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L'année de l'élection du roi

Manon Cornellier   28 décembre 2011  Canada
Aux États-Unis, lorsqu'une personne se présente à la présidence, on attend d'elle vision et projets ambitieux. Au Canada, un aspirant premier ministre et son parti peuvent se contenter d'un programme populiste aux allures de liste d'épicerie pour espérer obtenir un mandat majoritaire.

Le contraste est intéressant, car un président américain n'a jamais l'assurance de pouvoir mettre son plan en oeuvre puisqu'il ne contrôle pas le Congrès. Au Canada en revanche, le chef d'un parti qui obtient un mandat majoritaire hérite de pouvoirs quasi absolus et il est assuré de pouvoir appliquer son programme.

Cela a ses avantages, comme de permettre à un gouvernement de s'attaquer à des problèmes complexes qui exigent des solutions parfois impopulaires. Le conservateur Brian Mulroney s'est ainsi attaqué au libre-échange et à la réforme fiscale, le libéral Jean Chrétien au déficit.

Il y a des désavantages cependant, dont celui de transformer le premier ministre en quasi-monarque. Et si ce dernier choisit d'exploiter tous ses pouvoirs sans la moindre retenue, on court le risque d'une dérive autoritaire.

***

Au Canada, le chef d'État est la reine qui confie ses pouvoirs à son représentant, le gouverneur général. La plupart doivent cependant être exercés par le «gouverneur en conseil», c'est-à-dire sur avis du cabinet. En pratique, cependant, c'est le premier ministre qui détient le gros des pouvoirs en question.

En plus de recommander les candidats au poste de gouverneur général, il choisit les lieutenants-gouverneurs et les membres de l'exécutif (ministres). Il contrôle la composition des deux chambres législatives puisqu'il nomme les sénateurs et décide qui pourra être candidat pour son parti. Il a un ascendant sur le pouvoir judiciaire en comblant les postes vacants à la Cour suprême. Il choisit aussi les ambassadeurs, les dirigeants des sociétés d'État, les hauts gradés de la fonction publique. C'est encore lui qui propose les candidats aux postes d'agents du Parlement. L'opposition est consultée, mais n'a pas de droit de veto. Avec une majorité, le premier ministre peut imposer son choix, comme on l'a vu récemment avec le vérificateur général.

Et s'il détient la majorité des sièges à la Chambre et au Sénat, il peut pratiquement en faire à sa tête. Non seulement parce que certaines règles lui donnent le contrôle de l'ordre du jour, mais parce que trop d'entre elles sont non écrites. Le système parlementaire de type britannique repose sur de nombreuses traditions et conventions et, pour bien fonctionner, dépend de la réserve et du fair-play des différents acteurs.

***

Tous les gouvernements majoritaires ont à un moment ou un autre tiré profit de cette faiblesse pour imposer leur rythme, mais aucun ne l'a fait avec autant d'acharnement que le gouvernement Harper. Minoritaire, il a testé les limites d'à peu près toutes les règles pour avoir gain de cause sans avoir à faire de compromis.

Les conservateurs sont allés jusqu'à fournir à leurs députés un guide pour paralyser les comités où l'opposition, alors majoritaire, se préparait à leur donner du fil à retordre. On a alors vu des présidents lever les séances sans avertissement, des réunions être annulées sans explication, des députés conservateurs boycotter les rencontres.

Les conservateurs n'ont pas rangé leur guide le 2 mai dernier. Au contraire, ils s'en servent pour limiter les débats, forcer la tenue d'une partie des travaux à huis clos, couper court à des études et refuser d'entendre le vérificateur général sur des rapports embarrassants, ce qui est pourtant la coutume. Mais voilà, ce n'est qu'une coutume.

Minoritaires, les conservateurs ont plusieurs fois utilisé les projets de loi de mise en oeuvre du budget comme des chevaux de Troie. Profitant du fait que ces projets de loi font l'objet d'un vote de confiance, ils y inséraient d'autres mesures qui n'avaient rien à voir avec le budget pour forcer l'opposition à les adopter.

Sous Stephen Harper, le gouvernement a refusé des documents aux parlementaires et bloqué le témoignage des membres du personnel ministériel. Et depuis qu'il est majoritaire, il limite les débats aux Communes plus souvent que quiconque avant lui.

***

Dans un livre sur le gouvernement Chrétien, le journaliste Jeffrey Simpson avait résumé ainsi la situation: «The Friendly Dictatorship», la dictature amicale. Stephen Harper n'a donc rien inventé, mais il a poussé plus loin le contrôle, la centralisation, l'intransigeance, l'intimidation et l'exploitation de chaque faiblesse du système pour imposer sa loi. Bref, il est en train de faire disparaître ce qui pouvait rester d'amical à ce régime.

