jeudi 23 février 2012 Dernière mise à jour 00h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Stratégie canadienne de l'énergie: Charest appuie l'Alberta

Robert Dutrisac   12 janvier 2012  Canada
Québec — Le premier ministre Jean Charest a donné, hier, son plein appui au projet de l'Alberta d'instaurer une stratégie canadienne de l'énergie menée par les provinces et non pas par le gouvernement fédéral.

«Nous n'avons pas besoin du gouvernement fédéral pour réaliser cela», a déclaré Jean Charest au cours d'un point de presse tenu en compagnie de la première ministre de l'Alberta, Alison Redford, avec qui il a eu un entretien. Élue chef du Parti conservateur albertain, Mme Redford est devenue première ministre en octobre. C'est une amie de Jean Charest depuis le temps où il était ministre dans le cabinet de Brian Mulroney, a indiqué le premier ministre. «La condition, c'est le respect de nos compétences», a affirmé Jean Charest, qui a rappelé tout comme Alison Redford que l'exploitation des ressources naturelles était une compétence exclusive des provinces. «S'il y a un rôle que le fédéral peut jouer, ce devra être à notre invitation.»

Alison Redford a plaidé pour l'implantation d'une stratégie énergétique «canadienne» et non pas une «stratégie nationale» dictée par Ottawa. La première ministre albertaine et ses homologues de la Colombie-Britannique, Christy Clark, et de la Saskatchewan, Brad Wall, ont annoncé leur intention en décembre de rencontrer le premier ministre Stephen Harper au sujet de cette stratégie énergétique. Les trois provinces abritent 90 % du secteur pétrolier et gazier du Canada.

L'été dernier, le ministre fédéral des ressources naturelles, Joe Oliver, et ses homologues des provinces s'étaient réunis à Kananaskis en Alberta pour discuter d'une stratégie énergétique pancanadienne. Tant le Québec que l'Alberta se méfient des visées d'Ottawa en matière d'énergie. Jean Charest a même rappelé, hier, le programme national en matière d'énergie qu'a tenté d'imposer le gouvernement Trudeau à l'Alberta.

Jean Charest a dit qu'il ne craignait pas la stratégie énergétique que veut implanter l'Alberta dans le cadre du New West Partnership, un accord de coopération économique qui lie les trois provinces de l'Ouest. «Pour le Québec, nous souhaitons une coopération avec nos voisins ailleurs au Canada et au sud vers les États-Unis», a-t-il souligné, rappelant que le Québec avait construit une ligne de transmission de 1200 MW pour approvisionner l'Ontario sans l'intervention du gouvernement fédéral.

Une relation «exceptionnelle»

Malgré les différends qui opposent les deux provinces, que ce soit au sujet du protocole de Kyoto ou du financement fédéral de la santé, Jean Charest a qualifié d'«exceptionnelle» la relation entre le Québec et l'Alberta. Il a annoncé la conclusion d'une entente de coopération «très ambitieuse» avec cette province en matière d'économie, de «coopération institutionnelle», y compris la culture. Cette entente porte même sur l'environnement alors que le Québec s'intéresse aux projets de captation des gaz à effet de serre menés en Alberta, a mentionné le premier ministre.

En matière finalement de santé, Alison Redford a affirmé la position de son gouvernement, qui approuve le financement per capita imposé par Ottawa. Le gouvernement Charest s'oppose à cette formule qui pénalisera le Québec. Il sera question du financement fédéral de la santé lors de la réunion du Conseil de la fédération la semaine prochaine à Vancouver. Jean Charest a critiqué l'unilatéralisme d'Ottawa, qui a décrété sa formule lors de la réunion des ministres des Finances en décembre. «Le gouvernement fédéral doit absolument respecter l'esprit fédératif», juge Jean Charest. Il doit pratiquer le dialogue avec les provinces comme lui a rappelé la Cour suprême dans son jugement sur le projet fédéral de Commission des valeurs mobilières, a-t-il fait valoir.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Gilles Théberge
    Abonné
    jeudi 12 janvier 2012 06h36
    Étrange attitude
    Que c'est étrange cette attitude de Charest. Il continue de s'évertuer à se comporter en mineur devant le pouvoir fédéral. Il réclame... Alors qu'il pourrait être à la tête d'un État libre de ses choix.

    Comme ils sont bizarres tous ces fédéralistes. Comme s'ils tenaient absolument à rester petits...

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 12 janvier 2012 08h33
    Un autre nuage de fumiste
    Le Conseil de la Fédération se compose de 9 autres provinces qui n'ont que faire des objectifs du Québec. Ils sont de tout coeur avec Terre-Neuve. Ils refusent de dédommagement du Québec quand celle-ci réclame un dédommagement pour les intrusions du fédéral dans des domaines exclusifs des provinces. Et le fédéral qui suivra les intérêts de ceux-ci comme dans le cas de l'autorité des marchés financiers. Un autre nuage de fumistes orchestré par John James. Un beau Plan nord deuxième génération.

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    jeudi 12 janvier 2012 10h35
    Pour l’instant…
    L’Alberta fait face à une grave pénurie d’infirmières. C’est urgent, c’est même primordial. Il y a recrutement dans l’air. Selon la vice-présidente de l’United nurses of Alberta le besoin est tellement grand que «l’Alberta devra recruter dans les autres provinces». Ce qu’elle fait. 1800 infirmières devront être recrutées d'ici l'automne 2012 (5 000 d’ici 5 ans, d’autres sources parlent de 8 000).

    Les services de santé de l’Alberta disaient pourtant avoir un plan pour faire face à la pénurie. La construction d’un nouvel hôpital de 1,3 milliard de dollars dans le sud de la province (sans avoir prévu formé préalablement suffisamment d’infirmières) démontre bien que l’Alberta comptait sur les autres provinces pour se pourvoir de personnel médical. Chose certaine, c’est moins cher et surtout plus rapide de les attirer déjà diplômées que d’entreprendre leur formation qui dure en moyenne trois ans.

    Est-ce aussi de cela que les deux premiers ministres Redford et Charest, qui se connaissent depuis fort longtemps puisqu’ils ont milités ensemble du temps où Jean Charest était dans le Parti Conservateur du Canada, ont discuté lorsqu’ils disaient avoir parlé d’économie, d’échange et de culture ?

    Le Devoir titrait le 25 août dernier, que d’ici cinq ans le Québec souffrira d’une grave pénurie de personnel en santé.

  • François Dugal
    Abonné
    jeudi 12 janvier 2012 11h55
    Proverbe chinois
    «Le poddle jappe, le setter irlandais est content» - Lao-Tseu

  • Poirier Sylvie
    Inscrite
    jeudi 12 janvier 2012 23h30
    John James Charest prouve que le proverbe est vrai.
    Ce n'est pas ce que tu sais c'est qui tu connais... dans le temps de Mulroney... je me souviens de onze gros scandales.
    Bonne nuit.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
5 réactions
4 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012