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Santé - Les provinces pourraient devoir fournir des soins sans accord national

La Presse canadienne   9 janvier 2012  Canada
Ottawa — Les provinces font face à la possibilité de bientôt devoir fournir des services de santé sans accord national de santé, a appris La Presse canadienne.

Les responsables provinciaux de la santé cherchent à déterminer comment aller de l'avant, après avoir été pris par surprise, le mois dernier, par le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, qui leur a soumis un programme de financement de 10 ans sans politique précise.

La ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, est en train de parcourir le pays afin de voir de quelle façon ses homologues provinciaux entendent procéder, dans le but de mettre en place une entente qui établirait de nouvelles normes et obligerait les provinces à être responsables de leurs dépenses.

Les premiers ministres des provinces se préparent, quant à eux, à se pencher sur la question, à l'occasion de leur rencontre prévue à Victoria, du 15 au 17 janvier.

Toutefois, la possibilité qu'aucune entente ne soit conclue est bien réelle, affirment des responsables fédéraux et provinciaux. «Il est possible que nous n'ayons pas d'accord codifié», a indiqué une source fédérale, sous le couvert de l'anonymat.

Cela s'explique par le fait que le nouveau programme de financement, pour la période de 2014 à 2024, a été présenté sans négociation, ce qui fait l'affaire de certaines des provinces de l'Ouest mais déplaît au reste du pays. Le gouvernement fédéral a indiqué qu'il entendait se faire discret en ce qui a trait à l'établissement d'une politique de santé.

Le premier ministre fédéral Stephen Harper s'est fait demander la semaine dernière, lors d'une entrevue donnée à la radio, si Ottawa disait aux provinces d'assumer la responsabilité entière des soins de santé. «C'est en partie ce que nous disons», a répondu M. Harper à l'occasion d'une participation au Rutherford Show, une émission diffusée à la grandeur de l'Alberta, durant laquelle les auditeurs sont invités à poser des questions.

«La plupart des provinces projettent déjà des réductions de leurs propres taux de croissance et dépenses en matière de soins de santé. Mais je crois que les provinces vont devoir examiner sérieusement ce qui doit être fait pour rendre le système plus efficace», a-t-il ajouté.

Le programme de financement de M. Flaherty donne aux provinces une certitude fiscale relative quant à leurs niveaux de financement. Il ne comporte toutefois aucun mécanisme assurant des normes nationales ou des améliorations des services.

La santé est une question de compétence provinciale, mais le financement fédéral, les normes nationales et les objectifs de la politique nationale sont établis dans le cadre d'un accord national depuis la fin des années 1990.
 
 
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  • Mimi37 - Inscrit
    9 janvier 2012 06 h 58
    Est-ce à dire
    Est-ce à dire que les transferts de la "péréquation" cesseraient ? Oupi! Ainsi le Qc pourra DÉMONTRER toute sa compétence administrative et autre...
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  • MICHEL RAYMOND - Abonné
    9 janvier 2012 10 h 23
    MYTHE
    @Mimi37

    Les dépenses en santé varient d'une province à l'autre et c'est au Québec ainsi qu'en Colombie-Britannique que ces dépenses sont les moins élevées. Alors laissez faire avec votre mythe que les Albertain finances notre système de santé. Pour ce qui est de la compétence administrative si vous donnez le peine de regarder ce qui se passe ailleurs dans votre cher Canada vous vous rendrez compte qu'eux aussi ont de gros problèmes avec leur système de santé.
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  • Roland Berger - Abonné
    9 janvier 2012 12 h 03
    Liberté de régresser
    « Le gouvernement fédéral a indiqué qu'il entendait se faire discret en ce qui a trait à l'établissement d'une politique de santé. » Harper a choisi de ne rien imposer pour laisser toute liberté aux conservateurs de l'Ouest de détourner la mission des gouvernements en soins de santé à des fins idéologiques. Les femmes et les homosexuels de ces régions en paieront le prix.
    Roland Berger
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  • Louise Hurteau - Abonnée
    9 janvier 2012 14 h 17
    Harper poursuit les objectifs de son ancien employeur: Le NCC
    Harper en tant qu'ancien président du National Citizens Coalition de 1997 à 2002, un groupe de lobby conservateur qui oeuvre contre depuis 40 ans, entre autres :

