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Bilan de fin d'année politique - Le nouveau combat pour la citoyenneté

Denis Saint-Martin - Professeur de science politique à l'Université de Montréal  22 décembre 2011  Canada
En rejetant Gilles Duceppe et le Bloc québécois aux dernières élections fédérales au profit du NPD, les Québécois ont voulu se réengager dans la politique fédérale.<br />
Photo : Agence Reuters Christinne Muschi
En rejetant Gilles Duceppe et le Bloc québécois aux dernières élections fédérales au profit du NPD, les Québécois ont voulu se réengager dans la politique fédérale.
En cette fin d'année, à l'heure des bilans politiques, il convient de revenir sur le sens à donner aux élections fédérales de mai dernier. Qu'ont voulu dire les Québécois en mettant la plupart de leurs œufs dans le panier du NPD? En rejetant le Bloc et en appuyant majoritairement le NPD, les Québécois ont pris acte du cul-de-sac dans lequel le Bloc plaçait ultimement le Québec en politique fédérale.

Le Bloc peut bien promouvoir la souveraineté à Ottawa jusqu'à ce que mort s'ensuive, mais les Québécois savent bien que cet enjeu se joue d'abord et avant tout à l'Assemblée nationale et non à la Chambre des communes. Ce sont les citoyens du Québec qui doivent être convaincus de voter pour la souveraineté, non ceux du reste du Canada.

En rejetant le Bloc et en votant pour le NPD, les Québécois ont voulu se réengager dans la politique fédérale canadienne. Ils ont voulu défaire Stephen Harper et aussi se donner un gouvernement à Ottawa qui aurait pu être formé d'une coalition au sein de laquelle le NPD de Jack Layton aurait été un acteur majeur. En ce sens, le vote de mai 2011 n'est rien de moins que la conséquence directe du projet de coalition avorté au moment de la prorogation du Parlement en 2008. La grande différence est qu'en 2011, les Québécois ont voulu mettre aux postes de commande les néodémocrates plutôt que les libéraux, en qui ils n'ont plus confiance depuis le scandale des commandites.

Les conservateurs ou la coalition

Stephen Harper n'a martelé qu'un seul thème durant toute la campagne électorale du printemps dernier. Il n'y a qu'un choix, disait-il alors aux électeurs, entre les conservateurs et la coalition «broche à foin». Or, c'est exactement entre ces deux options que les Québécois ont fait leur choix. En 2008, c'est au Québec que le projet de coalition entre libéraux, néodémocrates et bloquistes recevait le soutien populaire le plus fort et le plus enthousiaste. On se souviendra de la contre-attaque vicieuse des conservateurs, qui ont agressivement dénoncé le soutien des «séparatistes» pour délégitimer le projet de coalition et dresser l'opinion publique du Canada contre celle du Québec.

Sachant le Québec hors de leur portée, les conservateurs auraient probablement préféré une autre victoire bloquiste aux dernières élections, ce qui leur aurait permis de mobiliser encore plus fortement le patriotisme et le nationalisme canadian contre le Québec. Paradoxalement, c'est lorsque le Québec se réengage dans la politique fédérale que les conservateurs le combattent le plus férocement. Et à l'heure actuelle, ce combat est celui qui correspond, dans les faits, à la division institutionnelle entre l'opposition néodémocrate issue du Québec et le gouvernement majoritaire conservateur élu par le reste du Canada.

Autrement dit, avec le NPD, le Québec s'est donné un rôle d'opposition institutionnelle à Ottawa. Le fédéralisme ne s'exprime plus seulement que par le jeu de contrepoids entre le fédéral et le provincial, mais aussi, dorénavant, par le rapport de force entre les pouvoirs exécutif et législatif au sein du Parlement canadien. Ceci ressemble à une forme de «fédéralisation» de l'équilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif à Ottawa. Cet aspect du jeu politique fédéral n'est pas aussi nouveau qu'il en a l'air. Il n'est que la reproduction d'une dynamique qui a été institutionnalisée par le Bloc québécois.

