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Politique québécoise - Les transfuges

Bernard Descôteaux   11 janvier 2012  Canada
Les transfuges politiques se multiplient. Nous avons eu droit à deux hier. L'un à Ottawa avec la députée néodémocrate de Saint-Maurice-Champlain, Lise Saint-Denis, qui est passée au Parti libéral, et l'autre à Québec avec le député péquiste de Laprairie, François Rebello, qui a rejoint la CAQ de François Legault. Ces allers-retours politiques sont autant de répliques au séisme politique du 2 mai, qui est loin d'être totalement apaisé.

Il y a toujours eu dans la politique des transfuges, des vire-capot, disait-on à une autre époque, motivés par des désaccords idéologiques, des ambitions personnelles ou encore la peur de perdre leur siège lors de la prochaine élection. Leurs défections sont toujours reçues comme une trahison par leurs collègues. Également par les électeurs qui, aujourd'hui, votent plus pour le parti et son chef que pour le député.

Manifestement, c'était le cas de la députée Saint-Denis, qui, comme tous les députés NPD du Québec, doit son élection à son chef Jack Layton. Bien sûr, elle a le droit de changer d'allégeance. Une fois élu, le député est libre de ses gestes, dont il n'aura à rendre compte qu'à l'élection suivante. Néanmoins, cela crée un malaise, d'autant que, dans son cas, la prochaine élection n'aura lieu que dans trois ans et demi, ce qui n'est pas le cas des transfuges de l'Assemblée nationale.

Inattendue, cette défection illustre le caractère composite du caucus néodémocrate québécois élu le 2 mai, qui est un amalgame de députés dont un grand nombre ne se destinaient nullement à cette fonction. Jack Layton en était le liant. Son absence a certainement joué un rôle dans la décision de Mme Saint-Denis. La direction du parti devrait y voir un feu jaune.

***

La démission de François Rebello est aussi une conséquence de l'élection du 2 mai. La défaite du Bloc québécois l'a convaincu que la souveraineté du Québec n'est pas pour demain. Il est de ceux qui, «en attendant», croient possible de faire avancer autrement le Québec pendant la période de latence où se retrouve ce projet. Cette attitude est tout à fait respectable. Ce qui l'est moins est le double jeu qu'il a mené tous ces derniers mois alors qu'il réfléchissait à son avenir politique.

François Rebello n'a surpris personne hier. On le sait carriériste et sa proximité politique avec François Legault était connue de tous. Il a été de toutes les batailles menées par celui-ci alors qu'il était député et ministre péquiste. Les serments de loyauté donnés ces derniers mois à sa chef Pauline Marois étaient bien sûr faux. Celle-ci a raison de se sentir trahie. Cette autre démission de son caucus ne diminuera en rien son sentiment d'être assiégée de tous bords tous côtés.

L'arrivée de ce nouveau député au caucus caquiste soulève une question fondamentale qui est celle de la place qui sera faite dans la Coalition avenir Québec au nationalisme. François Rebello a décrit son nouveau chef comme le seul leader nationaliste capable de se tenir debout devant Ottawa. Il assure que ses convictions souverainistes ne seront nullement contraintes. Rien n'est moins sûr, car la nature même de la CAQ est de réunir souverainistes et fédéralistes que tout oppose sur la question des rapports Ottawa-Québec et qui, quoi qu'en dise François Legault, demeure au coeur du débat politique. Sur cette question, il y a de sa part une sorte de déni qu'il ne pourra maintenir... à moins d'obtenir de son ami Rebello de se contraindre au silence. On jugera alors ce qui prime chez ce dernier, de ses convictions ou de ses ambitions.
 
