le relais
Stephen Harper souhaite que les provinces tournent la page du débat sur les transferts en santé... mais cela ne se fera pas de sitôt, s'il faut en croire les premiers ministres des provinces et des territoires. Ceux-ci ont conclu hier leur réunion du Conseil de la fédération en annonçant une initiative qui prend de facto le relais du gouvernement fédéral.
Le Conseil s'est soldé dans l'unanimité, les premiers ministres restant unis pour dénoncer la méthode employée par Ottawa dans ce dossier. «Il faut avoir une discussion au Canada» sur la question des transferts en santé, a rappelé l'hôte de la rencontre, Christy Clark, première ministre de la Colombie-Britannique.
Puisque cette discussion ne sera pas menée par Ottawa — qui a annoncé le 19 décembre quelle sera la contribution financière du fédéral pour le système de santé pour la période allant de 2014 à 2024, sans avoir lancé de négociations avec les provinces —, les provinces prendront le relais.
Un groupe dirigé par le premier ministre du Manitoba, Greg Salinger, évaluera avec les ministres des Finances de chaque province les impacts de la décision d'Ottawa. M. Salinger pourra ainsi faire un portrait de situation global, qui sera présenté au Conseil.
Exceptionnel
«La situation est assez exceptionnelle», a relevé le premier ministre du Québec, Jean Charest, lors de la conférence de presse de clôture de la rencontre. «Le fédéral a décidé de se désister de ses responsabilités pour des raisons qu'on ne s'explique pas. Il refuse d'avoir un dialogue et un échange d'informations avec les provinces sur les transferts. C'est sans précédent, alors que ça touche directement la vie quotidienne des citoyens.»
M. Charest voit dans le groupe de travail de M. Salinger une façon de «faire le travail que le fédéral aurait dû faire». «Ce sont des discussions qu'on aurait dû avoir en décembre [au lieu de l'annonce de la décision d'Ottawa], a ajouté M. Charest. Par exemple: quel devrait être le niveau de financement du fédéral par rapport au budget total investi en santé? Ç'a déjà été 50 %, c'est maintenant 20 %», dit-il.
Mince consolation pour lui: M. Charest a trouvé dans ce dossier matière à «une des meilleures réunions du Conseil de la fédération». «Nous allons emprunter une nouvelle voie» qui représente «l'essence même du fédéralisme», a-t-il soutenu devant ses collègues.
Le Conseil a aussi annoncé la création d'un groupe de travail sur l'innovation en matière de santé. L'objectif est de favoriser la mise en place d'un processus de coopération en matière d'innovation pour assurer la viabilité des soins de santé au Canada.
Le gouvernement fédéral a annoncé en décembre que l'augmentation annuelle des transferts en santé demeurera de 6 % entre 2014 et 2017, avant d'être arrimée à la croissance économique, avec un taux plancher fixé à 3 %. Les fonds seront dorénavant alloués selon la population des provinces, sans autre considération.
Le Conseil s'est soldé dans l'unanimité, les premiers ministres restant unis pour dénoncer la méthode employée par Ottawa dans ce dossier. «Il faut avoir une discussion au Canada» sur la question des transferts en santé, a rappelé l'hôte de la rencontre, Christy Clark, première ministre de la Colombie-Britannique.
Puisque cette discussion ne sera pas menée par Ottawa — qui a annoncé le 19 décembre quelle sera la contribution financière du fédéral pour le système de santé pour la période allant de 2014 à 2024, sans avoir lancé de négociations avec les provinces —, les provinces prendront le relais.
Un groupe dirigé par le premier ministre du Manitoba, Greg Salinger, évaluera avec les ministres des Finances de chaque province les impacts de la décision d'Ottawa. M. Salinger pourra ainsi faire un portrait de situation global, qui sera présenté au Conseil.
Exceptionnel
«La situation est assez exceptionnelle», a relevé le premier ministre du Québec, Jean Charest, lors de la conférence de presse de clôture de la rencontre. «Le fédéral a décidé de se désister de ses responsabilités pour des raisons qu'on ne s'explique pas. Il refuse d'avoir un dialogue et un échange d'informations avec les provinces sur les transferts. C'est sans précédent, alors que ça touche directement la vie quotidienne des citoyens.»
M. Charest voit dans le groupe de travail de M. Salinger une façon de «faire le travail que le fédéral aurait dû faire». «Ce sont des discussions qu'on aurait dû avoir en décembre [au lieu de l'annonce de la décision d'Ottawa], a ajouté M. Charest. Par exemple: quel devrait être le niveau de financement du fédéral par rapport au budget total investi en santé? Ç'a déjà été 50 %, c'est maintenant 20 %», dit-il.
Mince consolation pour lui: M. Charest a trouvé dans ce dossier matière à «une des meilleures réunions du Conseil de la fédération». «Nous allons emprunter une nouvelle voie» qui représente «l'essence même du fédéralisme», a-t-il soutenu devant ses collègues.
Le Conseil a aussi annoncé la création d'un groupe de travail sur l'innovation en matière de santé. L'objectif est de favoriser la mise en place d'un processus de coopération en matière d'innovation pour assurer la viabilité des soins de santé au Canada.
Le gouvernement fédéral a annoncé en décembre que l'augmentation annuelle des transferts en santé demeurera de 6 % entre 2014 et 2017, avant d'être arrimée à la croissance économique, avec un taux plancher fixé à 3 %. Les fonds seront dorénavant alloués selon la population des provinces, sans autre considération.