L'opposition institutionnelle à Ottawa

Le Bloc avait habitué les Québécois à voir une majorité de leurs députés à Ottawa dans un rôle d'opposition au gouvernement. Il avait habitué les Québécois à voir leurs députés dans une fonction de contrepoids au pouvoir de l'exécutif au sein du Parlement fédéral. Sans le vouloir, le Bloc est devenu un rouage essentiel de l'imputabilité au sein du système politique fédéral. Avec le temps, les institutions parlementaires ont graduellement «canadianisé» le Bloc dans son rôle de chien de garde de la démocratie à la Chambre des communes. Coincé entre son désir de promouvoir l'indépendance du Québec et de participer à la gouvernance canadienne, le Bloc s'est finalement écroulé sous le poids de ses propres contradictions.

C'est le NPD qui hérite maintenant de ces contradictions. De tous les partis fédéralistes canadiens, le NPD a toujours été le plus ouvert aux revendications identitaires et autonomistes du Québec. Comme le Bloc, le NPD a toujours été un parti d'opposition à Ottawa. Un parti jouissant d'une forte réputation d'intégrité qui donne bonne conscience à ses électeurs.

Mais depuis mai dernier, le NPD n'est plus un tiers parti. Le Québec a propulsé le NPD dans le rôle de l'opposition officielle au gouvernement fédéral. C'est à partir du Québec que s'organise la résistance politique au régime proto-autoritaire de Stephen Harper. Le Québec n'est pas en train de quitter le Canada comme les conservateurs voudraient peut-être le faire croire. Il est au contraire en train de le défendre, ou du moins d'en défendre une certaine conception. Cette conception, c'est le NPD qui doit maintenant la développer.

Depuis la Révolution tranquille, la stratégie des fédéralistes a toujours été la même: promettre des réformes constitutionnelles qui reconnaîtraient au Québec un statut particulier au Canada. C'est exactement ce même réflexe que Jack Layton a eu lors des dernières élections, lorsqu'il s'était vaguement engagé à rouvrir les discussions constitutionnelles.

Mais les mêmes causes reproduisent toujours les mêmes effets. Libéraux et conservateurs ont à maintes reprises dans le passé suscité les espoirs constitutionnels des Québécois pour mieux les décevoir ensuite. Si le NPD suit la même voie, il risque de connaître le même sort que ces partis au Québec.

Le Québec et le renforcement de la démocratie canadienne

La «fédéralisation» des rapports entre l'exécutif et le législatif à Ottawa offre peut-être au NPD une nouvelle voie à explorer. Après tout, un gouvernement fédéral qui écrase son Parlement se donne les moyens de se comporter de la même façon envers les provinces. Or, on le sait, à Ottawa, le pouvoir au sein du gouvernement est très fortement centralisé.

Le système tout entier est dominé par le bureau du premier ministre. Comme le juge Gomery l'avait noté dans son rapport, la concentration des pouvoirs au sein du bureau du premier ministre déstabilise l'ensemble du système de gouvernance, car elle engendre de trop forts déséquilibres qui rendent le gouvernement fédéral non imputable.

Avec le NPD, le Québec se donne les moyens d'améliorer la démocratie au Canada. Ceci n'a peut-être pas le symbolisme des grandes promesses de réforme constitutionnelle du passé. Mais le nouveau chantier de réforme qui s'ouvre n'en est pas moins important, car au-delà des rapports entre gouvernements fédéral et provincial, il concerne plus fondamentalement le citoyen et ses droits devant l'État.

À l'heure de la mondialisation, les Québécois acquièrent de plus en plus une forme de citoyenneté globale. C'est pour cette raison qu'au-delà des clivages entre fédéralistes et souverainistes, les Québécois se sentent plus fortement interpellés par la politique étrangère du gouvernement canadien. Nous sommes tous, potentiellement, des Omar Khadr. Le combat en est un pour la citoyenneté..