 
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    11 janvier 2012 04 h 41
    La défaite de la pensée...
    Légitimer un tel ramassis de politiciens rétrogrades et donner une vision acceptable de cet état de fait me semblent signe d'un certain rétrécissement de la pensée. À quand la nomination d'un nouveau directeur au Devoir. Ça urge si vous désirez augmenter votre lectorat.
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  • Georges Paquet - Abonné
    11 janvier 2012 05 h 55
    Pourquoi y a-t-il une "ligne" de Parti ?
    Si on vote spocialiste, on ne vote pas communiste. Si on vote pour une politique de droit on ne veut pas que notre représentant fasse une politique de gauche, et vice versa...

    Quand les résultats d'une élection sont dévoilés, on sait que ce sera le Parti libéral, le Parti québécois ou le Parti vert qui formera le prochain gouvernement et que les politiques mises de l'avant réflèteromt son orientation, celle que les citoyens ont préférée.

    S'il arrivait qu'un certain nombre de députés changeaient de Parti, devenait "transfuges", et que ce serait à un augtre Parti que revenait la responsabilité de former un gouvernment, on assiterait à un déni de démocratie et à un détournement de la volonté populaire.

    Un transfuge est un transfuge est un transfuge. Il détourne sciemment le choix démocratique de ses électeurs...
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  • Denis Paquette - Abonné
    11 janvier 2012 06 h 37
    Les transfuges
    C'est je crois des individus.
    Qui n’ont jamais tort.
    De là, à avoir raison, c’est autre chose.
    Ce qui est triste, c’est quelques fois.
    Ce sont des gens qui se rendent jusqu’au sommet.
    Certains les appellent, des bêtes politiques
    Heureusement que c’est par allégories
    Je me demande bien pourquoi.
    Je ne nommerai personne
    De peur d’en oublier.
    Ce qui me surprendra toujours.
    C'est qu'ils arrivent a dormir
    La preuve que nous sommes pas tous fait pareille
    Et que ca prend de tout pour faire un monde
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  • François Ricard - Abonné
    11 janvier 2012 06 h 37
    La CAQ: tout à tous avec direction bicéphale
    M. Legault, souverainiste de gauche, pour les souverainistes.
    M. Sirois, fédéraliste de droite, pour les fédéralistes.
    Et le tandem Legault-Sirois pour les oligarques, les seuls véritables gagnants dans cette coalition visqueuse.
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  • michel lebel - Inscrit
    11 janvier 2012 07 h 30
    Un peu de respect!
    Ces transfuges manquent aussi de loyauté et de respect à l'égard de la population qui les a élus comme membres d'un parti identifié. Ils devraient avoir la décence minimale de démissionner de leur poste de député. Ou bien leur interdire de changer de parti durant le mandat pour lequel ils ont été élus. Enfin inutile d'ajouter que Rebello a sans doute en vue un poste de futur ministre...
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    11 janvier 2012 08 h 47
    Représentation démocratique
    Il devient de plus en plus difficile de savoir qui nous représente, ce qu'il représente et pour combien de temps. Sommes nous entrés dans la lotto-démocratie?
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  • Richard Larouche - Inscrit
    11 janvier 2012 09 h 02
    Déni de la démocratie
    Ces transfuges devraient être illégaux car ils constituent un déni de la démocratie. Les députés carriéristes qui les font devraient être obligés de démissionner, forçant ainsi la tenue d'une élection partielle.
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  • Yvon Bureau - Abonné
    11 janvier 2012 09 h 07
    Élire un député indépendant
    Nous ne devrions qu'élire un député indépendant; avec ses tendances et sa pensée, et ses préférences. Élire une PERSONNE d'abord et avant tout. Une personne qui gardera un lien privilégié et constant avec ses électeurs.

    Dans mon enfance en Beauce (1945-1966), on élisait une personne, non un parti. On élisait un indépendant. Et la Beauce fut bien servie, que je sache.