Voici une anecdote révélatrice. En voyage dans l'Arctique à l'été 2010, M. Harper enfourche un véhicule tout-terrain et part à tombeau ouvert sur la piste de l'aéroport de Tuktoyaktuk. Aux journalistes qui lui demandent s'il a le permis nécessaire, il rétorque: «Je fais les règles» (I make the rules).

Et maintenant qu'il est majoritaire, il persiste à mépriser ouvertement le Parlement, institution démocratique par excellence de notre système, mais se lance dans la glorification de la monarchie, institution fondée sur le pouvoir héréditaire. L'envers de la démocratie, quoi. Mais faut-il s'en étonner de la part de quelqu'un à qui ne manque, du roi, que le nom?
 
 
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    28 décembre 2011 00 h 42
    Un autocrate...
    Qu'attendre de plus d'un Albertain dont la mentalité s'apparente à un marchand de pétrole du Texas.
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  • Roger Lapointe Roger Lapointe - Abonné
    28 décembre 2011 04 h 53
    Harperland.
    Le Canada tel qu'il était avant la venue du roi Harper n'existe plus.Nous sommes en présence d'un roitelet qui viole et violera encore davantage toutes les règles démocratiques et fera de ce pays canada une dictature pas friendly du tout contrairement à ce que prétendent encore des éditorialistes anglophones.On a encore rien vu,s'il fallait par un concours de circonstances imprévisible que le Québec entretemps déclare son indépendance,Harpewrland lourdement armé comme Harper le prépare,les règles démocratiques tomberaient et le Québec serait envahi par l'armée de sa majesté Harper comme en octobre 70.
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  • François Ricard - Abonné
    28 décembre 2011 05 h 10
    Le parlementarisme à la britannique totalement bancal
    Une gouvernance véritablement démocratique fait une nette différence entre les trois pouvoirs : législatif, exécutif et juridique. Le système britannique est totalement bancal et fait du premier ministre un vrai monarque .Il dirige les législateurs (ses propres députés, à cause de la ligne de parti, ne sont là que pour endosser ses mesures); il supervise l’exécution du tout en nommant ou en dégommant les ministres. De plus, il a une certaine influence, sinon une influence certaine, sur la nomination des juges. C’est en fait un véritable dictateur pour la durée de son mandat.
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  • Marc Chenier de Laval - Inscrit
    28 décembre 2011 08 h 01
    J'ai toujours été contre les monopoles! BOU pour le Roi!
    58 % des canadiens n'ont pas voté pour Harper!
    Robert Asselin l'a dit: "Les conservateurs ne gouvernent pas nécessairement en prenant des décisions pour le bien-ëtre du pays. Ils gouvernent pour gagner, pour battre les autres partis politiques."
    Moi, j'ai franchement honte du Canada d'Harper et ses réformistes et/ou conservateurs rétrogrades quasi intégristes de leurs dogmes dépassés.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    28 décembre 2011 08 h 21
    C'est ça le plus grave.

    Ce qui se passe à Ottawa est particulièrement grave.

    Il est étonnant que la CAQ et le PLQ ne s'en inquiètent pas plus.

    Pourtant, cela devrait pourtant les préoccuper davantage étant donné qu'eux ils disent y «croire» à leur beau Canada ou, tout au moins, à ne pas le craindre.

    Moi si j'étais fédéraliste, je serais terriblement inquiet.

    Mais, comme souverainiste, j' ai aussi peur de ce dans quoi le gouvernement Harper risque de nous entraîner.

    Je ne vois pas dutout l'avenir en rose, ça c'est sûr.

    Mais ce n'est pas une raison pour abandonner le projet de faire du Québec un pays indépendant d'Ottawa.