    - Le système de santé - en formation de se faire
    - La Commission canadienne du blé - fait
    - Le long formulaire du census - fait
    - Les syndicats - en formation de se faire

    Harper ne travaille pas pour les Canadiens: il travaille pour le National Citizens Coalition.

    http://en.wikipedia.org/wiki/National_Citizens_Coa
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  • Poirier Sylvie - Inscrite
    9 janvier 2012 19 h 20
    Je me demandais que ce nous réservait Harper
    Vu que ce fameux Harper ne réussit pas à mettre les Québécois dans sa poche, il faut le regarder tricoter. Pour le Québec, il échappe des mailles et cela fait un gros trou dans nos finances. Il n'a pas fini de nous écoeurer. Je le prie de continuer, car il ne connait nullement la mentalité des Québécois. Qu'il continue à nous toucher de près ou de loin... quand nous aurons atteind la limite qu'il ne faut pas dépasser... les Québécois se lèveront comme en France et en Allemagne.
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  • Assurancetourix - Inscrite
    10 janvier 2012 18 h 50
    Décentralisation...
    Pour qui lit les programmes de Parties, Harper a pour but de décentraliser les pouvoirs fédéraux vers les provinces...Cela devrait enchanter le Québec...Mais cela n'est pas le cas...Dans les secteurs en trouble, on aime avoir quelqu'un à blâmer...
    Dans les secteurs oû beaucoup de cash est en jeu,tel l'assurance-emploi, le Qc veut le rapatriement de ce pouvoir...
    Et l'ambivalence, la dichotomie du Québec continue...
    Les Anglais appellent cela: To have your cake and eat it too!
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  • Discret - Inscrit
    11 janvier 2012 10 h 26
    En fait, la mort annoncé du système de santé universel canadien
    Harper veut se faire encore plus réactionnaire que les plus réacionnaires des Républicains américains qui hurlent contre le système de santé universel mis en place par Barack Obama.

    Vous avez confiance dans des gouvernements à la Charest pour préserver le principe des soins gratuits et universels pour tous, vous? Moi, pas une seconde. Il est là, le problème, «Assurancetourix.»

    En laissant la gestion des systèmes aux provinces, Harper sait très bien que, tôt ou tard, ça aboutira à la santé privée réservée aux plus riches. À l'américaine d'avant Obama. Et, malheureusement d'après, si un Républicain est élu en novembre.

    Boehner, Gingrich et Romney. Voilà les idoles de Harper. Et George Dumbya Bush. Et le catastrophique Ronald Reagan.

    Harper n'est seulement anti-québécois, il est anti-canadien.
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  • ekenthor - Inscrit
    11 janvier 2012 21 h 30
    Equité et Solidarité
    Ce que Mr Harper veux remettre en question c'est tout simplememt l' équité et la solidarité
    Dès son début, l’établissement d’un ministère de la santé fédéral avait pour mission « la conservation de la santé publique".
    La nationalisation de la pratique médicale avait pour but de rationaliser la thérapeutique en coordonnant en équipe tous les aspects des soins de santé et la rendre accessible à tous,
    et sans entraver les compétences des provinces, ni asujettir les médecins.
    Dans le cadre de programmes nationaux, les conservateurs ont toujours rechigné à considérér l’assurance maladie comme un bien social équivalent à l’éducation,
    (Quoiqu'ils souhaiteraient aussi que l'éducation soit privatisée et fasse l' objet d' une sélection par l' argent.)
    - Le Canada a mis sur pied un système national regroupant treize régimes d'assurance-santé provinciaux et territoriaux distincts, mais partageant certaines caractéristiques et normes de protection de base communes.
    Les provinces devraient être authorisées à faire plus que le fédéral, mais jamais moins.
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