    En attendant, tout député qui veut changer de parti devrait démissionner et se représenter, pour un nouveau mandat.
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  • Socrate - Inscrit
    11 janvier 2012 09 h 13
    remboursements
    On devrait obliger les transfuges politiques à rembourser le prix de leurs échanges intercul-tûrels le cas échéant.
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  • Geoffroi - Abonné
    11 janvier 2012 09 h 14
    Politiques québécoise - Les égos
    «L'individualisme est une expression récente qu'une idée nouvelle a fait naître. Nos pères ne connaissaient que l'égoïsme.»

    de Alexis de Tocqueville
    De la démocratie en Amérique
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  • Jean Lapointe - Abonné
    11 janvier 2012 09 h 49
    QU'est-ce qu'un député?

    Au-delà des individus concernés, est-ce que ce qui est en cause ici n'est pas le rôle que doit et que peut jouer un député dans un régime parlementaire comme le nôtre, tant à Ottawa qu'à Québec?

    Et l'autre question est de savoir ce que savent les candidats lorsqu'ils se présentent lors d'une élection. Qu'est-ce qui est fait pour qu'ils sachent en quoi consiste leur fonction?

    ET aussi nous, les électeurs, que devrions-nous chercher à connaître et que pouvons-nous connaître sur les différents candidats qui se présentent avant de faire un choix?

    Voilà il me semble ce que les évènements récents soulèvent comme questions et auxquelles nous devons nous attarder un peu malgré les urgences auxquelles nous devons nous consacrer.

    C'est que j'ai nettement l'impression que beaucoup de nos députés actuels ne savent pas en quoi consiste la fonction d'un député et que par conséquent ils se contentent de faire à leur tête.

    Il ne semblent connaître leurs devoirs ni leurs obligations.

    Et il y aussi les électeurs qui sont en cause. Beaucoup d'entre eux ne semblent pas connaître non plus leurs responsablitiés. Une éducation à la démocratie et au politique m'apparaît donc essentielle.

    On sait bien que pour qu'une démocratie fonctionne bien il faut qu'il y ait des partis politiques, il faut une presse indépendante, il faut une population instruite et il faut connaître la nature du régime dans lequel auquel nous tenons( pour le moment) et le rôle de chacun dans ce régime. Et j'en passe.

    Est-ce que l'école nous y prépare suffisamment? J'en doute fort.

    Et est-ce que qu'on se soucie suffisamment de tenter de compenser ce que l'école n'a pas fait par la suite? J'en doute aussi.

    Ne faudrait-il pas s'en préoccuper davantage ? Évidemment.

    Alors, qu'est-ce qu' on attend?
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  • Denis Provencher - Inscrit
    11 janvier 2012 09 h 57
    triste
    Mme St-Denis, de son propre aveu, ne s,est a peu près pas présenté dans son comté de Sait-Maurice, depuis son élection, elle qui demeure a Montréal. Elle est plus préoccupée par le pont Champlain que par ses électeurs de Shawinigan. Elle a un ',front de boeuf', de changer d,allégeance dans ces circonstances.
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  • gero - Inscrit
    11 janvier 2012 10 h 04
    Un brin de traîtrise
    Inoui cette possibilité de se moquer des électeurs.On devrait obliger ces vire capots de démissionner puis de se faire réélire et non obliger leurs électeurs à accepter leurs traîtrise.
    On a de moins en moins de respect envers nos élus et ils nous en fournissent les raisons quotidiennement...hélas
    fi !
    gérard turcotte
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  • Daniel Faucher - Inscrit
    11 janvier 2012 10 h 10
    Quand Le Devoir redeviendra-t-il plus militant???
    "Une fois élu, le député est libre de ses gestes, dont il n'aura à rendre compte qu'à l'élection suivante."

    Cette phrase énoncée comme s'il s'agissait d'un comportement normal ou d'une fatalité me déçoit beaucoup de la part de monsieur Descôteaux. Ce ne sont pas les causes à défendre qui manquent mais il me semble que celle-là mériterait que Le Devoir la prenne à bras le corps et défende avec acharnement la nécessité pour un député de respecter le mandat que lui ont confié les électeurs.