***

Denis Saint-Martin - Professeur de science politique à l'Université de Montréal
 
 
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  • Andre de Calgary - Inscrit
    22 décembre 2011 03 h 40
    Et le parti liberal?
    Reengager dite vous? Je me demande dans quelle mesure il serait possible de croire que le peuple quebecois ait pu se degager du carcan federal-liberal psychologique imposer au fil des longues annees de domination liberale au Quebec.
    L`appareil federal edifie sous le regne liberal aurrait bien pu se fourvoyer lors des dernieres elections federales.Vous negligez dans les intentions que vous pretez aux quebecois non seulement la forte proportion de ceux qui ont compris ou se trouve notre pays mais aussi toutes les manoeuvres plus ou moins respectables qui ont ete explorees sous la gouverne d`une machine qui a ete edifier sous un regime liberal.
    En vous lisant ont voit bien que les instigateurs ne sont pas necessairement de mauvaise foi.Votre discours rejoins tellement ce qu`il y a de plus noble dans la pensee liberale.C`est pourtant ici le talon d`achile du liberalisme canadien qui s`est trop justifier dans cette pseudo necessitee d`aneantir nos aspirations legitimes aux detriment d`une democratie qui serait a la hauteur de vos propres convictions.
    Tout donne l`impression de mon point d`observation que cette parti de l`appareil gouvernemental qui sympatise avec les liberaux se serait planter en sous estiment l`importance des appuis que le NPD allait soutirer au liberaux en Ontario par exemple.Dans cette ere des techniques d`influence,il auront fait la preuve que rien n`est parfait.
    Quand je regarde l`aisance avec laquelle la machine liberale a domine et le NPD et les machines dites souverainistes.je ne m`etonne pas de cet abus de confiance qui a detroner nos souverains federalistes.
    C`est quand meme M.Duceppe qui a fait campagne pour le "grand pays".Il fallait le faire ou le faire faire.
    Belle tentative et meme honete jusqu`a un certain point.
    Andre Giasson
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    22 décembre 2011 07 h 54
    Petit rappel
    A peine 600,000 Québécois ont voté pour Harper. Sur les 6 millions d'électeurs, 90% n'ont donc pas voté pour Harper.
    Ajouter la Reine d'Angleterre et le Sénat, nommé par Harper, et demandez-vous dans quelle démocratie loufoque vivons-nous?
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    22 décembre 2011 08 h 21
    Intéressant point de vue.
    Mais cela reste à voir, parce que les québécois ne se bousculent pas au portillon pour prendre leur carte de membre. Le NPD, véhicule politique ou voie de garage?
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  • Anne-Marie Bilodeau - Abonné
    22 décembre 2011 08 h 51
    Le NPD, un parti loin des intérêts des québécois
    Créé en 1961 dans l'ouest canadien, le NPD est un parti anglophone, très centralisateur comme le PLQ.
    Il n'a jamais manifesté quelque intérêt pour le Québec si bien que lors du rapatriement de la Constitution de 1982 et lors des discussions de Meech, il a avec les autres partis isoler le Québec.
    Son lieutenant au Québec, a été membre d'Alliance Québec, tout comme cet avocat chevronné qui, des contestations de la Charte de la langue française ont à plusieurs reprises réussi à charcuter la Charte au détriment des québécois.
    C'est l'image sympathique de Layton qui a poussé le 2 mai le vote des québécois. Celui-ci parti, le NPD n'est plus qu'une école maternelle tout comme l'a été l'ADQ de Mario Dumont, incapable de défendre les intérêts des québécois, comme le registre des armes à feu, les chantiers Davie alors que les 33 milliards sont versés à la Nouvelle-Écosse, l'exploitation de Churchill falls par Terreneuve en sol québécois, et bien d'autres. Je vous réfère à l'article de Manon Cornellier "Québec et C-10 : le NPD cède le terrain aux libéraux", publié dans l'Actualité, le 16 novembre.
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  • parade21 - Abonné
    22 décembre 2011 09 h 11
    Une bonne dose d'idéalisme et de vues de l'esprit
    Demandez au premier québécois qui ne suit la politique que distraitement, en regardant, entre autres, Tout le monde en parle , pourquoi il a voté NPD? Pour plus de justice sociale? Pour de meilleurs services publics en santé et en éducation? Parce qu'il connaissait assez bien le programme électoral du NPD et son histoire? Rien de tout cela. Il n'y a qu'au Québec que le NPD a pris du gallon. Ailleurs au Canada, au mieux, il s'est maintenu et depuis il perd du terrain y compris au Québec dans les sondages et sur le terrain. D'ailleurs les députés du NPD au Québec sont bien silencieux. On ne sait trop quels intérêts ils défendent. Certainement pas celui de la langue. Non les québécois ont été emportés par un ras le bol généralisé et par un mouvement spontané de sympatie pour un homme fort chaleureux du nom de Jack Layton. Il ne faut pas chercher plus loin l'explication de l'élection du 2 mai 2011 au Québec. Un besoin de changement et un mouvement de sympathie pour un homme qui passait bien dans les médias et qui incarnait l'honnête citoyen.
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  • France Marcotte - Abonnée
    22 décembre 2011 09 h 19
    Sage électorat québécois
    Tantôt perçu comme indifférent ou stupide, le voici maintenant profondément sage, cet électorat québécois qui parfois aussi s'abstient dans une grande proportion de voter.

