Santé - Les provinces pourraient devoir fournir des soins sans accord national
Ottawa — Les provinces font face à la possibilité de bientôt devoir fournir des services de santé sans accord national de santé, a appris La Presse canadienne.
Les responsables provinciaux de la santé cherchent à déterminer comment aller de l'avant, après avoir été pris par surprise, le mois dernier, par le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, qui leur a soumis un programme de financement de 10 ans sans politique précise.
La ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, est en train de parcourir le pays afin de voir de quelle façon ses homologues provinciaux entendent procéder, dans le but de mettre en place une entente qui établirait de nouvelles normes et obligerait les provinces à être responsables de leurs dépenses.
Les premiers ministres des provinces se préparent, quant à eux, à se pencher sur la question, à l'occasion de leur rencontre prévue à Victoria, du 15 au 17 janvier.
Toutefois, la possibilité qu'aucune entente ne soit conclue est bien réelle, affirment des responsables fédéraux et provinciaux. «Il est possible que nous n'ayons pas d'accord codifié», a indiqué une source fédérale, sous le couvert de l'anonymat.
Cela s'explique par le fait que le nouveau programme de financement, pour la période de 2014 à 2024, a été présenté sans négociation, ce qui fait l'affaire de certaines des provinces de l'Ouest mais déplaît au reste du pays. Le gouvernement fédéral a indiqué qu'il entendait se faire discret en ce qui a trait à l'établissement d'une politique de santé.
Le premier ministre fédéral Stephen Harper s'est fait demander la semaine dernière, lors d'une entrevue donnée à la radio, si Ottawa disait aux provinces d'assumer la responsabilité entière des soins de santé. «C'est en partie ce que nous disons», a répondu M. Harper à l'occasion d'une participation au Rutherford Show, une émission diffusée à la grandeur de l'Alberta, durant laquelle les auditeurs sont invités à poser des questions.
«La plupart des provinces projettent déjà des réductions de leurs propres taux de croissance et dépenses en matière de soins de santé. Mais je crois que les provinces vont devoir examiner sérieusement ce qui doit être fait pour rendre le système plus efficace», a-t-il ajouté.
Le programme de financement de M. Flaherty donne aux provinces une certitude fiscale relative quant à leurs niveaux de financement. Il ne comporte toutefois aucun mécanisme assurant des normes nationales ou des améliorations des services.
La santé est une question de compétence provinciale, mais le financement fédéral, les normes nationales et les objectifs de la politique nationale sont établis dans le cadre d'un accord national depuis la fin des années 1990.
Les responsables provinciaux de la santé cherchent à déterminer comment aller de l'avant, après avoir été pris par surprise, le mois dernier, par le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, qui leur a soumis un programme de financement de 10 ans sans politique précise.
La ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, est en train de parcourir le pays afin de voir de quelle façon ses homologues provinciaux entendent procéder, dans le but de mettre en place une entente qui établirait de nouvelles normes et obligerait les provinces à être responsables de leurs dépenses.
Les premiers ministres des provinces se préparent, quant à eux, à se pencher sur la question, à l'occasion de leur rencontre prévue à Victoria, du 15 au 17 janvier.
Toutefois, la possibilité qu'aucune entente ne soit conclue est bien réelle, affirment des responsables fédéraux et provinciaux. «Il est possible que nous n'ayons pas d'accord codifié», a indiqué une source fédérale, sous le couvert de l'anonymat.
Cela s'explique par le fait que le nouveau programme de financement, pour la période de 2014 à 2024, a été présenté sans négociation, ce qui fait l'affaire de certaines des provinces de l'Ouest mais déplaît au reste du pays. Le gouvernement fédéral a indiqué qu'il entendait se faire discret en ce qui a trait à l'établissement d'une politique de santé.
Le premier ministre fédéral Stephen Harper s'est fait demander la semaine dernière, lors d'une entrevue donnée à la radio, si Ottawa disait aux provinces d'assumer la responsabilité entière des soins de santé. «C'est en partie ce que nous disons», a répondu M. Harper à l'occasion d'une participation au Rutherford Show, une émission diffusée à la grandeur de l'Alberta, durant laquelle les auditeurs sont invités à poser des questions.
«La plupart des provinces projettent déjà des réductions de leurs propres taux de croissance et dépenses en matière de soins de santé. Mais je crois que les provinces vont devoir examiner sérieusement ce qui doit être fait pour rendre le système plus efficace», a-t-il ajouté.
Le programme de financement de M. Flaherty donne aux provinces une certitude fiscale relative quant à leurs niveaux de financement. Il ne comporte toutefois aucun mécanisme assurant des normes nationales ou des améliorations des services.
La santé est une question de compétence provinciale, mais le financement fédéral, les normes nationales et les objectifs de la politique nationale sont établis dans le cadre d'un accord national depuis la fin des années 1990.
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