    Au pire, un député vivant de l'inconfort dans le parti pour lequel il a été élu pourrait devenir indépendant et devrait le rester jusqu'à l'élection générale suivante - ce qu'ont fait la plupart des démissionnaires récents du Parti québécois. Autrement, il devrait payer les frais d'une élection partielle s'il veut sans délai se présenter sous la bannière d'un autre parti, avec les risques que cela comporte.

    Ce n'est pas avec les éditoriaux guimauve de monsieur Descôteaux qu'on arrivera à faire adopter de tels changements et à dompter les carriéristes comme Rebello. Un peu de vigueur au Devoir s.v.p.!
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  • Loraine King - Inscrite
    11 janvier 2012 10 h 13
    Et ceux qui se font chasser du parti?
    Prenons simplement le cas de Bill Casey, député conservateur qui fut chassé du caucus de ce parti après avoir voté contre le budget du gouvernement Harper en 2007, estimant que ce budget aurait des effets néfastes dans sa circonscription. Les amants de poteaux inféodés aux partis aimeraient donc mieux qu'un député n'ait pas le droit de défendre leurs intérêts? Ils aimeraient mieux qu'un député soit le valet d'une clique dont on ne connait pas les noms et qui ne sont pas élus ?
    Je vis en Ontario mais j'estime avoir conservé mon caractère français plus que les Québécois : qu'importe que je sois ou non d'accord avec Madame Saint-DenisJ, je me battrai jusqu’à la mort pour qu'elle puisse exprimer sa liberté d'opinion politique.
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  • Gilles Théberge - Abonné
    11 janvier 2012 11 h 57
    C'est ça
    Le meilleur résumé de votre article c'est cette petite phrase : «François Rebello n'a surpris personne hier. On le sait carriériste...»

    Et comme tout bon transfuge, la rationalisation est partie intégrante du discours. En quittant le parti voué à l'indépendance, le monsieur affirme que le néant Constitutionnel de sa nouvelle allégeance va faire avancer la cause de l'indépendance.

    Tout est là. Tout est dit. Et comme l'écrivait Brassens :
    «Imitant Courteline, un sceptique notoire,
    Manifestant ainsi que l'on me désabuse,
    J'ai des velléités d'arpenter les trottoir(e)s
    Avec cette devise écrite à mon gibus :
    "Je ne crois pas un mot de toutes ces histoires." »

    http://brassens.pagesperso-orange.fr/OEUVRES/CHANS

    Non je ne crois pas du tout, à toutes ...ses... histoires
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  • Bernard Gadoua - Inscrit
    11 janvier 2012 12 h 08
    Legault: recrutement de «vieux» routiers de la politique
    À force de recruter des «vieux» députés derrière lui, Legault finira par saper tout effet de nouveauté de la CAQADQ. En quoi, tous ces politiciens de carrière changeront-ils quoi que ce soit à la gouverne du Québec? On se le demande bien.
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  • François Ricard - Abonné
    11 janvier 2012 12 h 31
    @Mme King
    D'abord, un beau grand salut à quelqu'un qui est plus québécois que les québécois.
    Mme St-Denis, ou tout autre député de quel que parti que ce soit, conserve toujours son droit de parole et le droit de professer les opinions qui sont siennes. Elle a pleine liberté de dire toutes les bêtises qu'elle veut bien. En contrepartie, on n'est pas obligé d'approuver.
    Par ailleurs, Mme St-Denis s'est fait élire sous une bannière bien précise: le NPD. Et ne venez pas prétendre que les électeurs de St-Maurice ont voté pour la personne...ou plutôt si: pour la personne de Jack Layton et non Mme St-Denis. Une Mme St-Denis qui était au NPD depuis dix ans et qui dit ne pas approuver les politiques de ce parti. Non seulement on donne le droit de vote à pareilles personnes, mais on leur permet même d'être élues...
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  • Georges Paquet - Abonné
    11 janvier 2012 12 h 33
    Les électeurs de Laprairie se sont fait flouer.
    Si les électeurs de Laprairie ont élu François Rebello comme député, c'est sans doute parce qu'ils auraient aimé que le Parti québécois, dirigé par Pauline Marois, gouverne le Québec. De quel droit, ce bon député pense-t-il qu'il peut ignorer ce mandat et dire que ses électeurs le voulaient lui, au pouvoir, plutôt que Mme Marois.
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  • Gerard Pitre - Inscrit
    11 janvier 2012 13 h 17
    Les girouettes du système parlementaire
    À quand une loi tant à Québec qu'au Canada, obligeant tout élu à démissionner et à se représenter sous la bannière de sa nouvelle famille politique, lorsqu'il ou elle décide de partir pour des raisons qui leur sont propres? Lorsque l'on a été élu représentant du peuple, de ses citoyens sous une couleur politique, seules la maladie et la mort justifient un départ. Tout autre motif se doit d'être justifié et dans de telles circonstances, démissionner de son poste et tenter de se faire réélire. C'est un minimum de respect envers ceux et celles qui nous ont accordé leur confiance.