    Qui est-il sinon une projection des désirs?
    Ne pourrait-on le savoir plus précisément ou le préfère-t-on ainsi, épousant la forme des projets qu'on a pour lui?

    Et où entre dans cette analyse le fait que le Bloc revient, après écroulement, dans le paysage avec de nouvelles dispositions, ayant appris de ses errances?

    Est-ce en partie pour en contrer les projets que l'on dresse ainsi maintenant pour nous un si élégant destin?
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  • Micheline Groleau - Abonné
    22 décembre 2011 10 h 59
    Chapelle incompétente
    Ce professeur de science politique n'a aucune idée de quoi il parle. Un texte pour avancer sa carrière a l'université.

    Jacques H. Grenier

    Organisateur du Bloc
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  • Pierre Cornellier - Abonné
    22 décembre 2011 12 h 50
    La santé de Layton et les médias
    Toujours est-il que, à la dernière émission "Les coulisses du pouvoir" à RC, un auditeur a demandé à Chantal Hébert quel avait été l’événement important de l’année qui était passé sous les radars des médias ? L’événement que les journalistes n’avaient pas vu ?

    Réponse sans hésitation de Chantal Hébert : la santé de Jack Layton

    Chantal Hébert : "Je vais vous parler de quelque chose qui m’a troublé comme journaliste et c’est le peu d’insistance qu’on a mis, parce que c’était désagréable d’insister pour savoir ce qui arrivait à la santé de Jack Layton. Quelques points de plus et on avait un gouvernement de coalition fragile, décapité complètement.

    Emmanuelle Latraverse : "y’a un examen de conscience qui doit être fait".

    Chantal Hébert : "Si ça avait été Stephen Harper qui aurait eu le même parcours de santé ou Michael Ignacieff, on aurait poussé plus fort en disant que ces gens-là pourraient être PM et on doit le savoir. La raison pour laquelle on ne l’a pas fait c’est qu’on ne pensait pas que JL était en liste pour être PM et ce n’est pas une bonne façon de couvrir la politique que de faire de la politique à géométrie variable. Ç' a profité au NPQ sur son programme électoral, qu’on n’a pas scruté autant, et ç' a profité, dans ce cas-ci, parce qu’on n’a pas posé ces questions-là. Je sais que c’est désagréable mais c’est pas la vie privée des gens si on se demande vous pouvez voter pour cette personne-là et elle va être là, alors que trois mois plus tard elle n’est plus là. Les questions se posaient."

    http://www.radio-canada.ca/actualit... 2/5 à partir de 10m15

    Duchesne et Latraverse en ont rajouté. Traduction : la Colline fait son mea culpa en fin d’année. La Galerie s’est trompée.
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  • Pierre Cornellier - Abonné
    22 décembre 2011 12 h 56
    Le Québec très mal représenté par le NDP
    On l'a vu, notamment, sur le dossier des chantiers maritimes de Lévis, sur le projet hydroélectrique de Terre-Neuve, sur l'unilinguisme à la Cour suprême...