    Au contraire, c'est là une raison de plus d'y travailler parce qu'un Québec indépendant serait, entre autres, plus en mesure de s'attaquer aux menaces concernant l'environnement
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  • Kris13104 - Inscrit
    28 décembre 2011 09 h 55
    Conservateur....?
    «conservateur»: Larousse(en poitique) qui veut conserver, protéger ce qui existe....
    Il ne faut pas penser que les conservateurs vont se projeter dans l'avenir, chercher des modes de dynamisation de la vie politique et de la démocratie: ils ont le pouvoir et veulent le conserver par tous les moyens, et qu'importe si la vie politique, faite d'échanges, de propositions de tous les horizons qui enrichissent le débat public.
    Leur programme? Pas d'orientations novatrices, mais la gestion de l'existant et la protection des intérêts multiples des différents groupes, intéressés par leurs intérêts égoistes. La masse des intérêts particuliers ne constitue pas et n'a jamais constitué une politiique générale.
    La gestion épicière de l'économie peut parfois présenter quelques avantages à court terme, mais ne comporte que rarement des solutions sur le long terme. «le nez dans le guidon» ne permet pas de voir l'horizon.
    Mais les canadiens ont voulu cette situation puisqu'ils ont donné un pouvoir absolu à ce part et des prérogatives quasi monarchique à son chef. Cela interpelle, non?
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  • Gaston Deschênes - Abonné
    28 décembre 2011 09 h 56
    Merci
    Excellente synthèse sur le monarque-élu. Merci.
    Gaston Deschênes, historien.
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  • Nimporte quoi - Inscrit
    28 décembre 2011 09 h 59
    S’il y a un roi, c'est qu'il y a aussi une cour et des vassaux!
    Et encore, les chevaliers d'antan ne se tiraient pas dans le dos!

    Système anglais, oups, système parlementaire britannique « ...de réserve et de franc-jeu », of course!

    Pourvu qu'ils soient entre amis. Ils n'ont jamais adhéré à l'Euro, ils sont frileux à l'idée même de l'aider. Leur colonie se battre pour leur liberté encore aujourd'hui. En fait les Anglais seront charmants, distingués, dignes, et bla-bla-bla avec les étrangers tant et aussi longtemps qu'ils seront leurs maitres.

    Mais voilà, je ne suis pas un anglais, pire je suis un français en pays anglais! Bon, Sarko n'est pas mieux, sinon pire (Fitch)! Mais il ne laisse pas sa culture entre les mains d'un roi anglo.

    Voilà ce que ça donne des décennies de paternaliste, du paternaliste absolu, la monarchie! D'ailleurs on aurait pu lire Lord Charest sans surprise!

    L'étonnement c'est qu'en 2011, on laisse se faire. Nos gouvernements se plaignent de la démocratie? Du droit de vie et de mort du FMI et des « opinions » des agences de notation? JAMAIS, en fait les indignés sont venu à la rescousse de nos mains lié (députéEs) en leur offrant sur un plateau d'argent une cause et un moyen de faire bouger les choses. Ben non, l'ensemble de nos gouvernements s’est empressé de démanteler tout ça pour éviter l’incendie! La baraque brûle déjà batince! Nos valeureux pompiers au lieu de nous aider à éteindre le feu ont simplement fait circuler nos petits pompiers indignés!

    Septembre 2011, le peuple a sonné l'alarme, mais notre monarchie s'est caché derrière les incompétents Standard
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  • Jean-Louis Tanguay - Abonné
    28 décembre 2011 10 h 21
    À LA PROCHAINE FOIS... MAIS EN ATTENDANT
    - Les progressistes auront peut-être compris qu'ils doivent faire s'unir, comme la droite l'a fait; au diable les "égos", le bien commun est plus important;

    - Les Québécois devront réfléchir (?) sur la valeur de leur vote : ils ont voté pour ce bon Jack, plutôt que pour le Bonhomme Sept heures Duceppe; en fait, ils ont laissé la voie libre à Harper. Tout un vote stratégique!

    - le dictateur "mean" à Ottawa aura fait assez de dommages en excerçant son pouvoir pour que suffisamment de Canadiens le voient comme il est réellement.

    - En attendant, souffrons et PROTESTONS!
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  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    28 décembre 2011 10 h 26
    Le cow-boy de l'ouest
    "Au Canada, le chef d'un parti qui obtient un mandat majoritaire hérite de pouvoirs quasi absolus et il est assuré de pouvoir appliquer son programme."
    "Cela a ses avantages, comme de permettre à un gouvernement de s'attaquer à des problèmes complexes qui exigent des solutions parfois impopulaires."
    "Le système parlementaire de type britannique repose sur de nombreuses traditions et conventions et, pour bien fonctionner, dépend de la réserve et du fair-play des différents acteurs."