    Gérard Pitre
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  • Gerard Pitre - Inscrit
    11 janvier 2012 13 h 19
    Les girouettes parlementaires
    Quant à mme Loraine King, faisant référence au droit de tout député d'exprimer sa liberté d'opinion, fort bien, mais tel n'est pas le sujet. Il ne s'agit pas de priver les élus de leur droit de parole et d'opinions, il s'agit pour eux et elles de respecter le mandat qui leur a été confié, et dans le cas contraire, démissionner, tout comme n'importe qui, qui occupe une fonction et qui au travers des responsabilités qui sont les siennes, entre en conflit avec ses convictions et sa conscience. Dans de telles circonstances, que fait-il ou que fait-elle? Deux choix sont possibles: ou il démissionne, ou il subit.

    Dans ses remarques mme St-Denis manque de franchise pour la bonne raison qu'elle dit qu'elle a été élu npd parce que Jack Layton était-là. Et que maintenant étant parti, elle n'a plus d'affaires-là. Qu' est-ce que ça veut dire? Ça veut tout simplement dire qu'elle s'est fait élire sous de fausses représentations. Comment pouvait-elle ne pas favoriser le programme libéral, sans s'y être présentée sous cette bannière? Conclusion: elle n'endosait pas du tout le programme npd, mais uniquement la personnalité de Jack Layton. Ça veut dire que si Jack Layton avait été d'une autre couleur politque, elle l'aurait suivi, où qu'il aille. Dans mon livre à moi, c'est pas fort comme conviction. Ça s'appelle en langage de ruelle: des «suiveux et des têteux». Je ne peux avoir de respect pour ce genre de personnage. Ne cherchez plus midi `
    à quatorze heure, pour comprendre pourquoi le cinisme envers la classe politique est si élèvé. Merci.

    Gérard Pitre
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  • Loraine King - Inscrite
    11 janvier 2012 13 h 56
    @François Ricard
    Si les électeurs de Saint-Maurice ont cru voter pour Jack Layton c'est que quelqu'un a mit des hallucinogènes dans leur eau : Saint-Maurice ce n'est pas Toronto Danforth.

    Madame St-Denis s'est fait élire en tant que Madame St-Denis. Ceux qui pensent voter pour le NPD ou Jack Layton ou le PLC sont mal informés. Ce n'est pas de ma faute à moi si en démocratie on vote pour une personne. C'est le cas ici, en France, aux USA, encore plus directement en fait dans les républiques.

    Que les Québécois préfèrent des poteaux à des hommes ou femmes libres d'exercer leur liberté d'opinion dans l'enceinte d'un parlement est une bien triste réalité. Mais il faudra apprendre à vivre avec puisqu'on veut légitimisez le vote pour des poteaux qui sont inféodés à des cliques. De quel droit des membres qui paient pour influencer les politiques d'un club privé ont-ils le droit d'imposer leur politiques aux représentants que le peuple a choisit par un vote démocratique ? Cela serait supérieur à la liberté d'opinion d'un représentant élu par des électeurs selon vous.

