Stratégie canadienne de l'énergie: Charest appuie l'Alberta
Québec — Le premier ministre Jean Charest a donné, hier, son plein appui au projet de l'Alberta d'instaurer une stratégie canadienne de l'énergie menée par les provinces et non pas par le gouvernement fédéral.
«Nous n'avons pas besoin du gouvernement fédéral pour réaliser cela», a déclaré Jean Charest au cours d'un point de presse tenu en compagnie de la première ministre de l'Alberta, Alison Redford, avec qui il a eu un entretien. Élue chef du Parti conservateur albertain, Mme Redford est devenue première ministre en octobre. C'est une amie de Jean Charest depuis le temps où il était ministre dans le cabinet de Brian Mulroney, a indiqué le premier ministre. «La condition, c'est le respect de nos compétences», a affirmé Jean Charest, qui a rappelé tout comme Alison Redford que l'exploitation des ressources naturelles était une compétence exclusive des provinces. «S'il y a un rôle que le fédéral peut jouer, ce devra être à notre invitation.»
Alison Redford a plaidé pour l'implantation d'une stratégie énergétique «canadienne» et non pas une «stratégie nationale» dictée par Ottawa. La première ministre albertaine et ses homologues de la Colombie-Britannique, Christy Clark, et de la Saskatchewan, Brad Wall, ont annoncé leur intention en décembre de rencontrer le premier ministre Stephen Harper au sujet de cette stratégie énergétique. Les trois provinces abritent 90 % du secteur pétrolier et gazier du Canada.
L'été dernier, le ministre fédéral des ressources naturelles, Joe Oliver, et ses homologues des provinces s'étaient réunis à Kananaskis en Alberta pour discuter d'une stratégie énergétique pancanadienne. Tant le Québec que l'Alberta se méfient des visées d'Ottawa en matière d'énergie. Jean Charest a même rappelé, hier, le programme national en matière d'énergie qu'a tenté d'imposer le gouvernement Trudeau à l'Alberta.
Jean Charest a dit qu'il ne craignait pas la stratégie énergétique que veut implanter l'Alberta dans le cadre du New West Partnership, un accord de coopération économique qui lie les trois provinces de l'Ouest. «Pour le Québec, nous souhaitons une coopération avec nos voisins ailleurs au Canada et au sud vers les États-Unis», a-t-il souligné, rappelant que le Québec avait construit une ligne de transmission de 1200 MW pour approvisionner l'Ontario sans l'intervention du gouvernement fédéral.
Une relation «exceptionnelle»
Malgré les différends qui opposent les deux provinces, que ce soit au sujet du protocole de Kyoto ou du financement fédéral de la santé, Jean Charest a qualifié d'«exceptionnelle» la relation entre le Québec et l'Alberta. Il a annoncé la conclusion d'une entente de coopération «très ambitieuse» avec cette province en matière d'économie, de «coopération institutionnelle», y compris la culture. Cette entente porte même sur l'environnement alors que le Québec s'intéresse aux projets de captation des gaz à effet de serre menés en Alberta, a mentionné le premier ministre.
En matière finalement de santé, Alison Redford a affirmé la position de son gouvernement, qui approuve le financement per capita imposé par Ottawa. Le gouvernement Charest s'oppose à cette formule qui pénalisera le Québec. Il sera question du financement fédéral de la santé lors de la réunion du Conseil de la fédération la semaine prochaine à Vancouver. Jean Charest a critiqué l'unilatéralisme d'Ottawa, qui a décrété sa formule lors de la réunion des ministres des Finances en décembre. «Le gouvernement fédéral doit absolument respecter l'esprit fédératif», juge Jean Charest. Il doit pratiquer le dialogue avec les provinces comme lui a rappelé la Cour suprême dans son jugement sur le projet fédéral de Commission des valeurs mobilières, a-t-il fait valoir.
«Nous n'avons pas besoin du gouvernement fédéral pour réaliser cela», a déclaré Jean Charest au cours d'un point de presse tenu en compagnie de la première ministre de l'Alberta, Alison Redford, avec qui il a eu un entretien. Élue chef du Parti conservateur albertain, Mme Redford est devenue première ministre en octobre. C'est une amie de Jean Charest depuis le temps où il était ministre dans le cabinet de Brian Mulroney, a indiqué le premier ministre. «La condition, c'est le respect de nos compétences», a affirmé Jean Charest, qui a rappelé tout comme Alison Redford que l'exploitation des ressources naturelles était une compétence exclusive des provinces. «S'il y a un rôle que le fédéral peut jouer, ce devra être à notre invitation.»
Alison Redford a plaidé pour l'implantation d'une stratégie énergétique «canadienne» et non pas une «stratégie nationale» dictée par Ottawa. La première ministre albertaine et ses homologues de la Colombie-Britannique, Christy Clark, et de la Saskatchewan, Brad Wall, ont annoncé leur intention en décembre de rencontrer le premier ministre Stephen Harper au sujet de cette stratégie énergétique. Les trois provinces abritent 90 % du secteur pétrolier et gazier du Canada.
L'été dernier, le ministre fédéral des ressources naturelles, Joe Oliver, et ses homologues des provinces s'étaient réunis à Kananaskis en Alberta pour discuter d'une stratégie énergétique pancanadienne. Tant le Québec que l'Alberta se méfient des visées d'Ottawa en matière d'énergie. Jean Charest a même rappelé, hier, le programme national en matière d'énergie qu'a tenté d'imposer le gouvernement Trudeau à l'Alberta.
Jean Charest a dit qu'il ne craignait pas la stratégie énergétique que veut implanter l'Alberta dans le cadre du New West Partnership, un accord de coopération économique qui lie les trois provinces de l'Ouest. «Pour le Québec, nous souhaitons une coopération avec nos voisins ailleurs au Canada et au sud vers les États-Unis», a-t-il souligné, rappelant que le Québec avait construit une ligne de transmission de 1200 MW pour approvisionner l'Ontario sans l'intervention du gouvernement fédéral.
Une relation «exceptionnelle»
Malgré les différends qui opposent les deux provinces, que ce soit au sujet du protocole de Kyoto ou du financement fédéral de la santé, Jean Charest a qualifié d'«exceptionnelle» la relation entre le Québec et l'Alberta. Il a annoncé la conclusion d'une entente de coopération «très ambitieuse» avec cette province en matière d'économie, de «coopération institutionnelle», y compris la culture. Cette entente porte même sur l'environnement alors que le Québec s'intéresse aux projets de captation des gaz à effet de serre menés en Alberta, a mentionné le premier ministre.
En matière finalement de santé, Alison Redford a affirmé la position de son gouvernement, qui approuve le financement per capita imposé par Ottawa. Le gouvernement Charest s'oppose à cette formule qui pénalisera le Québec. Il sera question du financement fédéral de la santé lors de la réunion du Conseil de la fédération la semaine prochaine à Vancouver. Jean Charest a critiqué l'unilatéralisme d'Ottawa, qui a décrété sa formule lors de la réunion des ministres des Finances en décembre. «Le gouvernement fédéral doit absolument respecter l'esprit fédératif», juge Jean Charest. Il doit pratiquer le dialogue avec les provinces comme lui a rappelé la Cour suprême dans son jugement sur le projet fédéral de Commission des valeurs mobilières, a-t-il fait valoir.
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