    Arrive Harper et ses gros sabots.
    Il transforme une "dictature amicale" en dictature vulgaire, brutale.
    Il ne respecte pas les traditions de fair-play du parlementarisme britannique.
    Étonnant!
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  • Fernand Falardeau - Abonné
    28 décembre 2011 10 h 32
    Bravo Manon!
    Bravo Manon--(excusez la familiarité). C'est ce que je me suis dit après avoir lu votre article sur le monarque Harper. Ayant été prof toute ma vie, je vois dans cet écrit un cours intéressant sur le système parlementaire britannique (dont le Canada est la caricature) et sur quelqu'un qui n'hésite pas à s'en servir pour faire triompher son idéologie.
    J'envoie ce "cours" de science politique à mes contacts Internet
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  • Marc Fiset - Abonné
    28 décembre 2011 10 h 58
    Bla, bla, bla ...
    Et si je vous proposais une marche, simple petite marche sur Ottawa pour aller lui dire à Harper ce que vous dites ici. Seriez-vous partant ? La démocratie ça commence dans la rue ...
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  •  
  • Goloupin - Inscrit
    28 décembre 2011 11 h 05
    À jouer avec le feu on finit par se bruler....!
    C'est ce qui arrive au peuple québécois. À force de nous désintéresser de la politique et de clamer notre écoeurement face aux partis politique, nous avons décidé de ne plus voter ou de voter pour n'importe qui. On est pris avec ce roi qu'on ne voulait pas et ce pour plusieurs mandats.
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  •  
  • Pierre Rousseau - Inscrit
    28 décembre 2011 11 h 09
    Ce n'est pas tout...
    Vous écrivez «Il a un ascendant sur le pouvoir judiciaire en comblant les postes vacants à la Cour suprême» mais ce n'est pas tout. Il contrôle aussi, par le ministre de la Justice et Procureur général, les nominations des juges de tous les tribunaux supérieurs du pays (les cours supérieures et d'appel des provinces)! Il y a certes un processus de sélection auquel il a ajouté un représentant de la police, mais la nomination de ces juges est du ressort exclusif du ministre et du cabinet fédéral qui peuvent choisir qui ils veulent. Il peut donc contrôler, avec les années, la composition de tous les tribunaux supérieurs du pays! C'est une entorse assez sérieuse à la séparation des pouvoirs entre le judiciaire et l'exécutif, il me semble.

    Si on compare avec les autres démocraties modernes, le Canada a un système parlementaire et électoral qui sont anachroniques et qui ont plus à voir avec la monarchie qu'avec la démocratie. Vous avez donc bien raison de souligner ce qui se passe maintenant à l'échelle fédérale où un PM assoiffé de pouvoir peut facilement devenir un petit dictateur tout en prétendant donner des leçons de démocratie au reste du monde...
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  • Nimporte quoi - Inscrit
    28 décembre 2011 11 h 17
    S’il y a un roi, c'est qu'il y a aussi une cour et des vassaux! (2)
    ...les incompétents Standard
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  • Monsieur Brodeur - Inscrit
    28 décembre 2011 11 h 44
    La table est mise
    Avant que Harper ne reçoive tout ses jouets militaires qu'il s'est commandé.

    C'est pas le genre de monde dans lequel je veux que mes enfants grandissent.

    Divorçons-nous dès maintenant! Demandons à la communauté internationnale de nous protéger. Demandons à la cour internationale de pouvoir récupérer notre nom d'origine: les Canadiens, c'est nous, pas eux! qu'ils se trouvent un autre nom au lieu d'associer le nôtre à leur dérive. Faisons-leur un procès!

    C'est le temps où jamais de faire l'indépendance. Si les instances internaltionale sont de notre bord, peut-être même qu'après de dures années de négociations, pourrons-nous voir un Québec pays avec en plus un bon pourcentage de territoire supplémentaire, puisque si une partie de la dette du canada nous revient, une partie des ses actifs et de ses territoires aussi nous revient(25% du territoire du nord ouest, entre autre..). D'òu la militarisation actuelle de ses régions.

    2012: Mettre un gouvernement souverainiste au pouvoir à l'Assemblée Nationale, peu importe la forme. Agir rapidement, la fenêtre ne sera pas aussi grande ouverte très longtemps..
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  • Gilles Théberge - Abonné
    28 décembre 2011 11 h 50
    Madame a bien raison
    en effet elle souligne avec pertinence le fait que la «monarchie, institution fondée sur le pouvoir héréditaire. L'envers de la démocratie».

    Une institution qui est fondée sur le pouvoir héréditaire c'Est bien l'envers de la démocratie. Et l'on cotinue de prétendre que nous serions en démocratie ?

    Un jour ou l'autre il faudra bien que l'on se pose les bonnes questions. Si ce système est l'envers de la démocratie, changeons-le.....!
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  • France Marcotte - Abonnée
    28 décembre 2011 12 h 14
    Le fair-play n'a plus la cote
    parce que les Hommes n'ont plus d'honneur et que la cupidité veut tout emporter.