    L'un des aspects essentiels d'une société démocratique est qu'un député ne travaille pas seulement pour le bénéfice des gens qui ont voté pour lui mais aussi pour le bénéfice des gens qui ont voté contre. Le député doit étudier les projet de loi et agir selon sa conscience et non selon les diktats d'un parti. Ceux qui pensent autrement encouragent la dictature. Le droit à la dissidence est fondamental dans une société démocratique et ne doit jamais être puni. Un député peut bien être expulsé d'un caucus, comme ce fut le cas pour M. Casey, mais jamais un député ne doit être expulsé des communes parce qu'il a agit selon sa conscience, qu'il ait raison ou tort.
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  • Loraine King - Inscrite
    11 janvier 2012 14 h 13
    @François Ricard
    En passant, je n'ai pas prétendu être plus Québécoise que les Québécois mais d'avoir conservé un caractère plus français que les Québecois qui de toute évidence n'ont à foutre de la liberté d'agir de leur député.

    Le mandat qui est confié à un député n'est pas d'exécuter les décisions prises par des gens qui paient pour être membres d'un parti mais d'agir selon sa conscience pour le bien-être de tous les citoyens de son comté, autant ceux qui ont voté pour que contre lui.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    11 janvier 2012 14 h 13
    Attendez que les travaux parlementaires reprennent...
    La CAQ est plus que jamais une coalition comme le veut son chef, François Legault. On y retrouve, par exemple, un François Rebello qui continue de clamer sa foi souverainiste, mais aussi des gens tels que Gérard Deltell qui se disent des ardents fédéralistes

    La question est maintenant de savoir combien de temps ces députés, d'abord unis par l'appétit du pouvoir, parviendront à s'entendre et rester ensemble, surtout si la popularité de leur parti se met à fléchir dans les sondages.

    Et attendez que les travaux reprennent à l'Assemblée nationale. En debater rusé, Jean Charest - tout comme plusieurs de ses ministres et la plupart des élus péquistes - se fera un plaisir de les narguer, d'invoquer les différends idéologiques, qui existent entre eux, afin de les provoquer, de les dresser les uns contre les autres et, bien entendu, démontrer que leur formation politique est une vraie farce !
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  • Sir Wilfrid - Inscrit
    11 janvier 2012 14 h 27
    Monsieur Descôteaux
    Vous dites dans votre deuxième paragraphe ce qui suit: "les électeurs, aujourd'hui,
    votent plus pour le parti et son chef que pour le député".

    Cela est encore plus vrai dans les comtés des grande villes et banlieues.
    la grande majorité des transfuges parviennent justement de comtés situés dans le
    grand Montréal entre autres.
    Il est très difficile pour un député des régions de changer de parti à cause de sa
    promiscuité avec sa population. Tout le monde le connait, alors il est mieux de filer doux comme on dit au Saguenay.

    Tout ça pour dire que pour ma part, je suis très favorable au fait que les députés
    puissent changer d'allégeance, et ce en tout temps. Cela est même souhaitable
    dans les cas ou un parti s'éloigne trop de son programme, alors un député par
    acquis de conscience doit s'orienter ailleurs.
    Par exemple, quand Popo Marois fut mal avisée de décider seule et appuyer le gouvernement pour empêcher toutes contestations sur l'entente Québec-Québécor, voilà une bonne raison de quitter un parti qui prône la liberté pourtant.

    Le cas de Mme est différent cependant. En région, on se sent un peu orphelin dans un cas de transfuge alors qu'à Montréal par exemple, on s'en fout un peu.