    Le NDP, au Québec, tient un discours incohérent. On l'a vu, dans Bonaventure, où l'adjointe politique du député NPD s'est présentée pour Québec Solidaire, un parti supposément indépendantiste.

    L'élection du NPD, au Québec, fut un accident de parcours et s'explique par la sympathie pour le "pauvre Jack".
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  • Benjamin Trottier - Abonné
    22 décembre 2011 13 h 44
    Professeur de publireportage...
    « En rejetant le Bloc et en votant pour le NPD, les Québécois ont voulu se réengager dans la politique fédérale canadienne. »

    Et si c'était justement le contraire ? Et si les Québécois, en votant en Bloc (notez l'ironie) pour le NPD, et sachant très bien que le PC allait l’emporter, n'avez fait justement que signifier aux Canadians leur refus grandissant de prendre part aux décisions dans un pays qu'ils ne considèrent pas et à juste titre être le leur...

    Par exemple, est-ce que les Québécois s'intéressent de prêt ou de loin à la course à la chefferie du NPD ? Pas une miette, zéro...

    Est-ce que le vote des Québécois pour le NPD à empêcher le PC de nommer un deuxième juge unilingue anglophone et plus d’un vérificateur général unilingue anglophone ? J’imagine que cet affront monumental aux Québécois est le fruit d’un réengagement dans la politique fédérale canadienne ?

    Mais en fin de compte, en tant que citoyen global, je suis peut-être potentiellement un Omar Khadr et vive le NPD et la démocratie (sic) canadienne !

    Misère de misère... Et dire que cet hurluberlu à un poste de professeur dans une école dite sérieuse ! Ce texte relève bien plus d’un publireportage fédéraliste que d’une analyse objective et sérieuse.

    On s’attendrait à mieux de la part d’un journal soi-disant sérieux comme le Devoir.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    22 décembre 2011 21 h 21
    La vraie nature du NPD
    N'oublions pas que le NPD est un parti centralisateur, qui veut que le fédéral contrôle la santé et l’éducation partout au Canada, alors que ce sont des juridictions exclusivement provinciales.

    Jack la fine mouche a bien joué son jeu mielleux. ( Au fait, pourquoi a-t-il caché la nature et le début de son deuxiéme cancer? S’il se savait atteint d’un cancer des os, il aurait dû le dévoiler pandant la campagne électorale.)

    N'oublions pas non plus le rôle de Mulcair dans la lutte contre la Loi 101, malgré ses discours mielleux.

    Peu de Québécois connaissaient les idées du NPD de Jack Layton. Beaucoup ont voté pour des poteaux, des fantômes ou des unilingues anglophones en pleine Mauricie!

    Les gens au Québec qui ont voté NPD ne l'ont pas fait pour son côté fédéraliste et centralisateur ( qui n’a pas du tout été mis en évidence lors de la campagne électorale), mais pour être plus sûrs de chasser Harper du pouvoir absolu. Mais ça n’a pas marché … Alors, la prochaine fois c’est Bloc!


    Le Bloc est de plus en plus pertinent pour la défense des intérêts du Québec. La vague orange au Québec n'était PAS FÉDÉRALISTE.
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  • Richard Landry - Abonné
    23 décembre 2011 11 h 09
    Défendre les intérêts du Québec ou ceux de la démocratie ?
    L'intérêt de cet article tient au fait de poser une question fondamentale. Doit-on continuer à revendiquer des juges bilingues à la Cour suprême pendant que le gouvernement Harper est en train de mettre en charpie les pouvoirs du Parlement fédéral et de rendre le Code criminel conforme aux préceptes de l'Ancien testament.

    En votant Bloc, on s'exclut des forces capables de résister efficacement au démantèlement de la démocratie canadienne, démocratie essentielle à une souveraineté québécoise éventuelle. En effet, advenant un référendum au Québec, plutôt que d'envoyer des autobus remplis d'albertains prêts à déclarer leur amour du Québec, Harper commanderait sûrement à ses F-35 de survoler le Mont-Royal à basse altitude...

    Maintenant, doit-on ré-engager Stéphane Dion ou suivre Thomas Mulcair ?
    La question n'est pas facile mais il faudra y répondre rapidement !
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