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    Brian Topp poursuit ses attaques contre Thomas Mulcair

    Les Canadiens ne veulent pas d'un autre Parti libéral selon le candidat à la chefferie néodémocrate

    5 janvier 2012 |Marie Vastel | Canada
    Brian Topp s’en prend à nouveau à son principal adversaire pour la direction du NPD.<br />
    Photo: Agence Reuters Chris Wattie Brian Topp s’en prend à nouveau à son principal adversaire pour la direction du NPD.
    Ottawa — C'est faire erreur que de croire que le NPD doit se recentrer sur l'échiquier politique pour consolider ses gains des dernières élections et en faire de nouveaux, croit le candidat à la chefferie Brian Topp. S'en prenant à l'un de ses principaux rivaux dans la course, l'ex-stratège néodémocrate rejette la position jugée centralisatrice de Thomas Mulcair, plaidant que ce n'est «pas la formule pour gagner».

    «Il y a déjà un Parti libéral», a souligné M. Topp en entrevue avec Le Devoir hier. Et selon lui, à en juger les résultats des dernières élections, ni les Québécois ni les Canadiens du reste du pays ne veulent d'un gouvernement libéral fédéral.

    Qui plus est, les néodémocrates ont décroché le pouvoir dans quelques provinces au fil de l'histoire, et ce, en restant fidèles aux valeurs du parti, a argué ce candidat de tête de course. «Nous n'avons pas besoin de devenir des libéraux. Il faut — et nous pouvons — gagner un mandat en restant le NPD, en restant des sociaux-démocrates.»

    Brian Topp a ainsi renchéri ses propos tenus en entrevue avec le Globe and Mail à la veille du Jour de l'an. Il y avait décoché une flèche à l'endroit de Thomas Mulcair, en déplorant que le chef adjoint du parti et député d'Outremont fasse fausse route en voulant «déplacer le parti vers le centre, ce qui est tout à fait cohérent avec son passé et son expérience».

    En tant qu'ex-libéral au provincial, M. Mulcair «propose une approche à notre parti qui est cohérente avec ses propres racines», a relancé Brian Topp hier, en entrevue téléphonique depuis Montréal. «Pour moi, il s'agit d'offrir une alternative qui est vraiment sociale-démocrate, et non pas une alternative qui laisser aller ces valeurs et ces principes et qui adopte ceux d'autres partis», a-t-il avancé.

    La campagne monotone, voguant dans la parfaite harmonie quant aux idées proposées, que menaient jusqu'ici les huit candidats semble donc changer de ton, avec ces sorties récentes de l'ancien bras droit de Jack Layton et de l'ex-premier ministre saskatchewanais Roy Romanow. Et à entendre le candidat à la succession de M. Layton, il ne s'adoucira pas.

    «On ne peut pas avoir une course au leadership qui est plate. Si on veut une course au leadership intéressante, on a besoin d'avoir des débats entre les candidats», a-t-il insisté. S'il avait fait sourciller lors du premier débat en décembre, lorsqu'il a demandé à l'Ottavien Paul Dewar de chiffrer ses promesses, M. Topp n'a pas pour autant l'intention de reculer. À l'occasion de la prochaine joute oratoire, à Québec à la mi-février, il risque fort de maintenir la pression contre ses adversaires. «Il y a de vraies questions qui sont devant nous et dont nous devrions discuter», prévient-il.

    M. Topp terminait une tournée à Montréal hier, après y avoir passé la fin de la période des Fêtes. Ce natif de Longueuil insiste sur le fait que le Québec est au coeur de l'avenir de son parti, qui compte désormais les deux tiers de ses députés dans la province.

    Même si la popularité du NPD accuse une baisse dans les sondages depuis quelque temps, M. Topp ne perd pas espoir, car selon lui, il faut «absolument obtenir notre gain au Québec, autrement [le NPD] a peu de chances d'obtenir un mandat gouvernemental».

    Les néodémocrates se choisiront un nouveau chef le 24 mars, à Toronto, parmi les candidats Brian Topp, Thomas Mulcair, Romeo Saganash, Peggy Nash, Paul Dewar, Niki Ashton, Nathan Cullen et Martin Singh.
     
     
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