    Laurier Boivin,
    Longueuil
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  • François Ricard - Abonné
    11 janvier 2012 14 h 43
    Confusion
    @ Mme King
    Comment les gens de St-Maurice ont-ils pu voter pour "Mme St_Denis"?
    Elle n"était connue de personne. Elle n'avait jamais mis les pieds dans ce comté. Et vous soutenez que les gens ont voté pour elle, sa personne?

    Nos députés ont tous le droit de parole et le conservent pendant tout leur mandat. S'ils ne s'expriment pas, c'est à cause de la ligne de parti qu'ils s'obligent à respecter, surtout dans les partis d'inspiration traditionnelle.

    A cause de la ligne de parti, le Premier ministre, pendant tout son mandat, peut faire ce qu'il veut. Ses ministres et les députés de son parti doivent obligatoirement approuver ses voeux et décisions.
    Pourquoi nos élus, nos représentants à l'Assemblée nationale, ne peuvent-ils pas voter selon leur conscience et selon les opinions de ceux qui les ont élus plutôt que de bêtement suivre une ligne de parti qui, le plus souvent, fait le contraire de ce qu'il avait promis durant la campagne électorale?
    Pourquoi ne pas permettre à nos représentants de voter par scrutin secret à l'Assemblée nationale afin de les débarrasser de cette ligne de parti?
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  •  
  • FERNAND - Inscrit
    11 janvier 2012 14 h 54
    Un oublié important.
    Monsieur Descôteaux,
    Si c'est vrai que madame St-Denis a dû utiliser son GPS pour trouver la circonscription de St-Maurice-Champlain, nous avons eu et avons encore raison, nous les simples citoyens ordinaires, de se méfier de l'élite politicienne (si on peut appeler cela l'élite !).
    Cette dame a maintenant un beau trois ans et demi pour représenter des citoyens qui ne voulaient pas d'une représentation libérale. Ce transfuge cynique a été joyeusement entériné par le PLQ, de triste mémoire de commandites.
    Tant qu'au transfuge du PQ au CAQ ce monsieur trouvera bientôt sur son chemin une imminence grise de ce nouveau parti qui s'appelle Charles Sirois.
    Ce monsieur Sirois, ancien dénicheur de candidats de Jean Charest est un fédéraliste de la droite et comme il est le cofondateur de la CAQ, il ne va pas permettre que les nationalistes/souverainistes fassent trop de vagues et par conséquent les transfuges incluant monsieur Rebello verront leur espérance de faire un Québec plus riche se transformer en une question de la part de monsieur Sirois qui est la suivante: "Si le Québec est devenu riche à l'intérieur du Canada, pourquoi le quitterait-il?"
    Faut pas oublier ce monsieur Sirois.
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  •  
  • Maurice Gauvreau - Inscrit
    11 janvier 2012 16 h 37
    Molesse
    Moi aussi je trouve très molle la réaction de M. Descôteaux, surtout pour le cas de Mme St-Denis, maintenant que l'on connaît les circonstances de son élections et qu'elle ne fait que commencer son mandat. Je n'ai pas de mots assez forts pour ce geste et encore moins pour qualifier l'attitude des deux bonzes du parti libéral vus et entendus en conférence de presse. Pour M. Rebello on peut toujours se dire que les électeurs pourront manifester leur sentiment très prochainement. Pas pour Mme St-Denis. Ça ne fait qucun sens. C'est bafouer la démocratie à tour de bras. Je ne sais plus quoi dire.
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    11 janvier 2012 18 h 02
    CAQ des transfuges
    Un nouveau parti ou jeune-vieux parti formé par des transfuges ça ressemble à un mauvais départ.

    La CAQ qui irait chercher demain peut être 4 autres députés péquistes qui cherchera à faire croire à un semblant de coalition avec les ex adéquistes est incapable d'aller chercher un transfuge de la députation du gouvernement libéral? Un seul?
    Une coalition caquiste qui a besoin de recruter des organisateurs du Parti Libéral du Canada pour fonctionner qui parti de la -confédération- recrute lui même des transfuges pour se remonter après sa dégelée du 2 mai tout cela c'est à mourir de rire!