    Il faut tout réglementer.
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  • Haxo - Inscrit
    28 décembre 2011 12 h 35
    Élargir les lieux d'opposition
    Le gouvernement Harper évite de rendre des comptes au Parlement, il magouille pour paralyser les travaux des comités, etc. Peut-être serait-il temps que l'opposition ne se limite pas seulement aux interventions des députés au Parlement. L'expression démocratique ne se limite pas à faire un X à chaque 4 ans. La société doit se manifester visiblement! Les Indignés ont expérimenté un moyen, ils n'ont pas attendu que le gouvernement leur prête oreille. Il existe une multitude d'organisation dans la société (syndicats, groupes populaires, associations de consommateurs, etc). Il serait temps qu'il mettent la main à la pâte et sortir de leur bureau!
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  • Loraine King - Inscrite
    28 décembre 2011 14 h 41
    La dissidence
    Je suis en total désaccord avec vous, et la plupart des commentaires. Les institutions ne sont pas le problème. C'est l'homme qui est le problème. Si Monsieur Harper était président d'une république et qu'il avait un contrôle total sur l'armée on vivrait exactement ce que l'on vit présentement, probablement pire. Tous les prédécesseurs de M. Harper ont gouverné selon exactement les mêmes règles et le même système parlementaire. Peut-on dire que, disons, Lester Pearson gouvernait comme Harper ? Pas du tout. La seule différence, ce sont les deux hommes, rien à voir avec les institutions.

    Vous trouvez que l'on parle d'enjeux politiques sérieux dans la campagne présidentielle qui se prépare aux USA ? Eh bien, pas moi. Les candidats du GOP se comportent tous comme des bouffons.

    Selon moi les problèmes sont les mêmes ici qu'aux USA et ailleurs :

    - la publicité négative prend trop de place et en laisse peu pour discutter des enjeux politiques;

    - la collusion entre le quatrième état (the Fourth Estate) et les politiciens : vous mentionnez que les conservateurs avaient fournit à leurs députés un guide pour paralyser les comités mais je note que vous omettez d'écrire que le journaliste qui avait mit la main sur ce document, Don Martin, refuse jusqu'à ce jour de le rendre public.
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  • France Marcotte - Abonnée
    28 décembre 2011 15 h 04
    Question de lecture
    Curieux madame King, moi j'avais lu que madame Cornellier disait exactement la même que vous au sujet de l'institution parlementaire.
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  • plan sud - Inscrit
    28 décembre 2011 15 h 41
    Délectable
    Merci beaucoup, d'une concision remarquable.
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  • Gilles Théberge - Abonné
    28 décembre 2011 17 h 06
    Madame King se trompe
    Elle se trompe en ceci que si nous étions en République, nous pourrions ajuster les institutions en fonction des besoins ou de la situation. Parce qu'en République, le peuple est Souverain, alors qu'en Monarchie, on est dans un registre fort différent.

    En effet, le pouvoir et les Institutions qui vont avec se transmettent de façon héréditaire. Et elles sont pratiquement inamobibles, ce que dans plusieurs modèles Républicains ne sont pas les institutions.

    Dans la situation dams laquelle nous nous trouvons les conditions posées pour permettre de transformer le système pour qu'il devienne effectivement démocratique sont pratiquement inatteignables.

    Ce n'est pas simplement une question de personne, c'est une question politique et, démocratique.
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  • Laurent Desbois - Inscrit
    28 décembre 2011 18 h 08
    Harper représente très bien ce Canada!
    Le fossé se creuse entre le Québec et le Canada! Harper représente très bien ce Canada! Ce n’est pas Harper personnellement qui est en cause, c’est l’appartenance à ce cher Canada !

    Justement, le problème c'est que notre place n'est pas au Canada!!! Sortons-en et vite !!

    Dénoncer Harper, ce n'est pas promouvoir l'indépendance. Cela envoie le message que si ce n'est plus Harper, si c'est le NPD avec Mulcair par exemple, le Canada c'est bien, ou du moins pas si pire.

    Une Question claire pour Stéphane Dion, lors du prochain référendum!!!
    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10150337864323140
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  • Roland Berger - Abonné
    28 décembre 2011 22 h 44
    Un faible espoir
    J'entretiens un faible espoir, que l'empressement que met Harper à faire régresser le Canada tient du fait qu'il sait pertinemment que le majorité des Canadiens ne partagent pas ses valeurs judéo-chrétiennes. Il n'a que quatre ans pour détruire la démocratie canadienne.
    Roland Berger
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