    La député transfuge de St Maurice qui a quitté le NPD a fait rire d'elle hier en disant que la mort de J.Layton motivait sa trahison de ses électeurs tout en considérant que le parti de J.Chrétien a finit quatrième le 2 mai! Quant à ce Rebello, l'hypothèse qu'il est resté au PQ pendant 8 mois après la crise du 2 mai pour pouvoir espionner le parti péquiste qu'il a abandonné apparaît quasi certaine.

    En fait, le statut social de député est plus important que son caractère démocratique de représentant et l'abstention électorale devient la réaction populaire à cet état. C'est pourquoi M.Descôteaux se trompe par ses réactions trop modérées envers ce sujet comme sur bien d'autres. Les transfuges nourrissent l'abstention. Une loi les obligeants à devenir députés indépendants devraient les faire réfléchir à ce qu'ils font avant qu’ils ne trahissent leurs engagements.
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  • France Marcotte - Abonnée
    11 janvier 2012 19 h 12
    Contradiction et faux-fuyant
    "La défaite du Bloc québécois l'a convaincu que la souveraineté du Québec n'est pas pour demain. Il est de ceux qui, «en attendant», croient possible de faire avancer autrement le Québec pendant la période de latence où se retrouve ce projet. Cette attitude est tout à fait respectable."

    C'est le Parti québécois qui porte le projet souverainiste, pas le Bloc à ce que je sache.

    Plus loin: "...la nature même de la CAQ est de réunir souverainistes et fédéralistes que tout oppose sur la question des rapports Ottawa-Québec et qui, quoi qu'en dise François Legault, demeure au coeur du débat politique."

    Alors cette période de latence, qu'est-ce que c'est? Un prétexte? Une lubie?
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  • yvesdeau - Inscrit
    11 janvier 2012 21 h 20
    Le cauchemar continu...
    Les opportunistes sous les projecteurs...quelle soif de pouvoir!
    Je suis tellement écoeuré par tous les politiciens en commençant par le municipal, le provincial et le fédéral, je crois que la prochaine fois que je vais voter c'est pour annuler mon vote. Si tous les gens qui partagent mon opinion allaient voter comme moi...
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  • Gilles Rheaume - Inscrit
    12 janvier 2012 11 h 45
    Même pas de reconnaissance du ventre chez Rebello !
    Le gouvernement de René Lévesque et le Parti Québécois ont pourtant été bien bons pour Rebello et sa famille...

    Je me souviens fort bien de ses discours alors qu'il faisait la leçon d'indépendantisme à des Landry, Parizeay etc

    Il était d'une exigence éthique héroïque.envers la classe politique

    Aujourd'hui il s'allie au PLC qui assume la machine de la CAQ, Comment fait-il pour oeuvrer avec les artisans des commandites et du vol du référendum de 1995 ?

    L'effet boomerang ne saurait tarder, on ira souvent dans Laprairie aux prochaines élections dire à ses commettants quelle est la vraie nature politicienne de ce vire-capot.

    Quand les Patriotes deviennent mercenaires, c'est payant peut-être mais fort peu honorable.
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    12 janvier 2012 16 h 47
    Lise Saint-Denis n'a rien que faire des électeurs de Saint-Maurice
    Cette nouvelle Libérale vit à Montréal et ne connaît pas le comté de Chrétien. C'est comme ça les candidats poteaux. Ils n'ont ni loyauté ni personnalité. Ils sont des inconnus vivant leur voyage insolite et solitaire. Belle façon de ne trahir personne, n'est-ce pas chère Lise! Une passe vers l'inconnu s'est jointe à Dion, Garneau, Trudeau et Garneau. De belles soirées près de la cheminé tout en lisant Marcel Proust dans:'À la recherche du temps perdu'!
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